Culture

LA PAGE DE LA CULTURE / ARCHIVE LITTÉRAIRE

L'eau, sur les rives du fleuve, s'épand au-delà de ses limites naturelles, provoquant l'inondation des quelques bois qui commencent en ce point étendu.
Que reste-t-il de l'amour courtois ? Le roman de chevalerie ayant définitivement disparu de l'écriture contemporaine et pour cause la littérature s'est dirigée vers des thèmes plus inscrits dans une demande de contemporanéité exigeante en psychodrames sociétaux qui relatent des faits divers convertis aux histoires romanesques virtuelles, il a connu une transfiguration avec Harry Poter qui l'a définitivement dénaturé !
Le fol amour empreint de parcours aventureux ne guette plus à la fenêtre l'arrivée du prince chevauchant à travers les campagnes, après avoir guerroyé contre les manants. Chrétien de Troyes, un juif converti au christianisme, laisse à la littérature médiévale une œuvre ample constituée de récits historiques inspirés par les légendes orales racontées jusqu'au XII° siècle. La part de l'Iliade et l'Odyssée n'est pas étrangère à l’œuvre arthurienne dont la plupart des écrits médiévaux s'inspireront en cette écriture qui conjugue l'antiquité au mode médiéval.
Lancelot en est la figure emblématique qui à la fois séduit la reine Guenièvre et également combat avec succès les ennemis du roi Arthur son époux. L'infidélité déjà marque une rupture non pas avec l'amour, mais avec le serment de fidélité sous entendu dans l'acte de mariage; fût-il royal! Quant à la quête du Graal, plat puis ciboire où le sang du Christ eût reposé, il n'y eut que de rares vestiges pour en attester son existence ; seule la littérature lui donnera les apparences de la vérité christique encensée pour des causes religieuses évanouies depuis.
Il est cependant important de croire aux mythes et légendes afin de s'évader d'une réalité ultramoderne qui n'a cesse de falsifier le quotidien en créant un monde artificiel, loin de l'imagination poétique. La littérature continue à créer souvent sur des faits réels et la plupart du temps en prenant à témoin sa propre vie !             Jean Canal. 11 octobre 2017.
On ne sait plus exactement ce que l'on appelle culture et qu'elle en est encore sa valeur intrinsèque, si l'on se réfère à ses propres fondements qui puisaient leurs sources dans l'antiquité gréco latine avec les humanités en prime comme règle organisant le savoir et la connaissance, tout imprégnée des vers d'Homère et de ceux de Virgile, comme référent à la culture littéraire de l'humanité connue comme telle ! Ouf ! La culture aujourd'hui devient relative à l'esprit que l'on cultive en groupe ou bien isolément du reste de la masse majoritairement représentante de cultures populaires admises dans les salons spécifiques à l'audiovisuel ; France culture n'a pas réchappé à cet amalgame. Tout est culture ! Le sport y compris, englobant un mimétisme devenant culturel. En bref ! La Culture classique n'est plus une référence dans l'éducation qui tronquée de ses humanités adapte son programme familial à la conjoncture économique (encore !?) développant un pragmatisme social relativisant cette culture qui doit raisonner dans l'échos que autrui en fera.  Jean Canal. 6 octobre 2017.


Le spirituel : soit une essence immatérielle qui ne transparaît pas dans l'apparence que le monde est en train de se donner pour complaire à lui-même. Plus nous nous écartons du spirituel, en considérant qu'il risque d'avoir une emprise néfaste sur l'individu, moins nous nous rapprochons de la vérité. L'évidence est telle qu'elle en devient imperceptible pour le profane ! Le spirituel lui confère toute sa valeur quand le monde recouvrant ses propres valeurs, correspond aux origines de l'humanité pensante. Et Dieu dans tout ça ? Dieu est immatériel lui-même et donc spirituel. Il se manifesta par sa création...laissée comme héritage en signe de patrimoine. Gardons de son passage la beauté du monde tel qu'il fut conçu ; c'est-à-dire réglé pour un équilibre dans toute chose avec l'application de deux notions qui le maintiennent en harmonie : amour et vérité. Aujourd'hui, cet équilibre est rompu ! Salut et à bientôt. Jean Canal. Revu et corrigé le 20 septembre 2017.

  Genjo Salwa    Peintpol

 

La littérature d'autrefois par Jean Canal.
Une cousine à moi à qui je faisais remarquer que le voyage pour moi trouvait sa richesse dans le spirituel et que le déplacement matériel ne m'apportait plus rien, reprit la pensée préconçue de ces stéréotypes véhiculés par tous, en ceci que si mes revenus étaient conséquents je voyagerai sans hésiter pour découvrir le monde merveilleux pour lequel elle se prend de passion effrénée ! Elle ne put s'imaginer un seul instant que ma façon de voir l'existence est strictement différente de la majorité des gens, et notamment de la sienne, tout simplement parce qu'elle vit avec des gens qui pensent comme elle ! En prenant du recul sur cet échange à travers les réseaux sociaux, plus précisément un mail via nos boîtes, je compris que son jugement intellectuel reposait sur la vie qu'elle avait menée jusqu'ici, essentiellement fondée sur un monde paradoxalement superficiel à l'existence et par lequel la valorisation de l'être se fait par le nombre : celui que les chiffres numérisent ! Jamais je n'aurais dû aborder ce sujet métaphysique, car c'en est un, avec elle qui après tout ne fit que rabâcher ce que les autres pensent, sans qu'elle s'accordât une véritable analyse sur mes propos interprétés avec banalité. En reprenant la philosophie de Lévinas, plus proche de notre temps, le responsable de cette échange a priori puérile, c'est moi qui aurais dû parler de la pluie et du beau temps... Néanmoins, aurai-je appris quelque chose d'enrichissant pour mon savoir personnel, si j'avais opté pour la météo ou bien la politique sociale de notre pays?! Ce n'est pas trop ce que pensent les autres qui est intéressant, étant donné que l'on réfléchit pour eux, c'est ce qu'ils disent sur ce qu'ils croient penser...

 Connaissez-vous KENY ARKANA, chanteuse de RAP ? (coup de cœur) Héroïne du Hip-Pop, elle chante comme Madona, tronquée de son style surfait bien sûr, mais dotée du sien qui mit le feu à la foule captivée (voir un reportage abrégé de cette rencontre).   Lire la suite.

Le Marathon des Mots fut une expérience décevante en ce sens qu'il n'a rien apporté d'enrichissant aux lecteurs assidus que nous sommes, à la Rédaction de presselibre.fr et, de façon globale, à nos lecteurs. Cependant, il fallait y aller pour pouvoir émettre une critique fût-ce-t-elle modérée dans son exégèse. La plupart des personnes bousculées dans les files d'attentes interminables pour assiter à cet événement culturel dédié à Toulouse, ces personnes sont issues des classes moyennes et bourgeoises dont certaines constituent le corps enseignant venant prendre le pouls de la littérature, malmenée depuis quarante ans. De culture, il n'y eut que celle que nous possédons déjà, en l'ayant parfaite chez soi, révisée pour les circonstances, au demeurant fabriquée à la mesure du savoir qui intéresse chacun d'entre nous, particulièrement. Les Lettres admises dans le corpus des Sciences Humaines ne coïncident que très rarement avec les Sciences Sociales qui se consacrent plutôt à un esprit cartésien -ce qui n'empêche point à une scientifique de bouquiner...et d'être fort cultivé ; bien sûr. Les "gens" venus donc ici, étaient motivés par le spectacle qui présentait des acteurs de la société culturelle, connus par leur notoriété publique donnant ainsi référence à la lecture qu'il faisaient des auteurs choisis par les Maisons d'Edition qui en assuraient une participation engagée. Et c'est là que revient le problème de la lecture d'un auteur, de l'interprétation de son texte et de sa pensée (traduire, c'est trahir). Qui peut trouver le ton de la lecture des poèmes d'Arthur Rimbaud, si ce n'est une interprétation académique relevée par Louis Jouvet (Entrée des Artistes). Tout le problème de la littérature est là, posé sur le pupitre comme un devoir à exécuter et dont il faudra résoudre l'énigmatique écriture. Certes, tout est une question de ressenti, d’appréhension, de feeling ; mais au niveau strictement individuel, personnel et caractéristique à son vécu.  Jean canal. 
 


L'orateur d'Aurillac. Le journaliste de la Dépêche auquel fait allusion cet éminent personnage, c'était Jean Canal qui avait demandé l'autorisation de fimer son show, après lui avoir posé quelques questions dont celle qu'il met en scène ne figurait pas dans le questionnaire... C'est tout ce qui fait l'originalité de Aurillac, au mois d'août.

La Camaraderie. Le journaliste de la rue qui monte vers la Place du Puig où logent les Gitans de la ville catalane défend des idées proches des nôtres. C'est la raison pour laquelle nous avons arrêté nos pas le temps de réaliser ce reportage.

Gérard Privat. Un homme enquit de simplicité et respirant cette trop rare honnêteté qui s'est étiolée chez les élus tous les élus, de la République. Un Bayrou tarnais, un idéaliste rationnel qui considère que tout est toujours possible pour un grand changement fondé sur l'humanisme.  Citoyen du monde, Gérad Privat portait des idées trop généreuses pour une société qui n'est pas préparée à recevoir l'absolution... Aura t-il voté pour Macron.

Manifest des Beaux arts d'Avignon. Une contestation ! Celle d'un directeur un peu trop entreprenant auprès des jeunes filles de la fac des Beaux Arts de Avignon... Pris sur le vif, sans aucune autre forme de montage qui aseptiserait le reportage, ce dernier se veut à l'idée de la nouvelle Vague...

Nicolas BOROT est enseignant et communiste. Non, il n'y a pas incompatibilité ! Nous sommes au marché de Saint-Aubin, à Toulouse centre, un dimanche. Sur le parvis, notre caméra recherche un sujet de prédilection concernant la ville de Toulouse : sa politique, son économie et son aménagement de territoire ; quant au social...

GENJO SELWA

CARNET DE VOYAGES

« Âme impalpable de l'immortalité perpétuelle où se meut la pensée. » 

 
"Le voyage ne repose pas que dans un départ physique, caractérisé par un mouvement orienté vers un endroit différent de celui où l'on se trouve, à l'instant précis, quand on ressent l'ineffable besoin de partir, mais il réside plutôt dans cette capacité intellectuelle, cette incomensurable force de l'esprit de "pouvoir" se projeter hors de là où l'on se trouve présentement. Seul cette notion métaphysique possède la prouesse d'effectuer ce déplacement dans l'espace sans pour cela mouvoir son corps. Il ne s'agit pas de transition des shèmes attribués à l'âme dans une atmosphère spirituelle, mais de la capacité d'en imaginer la réalité qui en émane ! Tous ceux qui ont entrepris des voyages matériels n'en sont qu'à moitié revenus, ayant laissé une partie d'eux-mêmes là-bas ! Le monde tel qu'il se présente est ennuyeux, les gens vidés de toute essence spirituelle et sans véritable bonté. " Jean canal.