Honoré Daumier

La page culturelle   

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le Blog de Jean Canal

L'épistolier.                           

la NRF, un siècle de littérature

Il connut au lycée Lakanal de Sceaux Alain Fournier, qui écrira Le Grand Meaulnes. Ils resteront amis, échangeront une abondante correspondance, et Jacques Rivière épousera même la sœur d'Alain Fournier. Rivière obtient sa licence de lettres à Bordeaux, passe son agrégation de philosophie et présente une thèse sur la Théodicée de Fénelon à Paris. Il commence des correspondances suivies avec des gens de lettre qu'il admire, Maurice Barrès, André Gide et Paul Claudel. C'est sous l'influence de ce dernier qu'il reviendra au catholicisme en 1913. Dès 1912, il devient secrétaire de rédaction à la NRF. En 1918, alors sous les drapeaux, il est fait prisonnier, tente de s'évader du camp de Königsbrück, et est transféré à celui de Hülsberg. De cette expérience il écrira l'Allemand,  essais sur les souvenirs d'un prisonnier de guerre. 

En 1919, il ressuscite la NRF et en prend la direction, pour publier des auteurs de renom tels que Jean Giraudoux, Marcel Proust, François Mauriac ou Paul Valéry. A l'instar de feu son ami Alain Fournier, il n'écrira qu'un seul roman, qui ne rencontrera cependant pas le succès du Grand Meaulnes : Aimée, petit roman psychologique sans relief, paraîtra en 1922. Il est emporté par la fièvre typhoïde le 14 février 1925. Ses Correspondances seront publiées à titre posthume.

La NRF a cent ans. C’est une longévité rare pour une revue littéraire. Aussi singuliers sont la notoriété, le rayonnement et l’audience qui furent les siens dès les premiers temps de sa publication et durant tout le siècle. Quel était donc le projet de ses six cofondateurs et de leur insaisissable chef de file, André Gide, pour que cette aventure se prolongeât si durablement ? S’appuyait-il sur une doctrine ? S’agissait-il de faire école, d’élever une bannière ? Assurément non. Car ici, la littérature a tous les droits. Rien ne lui est opposable. Ni la religion ni la politique, ni les mœurs ni la morale, ni la tradition ni la mode. La parole de l’écrivain y est libre, jamais soumise. Peu importe qu’elle soit considérée comme un don ou un effort, une aptitude ou une discipline, l’effet d’une grâce ou d’une règle conventuelle librement choisie. Seuls comptent l’intensité d’écriture et son pouvoir de révélation, cette singularité dans l’ordre de la connaissance et du discours qu’on lui accorde, au-delà de toute doctrine et « préoccupation » qui la limiterait. Que l’on vienne à mettre en cause cette autonomie, et c’est tout l’édifice qui s’effondre. « Sans prévention d’école ni de parti », telle fut La NRF : « Un lieu d’asile, imprenable, ménagé pour le seul talent, le seul génie, s’il veut bien se montrer. » (Jacques Rivière, 1922)

 

"Les salauds sont sincères aujourd'hui, alors, demande Edwy plenel à JLG ?! "Aujourd'hui, ils sont véritablement des salauds. Ils ne pensent pas mal. Ils sont sincères, répond le cinéaste. Les trois quarts des hommes politiques sont sincères dans leurs saloperies". Le cinéaste le plus à gauche, dans la bourgeoisie, fait une espèce de mea culpa public, en présentant son nouveau film "reportage" : "Socialisme" qui sera diffusé au festival de Cannes, et qui est téléchargeable sur le net, pour la modique somme de 7euros. Médiapart est à l'initiative de ce scoop médiatique qui pour une fois s'inscrit dans une démarche de culture.  Godard nous dit que "aujourd'hui les salauds sont sincères... Aujourd'hui on devrait fusiller des tas de gens y a aucun état qui... qui ose le faire. Sans procès". Godard reste atypique parmi le lot de cinéastes qui s'efforce de réaliser "un premier film" ; la production est énorme ! Les moyens techniques ayant considérablement évolué, ils donnent à la créativité l'occasion de s'exprimer : courts métrages et moyens métrages abondent, que ce soit sur le net, où sur des chaînes de télévision, comme Arte, où régulièrement les nouveaux producteurs essaient de présenter leurs œuvres ; parfois remarquables ! Par rapport aux années cinquante et soixante où JLG se distingua singulièrement, le cinéma ne vit-il pas un "second souffle", dans cette "vague nouvelle" ? Jean Canal : retour sur JLG, 17 mai 2010.


L'exposition de Saint-Girons.

 

 

 

Un regard différent porté sur l'art en localité. Midi-Pyrénées se distingue également  des mégapoles exhaustives en œuvres artistiques plastiques. La ville de Saint-Girons, en Ariège, exprime une volonté de présenter, chaque deux ans, des œuvres artistiques dans un domaine relatif à la création contemporaine. Exprimées sous formes différentes, allant de la photographie, en passant par le déballage, la sculpture et la peinture, cette saison printanière fut à la hauteur des humbles prétentions des artistes présents. Contact : http://anouslescoulisses.free.fr/tracemain/index.htm Jean Canal.

Symbolique du travail, les "bleus" sont exposés au vent incarnant des années de labeur. Travail Stéphanie Andreas.

 

 

 

Saint-Girons la nouvelle capitale de l'art plastique en Ariège

Du 15 au 20 avril, chaque deux ans, une exposition collective est organisée au Parc des Expositions. Trente plasticiens se réunissent pour présenter des œuvres uniques. Créée par l'Association "A Nous les Coulisses", cette manifestation vieille déjà de dix ans, en est à sa sixième édition. Saint-Girons par sa capacité d'accueil et son atmosphère conviviale loin des miasmes des villes, sera-t-elle au rendez-vous de l'art pour le XXI° siècle ?

Quels pouvoirs les élus exercent-ils sur la promotion culturelle dans une ville, la diffusion des œuvres artistiques et le statut  attribué à leurs auteurs ? Selon l'organisation d'une telle manifestation, les retombées économiques pour la ville en favorisent la reconduite. Un critère cependant reste fondamental dans la présentation des œuvres : son emplacement ! Facteur de réussite, le lieu joue un rôle prépondérant dans la pérennité d'une culture locale qui finit par être le vecteur socio-économique valorisant une ville dans son identité !   

Jean Canal 17 avril 2011. En direct du salon.

 

 

 

 

 

A la recherche de formes nouvelles qui vieillissent celles n'étant plus d'actualité ; ce serait la définition de l'art conceptuel que l'on peut voir dans les galeries contemporaines. Point s'en faut, nonobstant ! Sous une espèce de régénérescence, la conception de cet art peut être plus vieux que les œuvres très présentes des maîtres du siècle dernier, suscités en amont de cette analyse. C'est Basquiat qui en soit échappe aux écoles initiatrices ; il marque l'art conceptuel de réalisations spectaculaires par un fond très expressif d'où émane la singularité -puisque le copier collé chez les artistes est le propre de l'absence artistique ! Basquiat, lui, c'est l'Andy Warhol et le Marcel Duchamp de son époque ; car le siècle à lui seul admet des courants différents autant qu'il a procréé d'artistes. JC.

Dans une moindre mesure, les artistes pullulent et abondent dans le monde de l'art ; souvent ils ne représentent rien d'ordinaire qui puisse apporter une nouveauté dans ce qui fut évoqué en la matière. Néanmoins, la liberté d'expression leur donne l'illusion d'exister auprès des grands qui leur portent ombrage... dans une perspective de postérité... JC

 

 

La modernité dépassée.

 « La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable », nous dit Charles Baudelaire.

A) Le courant esthétique formaliste développé par Greengerg s'affubla de l'identité "Modernism" pour traduire une réalisation plastique qui convoite plus l'actuel et le contemporain que cette propension à la césure entre le passé et le présent. Supplantée par la création maitresse de l'artiste talentueux qui a transcendé l'espace temps circonscrit dans la forme conceptuelle de l'art, la modernité s'est éteinte avec les préceptes de l'écriture rimbaldienne (la lettre dite du voyant) qui fit avorter les courants surréaliste, dadaïste puis cubiste dans leur tentative d'exprimer cette modernité dont il s'attribuèrent la paternité, à titre d'avant gardes. Hormis Marcel Duchamp qui ressentit le besoin ineffable de recomposer l'espace au moyen d'éléments matériels, puisés dans les rebus de la société de consommation de l'époque, les quelques soubresauts expressionnistes ne firent qu'ébaucher le désir d'émancipation de l'art ! La phrase poétique d'Arthur Rimbaud : "Il faut être absolument moderne" sur laquelle ont glosé les exégètes de l'art, ne trouve aucune interprétation concrète de la signification de la modernité en son temps !

Elle existait déjà au temps des classiques avec "la querelle des Anciens et des Modernes" qui étaient considérés comme des néo écrivains s'étant écartés de l'ornière traditionnelle de la pratique de l'art quelque peu académique !

 Déjà, le moyen âge l'avait citée (modernitas) en préambule de la révélation de découvertes n'appartenant plus au passé (antiquitas), sans pour cela comprendre le sens du mot qui soudainement surgissait d'un vocabulaire inachevé dans sa lexicographie. Certains signes annonciateurs du changement qui encourait durant des époques strictement différentes traduisirent ce mouvement mal défini dans l'esprit ; puisque d'aucuns attribuent l'arrivée de la modernité à la fin de la période de l'Humanisme d'Erasme, de Budé et D'Etienne Dolé et tant d'autres à la Renaissance italienne éclose, en la faisant correspondre soit à la fin de l'empire d'Occident avec la prise de Constantinople par les Turcs en 1453, soit en pleine Révolution française de 1789, quand les Lumières éclairèrent le peuple d'une faible lueur de savoir et connaissance apportant ainsi un semblant de "renouveau" dans l'existence même.

Un signe cependant pourrait être révélateur de la définition de la modernité ; celui de l'anormalité dans la création. C'est ce que les artistes toute tendance confondue se sont évertués de réaliser de façon naturelle, sans chercher à le produire mais dirons-nous poussés par un désir ou une volonté d'accoucher (la maïeutique de Socrate) de leur art en gestation, et cela que ce fût à travers l'écriture, la peinture, la sculpture et aujourd'hui l'art conceptuel ou bien dit contemporain. Les œuvres ayant succédé aux œuvres, il y a pléthore dans la production artisanale qui submerge les lieux d'expositions tant convoitées par des artistes non accomplis dans un art en permanente évolution et qui souvent les dépasse. C'est ce critère, semble-t-il,  qui caractériserait le plus la notion de modernité : le progrès aidant à la réalisation de cette composition de matières organiques dans une forme toute singulière qui serait le fruit de l'aspiration de l'artiste.

Les questions récurrentes qui reviennent dans l'esprit des spectateurs initiés posent le véritable problème de la signification de l'œuvre, si tant est qu'elle dût en avoir. Présenté comme l'accomplissement d'une recherche intellectuelle et rarement spirituelle qui peut néanmoins être le résultat de la spontanéité, ce travail de recherche fondamental pose les principes d'une nouvelle expression avant-gardiste par rapport au passé qui, déjà, se détache de cette notion moderne. Chaque époque, en effet, tenta de se situer dans la modernité par rapport à une autre époque ayant elle-même essayé de s'inscrire dans une quelconque modernité péremptoire dans son application.

B) La citation de Kandinsky dans son traité est à relativiser dans un contexte, ici détaché de la définition faite par l'auteur qui revient régulièrement sur une espèce d'éthique de l'artiste vis-à-vis de l'art qu'il s'assigne ; éthique et non procédé unique moralisant le travail de composition : "Tous les procédés sont sacrés s'ils sont intérieurement nécessaires. Tous les procédés sont péchés, s'ils ne sont pas justifiés par la nécessité intérieure." 

  "Chaque 'centre d'art' voit vivre des milliers et des milliers d'artistes de ce genre dont la plupart ne cherchent qu'une nouvelle manière et fabriquent sans enthousiasme, le cœur froid et l'âme endormie, des millions d'œuvres d'art."    Kandinsky (Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier).

C'est en partant des lectures de cet ouvrage que nous essayerons d'élaborer notre point de vue, critiquable. Nous ne pouvons pas faire abstraction de la réflexion pertinente de Kandinsky qui prélude en quelque sorte à l'art nouveau que nous connaissons en lui permettant de se situer par rapport aux exigences, sans lesquelles il ne peut prétendre à exister. La représentation égocentrique de l'art plus précisément conceptuel atteste de la volonté de signifier une existence propre de son identité matérialisée par l'objet lui-même, illustrant et incarnant la personnalité de chacun (c'est là, la force de l'art) ! L'a proximité ou ce que l'on devrait appeler l'a peu près ne convient pas aux ébauches attendues pour la réalisation de cet art moderne ; puisque c'est de lui dont il est question ! les risques qu'il encourt par une pratique aléatoire de sa conception reposeraient sur l'expression du moi transcendé en un universel tronqué de sa partie fondamentale que l'esprit insuffle à l'inspiration créatrice ! C'est pour nous et semble-t-il pour le maître une notion indispensable sans laquelle il ne peut y avoir d'art ! Les pastiches conçus sous des formes éclectiques évoquant une certaine sensibilité humaine ne sont pas tous au rendez-vous du talent ; pour ne pas dire génie ! Le choix de "montrer" un travail artistique qui plus est plastique ne doit en aucun cas épouser l'idée du consensus avec le matérialisme dont l'artiste tire les matériaux indispensable à son œuvre. L'essence même de son œuvre doit puiser ses ressources dans les sensation auxquelles Kandinsky fait si judicieusement référence, en parlant du spirituel et de la sensorialité.

Jean Canal réflexion sur l'art contemporain.

 


 

    Le printemps de Toulouse : un moment exceptionnel de la rencontre de l'art placé en situation conceptuelle par rapport à la contemporanéité des œuvres qui s'inscrivent dans une sensibilité dépassant les schèmes de la modernité, aujourd'hui surannée. JC.

Salle des Illustres, Toulouse 19H 30, 24 septembre, inauguration de l'édition 2010 du Printemps de Septembre, enprésence de Mme Marie-Thérèse Perrin, Présidente-directrice du Printemps, Pierre Cohen, Député-maire de Toulouse, Martin Malvy, Président de la Région Midi-Pyrénées, Eric Mangion, Directeur National d'art contemporain et Isabelle Gaudefroy, Programmiste des Sociétés nomades. Photo presselibre.fr

Le printemps de septembre.

Critique et construction artistique.

(1) En direct de Toulouse. La confrontation vient d'être faite aux Abattoirs, en nocturne, hier soir jusqu'à minuit ; ce musée d'art contemporain offre un espace suffisamment vaste pour déambuler de pièces  investies par des "œuvres" relevant plus du génie que du talent ; c'est tout le paradoxe de ce mélange raisonné d'objets travaillés, disposés sciemment en une orientation spatiale calculée afin de leur assigner le sens qui attestera de leur signification dans la contemporanéité qui, ne l'oublions pas, tout en faisant partie du présent, ouvre les portes du futur de l'art !  

(2) Le mouvement dans la forme. Il existe, cependant, une espèce de relation entre la matière inerte, froide et inexpressive et l'artiste qui lui insuffle toute son inspiration dans le dessein de lui donner vie. C'est par cette relation que l'artiste transmet à l'œuvre toute son entité dont les "séquelles" remontent souvent jusqu'aux traces d'une période de vie non vécue, et inexprimée qui donne naissance à cette révélation très subjective d'un travail fort élaboré (pourquoi pas !). Le fait que rien ne soit laissé au hasard qui n'aura plus sa part naïve du destin, atteste avant tout de la présence intellectuelle dans les conceptions.

(3) Du style dans l'expression. "Pourquoi pas !?" serait la phrase clef qui donnerait la matière à réflexion pour les plus dubitatifs sur cette manière de présenter les idées mises en forme. Il est vrai que la recherche conceptuelle peut aboutir sur des modèles inconnus d'un nouvel art encore insoupçonné : celui-ci précisément ! C'est d'ailleurs le propre du Contemporain, à savoir d'appartenir à une époque, en l'occurrence la sienne. Ce style donc semble en tout a priori émaner de stéréotypes infantiles, naïfs et ludiques.  Leurs concepteurs reflètent, tous, l'essence de leurs œuvres ; c'est ainsi le signe de reconnaissance qui révèle l'identité de chaque artiste ; quand bien même ce dernier se targuerait de ne point y avoir inséré la partie égocentrique la plus significative de lui-même ! Il est livré nûment à sa personnalité dévoilée par les éléments qui la décomposent !

(4) Question d'initiation. Peut-on aborder le sujet sans convier la notion de l'espace à s'inviter à la conception que les artistes quelque peu "confectionnés eux-mêmes" s'efforcent d'exprimer de façon compréhensible. C'est vrai que l'esprit de raison préside à ces déballages et expositions très démonstratives et intrigantes à la fois, selon la volonté de leurs auteurs, guères éloignés de leur travail. On en revient aux prémisses de l'initiation à l'art premier transfiguré au XXI° siècle ; mais, évidemment, avec une perception directe des sensations mises en exergue presque nûment, de sorte que le "spectateur" doivent rechercher le significatif de ce labeur !   25 septembre 2010 Jean CAnal.


Critique d'art.   Arte Photos Arte Photos Le Théâtre Turner  Les comptes rendus des festivals

presselibre.fr a rencontré  Carole Al Farah journaliste photographe  syrienne, venue à Visa pour l'Image pour enrichir son expérience professionnelle de rencontres fructueuses. Cette jeune reporters s'exprime dans un français impeccable. Elle a évoqué son travail en Syrie auprès des enfants atteints d'un cancer ; les photographies issues de ce reportage saisissent les  enfants dans leur maladie et montrent les ravages irréversibles provoqués par ce mal.  Photo Jean Canal Copyright.

 

 


Cinéma. Cinéma ! On ne pouvait pas ne pas en parler : "L'illusionniste" est sorti le 16 juin sur les grands écrans. S'il y a un film animé qui est absolument à voir par tous les petits et tous les grands, c'est bien ce chef d'œuvre de Sylvain Chomet qui nous avait séduits avec "les triplettes de Belleville". Réalisé sur un scénario inachevé de Jacques Tati, cette construction de scénario en images colorées reste fidèle à l'esprit de l'auteur de "Jour de fête". Tati est honoré cette année à la Cinémathèque française. Jean Canal

Le philosophe qui dérange. Onfray est là ; il existe plus que les autres, en ce sens qu'il exprime intelligemment sa pensée dans une société où la  liberté de dire et d'écrire est hélas autorisée. Hormis son ouvrage sur Freud qui fait et fera polémique toute l'année, il aborde les sujets de la société de façon désagréable pour les personnes concernées, comme cette vidéo nous l'indique. Pour l'avoir personnellement lu, il ne rentre pas dans l'héritage philosophique que j'affectionne particulièrement, mais il mérite la place qu'il occupe, parce qu'il remet en question la pensée généraliste et ainsi répond positivement au concept de la philosophie Nietzschéenne. Le travail du philosophe contemporain est-il celui qui fut à l'origine de la réflexion et "de dénuder les chimères" ? Le pire est qu'il n'a pas tort ! Jean Canal 9 juin. d'autres médias plus conventionnels ! L'essentiel est d'exister au-delà de la circonvolution géographique de ceux à qui vous serrez les mains, régulièrement, comme par mimétisme civique que le bon usage de l'hypocrisie vous oblige de pratiquer ! Jean Canal, même jour, mêmes heurs...

 

 

 


Le pluralisme culturel. Soit une manière de reconnaitre l'existence de cultures différentes. Dans cette innovation qui aura le prestige de se manifester à Paris, sous la présidence française de l'Europe, les cultures, notamment européennes, c'est-à-dire plus particulièrement occidentale et orientale, puisque l'Europe s'étend au-delà de sa configuration ethnique et religieuse, viendront se confondre et espérons-le se mélanger, conformément à l'esprit européen qui en est à l'origine ! Paris, donc, anciennement connu comme capitale des arts, et sentant qu'au fil du temps la culture devenue précisément élitiste avait écarté de grands artistes de son entourage, Paris, donc, tente de regagner sa prime place, au temps où l'art déco se mêlait au cubisme des poètes surréalistes, pour ne citer aucune référence !  Comme le jugement intellectuel porté sur une œuvre ne peut en aucun cas juger de sa valeur immédiate, excepté lorsque l'on se réfère à l'analyse hégélienne qui consiste à démontrer qu'il existe autre chose de plus profond dans l'œuvre que son auteur n'a pas conçu..., il est prudent, alors, de recevoir ce nouvel art, avec circonspection afin de lui donner la place qu'il mérite au présent ; étant donné que seule la postérité sauvegardera de l'oubli l'art culturel ! En ce qui concerne la production artistique qui englobe tous les arts, elle s'inscrit évidemment dans une perspective de reconnaissance individuelle qui tend à revendiquer une identité culturelle à travers une création quelconque ayant le mérite d'exister ! Quand on pense à Maxime Duchamp qui fut à l'origine de cet art conceptuel tant exploité de nos jours, on se doit par respect d'abord et par ignorance ensuite, de recevoir la création comme un acte d'expression unique ! C'est sans doute pour cette raison qu'il faut accepter ces nouvelles conceptions artistiques, en les préservant de jugements hâtifs, puisque la postérité aura raison de leur devenir ! Mais au  fait, et c'est là que porte tout l'intérêt de la création, la postérité n'intéresse pas forcément ceux qui y voient, dans cet art, une source de revenus pas forcément artistiques...


 L'Art de la vulgarité !  La provocation !     "Chaque 'centre d'art' voit vivre des milliers et des milliers d'artistes de ce genre dont la plupart ne cherchent qu'une nouvelle manière et fabriquent sans enthousiasme, le cœur froid et l'âme endormie, des millions d'œuvres d'art."     Kandinsky (Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier). Quand l'art disparaît de sa propre destinée, il lui reste encore une aspiration à continuer la création dont dépend sa continuité. 

                                                                                                                                                                                    "L'art doit à nouveau régner en maître dans nos musées", phrase prononcée à l'occasion de l'inauguration d'une exposition contemporaine au musée du XXI ° siècle à Rome, ce dimanche, faisant allusion à la prévalence de l'art sur l'artiste. "Le Maxxi", tel est son nom, se veut avangardiste d'un art à venir. Un immense squelette allongé à l'entrée du musée incarne la mortalité de l'être et de l'art qui doit renaître de ses cendres. L'opportunité nous est offerte de nous interroger sur cette notion devenue disparate selon l'évocation que chaque artiste en fait ! La création indéniablement liée à l'œuvre se voudrait issue des complexités de l'esprit lui-même imprégné de culture ; à son propre insu parfois, puisque l'application la plus spontanée dans l'expression donna, au cours des siècles, non seulement les chefs d'œuvre que nous connaissons, mais également permit la naissance de courants artistiques traversant les époques pour triompher dans la postérité ! C'est peut-être ce critère qui aujourd'hui ne prévaut plus dans la créativité : celui de perdurer au-delà du concept lui-même ! Un désir de spontanéité de la forme semble l'emporter sur la réflexion du fond ; ce qui ne dévalorise point l'entité de la création, mais la situe plutôt dans un tout autre registre de l'art : l'inter textualité des matières organiques utilisées, les support interactifs, la part importante de la technologie, le son et la lumière en parfaite adéquation avec l'image en mouvement perpétuel, illustrant des thèmes à vocation essentiellement plasticienne. La place du corps virtuel est omniprésente ; le créateur en fait son mentors par lequel il dissimule sa personne pour que cette dernière puisse franchir les limites de l'entendement, libérée ainsi des contraintes pluridisciplinaires de l'éthique moralisatrice ! Il faut s'en pénétrer pour en comprendre les sens ! Et ce n'est qu'après cette initiation que l'on confine à l'œuvre qu'elle soit muette, figurative ou expressive, en ayant parfois l'impression que quelque chose nous échappe. Les nouvelles formes d'esthétisme incarnées par un corps physique en mouvement invoquent une espèce de supplique à la contemporanéité, comme si elle la suppliait de la voir, de l'entendre et de l'écouter. D'ailleurs le terme "d'art contemporain" ne s'affuble-t-il pas de ses oripeaux communs ?, en ce sens que presque toutes ces manifestations contemplatives relatent des scènes actuelles, voire factuelles tirées à vif d'une société exsangue de son histoire culturelle en constante mutation ! La culture artistique n'a plus de fonctionnalité définie de manière à pouvoir lui attribuer un courant ! Se risquerait-on à dire qu'il y a pléthore en la matière !, sans encourir les critiques consensuelles qui allégueraient la légitimité de l'expression ! Il est très difficile de relativiser des critères de référence dans l'option de sélections qui adopteraient une création en lui conférant le titre "d'œuvre !" Les créateurs-artistes s'en offusqueraient quand on sait combien ils sont sensibles à la critique. S'étant très éloigné des maîtres fondateurs de l'art ayant pourtant été courtisé, ce mouvement générationnel se meut dans des espaces qui lui incombent une utilisation proportionnelle des limites géométriques circonscrites à la propension créative. La démesure de la conceptualité permet de valoriser l'œuvre et de révéler au public sa partie  intrinsèque que l'espace valorise. La visite impromptue faite à Mix'Art Myrys, ce samedi 29 mai, à Toulouse, sur le site intitulé "Corpus Média" permit de constater que le mouvement artistique qui fut à l'origine de ce collectif fondé en 1995, s'est maintenu, cahin-caha, dans le respect de sa tradition de la conceptualisation de l'art permettant une interaction à l'échelle humaine au cœur même de la société : un vaste ensemble de conceptions très variées dans la sphère artistique permet de développer une interaction. L'essentiel paraît reposer dans la seule préoccupation de libérer l'expression d'une retenue soumise à un quelconque jugement de valeur, dans un univers social très aseptisé et pratiquant une censure imperceptible ! Cet idéal traduit l'effort considérable effectué au cours de ces quinze années pour pouvoir durée dans le temps. De l'ancienne usine à chaussure, "Myrys" située à saint-Cyprien, où l'Association avait élu domicile, à l'emplacement actuel, sis 12 rue Ferdinand Lassale, c'est tout une épopée de Mix'Art Myrys qui relate une histoire peut commune de gens, issus de tous milieux sociaux, se battant artistiquement pour préserver cette identité.   Jean CAnal 30 mai 2010. Copyright "Corpus Média".


Sur les traces de Louis Stevenson.  Après avoir traversé Anduze, village gardois flanqué au pied des collines de caillasses, où un somptueux temple marque l'appartenance de cette terre à l'Eglise réformée, la route tortueuse sillonnant le long du gardon, commence déjà à indiquer le territoire austère des Cévennes. Jean Canal 21 avril 2010.   (photo JC. Légende : tombes protestantes dans les champs.) LIre la suite.


Camille Claudel à 20 ansTrente ans de vie dont une partie passée chez les religieuses, une autre à vivre pleinement et l'autre enfermée ! C'est elle qui se révéla au monde de la littérature, puisque le destin lui  réserva une place de choix. Etudiée en terminale et à l'université, elle s'inscrit dans les incontournables lectures de gens cultivés ! Au même titre que Camille Claudel, (portrait de gauche) elle suscite une attention particulière attendrissante face à l'existence de deux femmes qui n'eurent cesse de crier leur volonté de Vivre libre !

Photo représentant Camille Claudel, à l'âge de vingt ans. Trente années d'internement avec l'acquiescement de son frère, Paul dont la notoriété littéraire et politique ne purent être entachées par la présence de sa sœur au génie gênant la carrière du frère !  JC

Sur le perron de l'hôtel de l'Univers à Aden en Abyssinie, Rimbaud est assis à droite, près de la femme (photo de groupe). À gauche, le portrait tiré d'un agrandissement.

 

La voici la mystérieuse photographie d'Arthur Rimbaud, retrouvée par hasard, dans une brocante, en 2008, par deux passionnés, collectionneurs. Est-ce réellement lui ? Nous sommes à Aden, vers les années 1880, Rimbaud fait du marchandage en café, or, ivoire et peaux. Le poëte désabusé des Lettres mène une vie ordinaire, vouant son existence à errer et se fatiguer dans des contrées inexplorées et dangereuses. C'est peut-être bien lui, assis à droite, au côté de cette charmante femme.

Réponse d'un lecteur :"'J'ai bien reçu la photo de M Rimbaud et je vous en remercie. La femme assise à sa gauche, tout le monde l'a reconnue, est Louise de Mallarmé, et les trois personnes à sa droite ne sont ni MM Illg, Soleillé et Tian, comme on l'a dit à tord, mais le grand écrivain André de Mallarmé, son frère et son secrétaire. Derrière, on les reconnait à leurs moustaches si caractéristiques, Georges Verlaine et Pierre de Lautréamont, juste avant qu'ils ne disparaissent dans leur tragique expédition, dans les Hauts de Seine. Il y a longtemps qu'on cherchait des preuves du passage d'André de Mallarmé à Aden, et cette photo nous le confirme. C'est là, en effet, qu'il a écrit ces deux grands chef d'œuvre "L'âme en peine", puis "Les sanglots longs", où ce grand aristocrate se penche avec bonhommie sur la douleur des indigènes. Quant à ce Rimbaud (ou Raimbaud?), puisque vous me le demandez, je crois que son prénom était Paul, qu'il vendait des fusils aux sauvages, et qu'il s'était réfugié ici parce qu'il aurait blessé un peintre spécialiste de tournesols, et ce pour lui voler ces pots de peintures! Bien à vous."

Hélas ! c'est bel et bien la photographie où figure Arthur Rimbaud, à la place indiquée. Nous sommes à Aden, au Yémen, vers les années 1880 ; Rimbaud est en errance continue à la recherche du temps ou du moins à sa conquête ; mais il s'agit du temps poétique, non pas le temps des mortels. Après son échec de Chypre, il se dirige vers l'Egypte où il rencontre encore des gens qui vont l'aider pour continuer son cheminement jusqu'à Aden où il s'établira, dans une maison de café. Puis, continuellement animé par une instabilité constante, il traverse l'Océan indien pour Zella, un port des côtes de Somalies. Là, il préparera une caravane pour Harar, le Choa de l'Abyssinie. Pourquoi cette déception, alors que les rimbaldiens, comme on les appelle, dans le milieu littéraire, devraient se réjouir de retrouver des traces de son passage à l'hôtel de l'Univers, à Aden. Parce que tout simplement, ceux sont des rimbaldiens ! L'intérêt de Rimbaud, à ce niveau là, ne mérite pas que l'on s'y attarde trop, puisque son exploitation posthume est sans fin !                                                  JC 17/04/10


 

Les Artistes. Mi-artisans, par l'application d'une méthode ayant recours à la fabrication, mi-artistes par l'inspiration qui insuffle au travail la forme qu'il prendra, les artistes néo postmodernes mènent une lutte infinie avec les matières issues de la société of consommation par laquelle ils reconnaissent leur paternité. S'essayant dans des styles où la maîtrise leur échappe, ils procèdent à des applications le plus souvent infantiles qui traduisent une psychose personnelle en manque d'assouvissement. La recherche constante de créations nouvelles les conduit vers cette maïeutique de l'art qui ne fait que confiner à l'absolu ; presque toujours inachevée, l'œuvre extraite de cette créativité tend à révéler l'impossibilité pour l'artiste à exprimer son devenir dans le présent ! Salvator Daly eût juger avec sévérité judicieuse nos contemporains ! Jean Canal de la critique d'un artiste. 24 mars 2010

Il semblerait que la recherche de la matière touchât à sa fin ! Les supports formés de rebus transformés et simplement travaillés à même l'état brut, se sont eux aussi banalisés ; ils furent exploités à volonté pour traduire l'inspiration de l'artiste, lui-même en devenir par rapport à la matière devenant sienne. C'est le support qui aurait une grande ascendance sur l'œuvre, du moins dans cet art redevenu premier ; puisque expliqué de façon brute et présenté comme tel ! Il ne suffit plus de voir et de tenter d'en déduire quelque chose de créé ; mais y déceler la part intrinsèque qui donne à l'artiste toute son autorité pour transformer tout ce qu'il va toucher en œuvre d'art !  Et s'arroger le droit, au nom d'une certaine postérité, du titre conféré par la création pure. jean Canal 18/03/10

De la critique dans l'art. La critique n'a pas pour objet de détruire une œuvre et son auteur, comme d'aucuns, plus à même de faire dans la gratuité, se délectent en comparaisons subjectives de l'art. Il est vrai, néanmoins, que l'art, pris dans son entité, admet des normes ; non pas celles fixées par les mécènes (car elles sont indispensables pour la survie de l'artiste), mais celles issues de l'inspiration que le génie insuffle à un instant opportun où la révélation confine à la vérité et, évidemment, à la beauté. Je ne citerai pas ici, dans ce fragment de phrase, l'allusion que Plotin fit dans un texte qui traite de façon très exhaustive, de ce sujet ; car, je te le dis lecteur, je ne partage pas les secrets que l'antiquité me confia pour une transmission sélective... Donc, pour revenir à ce qui nous préoccupe, loin des miasmes de basses souches dans les quels se complait l'engeance des ivrognes de l'âme, l'art, tracé dans les lignes platoniciennes de cette beauté universelle, se définit tout simplement par lui-même, par sa réalité, par son existence et la symbiose qu'il fait avec le monde extérieur des éléments. Il se suffit à lui-même et n'a donc pas besoin de critique qui ne ferait que encenser sa réalisation. C'est en ce sens que Kandisky séduit, lorsqu'il dissèque le concept de l'art !  Jean Canal 16 mars 2010 

La culture design. C'est avéré ! La culture et le design se mêlent et se confondent harmonieusement autant, si ce n'est mieux, que la Rhétorique et la Sophistique, que dans le vocabulaire des dirigeants politiques, et, notamment, de ceux qui nous dirigent! L'art du beau, révélé à travers l'œuvre contemporaine des exposants de déballages artistiques, se fond dans la forme que les nouveaux concepteurs  valorisent ! Cette nouvelle tendance qui naquit avec Marcel Duchamp, snobe l'application platonicienne de l'art qui cultive le beau dans l'espace géométrique ! Vendue à plusieurs millions d'euros, une œuvre reposant sur la seule idée de l'artiste l'emporte haut la main, chez les nouveaux riches du matérialisme  avant-gardiste ! Cette nouvelle forme conceptuelle de l'art s'inscrit dans l'esprit général de toute une certaine société qui converge vers un point de vue résultant de l'interprétation de la culture. Mi artisan, mi artiste le nouveau concepteur de cet art se cherche plutôt qu'il ne trouve !

Critique générale sur la dévalorisation du concept de présentation de l'art. Nous pouvons d'ores et déjà parler d'immobilisme dans l'art conceptuel qui confine à la fin de son application ! Héritier d'Arman, de Pommereulle et les autres, cet art inscrit dans la contemporanéité au sens présent, ne parvient plus à innover dans sa présentation ; c'est le manque de concept qui le rend inerte dans son expression morte, au titre des natures photographiques qui se cristallisent dans les galeries. Hélas ! une nature morte évoque une vie en mouvement : lumières, ombres, reliefs, perspectives composent l'œuvre pour lui restituer son entité première, celle qui incita l'artiste à la sacraliser dans son fait !  Pensée du soir, Jean Canal 15/03/2010


La culture de la culture. Au même titre qu'un simple billet de spectacle, la culture à un prix qui est fixé selon des critères d'excellence que le mécénat accrédite en les finançant. Pour statuer sur un thème culturel, il faut qu'il en soit doté ! C'est sur cette référence que la culture se fonde pour octroyer son titre au sujet qui y répond ! Le cinématographe qui n'est pas en reste produit du film à sensation grand public, industrialisant ainsi ce septième art tombé dans le registre de la consommation ! Depuis l'avènement de la culture officielle, vers le milieu du VIII° siècle, avec la dynastie des Carolingiens, la culture, en France, n'a cessé d'être au service de propres desseins monarchiques puis politiques. Elle s'inscrit, désormais, dans une consommation régulière et quasi quotidienne de produits issus de thèmes culturels médiatisés. S'étant considérablement multipliée, pour le bienfait de tous, la culture inclue de vastes domaines, comme la musique, la littérature, l'art, la religion, la politique et le sport... pour n'en citer que quelques uns. Ses origines culturelles étant tombées en désuétude, la culture s'est paradoxalement réduite avec l'amenuisement de l'enseignement qui ne dispense plus le savoir originel de la culture... La  culture de cette nouvelle culture se définit par une attitude systématique en faveur de tout comportement lié à de la créativité ! Reconnu comme un acte culturel, la créativité est prise au sens le plus large, puisque le foot est considéré comme de la culture. Il est aisé de saisir la subtilité de cette démocratisation... culturelle qui répond à une demande exhaustive... de... culture ! Quant à la culture qui appartient à une identité propre à chaque civilisation, elle est de plus en plus absente, qui de l'éducation, qui de l'instruction ! Les manuels scolaires la survolent à travers des programmes réducteurs de conscience ! Elle ne repose point sur une espèce d'acquisivité qui tend à une assimilation de concepts institutionnels aux fondements historiques ! Non ! C'est une ouverture d'esprit qui mesure à l'aune du savoir la connaissance de l'humanité pour en extraire sa quintessence ! D'où la vulgarité de nos civilisations contemporaines livrées aux barbarismes culturels que nous subissons indolemment ! N'étant toujours pas l'apanage des classes sociales favorisées qui cultivent le paraître à outrance, la Culture, celle qui demande des efforts répétés d'intellectualisme, au sens cartésien du terme, s'entend !, revêt la configuration la plus affinée qui soit ; en ce sens qu'elle ne peut souffrir d'imperfection dans sa conception ! Elle ne s'acquière point par la négociation de biens matériels, elle réside bel et bien dans cette compréhension de la beauté spirituelle qui est en elle !


 Mythe et raison. Distinguer le vrai du faux ou raisonner. Tel est le principe par lequel le discernement opère pour différencier deux concepts antagonistes. Dans la politique, puisque là est le sujet qui nous intéresse, la raison sert la vérité qui répond positivement aux questions que le lectorat se pose et dont il entend résoudre les problèmes par les réponses, évidemment, positives qu'il obtiendra, ou du moins qu'il espère obtenir ! L'exemple le plus significatif qui dans l'histoire de la pensée a permis de réfléchir sur sa définition, est "l'allégorie de la caverne" de Platon. Le monde visible en est donc perçu tel quel, sans en imaginer la possibilité qu'il pût en exister un autre... et donc de concevoir le monde autrement qu'il nous apparait devant les yeux. Il est évident que l'intérêt des dictatures qu'elles fussent du prolétariat ou bien d'une élite extrémiste, se sont efforcées de maintenir les peuples dans la vision de leur conception sociale des idées ! Tant que les moyens de diffusion de l'information étaient tenus par les pouvoirs, les esclaves de la caverne ne doutaient pas qu'il pût exister ailleurs une autre forme de vie meilleure que la leur ! Désolé pour les communistes, mais l'URSS stalinienne ne fut pas un exemple de liberté populaire vouée à épanouir les masses libérées par un pseudo progrès ! Il n'en fut pas mieux sous d'autres régimes, en Europe notamment dont nous connaissons les conséquences sur une population décimée uniquement pour sa religion ! La liberté qui advint au fil des conquêtes sociales et des révolutions populaires, bourgeoises et paysannes a traduit la volonté des peuples de s'autodéterminer en exprimant paradoxalement le désir de l'individualité libérale ! C'est cette forme de société que nous adoptons dans un système de dépendance qui nous crée des besoins pléthoriques. Ayant accédé à l'épanouissement personnel moyennant l'utilisations des produits disponibles dans ce système, nous sommes responsables  de notre choix qui découle du "raisonnement" que nous avons opéré en amont de notre décision.  L'état actuel des choses, c'est-à-dire de la situation générale de notre condition, nous révèle que notre façon de raisonner n'a pas donné raison à la réalité qui s'éclaire à la lumière de la vérité ! Deux acceptions qui donneraient à l'homme toute l'intégrité de sa raison d'être : vérité et connaissance ! Ces deux valeurs qui ne furent presque jamais appliquées, si tant est qu'elles fussent capable de l'être, ont mythifié la raison en la dotant de pouvoir de décision absolue. Jean Canal 10/03/2010

Il fallait en finir avec les femmes et leur dire enfin la vérité. On ne pouvait plus leur mentir et tricher avec leur sensibilité. Le temps de la révélation était venue. Formulés sous forme de confession, les aveux devaient évoquer les nombreuses fautes commises à l'encontre de toutes celles qui ne devaient plus subir les animosités hormonales des hommes !  Et surtout, il fallait arrêter de croire qu'elles étaient notre propriété, à nous, les hommes ! Leur faire part de nos infidélités, ne serait-ce que celles que nous désirerions commettre en permanence avec elles, d'ailleurs, était déjà une espèce d'aveu. Ainsi, la relation de couple s'en porterait mieux, même si les hommes devaient perdre de leur superbe. Cependant, la tâche n'était pas facile. Connues pour être très susceptibles et versatiles, elles seraient enclines à réfuter toutes sortes de vérité les concernant. Il fallait présenter les idées autrement en prenant garde de ne pas provoquer une rupture sèche. Sous forme de supplique, un mea culpa semblerait le mieux adapté à ce genre de situation :

"Mon amour, j'ai une révélation à te faire qui risque de provoquer en toi une humeur désagréable."

-Je t'écoute ! Parle ! Pour une fois que tu as quelque chose à dire d'intéressant !"

-Eh bien ! Je t'ai trompé avec ton amie de toujours !"

-C'est tout ?!"

-Ben oui !"

-Bon, excuse-moi, mais tu as retardé mon rendez-vous avec ton ami Jean qui m'attend au café, chaque lundi matin. Après nous allons chez lui, et nous passons l'après-midi au lit ! Tu vois mon amour, il n' y a pas de mal à çà... Et n'oublie pas, mon amour, c'est toi que j'aime...

-Ah bon ! Tu me rassures !  Dernier jour de novembre JC.