La publication des articles rédactionnels de ce site sont le fruit
de l'analyse personnelle de notre rédaction qui recherche
naturellement une façon tout à fait particulière de traiter ce que
tout le monde nomme : information. L'appareil médiatique qui
exploite l'actualité à des fins professionnelles met quotidiennement
en exergue les points populistes de la médiatisation : répondant au
critère de l'offre à la demande ; principe sélectif et
discriminatoire ; ce à quoi nous nous refusons, nous accordant ainsi
un droit de regard différent, afin de revoir et corriger certains
points d'actualité... inexploités. Site d'expression directe, il ne
néglige pas pour autant le sérieux quand celui-ci doit
impérativement être sollicité.
Jean Canal
Notre société ayant dilapidé
toutes les richesses humaines que les siècles avaient soigneusement,
sans mal, certes, accumulées, avec, entre autres, des conquêtes sociales, souvent
très conflictuelles et parfois informelles, elle recherche, en
permanence de nouveaux modèles d'existence susceptibles de convenir
à la globalité des citoyens. De paix, effectivement, il n'y eut que
dans les esprits confinant à la vérité, s'en rapprochant sans jamais
la toucher ; cette vérité tellement recherchée par les profanes !
Le spirituel, et non le religieux, fut relégué au simple rôle de
vecteur psychanalysant l'âme ; là où les prêtrises conventionnelles
ne répondaient plus à l'appel de l'esprit -alors qu'il est
indissociable de la pensée (relire Pascal) ! Nonobstant une certaine
aptitude à prêcher la raison comme étalon social, Il s'ensuivit une évolution d'un
point de vue général, dans le domaine du matérialisme,
particulièrement caractérisée par un investissement dans une
rationalisation du virtuel, pris comme mode d'expression entre les
individus. Relayant la pensée réflexive par un mimétisme coercitif
avec le général, la société de l'apparence, où tromperies et lâcheté
se conjuguent au même temps simple du présent, sans auxiliaire
verbal qui eût pu décomposer la signification intrinsèque du sujet, a définitivement englobé les
valeurs qui l'avaient érigée, lorsque elle se targuait d'être la
référence historique de l'humanité !
On
pourrait se consoler avec des cercles strictement fermés à la pensée
subversive, protégeant ainsi les connaissances fondamentales de
l'existence, mais, rien ne garantirait que ce savoir, aussi
séduisant qu'il paraisse, fût à l'abri de spéculateurs de l'esprit :
les sophistes institutionnels de la constitution démocratique ;
celle que nous reconnaissons comme légitime ! Il faut se
rendre à l'évidence que la société suit un parcours jalonné par ceux
qui, en amont du pouvoir qu'ils exercent (et ne voyez point, ici,
une accusation portée à l'encontre de la politique) ont tout intérêt
à maintenir toute une population hagarde, sujette plus aux
distractions qu'aux réflexions intellectuelles dont la valeur
appartient à chacun, selon ses propres capacités à en déduire une
acception juste.
L'objet
étant ce par quoi il fut élaboré, au cours de l'histoire de la
pensée, il demeure désormais une entité relativement
appauvrie par la puissance de la raison générale qui lui confère une
apparence d'authenticité ! Ce qui nous amène
à conclure, cher lecteur, (puisque ta lecture te rend complice de
l'humeur de ce billet -il y a même association de Mal-pensant-) que
nous devons impérieusement préserver du mal tout le bien qui nous est fait...
et cela dans l'ultime dessein de restituer au fondement des choses
toute leur force, aujourd'hui, caduque ! En espérant que le rôle
dévolu par la présente réflexion se voulant toute subjective,
s'entend, te soit bénéfique, ô lecteur ! la pensée exfoliés de cet
esprit te souhaite de pouvoir un jour franchir les étapes qui te
feront appréhender la vie, de façon strictement différente ! Alors,
tu prendras conscience, ô piètre lecteur ! de la petitesse de l'être
et de la grandeur du monde ! Adieu !
CRITIQUE DE LA PHILOSOPHIE. Pour reprendre les propos de
Comte-Sponville dont le courant philosophique s'inscrit dans
l'héritage de Montaigne et a fortiori d'Aristote, "le philosophe
est par nature intellectuel ; tandis que l'intellectuel n'est pas
systématiquement philosophe." (nous pourrions nous risquer à
opposer B.H.L. à Finkielkraut). C'est cette confusion des
genres qui à travers des discussions orchestrées par les médias, ont
semé définitivement le doute dans les interprétations
intellectuelles à soutirer de la manne audiovisuelle ! -Là, en
effet, se complaisent des archétypes de la société du spectacle,
applaudis par le populisme de classes !- Il n'en est pas même vrai
de dire qu'un professeur de philosophie n'est pas philosophe... Et
en poussant l'introspection de ces réflexions nous pourrions nous
autoriser à dire que le cantonnier du coin peut l'être, selon
l'appréhension de la vie qu'il formule, en son esprit, en
s'évertuant de gérer le temps à sa convenance ! En considérant,
effectivement, les deux manières d'envisager la philosophie
(classique), selon des critères de référence propre à son histoire,
il y'aurait la philosophie populaire (Jung) par laquelle on découvre
les auteurs de façon linéaire, et celle appartenant à la philosophie
savante, étudiée dans les universités (on interprète volontiers
cette dernière en un espace clos où la société apparaît distante de
la place qu'on lui accorde vulgairement). Les critères d'évaluation
de l'intelligentzia reposeraient, nonobstant, dans l'exploitation de
la matière philosophique afin de la mettre au service de la pensée ;
à condition que celle-ci soit au service du bien commun !
Jean Canal 26/01/2012.
"Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière" Zola dans "J'accuse"
Lettre adressée aux européens. Haute-Garonne, cinq mai de l'an dix
Le moment est venu de refuser la politique que veulent nous imposer
les pouvoirs des états qui sont sensés nous représenter. Incapables
de résorber les problèmes de fonds dont nous sommes victimes par
l'application de politiques favorisant des intérêts strictement
personnels que ce fût au sens carriériste ou financier, les
gouvernements successifs qui ont régnés en maître sur le système
économique ne sont plus dignes de nous représenter, socialement
!C'est à nous que l'avenir appartient ; nous qui incarnons une
certaine idée généreuse et équitable du monde ; nous qui aspirons à
plus d'égalité dans la fraternité universelle des peuples. Le mot
liberté n'est point un mot vide de sens, lorsqu'il retrouve toute
son origine qui permit aux peuples d'accéder à leur indépendance et
d'assurer enfin leur autonomie. Une nouvelle servitude végète en
filigrane des politiques à venir. Refusons-les ! au nom de la
Liberté ! L'Europe semble consciente des conséquences encourues sur
son hégémonie, sans consensus des états qui la constituent ;
tellement inquiète que le conservatisme anglais de tradition, le
nationalisme autrichien et les partis de l'extrême droite veulent se
distinguer de cet oxymore conjugal ! L'avenir inspire des craintes
réservées à l'encontre de politiques réactionnaires qui se
voudraient garante d'une stabilité sociale sélective, pour ne pas
dire ségrégationniste ! Les jours d'une certaine existence dorée
toute relative à la vie en France, semblent
comptés... Jean Canal neuf mai deux
mille dix
La révolte de l'esprit.
Panem et circenses.
Citation de Juvénal (Junius Juvenalis), auteur satyrique romain, I°
siècle après Jésus Christ.
En cette période de crise conflictuelle, nous gardons contact avec
une certaine actualité susceptible d'apporter l'information !
Marcel Mauss : "Nous sommes entre nous en société pour nous attendre
à tel ou tel résultat." Pour donner raison à l'auteur de cette
citation, il faudrait qu'un équilibre stable permît de redistribuer
une certaine richesse qui donnât à chacun la dignité inaliénable à
laquelle il eût droit de prétendre, selon la légitimité des
institutions ! C'est le respect de cette loi qui légitime la
prétention à y participer. Les sociétés n'étant jamais conformes aux
principes qui organisent leur système, elles développent
constamment les infractions aux règles économiques, pratiquées le
plus souvent, en toute impunité ! Les nouveaux modes d'échanges
observés dans un commerce de proximité traduisent une société qui
s'est constituée parallèlement à celle reconnue par la souveraineté
nationale, sans pour cela corroborer le sens collectif. La confiance
faisant défaut au sein des populations, elle est le reflet d'une
image ostensible des états qui reproduisent un schéma erroné de
l'évolution sociale. La réciprocité des rapports sociaux sur le plan
de la justice a été une garantie qui positiva la construction
générale des états... La mutation des sociétés est significative du
nouveau comportement individuel qui tend à modifier ses mimétismes
originels par lesquels elles se sont érigées ; une défiance
communicative par un instinct de survie sociale est en train de
transcender les fondements de la constitution républicaine, d'une
part et de l'interprétation religieuse des dogmes institués,
témoignant ainsi d'un affaiblissement de cette confiance que les
citoyens font aux institutions. On assiste donc à une démission des
devoirs qui seraient les garants des valeurs citoyennes inscrites
dans la démocratie. L'urne étant un référant incontournable de la
déresponsabilisé du citoyen qui confère, par ce biais, tout le
pouvoir de décision, à l'élu de son choix, elle est devenue le moyen
de prétendre à un changement utopique des sociétés établies. L'état
de délabrement institutionnel dans lequel les sociétés se trouvent
être arriver, traduit réellement une impossibilité de pallier aux
difficultés croissantes de ce système attentatoire à l'intérêt
général ! Complément. Jean Canal.
Les grandes aventures seraient-elles encore celles de l'esprit ?
Revenons sur des thèses philosophiques, comme le personnalisme qui
fut à l'origine du mouvement constitué par les partisans de la revue
Esprit, citée dans les émissions de France Culture que vous écoutez
peut-être. La référence intellectuelle dans le monde rédactionnel
existe toujours ; nos intellectuels œuvrent pour extraire des
problèmes actuels une solution qui, hélas !, (et vous l'avez
compris) est soumise aux avis des politiques économiques ! Peut-on
faire sans cette conjugaison des genres qui régit notre existence ?
Oui à l'unanimité ! Les modèles de pensée ne firent que nous mettre
en garde contre nous-mêmes ; de ce dont nous sommes capables dans
l'interprétation du manichéisme défini par la notion de bien et de
mal ! A priori nous avons dépassés les limites de l'entendement qui
nous ferait prendre conscience de notre état ; tout autour de nous,
le monde mis à nu le démontre : un conflit continu semble tenir les
hommes en servitude ! Quand l'apaisement semble poindre au fil de
l'actualité, une population surgit, manifestant un élan de liberté
dans la révolte. Nous crûmes que la conquête de notre individualité
allait nous libérer de l'asservissement de l'autre ! Dépendant d'un
système de fonctionnement auquel nous appartenons entièrement,
c'est-à-dire du conditionnement dès la naissance par l'appareil
scolaire, puis dans le monde du travail devant impérativement
observer des règles et enfin vis-à-vis de la société qui exige un
certain conformisme, nous perdons au fur et à mesure que notre
potentiel de réflexion diminue, notre propre liberté ! Bien entendu,
le discours politique encensé par les médias qui dans leur rôle
d'informateur sont tenus de transmettre une vérité toute relative à
l'actualité, eh bien, ce discours suit l'orientation de raisonnement
par lequel toute la(les) société(s) réagira pour prendre non
seulement des décisions communes, mais, et c'est ici que la gravité
est à son apogée, individuelles ! On constate, en effet, que la part
personnelle dépend de celles des autres sans lesquels le sujet
premier n'existe pas, dans cette société. Sans ce compromis
intellectuel s'entend, il leur est pratiquement impossible d'exister
au sens pluraliste du terme, comme l'entend la plupart. Cette
fabrication de la pensée, car c'en est une, a fini par avoir une
incidence sur le comportementalisme général, lui-même enclin à
péricliter dans sa durée ; c'est peut être le seul point positif qui
nous permet d'espérer un sursaut dans la réaction spontanée de ces
peuples en quête permanente d'identité ! Paradoxalement, la
réactivité sous toutes ses formes est fructueuse en action bénéfique
pour un changement ! Oui, mais lequel ? Engluées dans la bioéthique
et l'économie, les sociétés seront tenues de présenter des résultats
satisfaisants pour obtenir un satisfécit qui légalisera leurs
actions, quelles soient bien ou mal ! Salut Jean Canal.
Venons-en au fait qui dans l'actualité préoccupe les états européens
quelque peu dubitatifs sur un avenir commun très incertain,
dépendant également de celui de la Grèce, en sursis. Il faudrait
selon toute logique chercher les causes d'une telle situation. Venue
des Etats-Unis, avec la crise de l'endettement des particuliers,
l'économie européenne s'est vue entrainer dans le sillon de la
faillite des banques. Récapitulatif historique : 480 avant Jésus
Christ, dit siècle de Périclès, la Grèce rayonne sur tout le
pourtour de la méditerranée, par son intellectualisme dominant les
cultures anciennes ; deux mille cinq cents ans plus tard, elle est
devenue insignifiante ! La gestion de ce pays par des politiques à
caractères affairistes, misant sur le développement touristique et
les services aux personnes inactives (schéma identique en France)
par quoi la richesse eût dû advenir, la Grèce ne brille plus que par
l'histoire de son passé qui reste tout de même une référence dans le
monde intellectuel ; mais là, il s'agit d'un héritage écrit, entre
autres ! Comme en USA, les dettes s'accumulent et ne peuvent plus
être rembourser, faute de recettes suffisantes ! De surcroît, comme
l'Espagne, le Portugal, l'Italie et la France au demeurant
l'Angleterre, le PIB de la Grèce est faible pour pouvoir faire face
aux urgences économiques ; celui de la France inquiète aussi. Que se
passe-t-il dans la sphère capitaliste, au cœur même d'une Europe à
peine reconstruite ? Le mot clef qui a provoqué ce séisme économique
est : la spéculation ! Ajoutant à une délocalisation favorable à
cette manœuvre financière, une dévaluation dans la consommation
française, notamment, privée de ressource. Avec des populations
vieillissantes, en Europe ; d'autres plus jeunes sans perspective
d'avenir, les états les plus fragilisés par leur infrastructures
privées de ressources internes et qui génèrent des emplois
insuffisants, et souvent virtuels dans des systèmes sociaux
obsolètes, les états européens inscrits dans cette conjoncture sont
voués à connaître une précarité dont leurs dirigeants, pourtant
politiquement très bien informés, ne soupçonnent pas les
conséquences catastrophiques des retombées sociales ! C'est peut
être une bonne chose pour assainir les sociétés et envisager une
autre façon de fonctionner favorablement à une population
continuellement spoliée d'un bien fondamental : l'activité rémunérée
! Et évidemment, nous comprenons que la Turquie hésitera, du moins
sa population, à postuler pour une place dans l'Europe. Les
nationalistes peuvent, d'ores et déjà, se réjouir de leur ascension
croissante qui peut-être précipitera ce changement très attendu par
les populations défavorisées... Jean Canal lundi.
La nouvelle éthique. A l'épreuve des lois et des institutions qui
lui confèrent sa raison d'être et notamment de prévaloir au cœur de
la vie privée, elle se définit sous de nouveaux aspects encore
jamais appréhendés jusqu'à présent : "l'obligation de vérité !" Les
administrations y ont un devoir devenue civique vis-à-vis de leur
employeur : l'état ! Les professions rattachées à différents degrés
à l'appareil étatique et qui sont confrontées à une population
sujette à des dérives entrainant des actes de violence, comme dans
l'enseignement secondaire, notamment, y sont diligemment conviées
afin de prévenir des risques encourant au sein de la société. Les
professions libérales doivent également se soumettre à cette forme
d'investigation pour déceler des anomalies dans un système qui
souffre de carences sociales considérables. Les médecins sont tenus
de révéler, voire de dénoncer toutes "bizarreries" observées sur des
patients ayant subi des sévices psychologiques ou bien corporels ;
le secret de la profession n'existe donc plus face aux impératifs
gouvernementaux ! On sent combien tout un pan de la société de
classes échappe à l'état qui ne peut plus gérer son propre système
mis à mal par une pratique concentrationnaire des pouvoirs. Il y a
effectivement un refus de la part de la population, y compris des
corps institutionnels, un malaise notable pour une politique austère
à l'encontre d'un ensemble d'individus qui aspirent simplement à
plus d'égalité ! L'échec est évident. En ce sens que ces
alternatives à connotation dénonciatrice rappellent une certaine
époque quand il était du devoir de chacun de l'autre, le danger de
se tromper ou bien de saisir l'occasion de créer un quelconque
quiproquo demeure. Bien que pays des droits de l'homme, la France
reste le pays le plus épinglé par Amnesty international sur le non
respect de ses droits et les atteintes permanentes à la liberté
individuelle ! Nous en sommes arrivés maintenant aux guerres
intestines inspirées par les fondamentalismes religieux qui
déclarent, insidieusement, les hostilités à l'encontre d'infidèles
désignés ! En Israël, où les conflits religieux entre les deux
communautés antagonistes sont ancrées désormais dans l'usage et la
coutume, nous assistons péniblement à un durcissement de la religion
judaïque à l'encontre de ses propres laïques israéliens qui refusent
d'appliquer les ordonnances de la Thora ; spécialement à Jérusalem !
Il en est de même en Islam où lentement s'instaurent des préceptes
rigides excluant les progressistes versant dans la tolérance. Le
Christianisme souffrant de carence dans sa désuète pratique, tend à
revenir sur des valeurs traditionalistes que le Pape Benoît XVI
insuffle compendieusement aux diocèses. Au cœur de tous les conflits
impliquant l'Islam, la religion ne fut jamais aussi présente dans la
gestion politique de l'humanité ! En pleine guerre de religion au
cœur même de sociétés laïcisées, les civilisations monothéistes
couvent des conflits internes qui ont des relents de guerres
saintes. Jean Canal.
Insouciante conscience des civilisations modernes qui accusent une
passivité dans leur acceptation du monde. Contrairement à d'autres
populations qui sont victimes de l'évolution industrielle des
sociétés occidentales, la Chine et l'Inde génèrent de la pauvreté à
grande échelle tout en rivalisant sur les marchés financiers. Etre
passé de l'état de pauvreté économique à celui du capitalisme, en
quelques années seulement, implique une restructuration de fond des
relations entre classes sociales naissantes, autrefois dissoutes
dans l'uniformisation, particulièrement pour la Chine ! L'Inde étant
toujours plongée dans une pauvreté extrême caractérisée par les
castes et ethnies qui constituent cet immense territoire, elle ne
peut plus prétendre à une égalité, comme la Chine, d'un point de vue
de la consommation, avec les pays occidentaux ; c'est un critère
dont on ignore encore les tenants et les aboutissants. Jean Canal 29
mars 2010
Nous nous étions promis de ne plus revenir sur l'écologie puisque ce
thème récurrent fut traité, exploité sous toutes ses formes !
Inutile de revenir sur ce que tout le monde sait aujourd'hui ; mais
plutôt sur des points très particuliers de ce que la plupart n'ont
pas encore compris... N'ayant point de science infuse dans le
domaine, il est évident, enfin nous semble-t-il, que la dépollution
de la planète n'a pas encore commencé. L'effort de certains pays à
vocation écosystème est notable mais reste vain sans la
participation active des états récalcitrants en matière de Co2. La
démission de Hulot, Nico, pour les fans, permet de comprendre, du
moins, que le Grenelle fut une belle manipulation politique, comme
nous le dénonçâmes, le jour même de son instauration !
Allez, Salut Jean Canal.
Le structuralisme de Barthes répondrait-il également à celui de la
pensée, en ce sens que l'analyse que le philosophe appliqua à la
littérature et a fortiori à l'écriture, conviendrait au raisonnement
? La retranscription d'événements transcende par un mécanisme de
réflexions issues de la pensée qui donnera toute son interprétation
à l'écrit. Est-il possible d'envisager que penser revient à donner
un sens à un événement quelconque ? Le raisonnement suit un schéma
de logique qui repose sur une vérité par laquelle va s'établir la
déduction événementielle. Le je pense donc je suis. Cogito ergo sum
! C'est-à-dire je suis capable de réfléchir à partir d'une pensée
qui me fait opter pour une attitude systématique, provoquant une
réaction comportementale dont les conséquences sont tributaires de
cette pensée ! En très peu de définition : la responsabilité
individuelle est entière quand on se situe dans la position où
Lévinas place ce sujet. [...] Le fait simple de le penser implique
une complicité avec l'idée que l'on émet sur un sujet quelconque !
Bref ! Nous sommes tous responsables et coupables non seulement de
nos actes et de notre comportement, mais également de ce que nous
croyons maintenir caché : la pensée ! Les conséquences sont
irréversibles dans le sens où elles entrainent toutes sortes d'actes
attentatoires et préjudiciables à la personne. La syntaxe dont
Barthes étudia le fonctionnement dans la structure de la langue, ce
bienfait grammatical qui permet à la langue française en
l'occurrence, de déplacer les mots au gré de la pensée, donnant à
l'expression plus de persuasion et d'illustration dans l'évocation ;
la syntaxe, donc, fut le propre de la sophistique grecque qui
enjolivait les mots pour édulcorer la phrase, à dessein de persuader
l'adversaire, ou bien, simplement la personne que l'on voulait
convaincre du contraire de la vérité ! Les hommes politiques sont
les principaux adeptes de cette pratique qui, autrefois, faisait
l'objet d'une classe que l'on appelait : "rhétorique". C'est Platon
qui dans son Gorgias en donne la plus évocatrice réalité en opposant
Socrate défenseur de la rhétorique et Gorgias de la sophistique. Les
figures de style que nous utilisons systématiquement de façon
inconsciente font partie de cette étude indispensable aux Lettrés et
notamment à ceux qui, jadis, prétendaient au titre de littérateur
(voir Diderot : "les Humanités"). Les tropes intègrent les figures
de style et de pensée dont font grand usage les politiques en
appréhendant les réactions intellectuelles qui en découleront. Sur
France culture, le matin, Bernard Slama manie adroitement cet outil
du langage pour traiter tous les sujets d'actualité à la faveur des
invités de l'émission. Le résultat escompté est renversant, quand on
assiste à l'acquiescement de l'auditoire face à la vérité raisonnée
! "Je pense donc je suis" : "Discourt de la méthode" ; premier écrit
en français pour une compréhension générale ; sous forme de récit,
il ne présente pas de difficulté particulière. Le thème de la vérité
inclus le doute par lequel la vérité apparaît ! C'est d'ailleurs le
doute qui permet de confiner à cette vérité dont il faut douter
judicieusement ! La passion de l'authenticité qui était le propre de
Sartres donna naissance à l'existentialisme par lequel l'être se
révèle être ce pour quoi il est fait et ce pour quoi on le destine.
Il y a quelque chose de commun entre Levinas et Sartres ou du moins
la pensée philosophique de ces deux maîtres à penser : l'individu
pris comme vecteur de sa propre existence. En culpabilisant
l'individu pour ses actes pensés et réfléchis en lui imputant la
circonstance atténuante due pour la seule valeur que son entité
représente, ces auteurs l'ont libéré d'un joug qui l'aliène à sa
servitude perpétuelle devant le conditionnement sociétal ! Est-ce
pour cette raison que dans son ensemble la responsabilité de chacun
est reconnue par tous ? La part d'innocence existe par le doute qui
peut survenir dans l'hésitation de la culpabilité individuelle de
tous ! Comprendre c'est ne point juger disait le sage car juger
c'est ne pas comprendre ; mais le jugement est systématique et
appartient à un fonctionnement effectivement structuraliste de la
pensée, puisque il fait l'objet de pratique permanente pour apporter
une éventualité toute subjective, certes, de la pensée. La
remarquable preuve d'un tel phénomène réside dans un quotidien riche
en exemples majeurs dans l'authenticité des faits qu'il véhicule au
profit de la pensée ; traduisant parfois la pauvreté d'esprit
incarnée. Jean CAnal.
La crise de la pensée. Elle survient en pleine "récession d'idées"
de la part du monde intellectuel qui n'est plus capable, avec
certitude, de dresser des perspectives pour éventuellement répondre
aux alternatives contemporaines, confrontées à l'insoluble ! Depuis
la disparitions de personnalités, comme Bourdieu, Desanti, Claude
Lévy Strauss et tant d'autres qui avaient une influence sur le cours
des histoires socio politiques, ni Finkenkraut, ni Onfray et pas
même Chomsky ne peuvent dresser un plan de sauvegarde identitaire,
aux niveaux nationaux ! Les mouvements altermondialistes ont
représenté un souffle nouveau pour les civilisations asphyxiées,
rompues à l'exercice des sociétés consuméristes, cultivant l'équité
et la fraternité ! Un assainissement au cœur même des sociétés
s'avère indispensable pour équilibrer, à nouveau, les relations
internationales vouées aux inévitables conflits de civilisations. La
démographie, dont le terme présente des interprétations péjoratives,
dans le meilleur des cas -puisque tout est relatif-, implique que la
planète connaitra ses Huit à neuf milliards d'habitants,
incessamment sous peu. L'intégration de ces peuples en devenir est
un problème pour ceux qui refusent de se préoccuper de l'avenir
universel ! Toute la politique menée avec force subtilité s'inscrit
dans une pratique favorisant, comme vous n'êtes pas sans le savoir,
des intérêts communs entre états hégémoniques dans le pouvoir
mondial ! Les clivages sociaux fondés sur une idéologie politique,
ne prévalent plus dans les nouvelles pensées qui construiraient une,
voire des, nouvelles sociétés. Le passé est trop lourd à porter pour
pouvoir s'en défaire, sans en garder des composantes qui auraient
une incidence négative sur l'évolution. Au niveau national, les
peuples vivent une crise identitaire ne fût-ce que part la perte de
tous repères historiques dans le quotidien. Véhiculant une espèce
d'archétype sur lequel ils espèrent vaincre un avenir très
incertain, les peuples issus de la production marchande assisteront
à la chute des empires qui leur ont permis d'exister et d'asservir
le reste de la planète. Et nous pouvons que nous en réjouir !!! Jean
Canal. à suivre... ultérieurement.
S'informer pour comprendre.
Jetons le pavé dans la mare quitte à éclabousser l'entourage qui
feuillette, cahin-caha, notre site en espérant y découvrir quelque
chose de nouveau, voire, sans prétention, une originalité ! Depuis
décembre 2008, date de l'installation du compteur, nous avons
dépassé 26000 visites et un tantinet plus ; relativisant tout effet
de constatation, nous avons compris que la quantité ne prévalait
point sur la qualité ! N'ayant pas voulu compter les visites dès le
début de notre parution sur la toile, en mars 2006, sans doute par
idée préconçue sur cette remarque concernant le quantitatif, nous
pourrions évaluer une moyenne décroissante chronologiquement avec un
maximum de soixante dix à quatre-vingt mille visiteurs depuis notre
existence ! Nous savons, hormis les curieux, que certains médias
notoires nous rendîmes visite par courtoisie, sans critique acerbe
et quelquefois avec éloge retenue ; ils vinrent voir seulement pour
constater qu'ils ne sont plus les seuls à émettre sur la toile...
quand bien même nos qualités d'expression seraient loin d'égaler les
leurs ! Et ces médias ont compris qu'il fallait relever le défit que
des petits comme nous leur lancions afin qu'ils remissent en
question leur idée surannée du journalisme et surtout la conception
qu'ils s'en faisaient. Muselés, pour la plupart, par des traditions
d'écriture que l'on appelle communément "ligne éditoriale", ils
recherchent tout de même l'originalité qui les distinguerait les uns
des autres ; hélas ! nombreux sont ceux qui se ressemblent tel qu'un
copier coller que nous ne pratiquons sous aucun prétexte sous notre
signature !!! contrairement aux basses divulgations d'ordre primaire
qui furent émises à notre encontre par des critiques infondées mais
inspirées de l'absence d'argumentation dont elles firent preuve !
honni soit qui mal y pense ! nous avons également besoin de nos
détracteurs pour exhausser notre niveau intellectuel qui, en tout a
priori, les dérange désagréablement... Merci !
Le net foisonne en matière de sites de presse en tout genre. Il
existe les officiels qui appartiennent aux grands groupes de presse
installés et reconnus ; puis les néo journaux et revues qui prennent
des connotations contestataires (Médiapart pour ne pas le citer est
très pertinent) en ne s'inscrivant point dans le commun de la presse
people. Ils sont relativement bons quand ils s'écartent des sillons
profonds du travail banal d'une rédaction qui n'apporte rien à
l'information ! (redondance er sophistique aidant !) Rassurez-vous,
cela nous arrive ! Enfin, la presse dite alternative dont nous
faisons partie, arriva : dotée d'esprits subversifs, de révoltés
d'opposés à tout et de contestataires fomentant des révolutions
personnelles , elle parvient à véhiculer des idées qui font leur
chemin dans cet alter mondialisme contrebalançant les pouvoirs en
place ! Il ne s'agit pas de tout critiquer, mais plutôt de relever
les dissensions qui altèrent la vérité de la réalité... En
s'évertuant de restituer le plus d'authenticité à l'actualité
analysée de façon circonspecte ! C'est assez prétentieux pour la
plupart de ces médias, mais le résultat est souvent au rendez-vous.
Dans une moindre mesure, chaque média traite selon une réflexion
personnalisée qui confère au journal sa notoriété : le Monde
Diplomatique est la référence en ce domaine ; il fit ses preuves à
travers un travail d'analyse appréhendant les événements. La revue
Esprit, bien que s'adressant à un électorat averti, donne le ton en
matière intellectuelle ; on ne peut pas faire mieux ! Quant au
Courrier international, il est l'indispensable complément à une
presse étrangère par trop nationaliste. Il y en à d'autres,
évidemment ; c'est ce qui fait la force de la presse : une
concurrence intellectuelle médiatique ! L'audiovisuel, lui, s'est
considérablement amélioré avec la chaîne Arte qui mélange de façon
intelligente les reportages et les thèmes culturels avec des débats
d'actualité, sans parler des rétrospectives historiques
instructives. Au niveau culturel, la France se maintient dans les
premiers rang, si ce n'est celui qui a la prime place, notamment
avec France Culture qui fait toujours l'exception.
Alors, comment se fait-il qu'il y ait toujours autant
d'analphabètes, d'incultes et de personnes désinformées... Le choix
leur est pourtant donné dans ce large éventail médiatique ! Il est
vrai que la facilité de se laisser porter par l'image qui obnubile
ce spectateur désengagé est très confortable, surtout parce qu'il se
déresponsabilise volontairement des problèmes qu'il incombe en dépit
d'engagement, au politique. Devenant incapable de prendre
suffisamment de recul sur les événements qui le dépassent, ce
spectateur-là, se persuade que la vérité étant mise au grand jour
quotidiennement par des médias insalubres, il n'a qu'à se fier à
ceux qui gouvernent...
Toutefois, ne perdons jamais de vue que la notion d'argent reste un
critère d'excellence dans les moyens de diffusion de l'info. ; c'est
peut-être pour cette raison que nous sommes limités sur la qualité
des bienfondés de notre initiative journalistique : il n'est plus
question, désormais, de critère intellectuel justifiant les
analyses, mais de temps auquel est imparti l'argent : indispensable
vecteur médiatique !
L'actualité dans le monde est devenue la priorité de l'information
quotidienne des médias qui la transmettent selon des codes de
lecture personnels ; c'est leur rôle de diffuser une réalité
quotidienne. C'est encore leur rôle de mettre l'accent sur le thème
excipé en exergue par-devers un lectorat choisi, sélectionné par
lui-même afin de produire un maximum de conviction... Radio,
télévision et presse écrite sont avec internet les principales
sources de diffusion de l'événement mondial. Selon l'importance
médiatique de cet événement, les médias seront le valoriser pour lui
prévaloir la prime place ! Peu importe sa qualité, peu en chaut sa
priorité ! L'essentiel pour un appareil médiatique est de présenter
à un peuple ce qu'il veut voir et entendre ! L'information de masse
qui passe souvent par l'image, indispensable moyen d'attirer
l'attention et, notamment, de la retenir, crédibilise son système
par les moyens d'exploitation qu'elle se donne pour convaincre
l'auditoire ! Bien que concerné, le citoyen reste passif et
impuissant face à la force du pouvoir qui exerce sa suprématie, en
légitimant son exercice, moyennant les soupçons de vérité qu'il
révèle. quand bien même serait-il engagé intellectuellement ou,
pourquoi pas, religieusement, le citoyen assiste à l'évolution en
spectateur actionnaire. Qui pourrait remettre en cause le pouvoir
des autorités suprêmes, si ce n'est, dans une démocratie, les partis
politiques opposés. Le délayage quotidien d'une opposition politique
qui contexte pertinemment les applications d'un pouvoir légitimement
reconnu par ses citoyens, pose le problème de l'éducation de tout un
peuple qui ne sait plus distinguer le vrai du faux et la réalité
dans l'actualité. la lumière qui est faite de façon pertinente sur
l'actualité médiatisée éblouit la vision du regard que nous portons
sur les événements. Fournir un effort intellectuel pour tenter de
comprendre réellement les raisons qui motivent la politique, afin
d'en connaître les enjeux, relève d'une implication exhaustive trop
assidue pour que nous nous y intéressions vraiment. Cette espèce de
laisser faire permanent qui s'est instauré en nous s'inscrit dans
une lassitude que la politique nous a inoculée, sans que nous en
prissions garde ! Soumis, quand bien même nous nous manifesterions
véhémentement à travers des heurs et soubresauts provoqués par
l'abus de pouvoir exercé politiquement, nous cautionnons,
passivement, un système qui nous confond dans la masse de la
consommation, à laquelle nous ne pouvons plus réchapper !!! Le
révolutionnaire est mort avec la révolution ; les rescapés ont
compris que dire la vérité dessert le mensonge pratiqué avec
outrecuidance, en toute légitimité !
Du système bancaire par lequel transite notre argent qui travaille à
la seconde près à notre défaveur, en passant par l'obligation de
consommer des produits de première nécessité que le système nous
impose dans le marché de la distribution consumériste, il reste la
seule opportunité de choisir entre une dépersonnalisation de son
identité qui nous marginaliserait au sens négatif du terme, ou bien
se confondre dans la masse en pratiquant la décroissance idéaliste
de ce système. Le coût porté en adoptant cette attitude dernière,
ébranlerait une économie, d'ores et déjà, vacillante... Cette forme
de résistance que nous pouvons facilement appliquer au quotidien
aurait des répercutions mondiales dans le domaine de l'économie !
Nonobstant ces réflexions du jour, En osant émettre une comparaison
prudente entre le siècle brillant de Périclès qui se distingua, au
v° siècle avant JC, par l'apogée de son intellectualisme florissant
dans tout le pourtour de la méditerranée et au-delà, avec notre
début de XXI° siècle, apparaît alors cette certitude qui révèle que
deux mille ans d'histoire n'ont toujours pas résolu les problèmes de
fonds de la vie en société, et que cette société régresse
considérablement, si l'on considère que nos penseurs contemporains,
intellectuels confondus, se réfèrent constamment à la pensée des
anciens, plus particulièrement celle de Platon. L'avancée
technologique ayant supplanté celle de la réflexion idéologique qui
tend à repenser une forme de vie, moyennant la philosophie et la
sociologie, les sociétés sombrent dans une espèce de monotonie
rédhibitoire qui les conforte dans l'idée qu'elles se font d'elles
mêmes, à savoir une oligarchie de l'économie !!! N'ayant, donc,
point voulu tenir compte de l'avis des penseurs anciens et modernes
qui n'ont eu cesse de nous rasséréner notre devoir vis-à-vis du
comportement à adopter face à l'humanité, nous allons bientôt nous
acquitter d'une redevance dont le prix nous coûtera très cher ! Le
savoir étant de plus en plus confisqué légalement, le citoyen se
nourrit essentiellement d'une manne quotidienne donnée en pâture
sous forme de distraction et de divertissement. Et pourtant, les
moyens d'accès à la connaissance n'ont jamais été aussi importants
dans cette histoire humaine. Le potentiel de ce savoir est immense,
mais sciemment inexploité ! Partiellement, il fait l'objet
d'intérêts ci et là pour des gens qui se confinent à une minorité,
se préservant ainsi de l'inoculation de la destruction passive
intellectuelle qui les guette à l'horizon de l'hécatombe humaine.
Alors l'accession aux démocraties dites libérales, prônant une
certaine liberté d'expression qui serait tentée d'exprimer la
volonté légitime d'un peuple, ne donna lieu et ne donne encore que
de piètres résultats aux scrutins avides de pouvoir. L'intérêt de la
nation se matérialise par cette puissante économie de marché qui
tend à gérer le monde.
Là où tout peut être dit et écrit, il y a encore une absence
délibérée d'attention de la part de ceux qui écoutent, regardent et
lisent ! Ce n'est pas leur passivité qui cautionne le système, mais
le renoncement à leur identité individuelle. Parce que liés
intrinsèquement les uns aux autres desquels ils sont dépendants, les
individus ne peuvent réchapper à une existence formater par le
système qui n'admet pas tout dissident !!!
jean canal
Claude Levi-Strauss.
Un homme, une pensée. Le bilan des sociétés établi sous forme de
verdict par Claude Levi-Strauss, décédé en novembre dernier, est
sans appel ; concernant l'analyse critique constructive de
l'humanité, l'ethnologue s'exprime : "Ce pessimisme me paraît être
après tout offrir à l'optimisme sa meilleur chance, parce que c'est
à la condition d'être très pessimiste que nous prendrons conscience
des dangers qui nous menacent, que nous aurons le courage d'adopter
les solutions nécessaires et que donc peut être nous pourrons
recommencer à avoir une certaine dose d'optimisme modéré." Donnant
une conclusion pessimiste sur le contexte planétaire actuel, Claude
Levi-Strauss tire les leçons d'une gestion de l'humanité au cours du
siècle dernier ; élu et reconnu le maitre à penser de cette deuxième
partie du XX° siècle, derrière Raymond Aron et Jean-Paul Sartre, il
représente une référence incontournable dans le bilan actuel des
conjonctures sociales, d'une part et dans les conséquences
climatiques, d'autre part. De formation philosophique puis devenu
sociologue, il étudiera le comportement des sociétés primaires par
lesquelles il construira son œuvre. Ecologiste avant la lettre, il
prit très tôt conscience des problèmes inhérents aux sociétés dans
leur fonctionnement ; l'attitude consumériste restant le principal
facteur de destruction de l'équilibre planétaire, l'ethnologue fut
le premier à assister à la dilapidation du patrimoine naturel de
l'humanité. Malgré les admonestations de personnes de notoriété
comme Hubert Rives, (Mal de terre : à lire) les politiques
tributaires de leur système de gestion économique ne tinrent pas
compte des avis scientifiques autorisés, concernant le contexte
climatique. Ni le GIEC ne put influencer les états souverains afin
de prendre des mesures à l'aune du problème. L'impasse dans laquelle
se trouvent les états pollueurs révèle leur impossibilité de
solutionner le problème. à suivre............... Jean Canal 7
décembre 2009
Claude Levi Strauss : « Ce que je constate : ce sont les ravages
actuels ; c'est la disparition effrayante des espèces vivantes (?)
et le fait que du fait même de sa densité actuelle, l'espèce humaine
vit sous une sorte de régime d'empoisonnement interne - si je puis
dire - et je pense au présent et au monde dans lequel je suis en
train de finir mon existence. Ce n'est pas un monde que j'aime. »
Cette déclaration de Claude Lévi-Strauss en 2005 peut surprendre,
pourtant l'ethnologue avoue depuis longtemps exécrer la société dans
laquelle il vit. Infiniment plus proche des peuples primitifs qu'il
étudie, des peuples qui sont écologistes pour survivre, Levi Strauss
dénonce le mépris de l'Occident pour le savoir -notamment médicinal-
des Indiens. Professeur de philosophie, il s'oriente vers la
sociologie pour verser dans l'ethnologie où il excelle avec une
analyse circonspecte des comportements chez les peuplades
brésiliennes ; son livre culte qui est une référence : "Triste
tropique" commence par une phrase pessimiste dont l'auteur donne une
explication tout aussi intelligente : le pessimisme permet de
relater la réalité existante et de prendre conscience de son état
afin de rester optimiste pour l'avenir ; c'est une façon de
combattre le pessimisme d'être réel avec lui. Jean Canal
Le personnalisme. Courant intellectuel fondé par Mounier, en 1935,
il s'inscrit dans l'Esprit de réforme qu'un groupuscule
d'intellectuels des années trente insufflèrent à une jeunesse déchue
de valeurs. "La moisissure du monde moderne est si avancée, si
essentielle, qu'un écroulement de toute sa masse vermoulue est
nécessaire à la venue de nouvelles pousses." Non conformistes,
convaincus qu'il fallait une révolution pour achever cette
civilisation moribonde, les idéalistes de ce courant avaient
pressenti l'urgence de précipiter la société de l'époque dans le
cloaque des immondices où elle se complaisait ! Les jeunes
intellectuels qui animèrent ce courant de pensées critiques, ne
songèrent pas à la naissance d'un ordre nouveau qui à son tour
finira par imposer une marche à suivre, sans espèce de liberté que
ce fût pour prétendre à une démocratie universelle ; non ! Ils
aspirèrent à une civilisation pluraliste où l'existence de chacun ne
mutilerait point celle d'autrui ! L'évolution des idées qui se
forgèrent à l'expérience des événements politiques du siècle
dernier, prit une circonvolution inattendue de la part de ceux-là
mêmes qui en furent les initiateurs. Imprégnés de divers
courants idéologiques issus des soubresauts de l'histoire politique
et spirituelle, l'Esprit de réforme avant tout intellectuelle vint
s'instaurer d'elle même dans l'idéologie pratiquée ! Spirituelle au
départ, puis glissant vers le politique inévitablement en épousant
les idées des différents mouvements que représentaient les
idéologies de Gauches, la revue Esprit que ces intellectuels avaient
fondée, à défaut d'avoir voulu changer la société par la révolution,
connut une aventure peu commune dans l'histoire de la presse,
puisqu'elle est encore d'actualité, ayant été remaniée dans sa ligne
éditoriale, mais en préservant le même esprit. Aujourd'hui tous les
intellectuels connaissent la revue Esprit, elle fait partie du monde
instruit de l'intelligentsia française qui s'y réfère, en consultant
des articles d'une grande pertinence analytique ; c'est tout ce qui
fait la différence d'avec la presse hâtive ! Quel intérêt pour ce
courant de pensée plus qu'un autre, alors que souvent dans son
histoire on a attribué aux intellectuels de cette revue leur
appartenance à droite, d'une droite catholique, comme ce fut le cas
avec Jacques Maritain et Henry Guillemin, ami de Mauriac ! C'est
véritablement dans cet état d'Esprit que la revue se fonda :
moraliste tout en combattant les nationalismes ! De nos jours, les
grands intellectuels qui collaborèrent à cette entreprise ne se
retrouvent plus. La formation de l'intellect entendue comme
répondant aux préceptes de la pensée, se résume à une relecture
continue d'auteurs commentés par un professorat à la culture caduque
! Les maîtres ont désormais une âme de valets ! Toutes ces sociétés
idéales auxquelles les penseurs ont rêvées se sont avérées
imparfaites, lorsque l'on a voulu les édifier sur un modèle
s'écartant de cet idéalisme ! L'épopée technologique du savoir
réduit au minimum atteste de cette déchéance sociale par l'absence
de réflexion personnelle, favorisant l'esprit du collectivisme
lui-même assujetti à la pensée unique ! Le personnalisme de Mounier
revient comme toutes les formes de pensées qui contribuèrent à
ériger les sociétés. Est-il plus à même de répondre à une
expectative de gens dubitatifs piégés dans un système auquel ils ont
contribué, et, au demeurant aspirant à une autre façon de vivre ? !
La réponse appartient à chacun des protagonistes de la philosophie
de vie que autrui se constitue pour parvenir à ses fins, sans pour
cela en justifier les moyens ! Les courants de pensées empreints de
philosophie politique ou spirituelle ne prévalent que dans la mesure
où ils ne desservent pas la société ! ; car produit indissociable de
cette dernière, l'être ne peut prétendre à son émancipation que dans
ce contexte où il reste minoritaire. Jean canal
Que reste-t-il de la Révolution française ?
Plus de deux cents ans après la prise symbolique de la Bastille,
l'abolition des privilèges fut-elle la reconnaissance de l'égalité
des citoyens dans la République unique et indivisible ? La fin de la
monarchie sonna le glas pour tout un peuple soumis aux exactions
sanguinaires d'une dictature vengeresse qui illustra des années
d'humiliation, de servitude et d'esclavage ! Conspiration et
délation fomentaient les révoltes d'un peuple versatile sujet aux
tempérances politiques de quelques intellectuels "enragés" (ce terme
désignait les extrémistes) ! L'abolition des privilèges et des
droits féodaux fut certes accueillie avec enthousiasme par la
population ; mais, la corruption et les prévarications exercées sur
des citoyens suspectés de comploter n'en finissaient pas de pourrir
l'état souverain du peuple qui se mettait en place ! En perdant un
roi, le peuple favorisa des dictatures dont les chefs révèrent de
pouvoir absolu ! Les exécutions sommaires se pratiquaient selon la
tendance politique au pouvoir, en favorisant tel ou tel parti et en
décapitant ceux qui avaient porté la Révolution à son apogée ! Mal
entouré, le Roi n'eut peu de chance de réchapper au sort qui lui
était promis, vu l'état des finances que la noblesse dans sa
majorité avait dilapidée. Néanmoins, la lumière vint de ceux-là
mêmes qui portaient une particule devant leur nom ! Lorsque Kant
appris le début de la révolution en France, il remit à plus tard sa
promenade quotidienne à laquelle il ne dérogeait jamais ! Un signe
qui traduisit l'acquiescement à cette nouvelle manifestation
annoncée par les philosophes précurseurs de l'événement. L'Amérique
libérée du joug anglais grâce à Lafayette avait su tirer profit des
préceptes dispensés par les penseurs français et européens :
Rousseau, Voltaire et les encyclopédistes, pour ne pas les cités
tous. Les nouveaux maitres du pays qui se sont en fait suppléés dans
la "gouvernance" inspirée de l'ancien régime, semblent également
vouloir se couronner à l'instar de la royauté ! S'étant, itou,
constitués en garant de la démocratie républicaine, elle-même érigée
sur l'autel de la promulgation des droits de l'homme, cette forme de
démocratie, loin d'appliquer la philosophie d'Aristote, tend,
derechef, à vouloir adapter selon "les besoins" une politique
opportuniste ! La France d'aujourd'hui, et c'est là qu'il faut en
venir, ne représente pas cet héritage révolutionnaire qui appartient
à une entité issue d'une pensée humaniste ! L'esprit de cour qui
règne à l'heure actuelle, nous rappelle une certaine concentration
des pouvoirs de l'état, lesquels dépendent de la volonté d'un seul
homme. Les maîtres de séant n'ont qu'une âme de valet pour penser de
la sorte ! c'est dire combien le grand esprit des Lumières qui fut à
l'origine de la raison du peuple est moribond ! Jean Canal.
3 octobre 1796. Parce qu'il était blond, avait les yeux gris et
qu'il était âgé d'une trentaine d'années comme celui qui était
blond, avait les yeux gris et était âgé d'une trentaine d'années, il
fut condamné à mort ! "Je meurs innocent, assassiné par la justice",
clama t-il à sa femme et ses deux enfants ! Joseph Lesurques entre
ainsi dans l'histoire par un fait de justice qui fut la première
erreur judiciaire attestée par la culpabilité des protagonistes de
ce que les historiens ont appelé :
Robespierre, Danton et l'Accusateur public !
Tous complices Tous coupables ! Un pouvoir
inépuisable........................
Robespierre, Danton et l'Accusateur public ! IL fallait qu'une tête
tombât, autant que ce fût celle la plus intelligemment remplie parmi
toutes les têtes connues qui semblaient innocentes. Le stratagème
relève de la procédure ordinaire qui tend à accuser pour se défendre
! " Ce n'est pas moi qui fus à l'origine de cette polémique politico
médiatique" put on entendre dans les corridors du palais de justice
où la magistrature drapée de ses plus beaux atours s'évertua de
rendre la justice ! "Je ne fus que l'objet de cette manipulation
astucieuse dont les conséquences salissent mon honneur !" entend-on
de par les voix de la défense ! L'honorabilité des gens de biens
n'est pas à remettre en cause dès l'instant qu'il est prouvé que ces
gens-là sont effectivement d'un honneur irréprochable ! Et c'est sur
cette vertu que repose toute l'ambivalence de ceux qui se
reconnaissent comme appartenant à la classe des intouchables ! D'un
autre côté, en y regardant de près, on se rendra compte de la
culpabilité de chacun à son propre niveau !
Les années Lumières.
Nul ne peut avec certitude augurer du lendemain notamment en matière
socio économique puisque l'histoire a démontré au monde qu'elle suit
une direction opposée à celle à laquelle les politiques croyaient
l'avoir destinée. Ni le peuple plus asservi aujourd'hui par une
aliénation économique, ni ses représentants ne trouvent une solution
en forme d'alternative aux problèmes de fond que la société
rencontre. Aurions-nous dû prendre en considération ces pensées se
voulant héritières d'une certaine étique ancienne, valorisée par le
fruit de l'expérience dont nous n'avons pas tenu compte ! ? En ayant
misé sur l'évolution technologique susceptible de répondre aux
besoins immédiats que les sociétés modernes se sont créées,
n'avons-nous pas signé notre propre perte à court terme, cette
fois-ci ?! Sous couvert de vouloir avancer dans le sillage profond
du progrès, les sociétés et donc nous, ont oublié un enseignement
qu'elles ont sans cesse remis en cause au profit de valeurs modernes
qui les sauveraient de l'avenir !!! C'est devant le fait accompli au
prorata du plus grand nombre extrait d'une population spoliée, que
l'évidence apparaît aux dirigeants des pays et états concernés par
cette évaluation erronée d'un système qui sombre dans les chutes
abyssales de l'économie politique ! Nous ayant volontairement et
avec conscience écarté de certaines valeurs dites fondamentales de
l'entité humaine, nous avons précipité le monde vers une fin
certaine de l'humanisme ! à suivre. Jean Canal 21/10/2009
Restons circonspects à l'égard des susceptibilités émotives. L'on se
doit d'émettre une critique sous réserve qu'elle soit fondée. Il
faut ménager ces générations empreintes de principes et pétries
d'une éducation édulcorée ! Les mots ne les choquent que lorsqu'ils
traduisent une vérité dont elles ne veulent pas entendre parler !
Pratiquons un langage commun, avec un vocabulaire d'actualité !
Après tout, les populations ne sont elles pas en expectative
d'entendre des propos qui flattent leur identité ? L'art repose dans
la forme que l'on met à présenter les idées ; c'est ce que les
philosophes grecs nous ont enseigné en classe de rhétorique, pour
ceux évidemment qui récurent cette formation de l'esprit qui les
distingue naturellement du "reste" des classes élitistes de la
connerie ! Il y a pléthore !
L'esclavagisme volontaire. "Soyez résolus à ne plus servir et vous
voilà libres. La Boetie, Discours de la servitude volontaire, 1546.
"Les esclaves sont plus méprisables que les maîtres. Si le plus
grand nombre dédaigne de bannir ses tyrans, pourquoi les tyrans
dédaigneraient-ils le pouvoir que la servilité leur consent ?" Raoul
Vaneigem : "Pour une internationale du genre humain". 1999.
Cette ouverture en préambule à la critique de la société illustre
pertinemment avec une virulence bien connue du courant
situationniste conduit par le maître, l'esprit critique à l'encontre
des sociétés que Raoul Vaneigem s'est efforcé de développer à
travers ses réflexions philosophiques.
Plus d'actualité que jamais, cette assertion permet d'approfondir le
malaise qui subsiste dans les sociétés contemporaines acculées à une
incapacité à trouver une alternative conjoncturelle favorable à
l'épanouissement des masses humaines auto-constituées !
Avec la crise économique annoncée, dès 2002, par Jean-Toussaint
Desanti, (décédé depuis) les sociétés ont fait la preuve de leur
faiblesse dans l'appareil de production de biens de consommation. La
spéculation outrancière des finances démontra la fragilité d'un
système aliéné à la productivité dont dépendent les richesses
industrielles. Ce n'est pas la société qui est une marchandise, mais
tout simplement l'homme dévoué à une tâche servile ordonnée par
l'orthodoxie du pouvoir !
L'idée d'une société conçue selon notre choix, ne fait qu'accroitre
la réalité du contexte : dépersonnalisé l'être humain est
identifiable par ce qu'il représente au sein de la production ;
puisque lui-même produit ! L'acte volontariste par lequel il
s'assigne au travail productif le condamne à se priver de sa
liberté, comme nous le rappelle La Boetie. Dans l'impossibilité de
réchapper à sa condition dépendante du pouvoir, l'individu abdique
devant la nécessité qui lui dicte son conditionnement !
La remise en cause de cette organisation sociale ne peut se faire
sans l'assentiment unanime des peuples réagissant au même titre que
la prise de conscience du chamboulement climatique ! Bien que les
faits soient avéré dans leur dangerosité imminente, ce phénomène
appartient à la virtualité, quand bien même y aurait-il des exemples
démontrant l'ampleur des conséquences !
à suivre.............................................. Et nunc reges,
intelligite... erudimini, qui judicatis terram
Jean Canal
Le Comportementalisme : une façon d'être et de se reconnaître dans
une attitude conforme à la nouvelle éthique fondée sur les louanges
du progrès ; technologique, en l'occurrence. Enfermé dans un système
sociétal, l'individu ne peut plus guère prétendre à une liberté
individuelle (a t-il pu y prétendre un jour ?). L'effort qui pour
certains peut paraître sacrificiel, en abandonnant des habitudes
aliénantes, n'est en fait que le moyen de sauver cette fragile
liberté qui encore permet de se délivrer d'un système dont dépendent
nos raisonnements. Les récentes récessions observées dans la sphère
économique traduisent ce malaise qui ressort d'une société malade
ayant fini par contaminer tout le potentiel humain aspirant à vivre
indépendamment de lui-même... Enclin à se regrouper pour éviter
l'isolement, l'individu, de plus en plus plongé dans l'anonymat, ère
sans fin dans les dédales incommensurables de l'existence perdue !
Inconsciemment entraîné dans ce sillage, il a perdu son identité
originelle... hormis quelques uns empreint de naïveté génétique !
Jean Canal.
Panem et circenses :
Citation de Juvénal (Junius Juvenalis), auteur satyrique romain, I°
siècle après Jésus Christ.
Le peuple veut du pain et des jeux.... Eh bien qu'à cela ne tienne,
il en aura suffisamment pour ne pas trop se poser de questions sur
le fonctionnement de l'état ! La distraction est le meilleur moyen
de dissiper le doute. Maintenu dans une espèce de léthargie
continuelle, un peuple sous neuroleptique (voir l'article dans ce
site sur la télévision) se crée une dépendance psychologique
vis-à-vis de sa consommation...Abruti majoritairement par le petit
écran entre autres, ce peuple-ci prépare sa chute vertigineuse vers
les abysses de la catastrophe. De plus en plus appauvri par un
matraquage médiatique régulier qui lui a enlevé son esprit de
décision, de critique judicieuse et d'analyse, ce peuple-ci est le
reflet des états manichéens qui fonctionnent selon des stéréotypes
historiques.
Ce début de XXI° siècle, traduit excellemment l'état d'esprit de
cette maxime. Le monde ludique véhiculé par les grandes sociétés
occidentales et, notamment, les Etats-Unis qui ne sont pas
complètement responsables de la situation, s'impose en maître mot au
sein des couches populaires des dites sociétés imprégnées de cette
culture de masse. Egalement concernées, les couches plus aisées qui
appartiennent à la moyenne classe (middle class), plus précisément
appelées Classes Moyennes dont le taux d'abrutissement dépasse
l'entendement humain ! De moins en moins les références
professionnelles appartenant à des statuts relevant d'un niveau
intellectuel suffisant pour être autorisé, par les institutions
officielles, à transmettre un savoir relatif à l'enseignement
conventionnel, ne sont un critère de bon usage de la raison.
Les dangers qui se dessinent au fond de l'horizon politique
ébauchent une toile de fond aux esquisses ténébreuses !!!
Majoritairement imposantes, les nouvelles classes sociales qui se
nourrissent exclusivement de virtualité et de télé réalité ne
s'accordent guère de temps à la réflexion profonde de leur état
identitaire assujetti à une indolence de réflexion... En assimilant
la majeure partie de la diffusion médiatique, le plus grand nombre
d'un peuple soit disant policé a fini par avoir raison de sa liberté
! Obnubilé par tout un système de productivité qui a broyé
l'individu durant ces trente décennies, les générations héritières
de l'Europe ont conduit le continent à la dérive identitaire. Le
constat est accablant pour toute la population qui est livrée à une
débauche de l'esprit ; en comprenant que esprit, ici, signifie
intellect !
Il est vrai, néanmoins, que cette façon très stéréotypée de
raisonner correspond tout simplement à une unité de valeur reposant
sur la reconnaissance de soi en milieu social ; car il faut se
sociabiliser avant tout afin d'être reconnu parmi les siens ! C'est
cette fausse acceptation de soi qui permet de maintenir en l'état
les choses présentes. Jean Canal.
En évoquant les années de stalinisme, Raymond Aron souligna
l'adoration que le peuple soviétique eut pendant trente ans pour le
numéro 1 du régime ; c'est vous dire combien la cécité est un
phénomène qui se développe au fil des années ; même avec toutes les
précautions prises, l'aveuglement partiel de la réalité est naturel
! Avouons, à ce sujet, que la présidence de Nicolas Sarkozy est
exceptionnelle en ce sens que le numéro 1 de notre régime
parlementaire démocratique réussit à réunir les figures
emblématiques de la politique, de Gauche et du Centre enrôlées pour
défendre l'état ! Du jamais vu depuis l'avènement des républiques !
Certes cela reste une stratégie de bon aloi qui eut été pratiquée
par d'aucuns ne se targuant pas de si belle manœuvres ; mais en
politique, tout les coups sont permis, pourvu qu'ils portent
atteinte au pouvoir...
Osons l'écrire : Nicolas Sarkozy reste un fin stratège que la
politique française n'avait jusqu'alors jamais connu dans les
annales de son histoire des idées politiques, à savoir des siècles
des lumières à nos jours. ! Il faut d'abords remettre en question
notre façon ancestrale de raisonner qui porte préjudice à
l'évolution de la pensée ; car à vouloir cultiver une idée
préconçue, close dans un enferment politique, fut-ce idéaliste, on
obtient ce que les régimes dictatoriaux ont imposé à des nations qui
se persuadèrent d'accéder à la liberté de la démocratie !
Le peuple grec, comme ceux qui nous lisent fréquemment aiment tant
nos références, reste l'exemple en matière de démocratie, si l'on
tient compte, évidemment, de l'époque apogée du siècle de Périclès,
lorsque la Grèce rayonnait au pourtour de la méditerranée, par son
intellectualisme...
En comparant les sociétés d'aujourd'hui où la fabrique de
l'abrutissement se retrouve dans toutes les classes sociales
confondues, y compris chez les universitaires frais émoulus de la
future société du savoir..., en les comparant, disais-je, nous
constatons l'échec de notre évolution qui misa plus sur la
technologie que sur le développement de l'esprit ! D'où l'émergence
accrue de nos sociétés barbares !
Jean Canal.
L'inquiétude solennelle. C'est beau, magnifique et pathétique ! Quoi
? La mobilisation presque générale des acteurs médiatisés qui se
préoccupent soudainement des conséquences présentes du chamboulement
climatique. Il n'est plus question ici du futur en péril dont la
date d'échéance ne confine plus à la centaine d'années, comme on se
plaisait à le dire, au tout début de cette menace, en forme d'épée
de Damoclès ; mais c'eût été le présent qui les inquiète, d'autant
plus quand ils comprennent qu'ils ne pourront y réchapper ! Alors on
fait dans le consensuel en allant chercher des arguments ailleurs
pour convaincre ici ! Cela a le mérite d'être, d'exister donc !
Peut-on les décrier, voire les critiquer en leur rappelant qu'ils
sont également des acteurs actifs de la pollution ?
Les documentaires, les émissions se succèdent de telle sorte que
cela devient une priorité médiatique... masquée !
Jusqu'à présent le malheur des autres pays ne les interpellait que
selon la place qu'ils occupaient dans la société médiatique :
catastrophes dites naturelles, accidents climatiques, famines,
déplacement de populations etc. etc. Aujourd'hui c'est avéré ; nous
sommes tous concernés et le comportement des autres dépend aussi du
notre. Le jugement que nous portons par exemple sur la déforestation
en Amazonie ne peut que se retourner contre nous-mêmes, occidentaux,
puisque nous avons contribué à l'exploitation sauvage des essences
rares tant prisées en Occident ! Le principe de culpabilité est le
même quand il est question du développement économique. Jean Canal
le 06/06/2009
L'EAU. 1,5 milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau
potable ; 2,6 milliards ne peuvent subvenir à leur besoin sanitaire.
L'eau devient l'enjeu de cette première moitié du XXI° siècle, comme
le démontre les conflits sociaux qui en découlent. Les pays fort
développés, comme les Etats Unis, ne réchappent pas à ce problème
crucial qui préoccupe plus les hommes politiques que les usagers,
contrairement à ce que l'on pourrait croire ; car les conséquences
de la pénurie d'une eau potable dans les pays urbanisés risquent
fort d'envenimer des conflits sociaux qui couvent un mécontentement
général. Les grands lobbies, comme Nestlé, entre autres, exploitent
de façon malsaine des "gisements" de cet or bleu, commercialisé
malhonnêtement. L'UNESCO souhaiterait que l'accès à l'eau devienne
un droit inaliénable, pour tout être humain, riche ou pauvre. Jean
Canal.
Le développement durable. Le terme a déjà quelques années
d'existence ; il fut pratiqué par les véritables adeptes de cette
conception de vie : consciencieuse de la protection de
l'environnement ! C'est vrai qu'il n'est jamais trop tard pour bien
faire. Les infrastructures propres à ce modèle d'exploitation de
l'énergie se sont mises en place avec le soutient qui de l'Europe,
qui des gouvernements respectifs aux états de l'Union. Le recyclage
est aujourd'hui en pleine expansion. Les grands groupes à la tête
des plus importants lobbies se sont très vite reconvertis vers cette
forme propre qui conjugue la bioéthique avec l'environnement ; leur
notoriété était en jeu ! EDF joue la carte de la propreté en
soulignant son soucis de mettre en pratique les énergies propres
tout en préservant, bien évidemment, son énergie électrique
nucléaire. Les intérêts financiers sont énormes, le défit également
! Des efforts sont faits en permanence, que ce soit de la part des
associations indépendantes ou bien des entreprises désignées pour
cette cause. Néanmoins, et nous y venons, en parallèle à de nombreux
changements comportementaux occasionnés par cette modification des
attitudes, reste cette double façon de mettre en place des
dispositifs favorables à la réduction de la pollution générale. Les
réseaux autoroutiers et routiers se multiplient, la gestion de
l'eau, face à la pénurie économique de l'emploi, relève de la
fructification de l'argent du contribuable qui paie plus
d'abonnement que de consommation, en Europe est dans les pays
développés ! Il en est de même pour l'électricité dont l'utilisation
dépasse l'intelligence humaine, en accusant des excédants
inquiétants pour la couche d'ozone ! Quant à la consommation, elle
s'avère plus que jamais conséquente dans le chamboulement
climatique. Alors : langue de bois ou faux semblants ?!
Toutefois, nous pouvons observer, depuis quelques mois la
préoccupation que suscitent les changements climatiques auprès des
grands dirigeants de ce monde. Cette prise de conscience ne se
traduit pas forcément par des mesures salutaires qui ne peuvent être
applicables, faute de déstabiliser le système économique qui souffre
déjà d'ingérence !
Les problèmes de fond comme la démographie ne sont qu'un faux
prétexte pour alarmer les citoyens. Il y a suffisamment de place
pour nourrir toute la planète comme l'ont démontré les
scientifiques. Le facteur déstabilisateur du développement durable
serait, plutôt, l'évolution économique qui ne peut souffrir de
modifications brutales dans sa course à la compétitivité commerciale
! L'enjeu est gigantesque mais minime en comparaison des
conséquences encourues, si les états perdurent dans leur entêtement
!
Le résultat d'une telle analyse se solda par une échéance rapprochée
du calendrier écologique ; si 2012 ne représente pas l'ultime date
fatale pour l'évolution des espèces, elle s'inscrit dans une
anecdote qui marquera de façon critique la planète ! Jean CAnal.
Le business des Biocoops. "La bio, je peux !" C'est le nouveau
slogan lancé par les Biocoops pour préserver leur image de marque et
entretenir leur état d'esprit écologique... Il faut bien que les
idéalistes qui furent à l'initiative de ce mode de vie répondent
favorablement à la vague branchée qui s'approvisionnent dans ces
temples du biovivre... Le client de la Biocoop a énormément changé :
BCBG, Cadre moyen et professions libérales forment la clientèle
essentielle de ces minimarkets de proximité ; les prix pratiqués
également ont viré au plus haut ! On invoque, à ce sujet, la Crise
!!! Les individus fervemment encartés qui restent fidèles à leurs
principes écologiques, eux, fréquentent évidemment toujours ces
lieux privilégiés, mais avec moins de naïveté primaire... et moins
d'assiduité ! Ils s'y rendent pour acheter le stricte nécessaire
vital, en quantité avantageuse, tout en prisant les produits
inscrits sur la liste des "prix serrés" (10% à 30% moins cher) !
Avec leur nouvelle conception de marketing "la bio, je peux", les
Biocoops peuvent afficher pattes blanches par-devers ceux qui les
ont, intellectuellement, conçues ; le soutient à leur éthique est
intact ! Ainsi, on peut encore saisir des produits peu onéreux, très
rare certes !
Du point de vue des fabricants de produits biologiques et
producteurs concernés, certains ont très vite compris l'intérêt
qu'il y avait à faire du Bio... La demande croissante rejoint le
phénomène du principe premier du système capitaliste : l'offre selon
la demande ! Le malaise est visible ! On continue un investissement
associatif tout en participant, activement, à des actions
humanitaires de pallier... par acquis de conscience. L'intégrité,
vertu rare de nos jours, relève de l'état d'âme de quelqu'un qui va
se suicider... Néanmoins, d'aucuns font preuve de sincérité et
d'honnêteté en ne dépassant pas les abus de prix devenus
inabordables ! Au vu des consommateurs dubitatifs, plus enclins à
une hésitation sur le choix, le Bio perd de sa notoriété, dès
l'instant que les lobbies de l'agroalimentaire proposent également
une gamme concurrentielle, en grande surface. Autrefois, les
personnes engagées dans la bioéthique privilégiaient les Biocoops,
comme étant le centre de la régénérescence de la société de
consommation de masse ! Aujourd'hui, les Biocoops n'ont plus le
monopole du bio et leur nouvelle clientèle aseptisée se fichent pas
mal du chamboulement climatique et des conséquences accrues par un
comportement individualiste. L'indifférence prime sur l'équité ;
c'est ce principe qu'il faut revoir... Contrairement aux apparences
économiques, le Bio ne s'est pas démocratisé. Recourir aux produits
biologiques de première nécessité n'est pas à la porté de toutes les
bourses ; affectés par la crise les consommateurs éventuels
réduisent leurs achats dans ce secteurs. Les Biocoops, pour ne pas
perdre une clientèle originelle, ont donc revu leur prix sur
certains produits afin que ces derniers soient accessibles aux moins
riches... "La Bio je peux". Jean canal
Bilan exhaustif des sociétés. Pretium doloris
Il s'agirait de dresser un bilan de l'évolution économiques des
sociétés, plus particulièrement occidentales, puisqu'elles sont à
l'origine de l'implosion des développements économiques mondiaux. Le
Nord dépend-il du Sud, en matière de services, en délocalisant de
façon massive ses secteurs relatifs aux services ? Ou bien sont-ce
les pays asiatiques qui imposent leurs méthodes de fabrication au
pays, autrefois, maîtres du monde ? L'état actuel de l'économie
laisse augurer une suprématie des peuples, jadis dominés
économiquement, dont l'Occident est désormais dépendant ! Cette
"transmission des pouvoirs" se fit au dépend de ceux qui en
perdirent le privilège. Ne possédant plus le titre de "dominant",
bien que toujours à la tête des grands consortiums accouplés avec
les néo-dirigeants de ces pays émergeants, l'Occident, ce grand
modèle de vertus sociales, de religiosités puritaines et
d'enseignements moralistes en matière d'éthique, acquiesce un revers
dans sa gestion du monde devenue tendancieuse et, a fortiori,
incompatible avec les exigences de la planète !
Les conjonctures économico-financières n'étant pas au beau fixe dans
l'appareil boursier, l'attitude profil bas convient au cœur des
pourparlers planétaires qui siègent pour tenter de résorber "la
crise" qu'ils ont sciemment provoquée ! Comprenant que leur statuts
est tributaire d'une dépendance économique des peuples subordonnés,
"les tenants des gros capitaux" s'inquiètent véritablement de la
perte d'un consommateur potentiel occidental et, donc, européen...
Le libre-échange tant prisé du marché libéral et notamment des
anglo-saxons qui en furent les initiateurs, serait sujet à une
nouvelle politique de circonstance qui "protégerait" les avoirs
financiers dans le baromètre capitaliste. Lorsqu'un système de
consommation ne fonctionne plus, comme prévu, la production
s'effondre entrainant des mutations dans les pratiques ancestrales.
Les reconversions du genre humain, toujours capable de s'adapter à
de nouvelles formes de travail, suivent l'évolution des sociétés
devenues incapables, désormais, de répondre aux besoins essentiels
d'une population mondiale, en forte demande de reconnaissance
identitaire; c'est ici que l'enjeu est de taille.
Le partage des richesses naturelles de façon équitable, en ce sens
que l'eau, par exemple, soit universellement reconnue comme un droit
inaliénable à la vie, se doit d'être la priorité afin de maintenir
un équilibre planétaire stable. Ce point particulier pourrait
devenir la pierre d'achoppement des conflits armés et religieux des
peuples spoliés de leurs biens, si les représentants universels des
peuples ne prennent rapidement des initiatives en ce sens !
Avec une impression de déjà vue, dans l'histoire de l'aire moderne,
nous pressentons que le travail reste l'apanage de privilégiés très
intégrés dans la société conformistes. Cependant, ne les valorisant
plus au sens où le travail fut une valeur sociale de référence dans
la famille, ainsi que chez les actifs du plein emploi et dans tous
les postes précaires, la société ne reconnaît plus les siens selon
ces critères ; mais c'eût été la valorisation de leur service
productif qui fut une nouvelle valeur, une véritable richesse ;
l'entité, elle, ne représente qu'une forme conceptuelle de leur
existence qui se résume à la capacité de l'individu à produire !
Jeté après usage, selon les concepts capitalistes du libre échange
incontrôlé, de l'offre d'après la demande, l'individu ne prévaut que
par sa capacité de production et non par la valorisation de sa
personne. Tel un kleenex, ce nouveau travailleur doit posséder qui
la mobilité, qui la polyvalence et de surcroît être apte à des
adaptations professionnelles suivant la courbe des fluctuations des
emplois.
En reconsidérant l'enseignement en France, le Gouvernement prépare
l'exclusion par le bas afin de radier tout une population
indésirable des secteurs haut de gamme ! De plus en plus confrontés
à des problèmes indéniables de démographie, les états européens
appliquent une méthode d'exclusion légale en compartimentant les
nouvelles classes sociales de l'avenir : la marginalisation des
banlieues où les facteurs de réussite sont relatifs au contexte,
conforte l'idée de désertion sociale que les états cultivent
subtilement. Le problème retombe sur le reste des populations
intégrées qui se cloisonnent, en se persuadant d'être à l'abri de
ces hordes asociales qu'elles ont générées.
Sans reconnaissance de l'autre et sans partage équitable des valeurs
auxquelles les autres ont droit, les sociétés seront constamment en
conflit social, d'abord, et déséquilibre éthique, ensuite. Bien que
ces situations ne puissent plus durer et être supportées par le coût
financier qu'elles assument, les états déficitaires financièrement
ne peuvent plus trouver d'alternatives
salutaires. Jean
canal
Le patrimoine des barbares.
Loin des turpitudes contemporaines engendrées par les sociétés qui
se sont déshumanisées, au cours de l'époque moderne, le passé enfoui
sous les strates du présent préserve toujours un patrimoine culturel
resté intact dans l'esprit de son histoire. Les maîtres de la pensée
post moyen-âge ne purent maîtriser les révoltes au non de la liberté
! 1793 fut la pire période pour la culture médiévale relative aux
édifices religieux ! Paradoxalement, les biens de l'église qui dès
lors appartenaient au peuple vainqueur furent dilapidés et dispersés
sous forme de vente aux enchères. Le paradoxe fut cette perte
patrimoniale au nom des impératifs bourgeois de l'époque
révolutionnaire. Certes, le peuple était plongé dans une situation
précaire, où famine et pauvreté justifièrent cette crise historique
; mais les tenants du savoir, les notables bourgeois, récupérèrent
l'ambigüité du contexte à leur escient, en se faisant les chantres
d'une révolution populaire qui leur permirent de succéder aux biens
des richesses aristocrates. Il n' y a pas plus vil quand une classe
tente de se substituer à une autre ! En singeant la noblesse, la
bourgeoisie ne fit qu'accroitre le contentieux que le peuple lui
affecte !
Néanmoins, n'oublions pas que les Lumières qui éclairèrent le peuple
au cours de sa longue et pénible prétention aux libertés
individuelles, furent à l'origine de cette révolution qui amena le
droit à la Liberté, l'Egalité et la Fraternité ! Certains
aristocrates et certains bourgeois en sont l'initiative ; il ne
faudrait pas l'oublier, car ce serait une injustice de ne pas en
tenir compte, quand bien même cela déplaît à une certaine classe
sociale... fort engagée politiquement ! jean canal
La société que nous méritons.
Il fallait, derechef, aborder le sujet, sans ambages, cette fois-ci
! Faut-il y mettre les formes de présentation conventionnelle, en
développant des thèmes récurrents qui enchevêtrent les parties
jusqu'à en apporter une conclusion satisfaisante, en conformité avec
l'esprit de critique du lectorat ? Cette pertinence d'esprit pouvant
paraître insolente, et elle l'est, Je n'engage nullement ma pensée
dans ce sens, afin de lui laisser libre cour, pour qu'elle garde un
raisonnement lucide qui, cette fois-ci encore, éclairera le lecteur
de presselibre, toujours avide de reconnaissance personnelle ! Il
semblerait, et soyons très prudents à ce sujet, que la société dans
l'ensemble de ses infrastructures sociales, connaisse une espèce de
marasme qui la maintienne en léthargie... Sans doute repue d'une
consommation coutumière, ladite aspirerait-t-elle à une nouvelle
façon de se comporter, d'être et de devenir, à dessein de revoir et
corriger définitivement ses erreurs. Pour lors, l'hécatombe
engloutit le système ! Dans le sillage de l'économie défaillante,
sont entrainés les classes moyennes surendettées dont le mode de vie
fonctionne sur le crédit alimentant une existence complètement
artificielle, fondée sur des relations superficielles qui
entretiennent des rapports illusoires, eux-mêmes indispensables dans
le dysfonctionnement de ladite société! Bref ! Repenser l'essentiel
n'est pratiquement pas possible face aux exigences de cette société
qui convoite sans cesse le devenir de l'être, afin de l'enfermer
dans sa conception de l'existence.
Néanmoins, le courant idéaliste que personnellement je défends et
pratique naturellement depuis bien..., voyons, disons en toute
sincérité, vingt ans... et quelques, ne s'embarrasse pas de
principes avec ces fausses relations que l'on se doit d'entretenir
afin de préserver sa notoriété au sein d'un entourage qui ne vous
considère que par l'assentiment que vous lui agréez !!! Bref ! Le
relationnel ne repose que sur un quelconque intérêt à long terme
jusqu'à ce que cet intérêt s'épuise... et ne présente plus de raison
d'être de la part de celui qui en est le sujet ! Connaître ses
ennemis est relativement facile, mais connaître ses vrais amis... "
amicus certus in re incerta cernitur" proverbe latin. (Malraux
détourna cette assertion pour son propre compte dans " l'espoir".
Toutefois, pour revenir au sujet qui nous préoccupe, à savoir la
responsabilité de chacun et de tous dans "cette société que nous
méritons", nous ne pouvons prétendre à une amélioration de
l'existence selon une certaine conception de l'ordre premier de la
nature, étant donné que nous avons véhémentement contribué à sa
modification au profit de la rentabilité qui reste dépendante de la
spéculation, et cela tout en continuant à pratiquer les mêmes
habitudes consuméristes attentatoires au système écologique. En nous
achetant une bonne conscience, non pas au regard de la société, mais
au nôtre..., nous nous évertuons, cahin-caha, de nous débarrasser de
cette manie inculquée par nos parents responsables, jusqu'à preuve
du contraire, de cet héritage industriel qui nous permit d'en
arriver là ! L'heure est plus grave qu'elle ne le paraît ; malgré
les apparences, le bilan reste pessimiste au regard du processus de
chamboulement climatique qui est irréversible. L'espoir de recouvrer
un écosystème naturel est vain, la planète se modifie
considérablement et les êtres vivants également. L'effort, aussi
méritoire soit-il, de réformer tout un système de consommation qui
accuse, aujourd'hui, un échec préjudiciable pour l'avenir, est vain
face à la forte demande, en expectative, de production générée par
cette "putain" de consommation !
Donc, pour reprendre ma réflexion là où je l'ai laissée,
c'est-à-dire, inachevée, nous nous pencherons sur l'impossibilité de
raisonner toute une population assujettie à un comportement
inaliénable à leur façon de penser ! Et n'allez pas croire que toute
cette nouvelle population qui se rue vers les magasins bio, pratique
une espèce de bioéthique rigoureuse qui permettrait de les protéger
du mal qui nous guette : le chamboulement climatique ! Non ! Seule,
une infime partie de ces gens-là, s'évertue d'être en conformité
avec l'idéal de vie qu'ils essaient d'appliquer, moyennant des
revenus plus ou moins suffisants pour le vivre. Quant aux autres,
ceux-là-mêmes qui ne peuvent subvenir à des besoins primordiaux de
nécessités relatives à une reconnaissance identitaire digne de leur
respectabilité, eh bien, l'humanité ne pourra pas faire l'impasse
des laissés pour compte qui, à leur corps défendant, attenteront à
l'équilibre de cette instabilité précaire des sociétés de demain ; à
savoir dans une échéance proche !
Dans moins de cinq ans, à compter de la présente date, nous serons
définitivement fixés sur l'avenir de nos générations. L'état
proprement dit des nations se dessinera à travers une nouvelle
conception de la vie en communauté qui ne pourra plus faire
abstraction des impératifs élémentaires indispensables à la survie
générale de la population mondiale.
Ce n'est plus notre proche voisin qui apparaît comme inconditionnel
aux nouvelles réformes écologiques en perspective ; mais le pays
éloigné qui ne peut ou bien ne veut répondre, pour de multiples
raisons complexes, aux changements de comportements en vigueur. Nous
sommes dépendant les uns des autres, au grand dam de ceux qui
crurent pouvoir profiter en toute impunité des bienfaits de la
planète, isolément. Cette mutation des nations risque fort de se
traduire par des rapports de forces relevant d'exactions commises à
l'encontre de la paix !
L'individualisme masqué que les sociétés mondiales pratiquent de
façon opportune, ne peut aboutir qu'à un déséquilibre des peuples
confondus. Il ne s'agit plus, d'ores et déjà, de querelles de
classes sociales ou politiques, bien qu'elles soient responsables de
l'état actuel des choses, mais c'eût été l'abstraction de certains
facteurs propres aux civilisations qui fut le vecteur de l'hécatombe
humaine qui nous attend !!!
Aucune religion officielle ou prédiction mystique inspirée par une
quelconque pratique ésotérique issue d'une secte imaginaire pour
pouvoir tirer une telle conclusion d'un bilan planétaire
catastrophique ! L'analyse scientifique, en l'occurrence, corrobore
les prévisions historiques de l'humanité, en excipant du passé les
preuves d'un présent en sursis devers des populations promptes à
s'agenouiller, non pas en signe de prière, mais en état de grâce
synonyme de plaidoyer pour un commun pardon ! Jean Canal
La légitimité du pouvoir.
Les conduites politiques ont amené, jusqu'à présent, des attitudes
responsables de la part des hommes d'état. Le comportement qui en a
découlé permit à chaque échéance institutionnelle de légiférer en
toute légalité sur les actes politiques ayant déterminé la politique
menée, durant les mandats. La démocratie, par laquelle tout peut
arriver..., garante des libertés individuelles, doit répondre d'une
conforme cohésion entre les citoyens et la société ; d'où l'idée
aristotélicienne de la politique : le citoyens représente l'entité
de la poliV la cité. Dans la mesure ou elle, la démocratie, assume
les responsabilités que son pouvoir lui confère ad hoc, elle donne
droit à tout individu de représenter son point de vue, au moyen de
légales libertés d'expression, comme le vote, la presse ou bien
encore l'écriture..., entre autres des nombreux domaines qu'il
existe. Or, le pouvoir actuel ayant été institué par une majorité
citoyenne responsable, il rejoint forcément l'idée de liberté de
penser et a fortiori de voter pour une cause qui peut,
éventuellement, se retourner contre soi-même, ad hominem ! Il en
appert que les réformes programmées au sein des institutions,
notamment dans l'enseignement, attentent à la liberté de
l'acquisivité qui prive le citoyen du jugement intellectuel et
l'asservit à ce même pouvoir !!! Vouée au désordre chaotique, cette
démocratie-là ne se survivra pas ! Elle succombe lentement à sa
politique économique qui dédaigna la raison au profit de la
décadence intellectuelle de la nouvelle intelligentsia qui n'a cure
des problèmes de fonds des peuples concernés. Le plus à craindre et
à redouter serait d'annihiler des siècles de savoir au profit de la
nouvelle ignorance dispensée à partir de l'appareil d'état dont
l'intérêt, ipso facto, est d'assujettir la pensée à une forme
récurrente de raisonnement oligarchique, !!! Jean Canal
Les vertus de la morale !
Pour d'aucuns, enclins à des psalmodies spirituelles quotidiennes,
la morale découle des textes religieux sur lesquels reposerait toute
l'éducation, moyennant laquelle le conditionnement influe
indéniablement sur l'existence ; pour d'autres, persuadés que la
laïcité permet de régir la liberté d'expression et de culte, la
morale est le fruit de la respectabilité naturelle de soi vis-à-vis
d'autrui. Dans ce cas dernier, elle permet de libérer l'être de
l'emprise de l'influence... Bien se comporter, bien penser et bien
agir sont autant de vertus indispensables à une bonne éducation, que
la morale se doit de dispenser ! Il y a le Bien et il y a le Mal :
manichéisme imbu dans toutes les religions et dans toutes les
morales !
La laïcité, à laquelle pense Nicolas, puisque c'est là que l'on doit
en venir, donne libre cour à la pratique de cultes divers, incluant
les sectes de toutes obédiences spirituelles, à savoir notamment
l'ésotérisme ; c'est une manière de défendre la laïcité qui protège
un dogme légitimé par cette reconnaissance intellectuelle. Benoit,
lui, tient plutôt à protéger son culte qui semble convoité par les
nouveaux évangélistes et particulièrement par l'Islam ! Les prêtres
pédophiles ayant révélés les maux cachés de l'Eglise qui en souffre
depuis fort longtemps, celle-ci a beaucoup perdu de son influence
sur le monde spirituel !
Les nouvelles tendances spirituelles libérées des préceptes
dogmatiques rassemblent des fidèles égarés dans le monde de la
religion ! Elles recrutent au sein des populations perdues qui
errent dans une société déboutée de son identité propre ! Les plus
abstraits n'y réchappent pas ; voués à errer dans la société des
exclus, il succombent en dépit de réelles sauvetés...
Dans cette nouvelle tendance spirituelle qui séduit également des
classes sociales compartimentées, il y a l'élite ésotérique qui tend
à détenir le véritable savoir pour accéder à la Réussite ! Moyennant
un fonds financier garantissant la pérennité de la "secte", ses
membres s'auto-persuadent de la vérité conforté par des exemples
puisés dans l'hécatombe sociale qui trouve ses causes dans les
écrits sacrés !!!
Bref ! L'Eglise n'ayant pratiquement jamais rempli sa véritable
mission spirituelle dans son grand œuvre de pauvreté, elle assiste
impuissante, pour une fois, à la perdition de son âme
Canal
Dissidence intellectuelle.
C'est en quelque sorte une forme de pensée subversive qui ne
s'inscrit pas dans le conformisme habituel pratiqué par les
analystes de l'actualité. Empreinte de philosophie, elle se définit
elle-même à travers des études sociologiques pratiquées au quotidien
sur l'ensemble de la société, en se référençant historiquement à
l'évolution du monde !
A partir de ce principe, la critique fondée sur l'analyse, est
constante ; non pas parce qu'elle est l'essence même de l'écriture
exercée pour ce style de rédaction, mais simplement parce qu'elle
appartient à une forme de réflexion qui décompose l'actualité, étant
donné que c'est elle qui en est le sujet, présentement.
Par exemple conjoncturel qui touchent l'actualité aujourd'hui, le
chamboulement climatique va finir par englober tous les problèmes
liés à l'existence, lesquels seront attribués à ce seul facteur, ne
serait-ce que part les phénomènes qui en découlent !
La remise en question, certes lente, mais avérée, des moyens de
transports mondiaux qui affectent la vie des citoyens, sera
obligatoire face à l'explosion du prix du carburant. Non pas parce
que la volonté des états aboutira à cette directive, mais simplement
parce qu'il n'y aura pas d'autre alternative. C'est seulement dans
le cas extrême que les Dirigeants de ce monde changeront d'attitude.
Il en sera de même au niveau individuel et communautaire :
l'incidence de tels méfaits donnera lieu à des modifications
comportementales !
En quoi la dissidence intellectuelle intervient-elle par sa façon de
raisonner ?
- Le délayage médiatique qui traite inlassablement des sujets
d'actualité, en usant de figures de styles excessives, comme
l'euphémisme ou la litote, couramment employées, a fini par inoculer
son lectorat qui ne réagit point aux injonctions journalistiques,
interprétées comme une espèce de virtualité formulées de façon
imagée, rendant l'actualité passive et inoffensive.
Les catastrophes naturelles font d'ores et déjà partie de
l'actualité quotidienne ; et ne sont le fruit que d'une mauvaise
gestion des systèmes climatiques gérés par l'homme. Les milliers de
morts comptabilisés échappent à l'esprit de conscience de ceux qui
ne sont pas concernés.
Les victimes de la guerre en Irak font partie d'un imbroglio devenu
complexe et inextricable, à tel point que l'ingérence intellectuelle
est justifiée !
Face à ces "détails" que l'humanité englobe dans son évolution, le
citoyen tente de se frayer un chemin avec les moyens que la société
met à sa disposition, en le tenant suffisamment à distance d'une
éventuelle dissidence individuelle !
En cultivant régulièrement de façon assidue la pertinence
intellectuelle à dessein de remettre en question la façon analytique
des médias, la critique journalistique devient dissidente de celles
qui restent, par obligation professionnelle, conformiste à une
éthique intellectuelle : c'est-à-dire tous les journaux officiels de
l'appareil libéral qui leur donne droit à une expression
conformiste. De Jean canal