Les billets d'humeur... de Jean Canal                                           Notre soucis : préserver la liberté d'expression par tous les moyens légaux en exercice !Home Page

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  " Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libre."
                 De La Boétie. 1546.


La publication des articles rédactionnels de ce site sont le fruit de l'analyse personnelle de notre rédaction qui recherche naturellement une façon tout à fait particulière de traiter ce que tout le monde nomme : information. L'appareil médiatique qui exploite l'actualité à des fins professionnelles met quotidiennement en exergue les points populistes de la médiatisation : répondant au critère de l'offre à la demande ; principe sélectif et discriminatoire ; ce à quoi nous nous refusons, nous accordant ainsi un droit de regard différent, afin de revoir et corriger certains points d'actualité... inexploités. Site d'expression directe, il ne néglige pas pour autant le sérieux quand celui-ci doit impérativement être sollicité.                                                                                                                                                                       Jean Canal
 

Notre société ayant dilapidé toutes les richesses humaines que les siècles avaient soigneusement, sans mal, certes, accumulées, avec, entre autres, des conquêtes sociales, souvent très conflictuelles et parfois informelles, elle recherche, en permanence de nouveaux modèles d'existence susceptibles de convenir à la globalité des citoyens. De paix, effectivement, il n'y eut que dans les esprits confinant à la vérité, s'en rapprochant sans jamais la toucher ; cette vérité tellement recherchée par les profanes ! Le spirituel, et non le religieux, fut relégué au simple rôle de vecteur psychanalysant l'âme ; là où les prêtrises conventionnelles ne répondaient plus à l'appel de l'esprit  -alors qu'il est indissociable de la pensée (relire Pascal) ! Nonobstant une certaine aptitude à prêcher la raison comme étalon social,  Il s'ensuivit une évolution d'un point de vue général, dans le domaine du matérialisme, particulièrement caractérisée par un investissement dans une rationalisation du  virtuel, pris comme mode d'expression entre les individus. Relayant la pensée réflexive par un mimétisme coercitif avec le général, la société de l'apparence, où tromperies et lâcheté se conjuguent au même temps simple du présent, sans auxiliaire verbal qui eût pu décomposer la signification intrinsèque du sujet, a définitivement englobé les valeurs qui l'avaient érigée, lorsque elle se targuait d'être la référence historique de l'humanité !

On pourrait se consoler avec des cercles strictement fermés à la pensée subversive, protégeant ainsi les connaissances fondamentales de l'existence, mais, rien ne garantirait que ce savoir, aussi séduisant qu'il paraisse, fût à l'abri de spéculateurs de l'esprit : les sophistes institutionnels de la constitution démocratique ; celle que nous reconnaissons comme légitime !  Il faut se rendre à l'évidence que la société suit un parcours jalonné par ceux qui, en amont du pouvoir qu'ils exercent (et ne voyez point, ici, une accusation portée à l'encontre de la politique) ont tout intérêt à maintenir toute une population hagarde, sujette plus aux distractions qu'aux réflexions intellectuelles dont la valeur appartient à chacun, selon ses propres capacités à en déduire une acception juste.

L'objet étant ce par quoi il fut élaboré, au cours de l'histoire de la pensée, il demeure désormais une entité relativement appauvrie par la puissance de la raison générale qui lui confère une apparence d'authenticité ! Ce qui nous amène à conclure, cher lecteur, (puisque ta lecture te rend complice de l'humeur de ce billet -il y a même association de Mal-pensant-) que nous devons impérieusement préserver du mal tout le bien qui nous est fait... et cela dans l'ultime dessein de restituer au fondement des choses toute leur force, aujourd'hui, caduque ! En espérant que le rôle dévolu par la présente réflexion  se voulant toute subjective, s'entend, te soit bénéfique, ô lecteur ! la pensée exfoliés de cet esprit te souhaite de pouvoir un jour franchir les étapes qui te feront appréhender la vie, de façon strictement différente ! Alors, tu prendras conscience, ô piètre lecteur ! de la petitesse de l'être et de la grandeur du monde ! Adieu !  

CRITIQUE DE LA PHILOSOPHIE. Pour reprendre les propos de Comte-Sponville dont le courant philosophique s'inscrit dans l'héritage de Montaigne et a fortiori d'Aristote, "le philosophe est par nature intellectuel ; tandis que l'intellectuel n'est pas systématiquement philosophe." (nous pourrions nous risquer à opposer B.H.L. à Finkielkraut). C'est cette confusion des genres qui à travers des discussions orchestrées par les médias, ont semé définitivement le doute dans les interprétations intellectuelles à soutirer de la manne audiovisuelle ! -Là, en effet, se complaisent des archétypes de la société du spectacle, applaudis par le populisme de classes !- Il n'en est pas même vrai de dire qu'un professeur de philosophie n'est pas philosophe... Et en poussant l'introspection de ces réflexions nous pourrions nous autoriser à dire que le cantonnier du coin peut l'être, selon l'appréhension de la vie qu'il formule, en son esprit, en s'évertuant de gérer le temps à sa convenance ! En considérant, effectivement, les deux manières d'envisager la philosophie (classique), selon des critères de référence propre à son histoire, il y'aurait la philosophie populaire (Jung) par laquelle on découvre les auteurs de façon linéaire, et celle appartenant à la philosophie savante, étudiée dans les universités (on interprète volontiers cette dernière en un espace clos où la société apparaît distante de la place qu'on lui accorde vulgairement). Les critères d'évaluation de l'intelligentzia reposeraient, nonobstant, dans l'exploitation de la matière philosophique afin de la mettre au service de la pensée ; à condition que celle-ci soit au service du bien commun ! Jean Canal  26/01/2012.
"Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière" Zola dans "J'accuse"  
     
Lettre adressée aux européens. Haute-Garonne, cinq mai de l'an dix
Le moment est venu de refuser la politique que veulent nous imposer les pouvoirs des états qui sont sensés nous représenter. Incapables de résorber les problèmes de fonds dont nous sommes victimes par l'application de politiques favorisant des intérêts strictement personnels que ce fût au sens carriériste ou financier, les gouvernements successifs qui ont régnés en maître sur le système économique ne sont plus dignes de nous représenter, socialement !C'est à nous que l'avenir appartient ; nous qui incarnons une certaine idée généreuse et équitable du monde ; nous qui aspirons à plus d'égalité dans la fraternité universelle des peuples. Le mot liberté n'est point un mot vide de sens, lorsqu'il retrouve toute son origine qui permit aux peuples d'accéder à leur indépendance et d'assurer enfin leur autonomie. Une nouvelle servitude végète en filigrane des politiques à venir. Refusons-les ! au nom de la Liberté ! L'Europe semble consciente des conséquences encourues sur son hégémonie, sans consensus des états qui la constituent ; tellement inquiète que le conservatisme anglais de tradition, le nationalisme autrichien et les partis de l'extrême droite veulent se distinguer de cet oxymore conjugal ! L'avenir inspire des craintes réservées à l'encontre de politiques réactionnaires qui se voudraient garante d'une stabilité sociale sélective, pour ne pas dire ségrégationniste ! Les jours d'une certaine existence dorée toute relative à la vie en France, semblent comptés...                                 Jean Canal neuf mai deux mille dix
La révolte de l'esprit.


 Panem et circenses.
Citation de Juvénal (Junius Juvenalis), auteur satyrique romain, I° siècle après Jésus Christ.
En cette période de crise conflictuelle, nous gardons contact avec une certaine actualité susceptible d'apporter l'information !
Marcel Mauss : "Nous sommes entre nous en société pour nous attendre à tel ou tel résultat." Pour donner raison à l'auteur de cette citation, il faudrait qu'un équilibre stable permît de redistribuer une certaine richesse qui donnât à chacun la dignité inaliénable à laquelle il eût droit de prétendre, selon la légitimité des institutions ! C'est le respect de cette loi qui légitime la prétention à y participer. Les sociétés n'étant jamais conformes aux principes qui organisent leur système, elles développent constamment les infractions aux règles économiques, pratiquées le plus souvent, en toute impunité ! Les nouveaux modes d'échanges observés dans un commerce de proximité traduisent une société qui s'est constituée parallèlement à celle reconnue par la souveraineté nationale, sans pour cela corroborer le sens collectif. La confiance faisant défaut au sein des populations, elle est le reflet d'une image ostensible des états qui reproduisent un schéma erroné de l'évolution sociale. La réciprocité des rapports sociaux sur le plan de la justice a été une garantie qui positiva la construction générale des états... La mutation des sociétés est significative du nouveau comportement individuel qui tend à modifier ses mimétismes originels par lesquels elles se sont érigées ; une défiance communicative par un instinct de survie sociale est en train de transcender les fondements de la constitution républicaine, d'une part et de l'interprétation religieuse des dogmes institués, témoignant ainsi d'un affaiblissement de cette confiance que les citoyens font aux institutions. On assiste donc à une démission des devoirs qui seraient les garants des valeurs citoyennes inscrites dans la démocratie. L'urne étant un référant incontournable de la déresponsabilisé du citoyen qui confère, par ce biais, tout le pouvoir de décision, à l'élu de son choix, elle est devenue le moyen de prétendre à un changement utopique des sociétés établies. L'état de délabrement institutionnel dans lequel les sociétés se trouvent être arriver, traduit réellement une impossibilité de pallier aux difficultés croissantes de ce système attentatoire à l'intérêt général ! Complément. Jean Canal.


Les grandes aventures seraient-elles encore celles de l'esprit ? Revenons sur des thèses philosophiques, comme le personnalisme qui fut à l'origine du mouvement constitué par les partisans de la revue Esprit, citée dans les émissions de France Culture que vous écoutez peut-être. La référence intellectuelle dans le monde rédactionnel existe toujours ; nos intellectuels œuvrent pour extraire des problèmes actuels une solution qui, hélas !, (et vous l'avez compris) est soumise aux avis des politiques économiques ! Peut-on faire sans cette conjugaison des genres qui régit notre existence ? Oui à l'unanimité ! Les modèles de pensée ne firent que nous mettre en garde contre nous-mêmes ; de ce dont nous sommes capables dans l'interprétation du manichéisme défini par la notion de bien et de mal ! A priori nous avons dépassés les limites de l'entendement qui nous ferait prendre conscience de notre état ; tout autour de nous, le monde mis à nu le démontre : un conflit continu semble tenir les hommes en servitude ! Quand l'apaisement semble poindre au fil de l'actualité, une population surgit, manifestant un élan de liberté dans la révolte. Nous crûmes que la conquête de notre individualité allait nous libérer de l'asservissement de l'autre ! Dépendant d'un système de fonctionnement auquel nous appartenons entièrement, c'est-à-dire du conditionnement dès la naissance par l'appareil scolaire, puis dans le monde du travail devant impérativement observer des règles et enfin vis-à-vis de la société qui exige un certain conformisme, nous perdons au fur et à mesure que notre potentiel de réflexion diminue, notre propre liberté ! Bien entendu, le discours politique encensé par les médias qui dans leur rôle d'informateur sont tenus de transmettre une vérité toute relative à l'actualité, eh bien, ce discours suit l'orientation de raisonnement par lequel toute la(les) société(s) réagira pour prendre non seulement des décisions communes, mais, et c'est ici que la gravité est à son apogée, individuelles ! On constate, en effet, que la part personnelle dépend de celles des autres sans lesquels le sujet premier n'existe pas, dans cette société. Sans ce compromis intellectuel s'entend, il leur est pratiquement impossible d'exister au sens pluraliste du terme, comme l'entend la plupart. Cette fabrication de la pensée, car c'en est une, a fini par avoir une incidence sur le comportementalisme général, lui-même enclin à péricliter dans sa durée ; c'est peut être le seul point positif qui nous permet d'espérer un sursaut dans la réaction spontanée de ces peuples en quête permanente d'identité ! Paradoxalement, la réactivité sous toutes ses formes est fructueuse en action bénéfique pour un changement ! Oui, mais lequel ? Engluées dans la bioéthique et l'économie, les sociétés seront tenues de présenter des résultats satisfaisants pour obtenir un satisfécit qui légalisera leurs actions, quelles soient bien ou mal ! Salut Jean Canal.

Venons-en au fait qui dans l'actualité préoccupe les états européens quelque peu dubitatifs sur un avenir commun très incertain, dépendant également de celui de la Grèce, en sursis. Il faudrait selon toute logique chercher les causes d'une telle situation. Venue des Etats-Unis, avec la crise de l'endettement des particuliers, l'économie européenne s'est vue entrainer dans le sillon de la faillite des banques. Récapitulatif historique : 480 avant Jésus Christ, dit siècle de Périclès, la Grèce rayonne sur tout le pourtour de la méditerranée, par son intellectualisme dominant les cultures anciennes ; deux mille cinq cents ans plus tard, elle est devenue insignifiante ! La gestion de ce pays par des politiques à caractères affairistes, misant sur le développement touristique et les services aux personnes inactives (schéma identique en France) par quoi la richesse eût dû advenir, la Grèce ne brille plus que par l'histoire de son passé qui reste tout de même une référence dans le monde intellectuel ; mais là, il s'agit d'un héritage écrit, entre autres ! Comme en USA, les dettes s'accumulent et ne peuvent plus être rembourser, faute de recettes suffisantes ! De surcroît, comme l'Espagne, le Portugal, l'Italie et la France au demeurant l'Angleterre, le PIB de la Grèce est faible pour pouvoir faire face aux urgences économiques ; celui de la France inquiète aussi. Que se passe-t-il dans la sphère capitaliste, au cœur même d'une Europe à peine reconstruite ? Le mot clef qui a provoqué ce séisme économique est : la spéculation ! Ajoutant à une délocalisation favorable à cette manœuvre financière, une dévaluation dans la consommation française, notamment, privée de ressource. Avec des populations vieillissantes, en Europe ; d'autres plus jeunes sans perspective d'avenir, les états les plus fragilisés par leur infrastructures privées de ressources internes et qui génèrent des emplois insuffisants, et souvent virtuels dans des systèmes sociaux obsolètes, les états européens inscrits dans cette conjoncture sont voués à connaître une précarité dont leurs dirigeants, pourtant politiquement très bien informés, ne soupçonnent pas les conséquences catastrophiques des retombées sociales ! C'est peut être une bonne chose pour assainir les sociétés et envisager une autre façon de fonctionner favorablement à une population continuellement spoliée d'un bien fondamental : l'activité rémunérée ! Et évidemment, nous comprenons que la Turquie hésitera, du moins sa population, à postuler pour une place dans l'Europe. Les nationalistes peuvent, d'ores et déjà, se réjouir de leur ascension croissante qui peut-être précipitera ce changement très attendu par les populations défavorisées... Jean Canal lundi.  
La nouvelle éthique. A l'épreuve des lois et des institutions qui lui confèrent sa raison d'être et notamment de prévaloir au cœur de la vie privée, elle se définit sous de nouveaux aspects encore jamais appréhendés jusqu'à présent : "l'obligation de vérité !" Les administrations y ont un devoir devenue civique vis-à-vis de leur employeur : l'état ! Les professions rattachées à différents degrés à l'appareil étatique et qui sont confrontées à une population sujette à des dérives entrainant des actes de violence, comme dans l'enseignement secondaire, notamment, y sont diligemment conviées afin de prévenir des risques encourant au sein de la société. Les professions libérales doivent également se soumettre à cette forme d'investigation pour déceler des anomalies dans un système qui souffre de carences sociales considérables. Les médecins sont tenus de révéler, voire de dénoncer toutes "bizarreries" observées sur des patients ayant subi des sévices psychologiques ou bien corporels ; le secret de la profession n'existe donc plus face aux impératifs gouvernementaux ! On sent combien tout un pan de la société de classes échappe à l'état qui ne peut plus gérer son propre système mis à mal par une pratique concentrationnaire des pouvoirs. Il y a effectivement un refus de la part de la population, y compris des corps institutionnels, un malaise notable pour une politique austère à l'encontre d'un ensemble d'individus qui aspirent simplement à plus d'égalité ! L'échec est évident. En ce sens que ces alternatives à connotation dénonciatrice rappellent une certaine époque quand il était du devoir de chacun de l'autre, le danger de se tromper ou bien de saisir l'occasion de créer un quelconque quiproquo demeure. Bien que pays des droits de l'homme, la France reste le pays le plus épinglé par Amnesty international sur le non respect de ses droits et les atteintes permanentes à la liberté individuelle ! Nous en sommes arrivés maintenant aux guerres intestines inspirées par les fondamentalismes religieux qui déclarent, insidieusement, les hostilités à l'encontre d'infidèles désignés ! En Israël, où les conflits religieux entre les deux communautés antagonistes sont ancrées désormais dans l'usage et la coutume, nous assistons péniblement à un durcissement de la religion judaïque à l'encontre de ses propres laïques israéliens qui refusent d'appliquer les ordonnances de la Thora ; spécialement à Jérusalem ! Il en est de même en Islam où lentement s'instaurent des préceptes rigides excluant les progressistes versant dans la tolérance. Le Christianisme souffrant de carence dans sa désuète pratique, tend à revenir sur des valeurs traditionalistes que le Pape Benoît XVI insuffle compendieusement aux diocèses. Au cœur de tous les conflits impliquant l'Islam, la religion ne fut jamais aussi présente dans la gestion politique de l'humanité ! En pleine guerre de religion au cœur même de sociétés laïcisées, les civilisations monothéistes couvent des conflits internes qui ont des relents de guerres saintes. Jean Canal. 
Insouciante conscience des civilisations modernes qui accusent une passivité dans leur acceptation du monde. Contrairement à d'autres populations qui sont victimes de l'évolution industrielle des sociétés occidentales, la Chine et l'Inde génèrent de la pauvreté à grande échelle tout en rivalisant sur les marchés financiers. Etre passé de l'état de pauvreté économique à celui du capitalisme, en quelques années seulement, implique une restructuration de fond des relations entre classes sociales naissantes, autrefois dissoutes dans l'uniformisation, particulièrement pour la Chine ! L'Inde étant toujours plongée dans une pauvreté extrême caractérisée par les castes et ethnies qui constituent cet immense territoire, elle ne peut plus prétendre à une égalité, comme la Chine, d'un point de vue de la consommation, avec les pays occidentaux ; c'est un critère dont on ignore encore les tenants et les aboutissants. Jean Canal 29 mars 2010
Nous nous étions promis de ne plus revenir sur l'écologie puisque ce thème récurrent fut traité, exploité sous toutes ses formes ! Inutile de revenir sur ce que tout le monde sait aujourd'hui ; mais plutôt sur des points très particuliers de ce que la plupart n'ont pas encore compris... N'ayant point de science infuse dans le domaine, il est évident, enfin nous semble-t-il, que la dépollution de la planète n'a pas encore commencé. L'effort de certains pays à vocation écosystème est notable mais reste vain sans la participation active des états récalcitrants en matière de Co2. La démission de Hulot, Nico, pour les fans, permet de comprendre, du moins, que le Grenelle fut une belle manipulation politique, comme nous le dénonçâmes, le jour même de son instauration !
Allez, Salut Jean Canal.  
Le structuralisme de Barthes répondrait-il également à celui de la pensée, en ce sens que l'analyse que le philosophe appliqua à la littérature et a fortiori à l'écriture, conviendrait au raisonnement ?  La retranscription d'événements transcende par un mécanisme de réflexions issues de la pensée qui donnera toute son interprétation à l'écrit. Est-il possible d'envisager que penser revient à donner un sens à un événement quelconque ? Le raisonnement suit un schéma de logique qui repose sur une vérité par laquelle va s'établir la déduction événementielle. Le je pense donc je suis. Cogito ergo sum ! C'est-à-dire je suis capable de réfléchir à partir d'une pensée qui me fait opter pour une attitude systématique, provoquant une réaction comportementale dont les conséquences sont tributaires de cette pensée ! En très peu de définition : la responsabilité individuelle est entière quand on se situe dans la position où Lévinas place ce sujet. [...] Le fait simple de le penser implique une complicité avec l'idée que l'on émet sur un sujet quelconque ! Bref ! Nous sommes tous responsables et coupables non seulement de nos actes et de notre comportement, mais également de ce que nous croyons maintenir caché : la pensée ! Les conséquences sont irréversibles dans le sens où elles entrainent toutes sortes d'actes attentatoires et préjudiciables à la personne. La syntaxe dont Barthes étudia le fonctionnement dans la structure de la langue, ce bienfait grammatical qui permet à la langue française en l'occurrence, de déplacer les mots au gré de la pensée, donnant à l'expression plus de persuasion et d'illustration dans l'évocation ; la syntaxe, donc, fut le propre de la sophistique grecque qui enjolivait les mots pour édulcorer la phrase, à dessein de persuader l'adversaire, ou bien, simplement la personne que l'on voulait convaincre du contraire de la vérité ! Les hommes politiques sont les principaux adeptes de cette pratique qui, autrefois, faisait l'objet d'une classe que l'on appelait : "rhétorique". C'est Platon qui dans son Gorgias en donne la plus évocatrice réalité en opposant Socrate défenseur de la rhétorique et Gorgias de la sophistique. Les figures de style que nous utilisons systématiquement de façon inconsciente font partie de cette étude indispensable aux Lettrés et notamment à ceux qui, jadis, prétendaient au titre de littérateur (voir Diderot : "les Humanités"). Les tropes intègrent les figures de style et de pensée dont font grand usage les politiques en appréhendant les réactions intellectuelles qui en découleront. Sur France culture, le matin, Bernard Slama manie adroitement cet outil du langage pour traiter tous les sujets d'actualité à la faveur des invités de l'émission. Le résultat escompté est renversant, quand on assiste à l'acquiescement de l'auditoire face à la vérité raisonnée ! "Je pense donc je suis" : "Discourt de la méthode" ; premier écrit en français pour une compréhension générale ; sous forme de récit, il ne présente pas de difficulté particulière. Le thème de la vérité inclus le doute par lequel la vérité apparaît ! C'est d'ailleurs le doute qui permet de confiner à cette vérité dont il faut douter judicieusement ! La passion de l'authenticité qui était le propre de Sartres donna naissance à l'existentialisme par lequel l'être se révèle être ce pour quoi il est fait et ce pour quoi on le destine. Il y a quelque chose de commun entre Levinas et Sartres ou du moins la pensée philosophique de ces deux maîtres à penser : l'individu pris comme vecteur de sa propre existence. En culpabilisant l'individu pour ses actes pensés et réfléchis en lui imputant la circonstance atténuante due pour la seule valeur que son entité représente, ces auteurs l'ont libéré d'un joug qui l'aliène à sa servitude perpétuelle devant le conditionnement sociétal ! Est-ce pour cette raison que dans son ensemble la responsabilité de chacun est reconnue par tous ? La part d'innocence existe par le doute qui peut survenir dans l'hésitation de la culpabilité individuelle de tous ! Comprendre c'est ne point juger disait le sage car juger c'est ne pas comprendre ; mais le jugement est systématique et appartient à un fonctionnement effectivement structuraliste de la pensée, puisque il fait l'objet de pratique permanente pour apporter une éventualité toute subjective, certes, de la pensée. La remarquable preuve d'un tel phénomène réside dans un quotidien riche en exemples majeurs dans l'authenticité des faits qu'il véhicule au profit de la pensée ; traduisant parfois la pauvreté d'esprit incarnée. Jean CAnal.
La crise de la pensée. Elle survient en pleine "récession d'idées" de la part du monde intellectuel qui n'est plus capable, avec certitude, de dresser des perspectives pour éventuellement répondre aux alternatives contemporaines, confrontées à l'insoluble ! Depuis la disparitions de personnalités, comme Bourdieu, Desanti, Claude Lévy Strauss et tant d'autres qui avaient une influence sur le cours des histoires socio politiques, ni Finkenkraut, ni Onfray et pas même Chomsky ne peuvent dresser un plan de sauvegarde identitaire, aux niveaux nationaux ! Les mouvements altermondialistes ont représenté un souffle nouveau pour les civilisations asphyxiées, rompues à l'exercice des sociétés consuméristes, cultivant l'équité et la fraternité ! Un assainissement au cœur même des sociétés s'avère indispensable pour équilibrer, à nouveau, les relations internationales vouées aux inévitables conflits de civilisations. La démographie, dont le terme présente des interprétations péjoratives, dans le meilleur des cas -puisque tout est relatif-, implique que la planète connaitra ses Huit à neuf milliards d'habitants, incessamment sous peu. L'intégration de ces peuples en devenir est un problème pour ceux qui refusent de se préoccuper de l'avenir universel ! Toute la politique menée avec force subtilité s'inscrit dans une pratique favorisant, comme vous n'êtes pas sans le savoir, des intérêts communs entre états hégémoniques dans le pouvoir mondial ! Les clivages sociaux fondés sur une idéologie politique, ne prévalent plus dans les nouvelles pensées qui construiraient une, voire des, nouvelles sociétés. Le passé est trop lourd à porter pour pouvoir s'en défaire, sans en garder des composantes qui auraient une incidence négative sur l'évolution. Au niveau national, les peuples vivent une crise identitaire ne fût-ce que part la perte de tous repères historiques dans le quotidien. Véhiculant une espèce d'archétype sur lequel ils espèrent vaincre un avenir très incertain, les peuples issus de la production marchande assisteront à la chute des empires qui leur ont permis d'exister et d'asservir le reste de la planète. Et nous pouvons que nous en réjouir !!! Jean Canal. à suivre... ultérieurement.
S'informer pour comprendre.
Jetons le pavé dans la mare quitte à éclabousser l'entourage qui feuillette, cahin-caha, notre site en espérant y découvrir quelque chose de nouveau, voire, sans prétention, une originalité ! Depuis décembre 2008, date de l'installation du compteur, nous avons dépassé 26000 visites et un tantinet plus ; relativisant tout effet de constatation, nous avons compris que la quantité ne prévalait point sur la qualité ! N'ayant pas voulu compter les visites dès le début de notre parution sur la toile, en mars 2006, sans doute par idée préconçue sur cette remarque concernant le quantitatif, nous pourrions évaluer une moyenne décroissante chronologiquement avec un maximum de soixante dix à quatre-vingt mille visiteurs depuis notre existence ! Nous savons, hormis les curieux, que certains médias notoires nous rendîmes visite par courtoisie, sans critique acerbe et quelquefois avec éloge retenue ; ils vinrent voir seulement pour constater qu'ils ne sont plus les seuls à émettre sur la toile... quand bien même nos qualités d'expression seraient loin d'égaler les leurs ! Et ces médias ont compris qu'il fallait relever le défit que des petits comme nous leur lancions afin qu'ils remissent en question leur idée surannée du journalisme et surtout la conception qu'ils s'en faisaient. Muselés, pour la plupart, par des traditions d'écriture que l'on appelle communément "ligne éditoriale", ils recherchent tout de même l'originalité qui les distinguerait les uns des autres ; hélas ! nombreux sont ceux qui se ressemblent tel qu'un copier coller que nous ne pratiquons sous aucun prétexte sous notre signature !!! contrairement aux basses divulgations d'ordre primaire qui furent émises à notre encontre par des critiques infondées mais inspirées de l'absence d'argumentation dont elles firent preuve ! honni soit qui mal y pense ! nous avons également besoin de nos détracteurs pour exhausser notre niveau intellectuel qui, en tout a priori, les dérange désagréablement... Merci !
Le net foisonne en matière de sites de presse en tout genre. Il existe les officiels qui appartiennent aux grands groupes de presse installés et reconnus ; puis les néo journaux et revues qui prennent des connotations contestataires (Médiapart pour ne pas le citer est très pertinent) en ne s'inscrivant point dans le commun de la presse people. Ils sont relativement bons quand ils s'écartent des sillons profonds du travail banal d'une rédaction qui n'apporte rien à l'information ! (redondance er sophistique aidant !) Rassurez-vous, cela nous arrive ! Enfin, la presse dite alternative dont nous faisons partie, arriva : dotée d'esprits subversifs, de révoltés d'opposés à tout et de contestataires fomentant des révolutions personnelles , elle parvient à véhiculer des idées qui font leur chemin dans cet alter mondialisme contrebalançant les pouvoirs en place ! Il ne s'agit pas de tout critiquer, mais plutôt de relever les dissensions qui altèrent la vérité de la réalité... En s'évertuant de restituer le plus d'authenticité à l'actualité analysée de façon circonspecte ! C'est assez prétentieux pour la plupart de ces médias, mais le résultat est souvent au rendez-vous.
Dans une moindre mesure, chaque média traite selon une réflexion personnalisée qui confère au journal sa notoriété : le Monde Diplomatique est la référence en ce domaine ; il fit ses preuves à travers un travail d'analyse appréhendant les événements. La revue Esprit, bien que s'adressant à un électorat averti, donne le ton en matière intellectuelle ; on ne peut pas faire mieux ! Quant au Courrier international, il est l'indispensable complément à une presse étrangère par trop nationaliste. Il y en à d'autres, évidemment ; c'est ce qui fait la force de la presse : une concurrence intellectuelle médiatique ! L'audiovisuel, lui, s'est considérablement amélioré avec la chaîne Arte qui mélange de façon intelligente les reportages et les thèmes culturels avec des débats d'actualité, sans parler des rétrospectives historiques instructives. Au niveau culturel, la France se maintient dans les premiers rang, si ce n'est celui qui a la prime place, notamment avec France Culture qui fait toujours l'exception.
Alors, comment se fait-il qu'il y ait toujours autant d'analphabètes, d'incultes et de personnes désinformées... Le choix leur est pourtant donné dans ce large éventail médiatique ! Il est vrai que la facilité de se laisser porter par l'image qui obnubile ce spectateur désengagé est très confortable, surtout parce qu'il se déresponsabilise volontairement des problèmes qu'il incombe en dépit d'engagement, au politique. Devenant incapable de prendre suffisamment de recul sur les événements qui le dépassent, ce spectateur-là, se persuade que la vérité étant mise au grand jour quotidiennement par des médias insalubres, il n'a qu'à se fier à ceux qui gouvernent...
Toutefois, ne perdons jamais de vue que la notion d'argent reste un critère d'excellence dans les moyens de diffusion de l'info. ; c'est peut-être pour cette raison que nous sommes limités sur la qualité des bienfondés de notre initiative journalistique : il n'est plus question, désormais, de critère intellectuel justifiant les analyses, mais de temps auquel est imparti l'argent : indispensable vecteur médiatique !
L'actualité dans le monde est devenue la priorité de l'information quotidienne des médias qui la transmettent selon des codes de lecture personnels ; c'est leur rôle de diffuser une réalité quotidienne. C'est encore leur rôle de mettre l'accent sur le thème excipé en exergue par-devers un lectorat choisi, sélectionné par lui-même afin de produire un maximum de conviction... Radio, télévision et presse écrite sont avec internet les principales sources de diffusion de l'événement mondial. Selon l'importance médiatique de cet événement, les médias seront le valoriser pour lui prévaloir la prime place ! Peu importe sa qualité, peu en chaut sa priorité ! L'essentiel pour un appareil médiatique est de présenter à un peuple ce qu'il veut voir et entendre ! L'information de masse qui passe souvent par l'image, indispensable moyen d'attirer l'attention et, notamment, de la retenir, crédibilise son système par les moyens d'exploitation qu'elle se donne pour convaincre l'auditoire ! Bien que concerné, le citoyen reste passif et impuissant face à la force du pouvoir qui exerce sa suprématie, en légitimant son exercice, moyennant les soupçons de vérité qu'il révèle. quand bien même serait-il engagé intellectuellement ou, pourquoi pas, religieusement, le citoyen assiste à l'évolution en spectateur actionnaire. Qui pourrait remettre en cause le pouvoir des autorités suprêmes, si ce n'est, dans une démocratie, les partis politiques opposés. Le délayage quotidien d'une opposition politique qui contexte pertinemment les applications d'un pouvoir légitimement reconnu par ses citoyens, pose le problème de l'éducation de tout un peuple qui ne sait plus distinguer le vrai du faux et la réalité dans l'actualité. la lumière qui est faite de façon pertinente sur l'actualité médiatisée éblouit la vision du regard que nous portons sur les événements. Fournir un effort intellectuel pour tenter de comprendre réellement les raisons qui motivent la politique, afin d'en connaître les enjeux, relève d'une implication exhaustive trop assidue pour que nous nous y intéressions vraiment. Cette espèce de laisser faire permanent qui s'est instauré en nous s'inscrit dans une lassitude que la politique nous a inoculée, sans que nous en prissions garde ! Soumis, quand bien même nous nous manifesterions véhémentement à travers des heurs et soubresauts provoqués par l'abus de pouvoir exercé politiquement, nous cautionnons, passivement, un système qui nous confond dans la masse de la consommation, à laquelle nous ne pouvons plus réchapper !!! Le révolutionnaire est mort avec la révolution ; les rescapés ont compris que dire la vérité dessert le mensonge pratiqué avec outrecuidance, en toute légitimité !
Du système bancaire par lequel transite notre argent qui travaille à la seconde près à notre défaveur, en passant par l'obligation de consommer des produits de première nécessité que le système nous impose dans le marché de la distribution consumériste, il reste la seule opportunité de choisir entre une dépersonnalisation de son identité qui nous marginaliserait au sens négatif du terme, ou bien se confondre dans la masse en pratiquant la décroissance idéaliste de ce système. Le coût porté en adoptant cette attitude dernière, ébranlerait une économie, d'ores et déjà, vacillante... Cette forme de résistance que nous pouvons facilement appliquer au quotidien aurait des répercutions mondiales dans le domaine de l'économie !
Nonobstant ces réflexions du jour, En osant émettre une comparaison prudente entre le siècle brillant de Périclès qui se distingua, au v° siècle avant JC, par l'apogée de son intellectualisme florissant dans tout le pourtour de la méditerranée et au-delà, avec notre début de XXI° siècle, apparaît alors cette certitude qui révèle que deux mille ans d'histoire n'ont toujours pas résolu les problèmes de fonds de la vie en société, et que cette société régresse considérablement, si l'on considère que nos penseurs contemporains, intellectuels confondus, se réfèrent constamment à la pensée des anciens, plus particulièrement celle de Platon. L'avancée technologique ayant supplanté celle de la réflexion idéologique qui tend à repenser une forme de vie, moyennant la philosophie et la sociologie, les sociétés sombrent dans une espèce de monotonie rédhibitoire qui les conforte dans l'idée qu'elles se font d'elles mêmes, à savoir une oligarchie de l'économie !!! N'ayant, donc, point voulu tenir compte de l'avis des penseurs anciens et modernes qui n'ont eu cesse de nous rasséréner notre devoir vis-à-vis du comportement à adopter face à l'humanité, nous allons bientôt nous acquitter d'une redevance dont le prix nous coûtera très cher ! Le savoir étant de plus en plus confisqué légalement, le citoyen se nourrit essentiellement d'une manne quotidienne donnée en pâture sous forme de distraction et de divertissement. Et pourtant, les moyens d'accès à la connaissance n'ont jamais été aussi importants dans cette histoire humaine. Le potentiel de ce savoir est immense, mais sciemment inexploité ! Partiellement, il fait l'objet d'intérêts ci et là pour des gens qui se confinent à une minorité, se préservant ainsi de l'inoculation de la destruction passive intellectuelle qui les guette à l'horizon de l'hécatombe humaine.
Alors l'accession aux démocraties dites libérales, prônant une certaine liberté d'expression qui serait tentée d'exprimer la volonté légitime d'un peuple, ne donna lieu et ne donne encore que de piètres résultats aux scrutins avides de pouvoir. L'intérêt de la nation se matérialise par cette puissante économie de marché qui tend à gérer le monde.
Là où tout peut être dit et écrit, il y a encore une absence délibérée d'attention de la part de ceux qui écoutent, regardent et lisent ! Ce n'est pas leur passivité qui cautionne le système, mais le renoncement à leur identité individuelle. Parce que liés intrinsèquement les uns aux autres desquels ils sont dépendants, les individus ne peuvent réchapper à une existence formater par le système qui n'admet pas tout dissident !!!
jean canal
Claude Levi-Strauss.
Un homme, une pensée. Le bilan des sociétés établi sous forme de verdict par Claude Levi-Strauss, décédé en novembre dernier, est sans appel ; concernant l'analyse critique constructive de l'humanité, l'ethnologue s'exprime : "Ce pessimisme me paraît être après tout offrir à l'optimisme sa meilleur chance, parce que c'est à la condition d'être très pessimiste que nous prendrons conscience des dangers qui nous menacent, que nous aurons le courage d'adopter les solutions nécessaires et que donc peut être nous pourrons recommencer à avoir une certaine dose d'optimisme modéré." Donnant une conclusion pessimiste sur le contexte planétaire actuel, Claude Levi-Strauss tire les leçons d'une gestion de l'humanité au cours du siècle dernier ; élu et reconnu le maitre à penser de cette deuxième partie du XX° siècle, derrière Raymond Aron et Jean-Paul Sartre, il représente une référence incontournable dans le bilan actuel des conjonctures sociales, d'une part et dans les conséquences climatiques, d'autre part. De formation philosophique puis devenu sociologue, il étudiera le comportement des sociétés primaires par lesquelles il construira son œuvre. Ecologiste avant la lettre, il prit très tôt conscience des problèmes inhérents aux sociétés dans leur fonctionnement ; l'attitude consumériste restant le principal facteur de destruction de l'équilibre planétaire, l'ethnologue fut le premier à assister à la dilapidation du patrimoine naturel de l'humanité. Malgré les admonestations de personnes de notoriété comme Hubert Rives, (Mal de terre : à lire) les politiques tributaires de leur système de gestion économique ne tinrent pas compte des avis scientifiques autorisés, concernant le contexte climatique. Ni le GIEC ne put influencer les états souverains afin de prendre des mesures à l'aune du problème. L'impasse dans laquelle se trouvent les états pollueurs révèle leur impossibilité de solutionner le problème. à suivre............... Jean Canal 7 décembre 2009
Claude Levi Strauss : « Ce que je constate : ce sont les ravages actuels ; c'est la disparition effrayante des espèces vivantes (?) et le fait que du fait même de sa densité actuelle, l'espèce humaine vit sous une sorte de régime d'empoisonnement interne - si je puis dire - et je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence. Ce n'est pas un monde que j'aime. » Cette déclaration de Claude Lévi-Strauss en 2005 peut surprendre, pourtant l'ethnologue avoue depuis longtemps exécrer la société dans laquelle il vit. Infiniment plus proche des peuples primitifs qu'il étudie, des peuples qui sont écologistes pour survivre, Levi Strauss dénonce le mépris de l'Occident pour le savoir -notamment médicinal- des Indiens. Professeur de philosophie, il s'oriente vers la sociologie pour verser dans l'ethnologie où il excelle avec une analyse circonspecte des comportements chez les peuplades brésiliennes ; son livre culte qui est une référence : "Triste tropique" commence par une phrase pessimiste dont l'auteur donne une explication tout aussi intelligente : le pessimisme permet de relater la réalité existante et de prendre conscience de son état afin de rester optimiste pour l'avenir ; c'est une façon de combattre le pessimisme d'être réel avec lui. Jean Canal
Le personnalisme. Courant intellectuel fondé par Mounier, en 1935, il s'inscrit dans l'Esprit de réforme qu'un groupuscule d'intellectuels des années trente insufflèrent à une jeunesse déchue de valeurs. "La moisissure du monde moderne est si avancée, si essentielle, qu'un écroulement de toute sa masse vermoulue est nécessaire à la venue de nouvelles pousses." Non conformistes, convaincus qu'il fallait une révolution pour achever cette civilisation moribonde, les idéalistes de ce courant avaient pressenti l'urgence de précipiter la société de l'époque dans le cloaque des immondices où elle se complaisait ! Les jeunes intellectuels qui animèrent ce courant de pensées critiques, ne songèrent pas à la naissance d'un ordre nouveau qui à son tour finira par imposer une marche à suivre, sans espèce de liberté que ce fût pour prétendre à une démocratie universelle ; non ! Ils aspirèrent à une civilisation pluraliste où l'existence de chacun ne mutilerait point celle d'autrui ! L'évolution des idées qui se forgèrent à l'expérience des événements politiques du siècle dernier, prit une circonvolution inattendue de la part de ceux-là mêmes qui en furent les initiateurs.  Imprégnés de divers courants idéologiques issus des soubresauts de l'histoire politique et spirituelle, l'Esprit de réforme avant tout intellectuelle vint s'instaurer d'elle même dans l'idéologie pratiquée ! Spirituelle au départ, puis glissant vers le politique inévitablement en épousant les idées des différents mouvements que représentaient les idéologies de Gauches, la revue Esprit que ces intellectuels avaient fondée, à défaut d'avoir voulu changer la société par la révolution, connut une aventure peu commune dans l'histoire de la presse, puisqu'elle est encore d'actualité, ayant été remaniée dans sa ligne éditoriale, mais en préservant le même esprit. Aujourd'hui tous les intellectuels connaissent la revue Esprit, elle fait partie du monde instruit de l'intelligentsia française qui s'y réfère, en consultant des articles d'une grande pertinence analytique ; c'est tout ce qui fait la différence d'avec la presse hâtive ! Quel intérêt pour ce courant de pensée plus qu'un autre, alors que souvent dans son histoire on a attribué aux intellectuels de cette revue leur appartenance à droite, d'une droite catholique, comme ce fut le cas avec Jacques Maritain et Henry Guillemin, ami de Mauriac ! C'est véritablement dans cet état d'Esprit que la revue se fonda : moraliste tout en combattant les nationalismes ! De nos jours, les grands intellectuels qui collaborèrent à cette entreprise ne se retrouvent plus. La formation de l'intellect entendue comme répondant aux préceptes de la pensée, se résume à une relecture continue d'auteurs commentés par un professorat à la culture caduque ! Les maîtres ont désormais une âme de valets ! Toutes ces sociétés idéales auxquelles les penseurs ont rêvées se sont avérées imparfaites, lorsque l'on a voulu les édifier sur un modèle s'écartant de cet idéalisme ! L'épopée technologique du savoir réduit au minimum atteste de cette déchéance sociale par l'absence de réflexion personnelle, favorisant l'esprit du collectivisme lui-même assujetti à la pensée unique ! Le personnalisme de Mounier revient comme toutes les formes de pensées qui contribuèrent à ériger les sociétés. Est-il plus à même de répondre à une expectative de gens dubitatifs piégés dans un système auquel ils ont contribué, et, au demeurant aspirant à une autre façon de vivre ? ! La réponse appartient à chacun des protagonistes de la philosophie de vie que autrui se constitue pour parvenir à ses fins, sans pour cela en justifier les moyens ! Les courants de pensées empreints de philosophie politique ou spirituelle ne prévalent que dans la mesure où ils ne desservent pas la société ! ; car produit indissociable de cette dernière, l'être ne peut prétendre à son émancipation que dans ce contexte où il reste minoritaire. Jean canal  

 Que reste-t-il de la Révolution française ?
Plus de deux cents ans après la prise symbolique de la Bastille, l'abolition des privilèges fut-elle la reconnaissance de l'égalité des citoyens dans la République unique et indivisible ? La fin de la monarchie sonna le glas pour tout un peuple soumis aux exactions sanguinaires d'une dictature vengeresse qui illustra des années d'humiliation, de servitude et d'esclavage ! Conspiration et délation fomentaient les révoltes d'un peuple versatile sujet aux tempérances politiques de quelques intellectuels "enragés" (ce terme désignait les extrémistes) ! L'abolition des privilèges et des droits féodaux fut certes accueillie avec enthousiasme par la population ; mais, la corruption et les prévarications exercées sur des citoyens suspectés de comploter n'en finissaient pas de pourrir l'état souverain du peuple qui se mettait en place ! En perdant un roi, le peuple favorisa des dictatures dont les chefs révèrent de pouvoir absolu ! Les exécutions sommaires se pratiquaient selon la tendance politique au pouvoir, en favorisant tel ou tel parti et en décapitant ceux qui avaient porté la Révolution à son apogée ! Mal entouré, le Roi n'eut peu de chance de réchapper au sort qui lui était promis, vu l'état des finances que la noblesse dans sa majorité avait dilapidée. Néanmoins, la lumière vint de ceux-là mêmes qui portaient une particule devant leur nom ! Lorsque Kant appris le début de la révolution en France, il remit à plus tard sa promenade quotidienne à laquelle il ne dérogeait jamais ! Un signe qui traduisit l'acquiescement à cette nouvelle manifestation annoncée par les philosophes précurseurs de l'événement. L'Amérique libérée du joug anglais grâce à Lafayette avait su tirer profit des préceptes dispensés par les penseurs français et européens : Rousseau, Voltaire et les encyclopédistes, pour ne pas les cités tous. Les nouveaux maitres du pays qui se sont en fait suppléés dans la "gouvernance" inspirée de l'ancien régime, semblent également vouloir se couronner à l'instar de la royauté ! S'étant, itou, constitués en garant de la démocratie républicaine, elle-même érigée sur l'autel de la promulgation des droits de l'homme, cette forme de démocratie, loin d'appliquer la philosophie d'Aristote, tend, derechef, à vouloir adapter selon "les besoins" une politique opportuniste ! La France d'aujourd'hui, et c'est là qu'il faut en venir, ne représente pas cet héritage révolutionnaire qui appartient à une entité issue d'une pensée humaniste ! L'esprit de cour qui règne à l'heure actuelle, nous rappelle une certaine concentration des pouvoirs de l'état, lesquels dépendent de la volonté d'un seul homme. Les maîtres de séant n'ont qu'une âme de valet pour penser de la sorte ! c'est dire combien le grand esprit des Lumières qui fut à l'origine de la raison du peuple est moribond ! Jean Canal.
3 octobre 1796. Parce qu'il était blond, avait les yeux gris et qu'il était âgé d'une trentaine d'années comme celui qui était blond, avait les yeux gris et était âgé d'une trentaine d'années, il fut condamné à mort ! "Je meurs innocent, assassiné par la justice", clama t-il à sa femme et ses deux enfants ! Joseph Lesurques entre ainsi dans l'histoire par un fait de justice qui fut la première erreur judiciaire attestée par la culpabilité des protagonistes de ce que les historiens ont appelé :   
Robespierre, Danton et l'Accusateur public !
Tous complices Tous coupables ! Un pouvoir inépuisable........................
Robespierre, Danton et l'Accusateur public !  IL fallait qu'une tête tombât, autant que ce fût celle la plus intelligemment remplie parmi toutes les têtes connues qui semblaient innocentes. Le stratagème relève de la procédure ordinaire qui tend à accuser pour se défendre ! " Ce n'est pas moi qui fus à l'origine de cette polémique politico médiatique" put on entendre dans les corridors du palais de justice où la magistrature drapée de ses plus beaux atours s'évertua de rendre la justice ! "Je ne fus que l'objet de cette manipulation astucieuse dont les conséquences salissent mon honneur !" entend-on de par les voix de la défense ! L'honorabilité des gens de biens n'est pas à remettre en cause dès l'instant qu'il est prouvé que ces gens-là sont effectivement d'un honneur irréprochable ! Et c'est sur cette vertu que repose toute l'ambivalence de ceux qui se reconnaissent comme appartenant à la classe des intouchables ! D'un autre côté, en y regardant de près, on se rendra compte de la culpabilité de chacun à son propre niveau !

Les années Lumières.
Nul ne peut avec certitude augurer du lendemain notamment en matière socio économique puisque l'histoire a démontré au monde qu'elle suit une direction opposée à celle à laquelle les politiques croyaient l'avoir destinée. Ni le peuple plus asservi aujourd'hui par une aliénation économique, ni ses représentants ne trouvent une solution en forme d'alternative aux problèmes de fond que la société rencontre. Aurions-nous dû prendre en considération ces pensées se voulant héritières d'une certaine étique ancienne, valorisée par le fruit de l'expérience dont nous n'avons pas tenu compte ! ? En ayant misé sur l'évolution technologique susceptible de répondre aux besoins immédiats que les sociétés modernes se sont créées, n'avons-nous pas signé notre propre perte à court terme, cette fois-ci ?! Sous couvert de vouloir avancer dans le sillage profond du progrès, les sociétés et donc nous, ont oublié un enseignement qu'elles ont sans cesse remis en cause au profit de valeurs modernes qui les sauveraient de l'avenir !!! C'est devant le fait accompli au prorata du plus grand nombre extrait d'une population spoliée, que l'évidence apparaît aux dirigeants des pays et états concernés par cette évaluation erronée d'un système qui sombre dans les chutes abyssales de l'économie politique ! Nous ayant volontairement et avec conscience écarté de certaines valeurs dites fondamentales de l'entité humaine, nous avons précipité le monde vers une fin certaine de l'humanisme ! à suivre. Jean Canal   21/10/2009

Restons circonspects à l'égard des susceptibilités émotives. L'on se doit d'émettre une critique sous réserve qu'elle soit fondée. Il faut ménager ces générations empreintes de principes et pétries d'une éducation édulcorée ! Les mots ne les choquent que lorsqu'ils traduisent une vérité dont elles ne veulent pas entendre parler ! Pratiquons un langage commun, avec un vocabulaire d'actualité ! Après tout, les populations ne sont elles pas en expectative d'entendre des propos qui flattent leur identité ? L'art repose dans la forme que l'on met à présenter les idées ; c'est ce que les philosophes grecs nous ont enseigné en classe de rhétorique, pour ceux évidemment qui récurent cette formation de l'esprit qui les distingue naturellement du "reste" des classes élitistes de la connerie ! Il y a pléthore !
L'esclavagisme volontaire. "Soyez résolus à ne plus servir et vous voilà libres. La Boetie, Discours de la servitude volontaire, 1546.
"Les esclaves sont plus méprisables que les maîtres. Si le plus grand nombre dédaigne de bannir ses tyrans, pourquoi les tyrans dédaigneraient-ils le pouvoir que la servilité leur consent ?" Raoul Vaneigem : "Pour une internationale du genre humain". 1999.
Cette ouverture en préambule à la critique de la société illustre pertinemment avec une virulence bien connue du courant situationniste conduit par le maître, l'esprit critique à l'encontre des sociétés que Raoul Vaneigem s'est efforcé de développer à travers ses réflexions philosophiques.
Plus d'actualité que jamais, cette assertion permet d'approfondir le malaise qui subsiste dans les sociétés contemporaines acculées à une incapacité à trouver une alternative conjoncturelle favorable à l'épanouissement des masses humaines auto-constituées !
Avec la crise économique annoncée, dès 2002, par Jean-Toussaint Desanti, (décédé depuis) les sociétés ont fait la preuve de leur faiblesse dans l'appareil de production de biens de consommation. La spéculation outrancière des finances démontra la fragilité d'un système aliéné à la productivité dont dépendent les richesses industrielles. Ce n'est pas la société qui est une marchandise, mais tout simplement l'homme dévoué à une tâche servile ordonnée par l'orthodoxie du pouvoir !
L'idée d'une société conçue selon notre choix, ne fait qu'accroitre la réalité du contexte : dépersonnalisé l'être humain est identifiable par ce qu'il représente au sein de la production ; puisque lui-même produit ! L'acte volontariste par lequel il s'assigne au travail productif le condamne à se priver de sa liberté, comme nous le rappelle La Boetie. Dans l'impossibilité de réchapper à sa condition dépendante du pouvoir, l'individu abdique devant la nécessité qui lui dicte son conditionnement !
La remise en cause de cette organisation sociale ne peut se faire sans l'assentiment unanime des peuples réagissant au même titre que la prise de conscience du chamboulement climatique ! Bien que les faits soient avéré dans leur dangerosité imminente, ce phénomène appartient à la virtualité, quand bien même y aurait-il des exemples démontrant l'ampleur des conséquences !
à suivre.............................................. Et nunc reges, intelligite... erudimini, qui judicatis terram
Jean Canal
Le Comportementalisme : une façon d'être et de se reconnaître dans une attitude conforme à la nouvelle éthique fondée sur les louanges du progrès ; technologique, en l'occurrence. Enfermé dans un système sociétal, l'individu ne peut plus guère prétendre à une liberté individuelle (a t-il pu y prétendre un jour ?). L'effort qui pour certains peut paraître sacrificiel, en abandonnant des habitudes aliénantes, n'est en fait que le moyen de sauver cette fragile liberté qui encore permet de se délivrer d'un système dont dépendent nos raisonnements. Les récentes récessions observées dans la sphère économique traduisent ce malaise qui ressort d'une société malade ayant fini par contaminer tout le potentiel humain aspirant à vivre indépendamment de lui-même... Enclin à se regrouper pour éviter l'isolement, l'individu, de plus en plus plongé dans l'anonymat, ère sans fin dans les dédales incommensurables de l'existence perdue ! Inconsciemment entraîné dans ce sillage, il a perdu son identité originelle... hormis quelques uns empreint de naïveté génétique ! Jean Canal.
Panem et circenses :
Citation de Juvénal (Junius Juvenalis), auteur satyrique romain, I° siècle après Jésus Christ.

Le peuple veut du pain et des jeux.... Eh bien qu'à cela ne tienne, il en aura suffisamment pour ne pas trop se poser de questions sur le fonctionnement de l'état ! La distraction est le meilleur moyen de dissiper le doute. Maintenu dans une espèce de léthargie continuelle, un peuple sous neuroleptique (voir l'article dans ce site sur la télévision) se crée une dépendance psychologique vis-à-vis de sa consommation...Abruti majoritairement par le petit écran entre autres, ce peuple-ci prépare sa chute vertigineuse vers les abysses de la catastrophe. De plus en plus appauvri par un matraquage médiatique régulier qui lui a enlevé son esprit de décision, de critique judicieuse et d'analyse, ce peuple-ci est le reflet des états manichéens qui fonctionnent selon des stéréotypes historiques.

Ce début de XXI° siècle, traduit excellemment l'état d'esprit de cette maxime. Le monde ludique véhiculé par les grandes sociétés occidentales et, notamment, les Etats-Unis qui ne sont pas complètement responsables de la situation, s'impose en maître mot au sein des couches populaires des dites sociétés imprégnées de cette culture de masse. Egalement concernées, les couches plus aisées qui appartiennent à la moyenne classe (middle class), plus précisément appelées Classes Moyennes dont le taux d'abrutissement dépasse l'entendement humain ! De moins en moins les références professionnelles appartenant à des statuts relevant d'un niveau intellectuel suffisant pour être autorisé, par les institutions officielles, à transmettre un savoir relatif à l'enseignement conventionnel, ne sont un critère de bon usage de la raison.

Les dangers qui se dessinent au fond de l'horizon politique ébauchent une toile de fond aux esquisses ténébreuses !!! Majoritairement imposantes, les nouvelles classes sociales qui se nourrissent exclusivement de virtualité et de télé réalité ne s'accordent guère de temps à la réflexion profonde de leur état identitaire assujetti à une indolence de réflexion... En assimilant la majeure partie de la diffusion médiatique, le plus grand nombre d'un peuple soit disant policé a fini par avoir raison de sa liberté ! Obnubilé par tout un système de productivité qui a broyé l'individu durant ces trente décennies, les générations héritières de l'Europe ont conduit le continent à la dérive identitaire. Le constat est accablant pour toute la population qui est livrée à une débauche de l'esprit ; en comprenant que esprit, ici, signifie intellect !
Il est vrai, néanmoins, que cette façon très stéréotypée de raisonner correspond tout simplement à une unité de valeur reposant sur la reconnaissance de soi en milieu social ; car il faut se sociabiliser avant tout afin d'être reconnu parmi les siens ! C'est cette fausse acceptation de soi qui permet de maintenir en l'état les choses présentes. Jean Canal.
En évoquant les années de stalinisme, Raymond Aron souligna l'adoration que le peuple soviétique eut pendant trente ans pour le numéro 1 du régime ; c'est vous dire combien la cécité est un phénomène qui se développe au fil des années ; même avec toutes les précautions prises, l'aveuglement partiel de la réalité est naturel ! Avouons, à ce sujet, que la présidence de Nicolas Sarkozy est exceptionnelle en ce sens que le numéro 1 de notre régime parlementaire démocratique réussit à réunir les figures emblématiques de la politique, de Gauche et du Centre enrôlées pour défendre l'état ! Du jamais vu depuis l'avènement des républiques ! Certes cela reste une stratégie de bon aloi qui eut été pratiquée par d'aucuns ne se targuant pas de si belle manœuvres ; mais en politique, tout les coups sont permis, pourvu qu'ils portent atteinte au pouvoir...
Osons l'écrire : Nicolas Sarkozy reste un fin stratège que la politique française n'avait jusqu'alors jamais connu dans les annales de son histoire des idées politiques, à savoir des siècles des lumières à nos jours. ! Il faut d'abords remettre en question notre façon ancestrale de raisonner qui porte préjudice à l'évolution de la pensée ; car à vouloir cultiver une idée préconçue, close dans un enferment politique, fut-ce idéaliste, on obtient ce que les régimes dictatoriaux ont imposé à des nations qui se persuadèrent d'accéder à la liberté de la démocratie !
Le peuple grec, comme ceux qui nous lisent fréquemment aiment tant nos références, reste l'exemple en matière de démocratie, si l'on tient compte, évidemment, de l'époque apogée du siècle de Périclès, lorsque la Grèce rayonnait au pourtour de la méditerranée, par son intellectualisme...
En comparant les sociétés d'aujourd'hui où la fabrique de l'abrutissement se retrouve dans toutes les classes sociales confondues, y compris chez les universitaires frais émoulus de la future société du savoir..., en les comparant, disais-je, nous constatons l'échec de notre évolution qui misa plus sur la technologie que sur le développement de l'esprit ! D'où l'émergence accrue de nos sociétés barbares !
Jean Canal.
L'inquiétude solennelle. C'est beau, magnifique et pathétique ! Quoi ? La mobilisation presque générale des acteurs médiatisés qui se préoccupent soudainement des conséquences présentes du chamboulement climatique. Il n'est plus question ici du futur en péril dont la date d'échéance ne confine plus à la centaine d'années, comme on se plaisait à le dire, au tout début de cette menace, en forme d'épée de Damoclès ; mais c'eût été le présent qui les inquiète, d'autant plus quand ils comprennent qu'ils ne pourront y réchapper ! Alors on fait dans le consensuel en allant chercher des arguments ailleurs pour convaincre ici ! Cela a le mérite d'être, d'exister donc ! Peut-on les décrier, voire les critiquer en leur rappelant qu'ils sont également des acteurs actifs de la pollution ?
Les documentaires, les émissions se succèdent de telle sorte que cela devient une priorité médiatique... masquée !
Jusqu'à présent le malheur des autres pays ne les interpellait que selon la place qu'ils occupaient dans la société médiatique : catastrophes dites naturelles, accidents climatiques, famines, déplacement de populations etc. etc. Aujourd'hui c'est avéré ; nous sommes tous concernés et le comportement des autres dépend aussi du notre. Le jugement que nous portons par exemple sur la déforestation en Amazonie ne peut que se retourner contre nous-mêmes, occidentaux, puisque nous avons contribué à l'exploitation sauvage des essences rares tant prisées en Occident ! Le principe de culpabilité est le même quand il est question du développement économique. Jean Canal le 06/06/2009
  L'EAU. 1,5 milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable ; 2,6 milliards ne peuvent subvenir à leur besoin sanitaire. L'eau devient l'enjeu de cette première moitié du XXI° siècle, comme le démontre les conflits sociaux qui en découlent. Les pays fort développés, comme les Etats Unis, ne réchappent pas à ce problème crucial qui préoccupe plus les hommes politiques que les usagers, contrairement à ce que l'on pourrait croire ; car les conséquences de la pénurie d'une eau potable dans les pays urbanisés risquent fort d'envenimer des conflits sociaux qui couvent un mécontentement général. Les grands lobbies, comme Nestlé, entre autres, exploitent de façon malsaine des "gisements" de cet or bleu, commercialisé malhonnêtement. L'UNESCO souhaiterait que l'accès à l'eau devienne un droit inaliénable, pour tout être humain, riche ou pauvre. Jean Canal.
Le développement durable. Le terme a déjà quelques années d'existence ; il fut pratiqué par les véritables adeptes de cette conception de vie : consciencieuse de la protection de l'environnement ! C'est vrai qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire. Les infrastructures propres à ce modèle d'exploitation de l'énergie se sont mises en place avec le soutient qui de l'Europe, qui des gouvernements respectifs aux états de l'Union. Le recyclage est aujourd'hui en pleine expansion. Les grands groupes à la tête des plus importants lobbies se sont très vite reconvertis vers cette forme propre qui conjugue la bioéthique avec l'environnement ; leur notoriété était en jeu ! EDF joue la carte de la propreté en soulignant son soucis de mettre en pratique les énergies propres tout en préservant, bien évidemment, son énergie électrique nucléaire. Les intérêts financiers sont énormes, le défit également ! Des efforts sont faits en permanence, que ce soit de la part des associations indépendantes ou bien des entreprises désignées pour cette cause. Néanmoins, et nous y venons, en parallèle à de nombreux changements comportementaux occasionnés par cette modification des attitudes, reste cette double façon de mettre en place des dispositifs favorables à la réduction de la pollution générale. Les réseaux autoroutiers et routiers se multiplient, la gestion de l'eau, face à la pénurie économique de l'emploi, relève de la fructification de l'argent du contribuable qui paie plus d'abonnement que de consommation, en Europe est dans les pays développés ! Il en est de même pour l'électricité dont l'utilisation dépasse l'intelligence humaine, en accusant des excédants inquiétants pour la couche d'ozone ! Quant à la consommation, elle s'avère plus que jamais conséquente dans le chamboulement climatique. Alors : langue de bois ou faux semblants ?!
Toutefois, nous pouvons observer, depuis quelques mois la préoccupation que suscitent les changements climatiques auprès des grands dirigeants de ce monde. Cette prise de conscience ne se traduit pas forcément par des mesures salutaires qui ne peuvent être applicables, faute de déstabiliser le système économique qui souffre déjà d'ingérence !
Les problèmes de fond comme la démographie ne sont qu'un faux prétexte pour alarmer les citoyens. Il y a suffisamment de place pour nourrir toute la planète comme l'ont démontré les scientifiques. Le facteur déstabilisateur du développement durable serait, plutôt, l'évolution économique qui ne peut souffrir de modifications brutales dans sa course à la compétitivité commerciale ! L'enjeu est gigantesque mais minime en comparaison des conséquences encourues, si les états perdurent dans leur entêtement !
Le résultat d'une telle analyse se solda par une échéance rapprochée du calendrier écologique ; si 2012 ne représente pas l'ultime date fatale pour l'évolution des espèces, elle s'inscrit dans une anecdote qui marquera de façon critique la planète ! Jean CAnal.
 Le business des Biocoops. "La bio, je peux !" C'est le nouveau slogan lancé par les Biocoops pour préserver leur image de marque et entretenir leur état d'esprit écologique... Il faut bien que les idéalistes qui furent à l'initiative de ce mode de vie répondent favorablement à la vague branchée qui s'approvisionnent dans ces temples du biovivre... Le client de la Biocoop a énormément changé : BCBG, Cadre moyen et professions libérales forment la clientèle essentielle de ces minimarkets de proximité ; les prix pratiqués également ont viré au plus haut ! On invoque, à ce sujet, la Crise !!! Les individus fervemment encartés qui restent fidèles à leurs principes écologiques, eux, fréquentent évidemment toujours ces lieux privilégiés, mais avec moins de naïveté primaire... et moins d'assiduité ! Ils s'y rendent pour acheter le stricte nécessaire vital, en quantité avantageuse, tout en prisant les produits inscrits sur la liste des "prix serrés" (10% à 30% moins cher) ! Avec leur nouvelle conception de marketing "la bio, je peux", les Biocoops peuvent afficher pattes blanches par-devers ceux qui les ont, intellectuellement, conçues ; le soutient à leur éthique est intact ! Ainsi, on peut encore saisir des produits peu onéreux, très rare certes !
Du point de vue des fabricants de produits biologiques et producteurs concernés, certains ont très vite compris l'intérêt qu'il y avait à faire du Bio... La demande croissante rejoint le phénomène du principe premier du système capitaliste : l'offre selon la demande ! Le malaise est visible ! On continue un investissement associatif tout en participant, activement, à des actions humanitaires de pallier... par acquis de conscience. L'intégrité, vertu rare de nos jours, relève de l'état d'âme de quelqu'un qui va se suicider... Néanmoins, d'aucuns font preuve de sincérité et d'honnêteté en ne dépassant pas les abus de prix devenus inabordables ! Au vu des consommateurs dubitatifs, plus enclins à une hésitation sur le choix, le Bio perd de sa notoriété, dès l'instant que les lobbies de l'agroalimentaire proposent également une gamme concurrentielle, en grande surface. Autrefois, les personnes engagées dans la bioéthique privilégiaient les Biocoops, comme étant le centre de la régénérescence de la société de consommation de masse ! Aujourd'hui, les Biocoops n'ont plus le monopole du bio et leur nouvelle clientèle aseptisée se fichent pas mal du chamboulement climatique et des conséquences accrues par un comportement individualiste. L'indifférence prime sur l'équité ; c'est ce principe qu'il faut revoir... Contrairement aux apparences économiques, le Bio ne s'est pas démocratisé. Recourir aux produits biologiques de première nécessité n'est pas à la porté de toutes les bourses ; affectés par la crise les consommateurs éventuels réduisent leurs achats dans ce secteurs. Les Biocoops, pour ne pas perdre une clientèle originelle, ont donc revu leur prix sur certains produits afin que ces derniers soient accessibles aux moins riches... "La Bio je peux".       Jean canal
Bilan exhaustif des sociétés. Pretium doloris
Il s'agirait de dresser un bilan de l'évolution économiques des sociétés, plus particulièrement occidentales, puisqu'elles sont à l'origine de l'implosion des développements économiques mondiaux. Le Nord dépend-il du Sud, en matière de services, en délocalisant de façon massive ses secteurs relatifs aux services ? Ou bien sont-ce les pays asiatiques qui imposent leurs méthodes de fabrication au pays, autrefois, maîtres du monde ? L'état actuel de l'économie laisse augurer une suprématie des peuples, jadis dominés économiquement, dont l'Occident est désormais dépendant ! Cette "transmission des pouvoirs" se fit au dépend de ceux qui en perdirent le privilège. Ne possédant plus le titre de "dominant", bien que toujours à la tête des grands consortiums accouplés avec les néo-dirigeants de ces pays émergeants, l'Occident, ce grand modèle de vertus sociales, de religiosités puritaines et d'enseignements moralistes en matière d'éthique, acquiesce un revers dans sa gestion du monde devenue tendancieuse et, a fortiori, incompatible avec les exigences de la planète !
Les conjonctures économico-financières n'étant pas au beau fixe dans l'appareil boursier, l'attitude profil bas convient au cœur des pourparlers planétaires qui siègent pour tenter de résorber "la crise" qu'ils ont sciemment provoquée ! Comprenant que leur statuts est tributaire d'une dépendance économique des peuples subordonnés, "les tenants des gros capitaux" s'inquiètent véritablement de la perte d'un consommateur potentiel occidental et, donc, européen...
Le libre-échange tant prisé du marché libéral et notamment des anglo-saxons qui en furent les initiateurs, serait sujet à une nouvelle politique de circonstance qui "protégerait" les avoirs financiers dans le baromètre capitaliste. Lorsqu'un système de consommation ne fonctionne plus, comme prévu, la production s'effondre entrainant des mutations dans les pratiques ancestrales. Les reconversions du genre humain, toujours capable de s'adapter à de nouvelles formes de travail, suivent l'évolution des sociétés devenues incapables, désormais, de répondre aux besoins essentiels d'une population mondiale, en forte demande de reconnaissance identitaire; c'est ici que l'enjeu est de taille.
Le partage des richesses naturelles de façon équitable, en ce sens que l'eau, par exemple, soit universellement reconnue comme un droit inaliénable à la vie, se doit d'être la priorité afin de maintenir un équilibre planétaire stable. Ce point particulier pourrait devenir la pierre d'achoppement des conflits armés et religieux des peuples spoliés de leurs biens, si les représentants universels des peuples ne prennent rapidement des initiatives en ce sens !
Avec une impression de déjà vue, dans l'histoire de l'aire moderne, nous pressentons que le travail reste l'apanage de privilégiés très intégrés dans la société conformistes. Cependant, ne les valorisant plus au sens où le travail fut une valeur sociale de référence dans la famille, ainsi que chez les actifs du plein emploi et dans tous les postes précaires, la société ne reconnaît plus les siens selon ces critères ; mais c'eût été la valorisation de leur service productif qui fut une nouvelle valeur, une véritable richesse ; l'entité, elle, ne représente qu'une forme conceptuelle de leur existence qui se résume à la capacité de l'individu à produire !
Jeté après usage, selon les concepts capitalistes du libre échange incontrôlé, de l'offre d'après la demande, l'individu ne prévaut que par sa capacité de production et non par la valorisation de sa personne. Tel un kleenex, ce nouveau travailleur doit posséder qui la mobilité, qui la polyvalence et de surcroît être apte à des adaptations professionnelles suivant la courbe des fluctuations des emplois.  
En reconsidérant l'enseignement en France, le Gouvernement prépare l'exclusion par le bas afin de radier tout une population indésirable des secteurs haut de gamme ! De plus en plus confrontés à des problèmes indéniables de démographie, les états européens appliquent une méthode d'exclusion légale en compartimentant les nouvelles classes sociales de l'avenir : la marginalisation des banlieues où les facteurs de réussite sont relatifs au contexte, conforte l'idée de désertion sociale que les états cultivent subtilement. Le problème retombe sur le reste des populations intégrées qui se cloisonnent, en se persuadant d'être à l'abri de ces hordes asociales qu'elles ont générées.
Sans reconnaissance de l'autre et sans partage équitable des valeurs auxquelles les autres ont droit, les sociétés seront constamment en conflit social, d'abord, et déséquilibre éthique, ensuite. Bien que ces situations ne puissent plus durer et être supportées par le coût financier qu'elles assument, les états déficitaires financièrement ne peuvent plus trouver d'alternatives salutaires.                                                                Jean canal
Le patrimoine des barbares.
Loin des turpitudes contemporaines engendrées par les sociétés qui se sont déshumanisées, au cours de l'époque moderne, le passé enfoui sous les strates du présent préserve toujours un patrimoine culturel resté intact dans l'esprit de son histoire. Les maîtres de la pensée post moyen-âge ne purent maîtriser les révoltes au non de la liberté ! 1793 fut la pire période pour la culture médiévale relative aux édifices religieux ! Paradoxalement, les biens de l'église qui dès lors appartenaient au peuple vainqueur furent dilapidés et dispersés sous forme de vente aux enchères. Le paradoxe fut cette perte patrimoniale au nom des impératifs bourgeois de l'époque révolutionnaire. Certes, le peuple était plongé dans une situation précaire, où famine et pauvreté justifièrent cette crise historique ; mais les tenants du savoir, les notables bourgeois, récupérèrent l'ambigüité du contexte à leur escient, en se faisant les chantres d'une révolution populaire qui leur permirent de succéder aux biens des richesses aristocrates. Il n' y a pas plus vil quand une classe tente de se substituer à une autre ! En singeant la noblesse, la bourgeoisie ne fit qu'accroitre le contentieux que le peuple lui affecte !
Néanmoins, n'oublions pas que les Lumières qui éclairèrent le peuple au cours de sa longue et pénible prétention aux libertés individuelles, furent à l'origine de cette révolution qui amena le droit à la Liberté, l'Egalité et la Fraternité ! Certains aristocrates et certains bourgeois en sont l'initiative ; il ne faudrait pas l'oublier, car ce serait une injustice de ne pas en tenir compte, quand bien même cela déplaît à une certaine classe sociale... fort engagée politiquement ! jean canal
La société que nous méritons.
Il fallait, derechef, aborder le sujet, sans ambages, cette fois-ci ! Faut-il y mettre les formes de présentation conventionnelle, en développant des thèmes récurrents qui enchevêtrent les parties jusqu'à en apporter une conclusion satisfaisante, en conformité avec l'esprit de critique du lectorat ? Cette pertinence d'esprit pouvant paraître insolente, et elle l'est, Je n'engage nullement ma pensée dans ce sens, afin de lui laisser libre cour, pour qu'elle garde un raisonnement lucide qui, cette fois-ci encore, éclairera le lecteur de presselibre, toujours avide de reconnaissance personnelle ! Il semblerait, et soyons très prudents à ce sujet, que la société dans l'ensemble de ses infrastructures sociales, connaisse une espèce de marasme qui la maintienne en léthargie... Sans doute repue d'une consommation coutumière, ladite aspirerait-t-elle à une nouvelle façon de se comporter, d'être et de devenir, à dessein de revoir et corriger définitivement ses erreurs. Pour lors, l'hécatombe engloutit le système ! Dans le sillage de l'économie défaillante, sont entrainés les classes moyennes surendettées dont le mode de vie fonctionne sur le crédit alimentant une existence complètement artificielle, fondée sur des relations superficielles qui entretiennent des rapports illusoires, eux-mêmes indispensables dans le dysfonctionnement de ladite société! Bref ! Repenser l'essentiel n'est pratiquement pas possible face aux exigences de cette société qui convoite sans cesse le devenir de l'être, afin de l'enfermer dans sa conception de l'existence.
Néanmoins, le courant idéaliste que personnellement je défends et pratique naturellement depuis bien..., voyons, disons en toute sincérité, vingt ans... et quelques, ne s'embarrasse pas de principes avec ces fausses relations que l'on se doit d'entretenir afin de préserver sa notoriété au sein d'un entourage qui ne vous considère que par l'assentiment que vous lui agréez !!! Bref ! Le relationnel ne repose que sur un quelconque intérêt à long terme jusqu'à ce que cet intérêt s'épuise... et ne présente plus de raison d'être de la part de celui qui en est le sujet ! Connaître ses ennemis est relativement facile, mais connaître ses vrais amis... " amicus certus in re incerta cernitur" proverbe latin. (Malraux détourna cette assertion pour son propre compte dans " l'espoir".
Toutefois, pour revenir au sujet qui nous préoccupe, à savoir la responsabilité de chacun et de tous dans "cette société que nous méritons", nous ne pouvons prétendre à une amélioration de l'existence selon une certaine conception de l'ordre premier de la nature, étant donné que nous avons véhémentement contribué à sa modification au profit de la rentabilité qui reste dépendante de la spéculation, et cela tout en continuant à pratiquer les mêmes habitudes consuméristes attentatoires au système écologique. En nous achetant une bonne conscience, non pas au regard de la société, mais au nôtre..., nous nous évertuons, cahin-caha, de nous débarrasser de cette manie inculquée par nos parents responsables, jusqu'à preuve du contraire, de cet héritage industriel qui nous permit d'en arriver là ! L'heure est plus grave qu'elle ne le paraît ; malgré les apparences, le bilan reste pessimiste au regard du processus de chamboulement climatique qui est irréversible. L'espoir de recouvrer un écosystème naturel est vain, la planète se modifie considérablement et les êtres vivants également. L'effort, aussi méritoire soit-il, de réformer tout un système de consommation qui accuse, aujourd'hui, un échec préjudiciable pour l'avenir, est vain face à la forte demande, en expectative, de production générée par cette "putain" de consommation !
 Donc, pour reprendre ma réflexion là où je l'ai laissée, c'est-à-dire, inachevée, nous nous pencherons sur l'impossibilité de raisonner toute une population assujettie à un comportement inaliénable à leur façon de penser ! Et n'allez pas croire que toute cette nouvelle population qui se rue vers les magasins bio, pratique une espèce de bioéthique rigoureuse qui permettrait de les protéger du mal qui nous guette : le chamboulement climatique ! Non ! Seule, une infime partie de ces gens-là, s'évertue d'être en conformité avec l'idéal de vie qu'ils essaient d'appliquer, moyennant des revenus plus ou moins suffisants pour le vivre. Quant aux autres, ceux-là-mêmes qui ne peuvent subvenir à des besoins primordiaux de nécessités relatives à une reconnaissance identitaire digne de leur respectabilité, eh bien, l'humanité ne pourra pas faire l'impasse des laissés pour compte qui, à leur corps défendant, attenteront à l'équilibre de cette instabilité précaire des sociétés de demain ; à savoir dans une échéance proche !
Dans moins de cinq ans, à compter de la présente date, nous serons définitivement fixés sur l'avenir de nos générations. L'état proprement dit des nations se dessinera à travers une nouvelle conception de la vie en communauté qui ne pourra plus faire abstraction des impératifs élémentaires indispensables à la survie générale de la population mondiale.
Ce n'est plus notre proche voisin qui apparaît comme inconditionnel aux nouvelles réformes écologiques en perspective ; mais le pays éloigné qui ne peut ou bien ne veut répondre, pour de multiples raisons complexes, aux changements de comportements en vigueur. Nous sommes dépendant les uns des autres, au grand dam de ceux qui crurent pouvoir profiter en toute impunité des bienfaits de la planète, isolément. Cette mutation des nations risque fort de se traduire par des rapports de forces relevant d'exactions commises à l'encontre de la paix !
L'individualisme masqué que les sociétés mondiales pratiquent de façon opportune, ne peut aboutir qu'à un déséquilibre des peuples confondus. Il ne s'agit plus, d'ores et déjà, de querelles de classes sociales ou politiques, bien qu'elles soient responsables de l'état actuel des choses, mais c'eût été l'abstraction de certains facteurs propres aux civilisations qui fut le vecteur de l'hécatombe humaine qui nous attend !!!
Aucune religion officielle ou prédiction mystique inspirée par une quelconque pratique ésotérique issue d'une secte imaginaire pour pouvoir tirer une telle conclusion d'un bilan planétaire catastrophique ! L'analyse scientifique, en l'occurrence, corrobore les prévisions historiques de l'humanité, en excipant du passé les preuves d'un présent en sursis devers des populations promptes à s'agenouiller, non pas en signe de prière, mais en état de grâce synonyme de plaidoyer pour un commun pardon ! Jean Canal
La légitimité du pouvoir.
Les conduites politiques ont amené, jusqu'à présent, des attitudes responsables de la part des hommes d'état. Le comportement qui en a découlé permit à chaque échéance institutionnelle de légiférer en toute légalité sur les actes politiques ayant déterminé la politique menée, durant les mandats. La démocratie, par laquelle tout peut arriver..., garante des libertés individuelles, doit répondre d'une conforme cohésion entre les citoyens et la société ; d'où l'idée aristotélicienne de la politique : le citoyens représente l'entité de la poliV la cité. Dans la mesure ou elle, la démocratie, assume les responsabilités que son pouvoir lui confère ad hoc, elle donne droit à tout individu de représenter son point de vue, au moyen de légales libertés d'expression, comme le vote, la presse ou bien encore l'écriture..., entre autres des nombreux domaines qu'il existe. Or, le pouvoir actuel ayant été institué par une majorité citoyenne responsable, il rejoint forcément l'idée de liberté de penser et a fortiori de voter pour une cause qui peut, éventuellement, se retourner contre soi-même, ad hominem ! Il en appert que les réformes programmées au sein des institutions, notamment dans l'enseignement, attentent à la liberté de l'acquisivité qui prive le citoyen du jugement intellectuel et l'asservit à ce même pouvoir !!! Vouée au désordre chaotique, cette démocratie-là ne se survivra pas ! Elle succombe lentement à sa politique économique qui dédaigna la raison au profit de la décadence intellectuelle de la nouvelle intelligentsia qui n'a cure des problèmes de fonds des peuples concernés. Le plus à craindre et à redouter serait d'annihiler des siècles de savoir au profit de la nouvelle ignorance dispensée à partir de l'appareil d'état dont l'intérêt, ipso facto, est d'assujettir la pensée à une forme récurrente de raisonnement oligarchique, !!! Jean Canal

Les vertus de la morale !
Pour d'aucuns, enclins à des psalmodies spirituelles quotidiennes, la morale découle des textes religieux sur lesquels reposerait toute l'éducation, moyennant laquelle le conditionnement influe indéniablement sur l'existence ; pour d'autres, persuadés que la laïcité permet de régir la liberté d'expression et de culte, la morale est le fruit de la respectabilité naturelle de soi vis-à-vis d'autrui. Dans ce cas dernier, elle permet de libérer l'être de l'emprise de l'influence... Bien se comporter, bien penser et bien agir sont autant de vertus indispensables à une bonne éducation, que la morale se doit de dispenser ! Il y a le Bien et il y a le Mal : manichéisme imbu dans toutes les religions et dans toutes les morales !
La laïcité, à laquelle pense Nicolas, puisque c'est là que l'on doit en venir, donne libre cour à la pratique de cultes divers, incluant les sectes de toutes obédiences spirituelles, à savoir notamment l'ésotérisme ; c'est une manière de défendre la laïcité qui protège un dogme légitimé par cette reconnaissance intellectuelle. Benoit, lui, tient plutôt à protéger son culte qui semble convoité par les nouveaux évangélistes et particulièrement par l'Islam ! Les prêtres pédophiles ayant révélés les maux cachés de l'Eglise qui en souffre depuis fort longtemps, celle-ci a beaucoup perdu de son influence sur le monde spirituel !
Les nouvelles tendances spirituelles libérées des préceptes dogmatiques rassemblent des fidèles égarés dans le monde de la religion ! Elles recrutent au sein des populations perdues qui errent dans une société déboutée de son identité propre ! Les plus abstraits n'y réchappent pas ; voués à errer dans la société des exclus, il succombent en dépit de réelles sauvetés...
Dans cette nouvelle tendance spirituelle qui séduit également des classes sociales compartimentées, il y a l'élite ésotérique qui tend à détenir le véritable savoir pour accéder à la Réussite ! Moyennant un fonds financier garantissant la pérennité de la "secte", ses membres s'auto-persuadent de la vérité conforté par des exemples puisés dans l'hécatombe sociale qui trouve ses causes dans les écrits sacrés !!!
Bref ! L'Eglise n'ayant pratiquement jamais rempli sa véritable mission spirituelle dans son grand œuvre de pauvreté, elle assiste impuissante, pour une fois, à la perdition de son âme                                                                                                                                 Canal
                                                                                                                                                                                                                Dissidence intellectuelle.
C'est en quelque sorte une forme de pensée subversive qui ne s'inscrit pas dans le conformisme habituel pratiqué par les analystes de l'actualité. Empreinte de philosophie, elle se définit elle-même à travers des études sociologiques pratiquées au quotidien sur l'ensemble de la société, en se référençant historiquement à l'évolution du monde !
A partir de ce principe, la critique fondée sur l'analyse, est constante ; non pas parce qu'elle est l'essence même de l'écriture exercée pour ce style de rédaction, mais simplement parce qu'elle appartient à une forme de réflexion qui décompose l'actualité, étant donné que c'est elle qui en est le sujet, présentement.
Par exemple conjoncturel qui touchent l'actualité aujourd'hui, le chamboulement climatique va finir par englober tous les problèmes liés à l'existence, lesquels seront attribués à ce seul facteur, ne serait-ce que part les phénomènes qui en découlent !
La remise en question, certes lente, mais avérée, des moyens de transports mondiaux qui affectent la vie des citoyens, sera obligatoire face à l'explosion du prix du carburant. Non pas parce que la volonté des états aboutira à cette directive, mais simplement parce qu'il n'y aura pas d'autre alternative. C'est seulement dans le cas extrême que les Dirigeants de ce monde changeront d'attitude.
Il en sera de même au niveau individuel et communautaire : l'incidence de tels méfaits donnera lieu à des modifications comportementales !
En quoi la dissidence intellectuelle intervient-elle par sa façon de raisonner ?
- Le délayage médiatique qui traite inlassablement des sujets d'actualité, en usant de figures de styles excessives, comme l'euphémisme ou la litote, couramment employées, a fini par inoculer son lectorat qui ne réagit point aux injonctions journalistiques, interprétées comme une espèce de virtualité formulées de façon imagée, rendant l'actualité passive et inoffensive.
Les catastrophes naturelles font d'ores et déjà partie de l'actualité quotidienne ; et ne sont le fruit que d'une mauvaise gestion des systèmes climatiques gérés par l'homme. Les milliers de morts comptabilisés échappent à l'esprit de conscience de ceux qui ne sont pas concernés.
Les victimes de la guerre en Irak font partie d'un imbroglio devenu complexe et inextricable, à tel point que l'ingérence intellectuelle est justifiée !
Face à ces "détails" que l'humanité englobe dans son évolution, le citoyen tente de se frayer un chemin avec les moyens que la société met à sa disposition, en le tenant suffisamment à distance d'une éventuelle dissidence individuelle !
En cultivant régulièrement de façon assidue la pertinence intellectuelle à dessein de remettre en question la façon analytique des médias, la critique journalistique devient dissidente de celles qui restent, par obligation professionnelle, conformiste à une éthique intellectuelle : c'est-à-dire tous les journaux officiels de l'appareil libéral qui leur donne droit à une expression conformiste. De Jean canal