Les Blogs du Diplo.
Dernier article : 30 mai.
30 mai @06h05
« La presse de ce
peuple-ci qui s’en délecte à satiété, en
est son propre usufruit, pour ainsi
dire. Il serait naïf de croire qu’elle
n’a pas sa place dans l’appareil
médiatique qui au même titre que sa
consœur, plus intellectuelle, exploite
l’actualité dans des intentions
particulières. Les affaires à sensations
scandaleuses, comme celles évoquées dans
l’article, furent courantes au cours de
l’histoire politique générale ; elles
existeront toujours. Elles ne
s’inscrivent pas dans des dérives
personnifiées, mais relèvent tout
simplement d’une entité relative à
l’individu qui, occupant des fonctions
supérieures, se sent soudainement libre
d’exercer des pulsions inassouvies ! Le
danger est sa banalisation, comme tout
autre phénomène. Que les sujets soient
mal traités par cette presse qui en fait
son quotidien, n’est pas un problème
dans la mesure où le lectorat y trouve
son contentement. Il faut lui donner ce
qu’il recherche (la presse c’est le
lecteur, disait Aron) ; principe premier
de l’offre selon la demande... Il en
tirera un leçon de morale à sa juste
mesure, étalonnée à l’aune d’une société
nourrie essentiellement d’immoralisme en
tout genre. Souvent critiquer à sa juste
valeur, le sensationnel de la presse
prend souvent d’autres allures que
celles qu’on lui reconnaît, en
l’identifiant à des critères de
détermination propre. On peut même y
rencontrer quelques réflexions
intellectuelles intéressantes si l’on
s’y donne la peine, tout simplement en
obnubilant la lecture vers des finalités
où le lectorat sortira convaincu de ce
qu’il vient de lire : elle est le
stricte résultat d’une relation de
rhétorique, pour ne pas parler de
sophistique journalistique, entre
Gorgias et Socrate, dans l’ouvrage qui
porte son nom. Après tout cette
presse-ci, comme la société dans son
entièreté, n’est-elle pas le fruit,
certes avorté, de notre gestation...
démocratique ?
Jean Canal
jcpres : Défense en ligne Les blogs du Diplo
7 mai @00h24
«
» La mort de Ben Laden. Une pensée pour le
commandant Massoud, dit l’Afghan, qui trouva la mort par
la lâcheté identique à celle qui fit exécuter Oussama
Ben Laden. Doit-on s’indigner de cette intervention
militaire qui s’inscrit dans les lois du terrorisme ; à
savoir tuer avant d’être tué ! On aurait tendance à
oublier que la lutte terroriste n’admet point de
sentiment ; elle fait guère de place aux états d’âme !
Quant aux principes relatifs à l’éthique, ils ne
rentrent pas en ligne de compte, lorsqu’on s’engage dans
un combat voué à perdre la vie. Oussama Ben Laden
espérait-il réchapper à sa destinée ? Une lutte armée
est un engagement qui aboutit à la confrontation de
belligérants. Les questions d’ordre moral ne se posent
pas en de telles circonstances où les victimes incarnent
le combat utopique d’idéalistes déchus de leur
identité ! La RAF, Action Directe, les Brigades Rouges,
l’IRA et l’ETA ne se posèrent pas la question de savoir
s’ils devaient mourir honorablement ! Ils connaissaient
les risques encourus et les ont assumés, avec courage...
Alors un procès de Ben Laden pour le bon plaisir de
quelques intellectuels en mal de justice, cela revient à
banaliser le terrorisme et l’inscrire dans une action
civique légale !
Jean Canal de presselibre.fr
Jcpres :
jcpress :
5 octobre @03h14 « Relève la tête, mon frère ». Phrase qui serait encore d’actualité dans les pays arabes où les disparités sont toujours aussi grandes en matière de liberté, tout simplement et dans la répartition des richesses, de façon équitable, plus particulièrement ; sans vouloir évoquer le mot démocratie qui n’a pas forcément le même sens d’un continent à l’autre... Nasser fut l’homme des arabes ! Le mentor d’une civilisation asservie à l’occident ! Quand bien même son pacte avec l’URSS, Nasser a rappelé le sens de la dignité à tous les peuples arabes ! Dans son genre, il représente tout ce que l’occident a produit de négatif dans la colonisation... Qui de nos jours peut prétendre à une telle identité, dans un monde arabo musulman divisé, en conflit interne continu, au profit d’un occident toujours maitre du monde ? Jean Canal de presselibre.fr
jcpress :
jcpress :
19 septembre @07h39 « Autrefois, c’étaient les tziganes, les manouches, les
gitans, les gens du voyage pourtant français et tous ces émigrés venus manger le
pain des français que le boulanger maghrébin, aujourd’hui, pétrit pour une
clientèle multiraciale, qui dérangeaient la bonne société. Décriés, classés
comme marginaux, ils étaient, entre autres, accusés de tous les maux qui
surgissaient chaque fois qu’ils passaient par là, vols, rapines et bien
d’autres... Ces minorités imposantes subirent systématiquement tout le mépris
d’un peuple qui s’est complu dans la collaboration ! Sauf erreur historique,
c’est l’abbé Grégoire qui permit l’intégration des juifs en France ; ou du moins
leur acceptation identitaire : car être intégré en France, relève de l’utopie
(et c’est un français de souche qui parle), quand on sait que les européens ne
sont pas facilement admis dans des villages, de cette France profonde ! Dans la
conjoncture actuelle, les Roms sont les nouveaux bouc émissaires d’un système
qui commence à révéler ses failles de fonctionnement dans l’application du
préambule communautaire de cette Europe prometteuse en liberté individuelle et
droit de l’homme ! Dans une Europe aspirant à aseptiser ses capitales et villes
principales, où des gens propres en apparence ne tolèrent plus que des individus
assis à même le sol, la boîte de conserve en guise de caisse enregistreuse...,
expriment leur misère ; et où les services de sécurités, incarnés par une police
répressive, arpentent les rues propres des centres urbains, à l’affût de
"parasites", il est urgent de se demander qui a véritablement voulu cette Europe
unie pour le meilleur et pour le pire ! L’éveil semble tardif ; l’heure pour
réagir a des relents de déjà vue ! Le pouvoir des politiques est celui que les
peuples souverains leur confèrent, vous l’ignoriez ? ! C’est bien toujours la
minorité d’un peuple qui paraît insoucieuse du devenir de ses voisins quand
ceux-ci ne leur ressemblent peu ou prou... Jean Canal.
jcpress :
2 juin @11h26 les réformes éventuelles qui adviendraient pour clore des années
d’inégalités dans la reconnaissance identitaire de ses ressortissants, car c’est
avant tout une question institutionnelle, sont assujetties à la balance
commerciale de la conjoncture nationale actuelle qui reste un argument de poids
dans les relations que la France entretient intentionnellement avec ses
anciennes colonies... D’un point de vue éthique, il est évidemment dans
l’intérêt de Nicolas Sarkozy d’officialiser le sujet en question afin d’avoir au
moins eu le mérite d’essayer de le traiter ; quant à ces braves soldats,
notamment algériens qui au retour de leur dangereuse épopée en Europe, durant la
guerre de 1945, découvrirent les massacres de Sétif, eh bien, ils font preuves
de patriotisme en se gardant d’émettre une quelconque rancune ! Jean Canal.
jcpress :
2 septembre @11h03 En bref ! Rien de nouveau que l’on ne sût, si ce n’est que la
situation au Proche-Orient ne change guère, excepté dans la façon de traiter le
sujet, selon la ligne éditoriale des médias, s’entend ; le Monde Diplo étant la
référence française par excellence. Quoi !? Vous crûtes tous que la paix entre
Palestiniens et Israéliens tenait à quelques pourparlers aux accents politiques
ressassant les vertus de la démocratie... libérale ?! Quels naïfs vous faites !
La religion mes amis et uniquement la religion qui entretient et cultive les
hostilités entre communautés d’une même entité sémitique vivant ensemble depuis
la nuit des temps. La religion n’est pas Dieu ; c’est celle des hommes qui
donnent leur propre interprétation de la terre sainte, ou plutôt ceinte entre
les murs. Jean Canal
jcpress :
3 juillet @10h01 En cautionnant ce principe comme nous le faisons, ne serait-ce
qu’en étant simplement abonnés à un serveur dont le marché concurrentiel est
sans pitié en nous obligeant à une durée d’adhésion forcée (la liberté
individuelle étant de plus en plus en danger, nous lui assenons les derniers
coups de grâce), nous entretenons un système que nous ne pouvons même pas
condamner, puisque nous le générons à chaque clic ! Cette nouvelle forme
d’exploitation de l’homme par l’homme ne fait que créditer une virtualisation
des sociétés qui ne peuvent plus inter réagir sans l’internet ! C’est le même
qui exploite son semblable, à la différence qu’il se situe dans une position de
force à un moment donné de l’histoire socioéconomique de ce système. La société
actuelle n’a pas d’innocent ; il n’y a que des personnes responsables et
quelques unes, certes nombreuses, plus coupables que d’autres... Jean Canal.
jcpress :
11 juin @11h50 Personnellement je ne pense pas qu’il s’agît dans cette affaire
d’une histoire de polygamie pratiquée par la majorité des français légitimement
mariés avec leurs maîtresses... C’est une question de fond plus qu’un problème
de forme ! Avoir plusieurs femmes consentantes sans enfreindre les lois des
prestations sociales qui portent atteintes, dans ce cas précis, à tous les
bénéficiaires précaires d’un système malade de son fonctionnement, ne constitue
pas un argument suffisant contre la liberté individuelle ; mais, en contre
partie, offense cette éthique moralisatrice qui tend à éduquer toute la société
et la remodeler à l’image du gouvernement ! (c’est là que la démocratie est
déchue) . Mitterrand n’a pas à être montré du doigt pour avoir conçu la belle et
intelligente Mazarine qui n’a pas exploité les prestations sociales, étant donné
que son papa pourvut à son avenir. D’un point de vue de citoyen ayant bénéficié
et bénéficiant des aides sociales, je ne peux concevoir que l’on spolie,
évidemment, cette manne qui permet à l’économie française de maintenir le PIB
dans son équilibre vacillant actuel ! Pour en revenir au vif du sujet, c’est
plutôt la religion islamiste qui fait l’objet de cette polémique et tout son
fondamentalisme inacceptable qui font défaut ! Le problème est plus important
qu’on le croit mais relève de réflexions plus approfondies. L’article du blog a
le mérite d’exister ; même, s’il est vrai que ses allusions aux personnes citées
est maigres en démonstrations journalistiques... Jean Canal.
Nouvelles d’Orient 31 mai @22h32On a l’impression d’assister passivement à une
ingérence du monde occidental sur les affaires israélo-palestiniennes dont
dépendent les relations économiques internationales. Les exactions commises de
part et d’autres furent et sont systématiquement condamnées par la communauté
internationale qui ne prend jamais de réelles sanctions contre les responsables.
Les limites de la violence souvent franchies dans l’abus de pouvoir n’ont jamais
circonscrit chaque état à une condamnation effective. Quelle est la part de
responsabilité de l’occident face au consentement libellé en filigrane dans des
pourparlers cautionnant l’oisiveté ? Jean Canal.
jcpress :
28 août @09h43 Désolé de m’écarter du sujet, mais on ne peut s’empêcher de
songer aux guerres Puniques, en lisant la phrase de Berlusconi : « Nous aurons
ainsi plus de pétrole et moins de clandestins. » Guerres qui de l’Afrique
tripolitaine à Rome établirent, à partir du III° siècle avant Jésus Christ
définitivement les lois du commerce en méditerranée par les romains. Les
relations entre Tripoli et Rome sont anciennes ; l’immigration également. On
voit combien l’histoire peut nous éclairer non pas sur les conjonctures
présentes qui relèvent plus d’un processus relatif à une démographie
incontrôlable, mais de cet atavisme des civilisations qui sur les traces du
passé reviennent pour conquérir, à nouveau, un monde géopolitique qui les
dépassent face aux véritables problèmes de fonds que rencontrent les
civilisations modernes : les frontières ! L’Europe crut bannir définitivement
les frontières en les repoussant le plus loin possible ; sans réellement y
parvenir cependant. Le coût de l’opération est gigantesque tant d’un point de
vue du financement que sur les mesures « préventives » susceptibles de pallier à
ce phénomène exponentiel du XXI° siècle. L’Europe se veut garante des libertés
de circulation de ses ressortissants dans un territoire où l’on parle plusieurs
langues différentes, où l’on pratique plusieurs religions (en conflit) et où les
couleurs de peau pastichent une toile de maître en perspective... Les derniers
refoulés de France sont l’illustration d’un système européen claudiquant qui
définit son choix de population par rapport à des critères individuels qui
doivent scrupuleusement correspondre à l’éthique des nouvelles sociétés que nous
prépare la Communauté européenne, oubliant l’excroissance de la pauvreté dans
ses états. De vouloir s’enfermer en vivant entre nous, nous risquons de nous
couper du monde que nous rejetons d’un point de vue géographique, mais que nous
prisons à titre de touriste ! Attention à la récupération de ce contexte par les
mouvements extrémistes qui nourrissent l’espoir de liberté chez les peuples
défavorisés... Jean Canal.
jcpress :
8 juin @17h08 Visions cartographiques Puis vint le régime de Mongistu, en
Ethiopie, vers 1974, si mes souvenirs sont bons ; l’exil des falashas commença
avec le déplacement des populations autochtones subissant les vertus du
marxisme ; l’intégration de ses « Betas » d’Israël ne fut pas facile, en terre
promise, avec 11 000 immigrants. L’Erythrée voisine restait hostile à ce régime
qui avait destitué le roi des rois hailé Selassié. Le Soudan accepta quelques
migrants affamés et pourchassés par les révolutionnaires (Glusman écrivit un
pamphlet "Silence on tue" qui n’eut point d’écho chez les intellectuels) ; les
territoires français des Afars et des Issas surveillaient ses frontières et la
Somalie craignait pour sa politique ; d’où le nom sulfureux de cet endroit "la
Corne de l’Afrique". Autrefois, au temps des Perses et des conquêtes de Cambyse,
l’Ethiopie était considérée comme le pays de la longévité parce qu’une source de
jouvence y sourdait constamment. L’Egypte conquise, les Perses rentrèrent chez
eux et les frontières retrouvaient leurs limites parfois mal définies.
Les frontières parcourues, souvent déplacées puis restituées sont l’évidence
même de l’attachement de l’homme à une culture et une histoire qu’il daigne
partager sous certaines conditions : la reconnaissance de celles-ci. Ni le
Maghreb, ni les états africains ne sont prêts pour repousser les limites qui les
séparent et les maintiennent distants les uns des autres. L’Europe à peine
vieille de deux mille ans mit tout ce temps pour les abolir... et encore elles
existent toujours dans les esprits de certains nationalismes. Israël ne pourra
pas se défaire des préjugés palestiniens tant que les deux religions qui
dominent politiquement ne divorceront pas avec la culture et l’histoire ; la
laïcité en est son salut : une bonne séparation de couple permet de sauver et
les enfants et le couple... Jean Canal.
jcpress :
27 juin @12h01 Israël exécute quatre plongeurs palestiniens. En préambule de la
réflexion qui me vient à la lecture de cet article, je citerai textuellement BHL,
non pas là où les lecteurs pourraient l’attendre, mais sur un point qui me
paraît fondamental dans les conflits en général : "... une violation flagrante
du droit de la guerre." Stupéfiant, n’est-ce-pas ? ce droit de tuer...
légitimement !, lequel glissa comme par phénomène sémantique en un droit de se
défendre... Il faudrait systématiquement mettre en lumière l’histoire pour
éclairer la lecture des articles que l’on fait, de façon trop passive, parfois,
ce me semble ! "On" sait pertinemment que Israël utilisera toujours les armes
pour maintenir la paix ; la sienne, plus particulièrement ! Et se sachant
inconsidéré par la plupart des populations planétaires et non de leurs
gouvernements, leur parti pris réside dans cette attitude désinvolte qui
consiste à bafouer qui le droit international, qui ceux des droits de l’homme...
et cela dans l’intègre complicité des états impliqués ! Comme nous ne sommes pas
sans savoir que BHL défendra toujours Israël quelle que soit la position de
l’état hébreux dans le conflit qui l’oppose au palestinien, nous savons
également que Israël accorde à ses privilégiés intellectuels occidentaux une
place de choix dans sa considération utile... c’est d’ailleurs une preuve que le
philosophe dénie son art qui consiste plutôt à déduire de cette imbroglio
géopolitique (car c’en est un avec les intérêts économiques occidentaux qui se
dessine en filigrane) notamment, une alternative de la pensée qui opterait pour
une adéquation philosophique ! En ayant récupéré les nombreuses causes
conflictuelles, comme celle du commandant Massoud, BHL est devenu l’intellectuel
le plus lu par les français moyens qui ne semblent pas trop inquiétés par les
positions de leur idole ! Est-ce que cela ne traduit-il pas un paradoxe, dans un
pays où les journalistes et les journaux sont bradés à la foire de la politique
actuelle ? Je laisse, ici, le soin aux intéressés de montrer à BHL que le
lecteur, lui, a le mérite de pousser la réflexion aux limites de la
philosophie... Jean Canal.