Nouvelles de Kabylie

By | 18 novembre 2020

Nouvelles de Kabylie

Nouvelles de Kabylie

Kabylie – Bgayet – La montée inquiétante de l’islamisme en Algérie est effrayante et ne tolère personne dans une société qui refuse toute différence. L’idéologie des “égorgeurs” constitue le substrat d’une société entièrement sous la domination de l’ordre moral et religieux. L’aliénation religieuse a créé, chez une grande partie de la population algérienne, une répugnance à tout ce qui est progressiste et subversif quant à l’ordre moral établi.
Neufs plaintes ont été déposée contre l’enseignante et militante féministe Sonia Mahoui pour le simple motif qu’elle a ôté son voile islamique et sa venue au centre d’examens de la commune de Sidi Aïch, département de Bgayet, avec une tenue jugée indécente. En effet , tout remonte au mois de septembre 2020 lorsque Sonia est partie passer son baccalauréat pour pouvoir accéder une deuxième fois aux études supérieurs, sachant qu’en Algérie et au bout de trois ans le premier BAC obtenu ne pourra pas donner accessibilité aux études supérieures. Le jour de son examen, Sonia s’est présentée avec une robe et une casquette au centre d’examen, ce qui n’a pas plu à la responsable de ce centre d’examen. La responsable s’est mise à vociférer menaçant Sonia Sonia de l’exclure du centre d’examen. Quelques temps après, trois autres enseignantes l’ont rejointe et se sont mises, elles aussi, à s’acharner sur Sonia. D’après Sonia , sa venue au centre d’examens dans cette tenue, pourtant de tout ce qu’il y a de plus normal, a suscité un mécontentement chez cette responsable et ses enseignantes. Un mois après, Sonia se trouve avec 09 plaintes sur le dos et une pression énorme émanant de son environnement social. Sonia n’a voulu céder, elle s’est présenté au commissariat de Sidi Aich pour déposer une plainte contre une personne venue les premiers jours de la reprise de l’année scolaire au primaire où il travaille pour lui reprocher devant son directeur son comportement et sa tenue jugée indécente. En arrivant au commissariat, l’inspecteur de police du commissariat de Sidi Aich n’a accepté la plainte car d’autres plaintes, neuf plaintes en tout, étaient déposées contre l’enseignante et la candidate au baccalauréat Sonia Mahoui. Le malheur dans tout ça est que notre société est de plus en plus intégriste et despotique. La coupable est disculpé et applaudi et l’innocent est culpabilisé et désapprouvé. Enseignante de langue française, Sonia s’est mise à travailler avec dévouement. Elle a consacré son temps pour enseigner cette belle langue de Molière et transmettre ce qu’elle cette langue comme héritage des lumières. Sonia a mis son génie au service de l’enseignement dans un secteur d’éducation nationale souffrant dont l’enseignant est marginalisé. Sonia est aussi cette militante comme beaucoup d’autres femmes militantes de sa génération qui ont revigoré l’âme de ces femmes montagnardes, prisonnières des us d’une Kabylie moralisante. Aujourd’hui, des milliers de Sonia doivent envahir les rues pour scander les plus beaux des mots: liberté, égalité, révolution, etc. Tous et toutes pour mettre un rempart à l’islamisme ! Tous et toutes des Sonia! Vivement la révolution !      Amar Benhamouche
  

Expression d'artistes kabyles

L'artiste est cette lumière qui luit sur notre univers. L'artiste ouvre des yeux fermés au monde de la beauté et de la tolérance. L'artiste est dans l'immanence transcendantale qui dépasse l'attachement d'une société attirée par le mal. L'artiste est la voix de la liberté qui défie les esprits bridés. Au cœur de cette Kabylie rebelle, végète un grand paysage artistique comme celui des merveilleux paysages pittoresques de cette terre. La beauté de ses montagnes et de ses mers est reproduite dans des œuvres d'arts composées par ses enfants. Sur cette terre, l'artiste peint en rouge le sang de ses jeunes assassinés pour leur idéal révolutionnaire, il traduit en chants et en poésie les pleurs de ses mamans aveuglées. Sur ses vestiges abandonnés, l'artiste nous fait voyager dans les temps inexistants, aujourd'hui, dans les musées de la république de l'aliénation des masses populaires.