Il
connut au lycée Lakanal de Sceaux
Alain
Fournier, qui écriraLe
Grand Meaulnes. Ils resteront amis, échangeront
une abondante correspondance, et Jacques Rivière épousera
même la sœur d'Alain Fournier. Rivière obtient sa licence de
lettres à Bordeaux, passe son agrégation de philosophie et
présente une thèse sur la Théodicée de Fénelon à
Paris. Il commence des correspondances suivies avec des gens
de lettre qu'il admire, Maurice Barrès,
André Gide et
Paul Claudel. C'est sous
l'influence de ce dernier qu'il reviendra au catholicisme en
1913. Dès 1912, il devient secrétaire de rédaction à la NRF.
En 1918, alors sous les drapeaux, il est fait prisonnier,
tente de s'évader du camp de Königsbrück, et est transféré à
celui de Hülsberg. De cette expérience il écrira
l'Allemand, essais sur les souvenirs d'un prisonnier de
guerre.
En 1919, il ressuscite la NRF et en prend
la direction, pour publier des auteurs de renom tels que
Jean Giraudoux,
Marcel Proust,
François Mauriac ou
Paul Valéry. A l'instar de
feu son ami Alain Fournier, il n'écrira qu'un seul roman,
qui ne rencontrera cependant pas le succès du Grand
Meaulnes : Aimée, petit roman psychologique
sans relief, paraîtra en 1922. Il est emporté par la fièvre
typhoïde le 14 février 1925. Ses Correspondances
seront publiées à titre posthume.
"Les
salauds sont sincères aujourd'hui, alors, demande Edwy plenel à JLG ?!
"Aujourd'hui, ils sont véritablement des salauds. Ils ne pensent pas mal. Ils
sont sincères, répond le cinéaste. Les trois quarts des hommes politiques sont
sincères dans leurs saloperies".
Le cinéaste le plus à gauche, dans la bourgeoisie, fait une espèce de mea culpa
public, en présentant son nouveau film "reportage" :
"Socialisme" qui sera diffusé au festival de Cannes, et qui est
téléchargeable sur le net, pour la modique somme de
7euros. Médiapart est à l'initiative de ce scoop médiatique qui pour une
fois s'inscrit dans une démarche de culture. Godard nous dit que "aujourd'hui les salauds sont sincères... Aujourd'hui on devrait fusiller des tas
de gens y a aucun état qui... qui ose le faire. Sans procès". Godard reste
atypique parmi le lot de cinéastes qui s'efforce de réaliser "un premier film" ;
la production est énorme ! Les moyens techniques ayant considérablement évolué,
ils donnent à la créativité l'occasion de s'exprimer : courts métrages et moyens
métrages abondent, que ce soit sur le net, où sur des chaînes de télévision,
comme Arte, où régulièrement les nouveaux producteurs essaient de présenter
leurs œuvres ; parfois remarquables ! Par rapport aux années cinquante et
soixante où JLG se distingua singulièrement, le
cinéma ne vit-il pas un "second souffle", dans cette "vague nouvelle" ? Jean
Canal : retour sur JLG, 17 mai 2010.
Un regard différent porté sur
l'art en localité. Midi-Pyrénées se distingue également
des mégapoles exhaustives en œuvres artistiques plastiques. La
ville de Saint-Girons, en Ariège, exprime une volonté de
présenter, chaque deux ans, des œuvres artistiques dans un
domaine relatif à la création contemporaine. Exprimées sous
formes différentes, allant de la photographie, en passant par
le déballage, la sculpture et la peinture, cette saison
printanière fut à la hauteur des humbles prétentions des
artistes présents. Contact :
http://anouslescoulisses.free.fr/tracemain/index.htm Jean Canal.
Du 15 au 20 avril, chaque deux ans, une
exposition collective est organisée au Parc des Expositions.
Trente plasticiens se réunissent pour présenter des œuvres
uniques. Créée par l'Association
"A Nous les Coulisses", cette
manifestation vieille déjà de dix ans, en est à sa sixième
édition. Saint-Girons par sa capacité d'accueil et son
atmosphère conviviale loin des miasmes des villes, sera-t-elle
au rendez-vous de l'art pour le XXI° siècle ?
Quels pouvoirs les élus exercent-ils sur la promotion culturelle
dans une ville, la diffusion des œuvres artistiques et le statut
attribué à leurs auteurs ? Selon l'organisation d'une telle
manifestation, les retombées économiques pour la ville en
favorisent la reconduite. Un critère cependant reste fondamental
dans la présentation des œuvres : son emplacement ! Facteur de
réussite, le lieu joue un rôle prépondérant dans la pérennité
d'une culture locale qui finit par être le vecteur
socio-économique valorisant une ville dans son identité !
Dans une moindre
mesure, les artistes pullulent et abondent dans le monde de l'art ;
souvent ils ne représentent rien d'ordinaire qui puisse apporter une
nouveauté dans ce qui fut évoqué en la matière. Néanmoins, la
liberté d'expression leur donne l'illusion d'exister auprès des
grands qui leur portent ombrage... dans une perspective de
postérité... JC
« La modernité, c’est le
transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié
est l’éternel et l’immuable », nous dit Charles Baudelaire.
A) Le courant esthétique formaliste développé par
Greengerg
s'affubla de l'identité
"Modernism" pour traduire une réalisation plastique qui convoite plus
l'actuel et le contemporain que cette propension à la césure entre le passé et
le présent. Supplantée par la création maitresse de l'artiste talentueux qui a
transcendé l'espace temps circonscrit dans la forme conceptuelle de l'art, la
modernité s'est éteinte avec les préceptes de l'écriture rimbaldienne
(la
lettre dite du voyant) qui fit avorter les courants
surréaliste,
dadaïste puis
cubiste dans leur tentative d'exprimer
cette modernité dont il s'attribuèrent la paternité, à titre d'avant gardes.
Hormis Marcel Duchamp qui
ressentit le besoin ineffable de recomposer l'espace au moyen d'éléments
matériels, puisés dans les rebus de la société de consommation de l'époque, les
quelques soubresauts expressionnistes ne firent qu'ébaucher le désir
d'émancipation de l'art ! La phrase poétique d'Arthur Rimbaud : "Il faut être
absolument moderne" sur laquelle ont glosé les exégètes de l'art, ne trouve
aucune interprétation concrète de la signification de la modernité en son temps
!
Elle existait déjà au temps des classiques
avec "la
querelle des Anciens et des Modernes" qui étaient considérés comme des néo
écrivains s'étant écartés de l'ornière traditionnelle de la pratique de l'art
quelque peu académique !
Déjà, le moyen âge l'avait citée (modernitas)
en préambule de la révélation de découvertes n'appartenant plus au passé
(antiquitas), sans pour cela comprendre le sens du mot qui soudainement
surgissait d'un vocabulaire inachevé dans sa lexicographie. Certains signes
annonciateurs du changement qui encourait durant des époques strictement
différentes traduisirent ce mouvement mal défini dans l'esprit ; puisque
d'aucuns attribuent l'arrivée de la modernité à la fin de la période de
l'Humanisme
d'Erasme, de
Budé et
D'Etienne Dolé et
tant d'autres à la
Renaissance italienne éclose, en la faisant correspondre soit à la fin de
l'empire d'Occident avec la prise de
Constantinople par les Turcs en 1453, soit en pleine
Révolution française de 1789,
quand les Lumières
éclairèrent le peuple d'une faible lueur de savoir et connaissance apportant
ainsi un semblant de "renouveau" dans l'existence même.
Un signe cependant pourrait être révélateur de
la définition de la modernité ; celui de l'anormalité dans la création. C'est ce
que les artistes toute tendance confondue se sont évertués de réaliser de façon
naturelle, sans chercher à le produire mais dirons-nous poussés par un désir ou
une volonté d'accoucher (la maïeutique de Socrate) de leur art en gestation, et
cela que ce fût à travers l'écriture, la peinture, la sculpture et aujourd'hui
l'art conceptuel ou bien dit contemporain. Les œuvres ayant succédé aux œuvres,
il y a pléthore dans la production artisanale qui submerge les lieux
d'expositions tant convoitées par des artistes non accomplis dans un art en
permanente évolution et qui souvent les dépasse. C'est ce critère, semble-t-il,
qui caractériserait le plus la notion de modernité : le progrès aidant à la
réalisation de cette composition de matières organiques dans une forme toute
singulière qui serait le fruit de l'aspiration de l'artiste.
Les questions récurrentes qui reviennent dans
l'esprit des spectateurs initiés posent le véritable problème de la
signification de l'œuvre, si tant est qu'elle dût en avoir. Présenté comme
l'accomplissement d'une recherche intellectuelle et rarement spirituelle qui
peut néanmoins être le résultat de la spontanéité, ce travail de recherche
fondamental pose les principes d'une nouvelle expression avant-gardiste par
rapport au passé qui, déjà, se détache de cette notion moderne. Chaque époque,
en effet, tenta de se situer dans la modernité par rapport à une autre époque
ayant elle-même essayé de s'inscrire dans une quelconque modernité péremptoire
dans son application.
B) La citation de
Kandinsky dans son
traité est à relativiser dans un contexte, ici détaché de la définition faite
par l'auteur qui revient régulièrement sur une espèce d'éthique de l'artiste
vis-à-vis de l'art qu'il s'assigne ; éthique et non procédé unique moralisant le
travail de composition : "Tous les procédés sont sacrés s'ils sont
intérieurement nécessaires. Tous les procédés sont péchés, s'ils ne sont pas
justifiés par la nécessité intérieure."
C'est en partant des lectures de cet ouvrage
que nous essayerons d'élaborer notre point de vue, critiquable. Nous ne pouvons
pas faire abstraction de la réflexion pertinente de Kandinsky qui prélude en
quelque sorte à l'art nouveau que nous connaissons en lui permettant de se
situer par rapport aux exigences, sans lesquelles il ne peut prétendre à
exister. La représentation égocentrique de l'art plus précisément conceptuel
atteste de la volonté de signifier une existence propre de son identité
matérialisée par l'objet lui-même, illustrant et incarnant la personnalité de
chacun (c'est là, la force de l'art) ! L'a proximité ou ce que l'on
devrait appeler l'a peu près ne convient pas aux ébauches attendues pour
la réalisation de cet art moderne ; puisque c'est de lui dont il est question !
les risques qu'il encourt par une pratique aléatoire de sa conception
reposeraient sur l'expression du moi transcendé en un universel tronqué de sa
partie fondamentale que l'esprit insuffle à l'inspiration créatrice ! C'est pour
nous et semble-t-il pour le maître une notion indispensable sans laquelle il ne
peut y avoir d'art ! Les pastiches conçus sous des formes éclectiques évoquant
une certaine sensibilité humaine ne sont pas tous au rendez-vous du talent ;
pour ne pas dire génie ! Le choix de "montrer" un travail artistique qui plus
est plastique ne doit en aucun cas épouser l'idée du consensus avec le
matérialisme dont l'artiste tire les matériaux indispensable à son œuvre.
L'essence même de son œuvre doit puiser ses ressources dans les sensation
auxquelles Kandinsky fait si judicieusement référence, en parlant du spirituel
et de la sensorialité.
Salle des
Illustres, Toulouse 19H 30, 24 septembre,
inauguration de l'édition 2010 du Printemps de
Septembre, enprésence de Mme Marie-Thérèse Perrin,
Présidente-directrice du Printemps, Pierre Cohen,
Député-maire de Toulouse, Martin Malvy, Président de
la Région Midi-Pyrénées, Eric Mangion, Directeur
National d'art contemporain et Isabelle Gaudefroy,
Programmiste des Sociétés nomades. Photo
presselibre.fr
Le
printemps de septembre.
Critique et
construction artistique.
(1)
En direct de
Toulouse. La confrontation vient d'être faite aux Abattoirs, en
nocturne, hier soir jusqu'à minuit ; ce musée d'art contemporain
offre un espace suffisamment vaste pour déambuler de pièces
investies par des "œuvres" relevant plus du génie que du talent ;
c'est tout le paradoxe de ce mélange raisonné d'objets travaillés, disposés
sciemment en une orientation spatiale calculée afin de leur assigner
le sens qui attestera de leur signification dans la contemporanéité
qui, ne l'oublions pas, tout en faisant partie du présent, ouvre les
portes du futur de l'art !
(2) Le mouvement dans la forme. Il
existe, cependant, une espèce de relation entre la matière inerte,
froide et inexpressive et l'artiste qui lui insuffle toute son
inspiration dans le dessein de lui donner vie. C'est par cette
relation que l'artiste transmet à l'œuvre toute son entité dont les
"séquelles" remontent souvent jusqu'aux traces d'une période de vie
non vécue, et inexprimée qui donne naissance à cette révélation très
subjective d'un travail fort élaboré (pourquoi pas !). Le
fait que rien ne soit laissé au hasard qui n'aura plus sa part naïve
du destin, atteste avant tout de la présence intellectuelle dans les
conceptions.
(3)Du style dans l'expression. "Pourquoi pas !?" serait la
phrase clef qui donnerait la matière à réflexion pour les plus
dubitatifs sur cette manière de présenter les idées mises en forme.
Il est vrai que la recherche conceptuelle peut aboutir sur des
modèles inconnus d'un nouvel art encore insoupçonné : celui-ci
précisément ! C'est d'ailleurs le propre du Contemporain, à savoir
d'appartenir à une époque, en l'occurrence la sienne. Ce style donc
semble en tout a priori émaner de stéréotypes infantiles, naïfs et
ludiques. Leurs concepteurs reflètent, tous, l'essence de
leurs œuvres ; c'est ainsi le signe de reconnaissance qui révèle
l'identité de chaque artiste ; quand bien même ce dernier se targuerait
de ne point y avoir inséré la partie égocentrique la plus
significative de lui-même ! Il est livré nûment à sa personnalité
dévoilée par les éléments qui la décomposent !
(4) Question
d'initiation. Peut-on aborder le sujet sans
convier la notion de l'espace à s'inviter à la
conception que les artistes quelque peu
"confectionnés eux-mêmes" s'efforcent d'exprimer de
façon compréhensible. C'est vrai que l'esprit de
raison préside à ces déballages et expositions très
démonstratives et intrigantes à la fois, selon la
volonté de leurs auteurs, guères éloignés de leur
travail. On en revient aux prémisses de l'initiation
à l'art premier transfiguré au XXI° siècle ; mais,
évidemment, avec une perception directe des
sensations mises en exergue presque nûment, de sorte
que le "spectateur" doivent rechercher le
significatif de ce labeur ! 25
septembre 2010 Jean CAnal.
presselibre.fr a
rencontré
Carole Al Farah
journaliste
photographe
syrienne,
venue à Visa
pour l'Image
pour enrichir
son expérience
professionnelle
de rencontres
fructueuses.
Cette jeune
reporters
s'exprime dans
un français
impeccable. Elle
a évoqué son
travail en Syrie
auprès des
enfants atteints
d'un cancer ;
les
photographies
issues de ce
reportage
saisissent les
enfants dans
leur maladie et
montrent les
ravages
irréversibles
provoqués par ce
mal.
Photo Jean Canal
Copyright.
Cinéma. Cinéma !On ne pouvait pas ne pas en parler :
"L'illusionniste" est sorti le 16 juin sur les grands écrans. S'il y a un
film animé qui est absolument à voir par tous les petits et tous les grands,
c'est bien ce chef d'œuvre de Sylvain Chomet qui nous avait séduits avec
"les
triplettes de Belleville". Réalisé sur un scénario inachevé de
Jacques Tati, cette construction de scénario en images colorées reste fidèle
à l'esprit de l'auteur de
"Jour de fête". Tati est honoré cette année à la
Cinémathèque française. Jean Canal
Le philosophe qui dérange. Onfray est là ; il
existe plus que les autres, en ce sens qu'il exprime intelligemment sa pensée
dans une société où la liberté de dire et d'écrire est hélas autorisée.
Hormis son ouvrage sur Freud qui fait et fera polémique toute l'année, il aborde
les sujets de la société de façon désagréable pour les personnes concernées,
comme cette vidéo nous l'indique. Pour l'avoir personnellement lu, il ne rentre
pas dans l'héritage philosophique que j'affectionne particulièrement, mais il
mérite la place qu'il occupe, parce qu'il remet en question la pensée
généraliste et ainsi répond positivement au concept de la philosophie
Nietzschéenne. Le travail du philosophe contemporain est-il celui qui fut à
l'origine de la réflexion et "de dénuder les chimères" ? Le pire est qu'il n'a
pas tort ! Jean Canal 9 juin. d'autres médias plus
conventionnels ! L'essentiel est d'exister au-delà de la circonvolution
géographique de ceux à qui vous serrez les mains, régulièrement, comme
par mimétisme civique que le bon usage de l'hypocrisie vous oblige de
pratiquer ! Jean Canal, même jour, mêmes heurs...
Le pluralisme culturel. Soit une manière de reconnaitre l'existence de
cultures différentes. Dans cette innovation qui aura le prestige de se
manifester à Paris, sous la présidence française de l'Europe, les cultures,
notamment européennes, c'est-à-dire plus particulièrement occidentale
et orientale, puisque l'Europe s'étend au-delà de sa configuration ethnique et
religieuse, viendront se confondre et espérons-le se mélanger, conformément à
l'esprit européen qui en est à l'origine ! Paris, donc, anciennement connu comme
capitale des arts, et sentant qu'au fil du temps la culture devenue précisément
élitiste avait écarté de grands artistes de son entourage, Paris, donc, tente de
regagner sa prime place, au temps où l'art déco se mêlait au cubisme des poètes
surréalistes, pour ne citer aucune référence ! Comme le jugement intellectuel
porté sur une œuvre ne peut en aucun cas juger de sa valeur immédiate, excepté
lorsque l'on se réfère à l'analyse hégélienne qui consiste à démontrer qu'il
existe autre chose de plus profond dans l'œuvre que son auteur n'a pas conçu...,
il est prudent, alors, de recevoir ce nouvel art, avec circonspection afin de
lui donner la place qu'il mérite au présent ; étant donné que seule la postérité
sauvegardera de l'oubli l'art culturel ! En ce qui concerne la production artistique
qui englobe tous les arts, elle s'inscrit évidemment dans une perspective de
reconnaissance individuelle qui tend à revendiquer une identité culturelle à
travers une création quelconque ayant le mérite d'exister ! Quand on pense à Maxime Duchamp qui fut à
l'origine de cet art conceptuel tant exploité de nos jours, on se doit par
respect d'abord et par ignorance ensuite, de recevoir la création comme un acte
d'expression unique ! C'est sans doute pour cette raison qu'il faut accepter ces
nouvelles conceptions artistiques, en les préservant de jugements hâtifs,
puisque la postérité aura raison de leur devenir ! Mais au fait, et c'est là
que porte tout l'intérêt de la création, la postérité n'intéresse pas forcément
ceux qui y voient, dans cet art, une source de revenus pas forcément
artistiques...
L'Art
de la vulgarité !
La provocation !
"Chaque 'centre d'art' voit vivre des milliers et des milliers
d'artistes de ce genre dont la plupart ne cherchent qu'une nouvelle manière et
fabriquent sans enthousiasme, le cœur froid et l'âme endormie, des millions
d'œuvres d'art." Kandinsky (Du spirituel dans l'art
et dans la peinture en particulier). Quand l'art
disparaît de sa propre destinée, il lui reste encore une aspiration à continuer
la création dont dépend sa continuité.
"L'art doit à nouveau régner en maître dans nos
musées", phrase prononcée à l'occasion de l'inauguration d'une exposition
contemporaine au musée du XXI ° siècle à Rome,
ce
dimanche, faisant allusion à la prévalence de l'art sur l'artiste.
"Le Maxxi", tel est son nom, se veut avangardiste d'un art à venir. Un
immense squelette allongé à l'entrée du musée incarne la mortalité de l'être et
de l'art qui doit renaître de ses cendres. L'opportunité nous est offerte de
nous interroger sur cette notion devenue disparate selon l'évocation que chaque
artiste en fait ! La création indéniablement liée à l'œuvre se voudrait issue
des complexités de l'esprit lui-même imprégné de culture ; à son propre insu
parfois, puisque l'application la plus spontanée dans l'expression donna, au
cours des siècles, non seulement les chefs d'œuvre que nous connaissons, mais
également permit la naissance de courants artistiques traversant les époques
pour triompher dans la postérité ! C'est peut-être ce critère qui aujourd'hui ne
prévaut plus dans la créativité : celui de perdurer au-delà du concept lui-même
! Un désir de spontanéité de la forme semble l'emporter sur la réflexion du fond
; ce qui ne dévalorise point l'entité de la création, mais la situe plutôt dans
un tout autre registre de l'art : l'inter textualité des matières organiques
utilisées, les support interactifs, la part importante de la technologie, le son et la lumière en
parfaite adéquation avec l'image en mouvement perpétuel, illustrant des thèmes à
vocation essentiellement plasticienne. La place du corps virtuel est omniprésente ; le créateur
en fait son mentors par lequel il dissimule sa personne pour que cette dernière
puisse franchir les limites de l'entendement, libérée ainsi des contraintes
pluridisciplinaires de l'éthique moralisatrice ! Il faut s'en pénétrer pour en
comprendre les sens ! Et ce n'est qu'après cette initiation que l'on confine à
l'œuvre qu'elle soit muette, figurative ou expressive, en ayant parfois
l'impression que quelque chose nous échappe. Les nouvelles formes d'esthétisme incarnées par un
corps physique en mouvement invoquent une espèce de supplique à la
contemporanéité, comme si elle la suppliait de la voir, de l'entendre et de
l'écouter. D'ailleurs le terme "d'art contemporain" ne s'affuble-t-il pas de ses
oripeaux communs ?, en ce sens que presque toutes ces manifestations
contemplatives relatent des scènes actuelles, voire factuelles tirées à vif
d'une société exsangue de son histoire culturelle en constante mutation ! La
culture artistique n'a plus de fonctionnalité définie de manière à pouvoir lui
attribuer un courant ! Se risquerait-on à dire qu'il y a pléthore en la matière
!, sans encourir les critiques consensuelles qui allégueraient la légitimité de
l'expression ! Il est très difficile de relativiser des critères de référence
dans l'option de sélections qui adopteraient une création en lui conférant le
titre "d'œuvre !" Les créateurs-artistes s'en offusqueraient quand on sait
combien ils sont sensibles à la critique. S'étant très éloigné des maîtres
fondateurs de l'art ayant pourtant été courtisé, ce mouvement générationnel se
meut dans des espaces qui lui incombent une utilisation proportionnelle des
limites géométriques circonscrites à la propension créative. La démesure de la
conceptualité permet de valoriser l'œuvre et de révéler au public sa partie
intrinsèque que l'espace valorise. La visite impromptue faite à
Mix'Art Myrys,
ce samedi 29 mai, à Toulouse, sur le site intitulé "Corpus Média"
permit de constater que le mouvement artistique qui fut à l'origine de ce
collectif fondé en 1995, s'est maintenu, cahin-caha, dans le respect de sa
tradition de la conceptualisation de l'art permettant une interaction à l'échelle humaine au cœur
même de la société : un vaste ensemble
de conceptions très variées dans la sphère artistique permet de développer une
interaction. L'essentiel paraît reposer dans la seule préoccupation de libérer
l'expression d'une retenue soumise à un quelconque jugement de valeur, dans un
univers social très aseptisé et pratiquant une censure imperceptible ! Cet idéal traduit l'effort considérable
effectué au cours de ces quinze années pour pouvoir durée dans le temps. De
l'ancienne usine à chaussure, "Myrys" située à saint-Cyprien, où l'Association
avait élu domicile, à l'emplacement actuel, sis 12 rue Ferdinand Lassale, c'est tout
une épopée de
Mix'Art Myrys qui relate une histoire peut commune de gens, issus de tous milieux sociaux, se
battant artistiquement pour préserver cette identité.
Jean CAnal 30 mai 2010. Copyright "Corpus Média".
Sur les
traces de Louis
Stevenson.
Après
avoir traversé
Anduze, village
gardois flanqué
au pied des
collines de
caillasses, où
un somptueux
temple marque
l'appartenance
de cette terre à
l'Eglise
réformée, la
route tortueuse
sillonnant le
long du gardon,
commence déjà à
indiquer le
territoire
austère des
Cévennes. Jean Canal 21
avril 2010. (photo
JC. Légende : tombes
protestantes
dans les
champs.)
LIre la suite.
Trente
ans de vie dont une partie passée
chez les religieuses, une autre à vivre pleinement et l'autre enfermée ! C'est
elle qui se révéla au monde de la littérature, puisque le destin lui
réserva une place de choix. Etudiée en terminale et à l'université, elle
s'inscrit dans
les incontournables lectures de gens cultivés ! Au même titre que Camille
Claudel, (portrait de gauche) elle suscite une
attention particulière attendrissante face à l'existence de deux femmes qui
n'eurent cesse de crier leur volonté de Vivre libre !
Photo représentant Camille Claudel, à l'âge de vingt ans. Trente années
d'internement avec l'acquiescement de son frère, Paul dont la notoriété
littéraire et politique ne purent être entachées par la présence de sa sœur au
génie gênant la carrière du frère ! JC
La voici la mystérieuse photographie d'Arthur Rimbaud, retrouvée par hasard,
dans une brocante, en 2008, par deux passionnés, collectionneurs. Est-ce
réellement lui ? Nous sommes à Aden, vers les années 1880, Rimbaud fait du
marchandage en café, or, ivoire et peaux. Le poëte désabusé des Lettres mène une
vie ordinaire, vouant son existence à errer et se fatiguer dans des contrées
inexplorées et dangereuses. C'est peut-être bien lui, assis à droite, au côté de
cette charmante femme.
Réponse d'un lecteur :"'J'ai bien reçu la photo de M Rimbaud et je vous en
remercie. La femme assise à sa gauche, tout le monde l'a reconnue, est Louise de
Mallarmé, et les trois personnes à sa droite ne sont ni MM Illg, Soleillé et
Tian, comme on l'a dit à tord, mais le grand écrivain André de Mallarmé, son
frère et son secrétaire. Derrière, on les reconnait à leurs moustaches si
caractéristiques, Georges Verlaine et Pierre de Lautréamont, juste avant qu'ils
ne disparaissent dans leur tragique expédition, dans les Hauts de Seine. Il y a
longtemps qu'on cherchait des preuves du passage d'André de Mallarmé à Aden, et
cette photo nous le confirme. C'est là, en effet, qu'il a écrit ces deux grands
chef d'œuvre "L'âme en peine", puis "Les sanglots longs", où ce grand
aristocrate se penche avec bonhommie sur la douleur des indigènes. Quant à ce
Rimbaud (ou Raimbaud?), puisque vous me le demandez, je crois que son prénom
était Paul, qu'il vendait des fusils aux sauvages, et qu'il s'était réfugié ici
parce qu'il aurait blessé un peintre spécialiste de tournesols, et ce pour lui
voler ces pots de peintures! Bien à vous."
Hélas ! c'est bel et bien la photographie où figure Arthur Rimbaud, à la place
indiquée. Nous sommes à Aden, au Yémen, vers les années 1880 ; Rimbaud est en
errance continue à la recherche du temps ou du moins à sa conquête ; mais il
s'agit du temps poétique, non pas le temps des mortels. Après son échec de
Chypre, il se dirige vers l'Egypte où il rencontre encore des gens qui vont
l'aider pour continuer son cheminement jusqu'à Aden où il s'établira, dans une
maison de café. Puis, continuellement animé par une instabilité constante, il
traverse l'Océan indien pour Zella, un port des côtes de Somalies. Là, il
préparera une caravane pour Harar, le Choa de l'Abyssinie. Pourquoi cette
déception, alors que les rimbaldiens, comme on les appelle, dans le milieu
littéraire, devraient se réjouir de retrouver des traces de son passage à
l'hôtel de l'Univers, à Aden. Parce que tout simplement, ceux sont des
rimbaldiens ! L'intérêt de Rimbaud, à ce niveau là, ne mérite pas que l'on s'y
attarde trop, puisque son exploitation posthume est sans fin !
JC 17/04/10
Les Artistes.
Mi-artisans, par l'application d'une méthode ayant recours à la
fabrication, mi-artistes par l'inspiration qui insuffle au travail la forme
qu'il prendra, les artistes néo postmodernes mènent une lutte infinie avec les
matières issues de la société of consommation par laquelle ils
reconnaissent leur paternité. S'essayant dans des styles où la maîtrise leur
échappe, ils procèdent à des applications le plus souvent infantiles qui
traduisent une psychose personnelle en manque d'assouvissement. La recherche
constante de créations nouvelles les conduit vers cette maïeutique de l'art qui
ne fait que confiner à l'absolu ; presque toujours inachevée, l'œuvre extraite
de cette créativité tend à révéler l'impossibilité pour l'artiste à exprimer son
devenir dans le présent ! Salvator Daly eût juger avec sévérité judicieuse nos
contemporains ! Jean Canal de la critique d'un artiste. 24 mars 2010
Il semblerait que la recherche de la matière touchât à sa fin
! Les supports formés de rebus transformés et simplement travaillés à même
l'état brut, se sont eux aussi banalisés ; ils furent exploités à volonté pour
traduire l'inspiration de l'artiste, lui-même en devenir par rapport à la
matière devenant sienne. C'est le support qui aurait une grande ascendance sur
l'œuvre, du moins dans cet art redevenu premier ; puisque expliqué de façon
brute et présenté comme tel ! Il ne suffit plus de voir et de tenter d'en
déduire quelque chose de créé ; mais y déceler la part intrinsèque qui donne à
l'artiste toute son autorité pour transformer tout ce qu'il va toucher en œuvre
d'art ! Et s'arroger le droit, au nom d'une certaine
postérité, du titre conféré par la création pure. jean
Canal 18/03/10
De la critique dans l'art. La critique n'a pas pour objet de détruire une œuvre et son
auteur, comme d'aucuns, plus à même de faire dans la gratuité, se délectent en
comparaisons subjectives de l'art. Il est vrai, néanmoins, que l'art, pris dans
son entité, admet des normes ; non pas celles fixées par les mécènes (car elles
sont indispensables pour la survie de l'artiste), mais celles issues de
l'inspiration que le génie insuffle à un instant opportun où la révélation
confine à la vérité et, évidemment, à la beauté. Je ne citerai pas ici, dans ce
fragment de phrase, l'allusion que Plotin fit dans un texte qui traite de façon
très exhaustive, de ce sujet ; car, je te le dis lecteur, je ne partage pas les
secrets que l'antiquité me confia pour une transmission sélective... Donc, pour
revenir à ce qui nous préoccupe, loin des miasmes de basses souches dans les
quels se complait l'engeance des ivrognes de l'âme, l'art, tracé dans les lignes
platoniciennes de cette beauté universelle, se définit tout simplement par
lui-même, par sa réalité, par son existence et la symbiose qu'il fait avec le
monde extérieur des éléments. Il se suffit à lui-même et n'a donc pas besoin de
critique qui ne ferait que encenser sa réalisation. C'est en ce sens que
Kandisky séduit, lorsqu'il dissèque le concept de l'art !
Jean Canal 16 mars 2010
La culture design. C'est avéré ! La culture et le design se mêlent et se confondent
harmonieusement autant, si ce n'est mieux, que la Rhétorique et la Sophistique,
que dans le vocabulaire des dirigeants politiques, et, notamment, de ceux qui
nous dirigent! L'art du beau, révélé à travers l'œuvre contemporaine des
exposants de déballages artistiques, se fond dans la forme que les nouveaux
concepteurs valorisent ! Cette nouvelle tendance qui naquit avec Marcel Duchamp, snobe
l'application platonicienne de l'art qui cultive le beau dans l'espace
géométrique ! Vendue à plusieurs millions d'euros, une œuvre reposant sur la
seule idée de l'artiste l'emporte haut la main, chez les nouveaux riches du
matérialisme avant-gardiste ! Cette nouvelle forme conceptuelle de l'art
s'inscrit dans l'esprit général de toute une certaine société qui converge vers
un point de vue résultant de l'interprétation de la culture. Mi artisan, mi artiste le nouveau concepteur de cet art se
cherche plutôt qu'il ne trouve !
Critique générale sur la dévalorisation du
concept de présentation de l'art. Nous pouvons d'ores et déjà parler d'immobilisme dans l'art
conceptuel qui confine à la fin de son application ! Héritier d'Arman, de
Pommereulle et les autres, cet art inscrit dans la contemporanéité au sens
présent, ne parvient plus à innover dans sa présentation ; c'est le manque de
concept qui le rend inerte dans son expression morte, au titre des natures
photographiques qui se cristallisent dans les galeries. Hélas ! une nature morte
évoque une vie en mouvement : lumières, ombres, reliefs, perspectives composent
l'œuvre pour lui restituer son entité première, celle qui incita l'artiste à la
sacraliser dans son fait ! Pensée du soir, Jean Canal 15/03/2010
La culture de la culture. Au même titre qu'un simple billet de
spectacle, la culture à un prix qui est fixé selon des critères d'excellence que
le mécénat accrédite en les finançant. Pour statuer sur un thème culturel, il
faut qu'il en soit doté ! C'est sur cette référence que la culture se fonde pour
octroyer son titre au sujet qui y répond ! Le cinématographe qui n'est pas en
reste produit du film à sensation grand public, industrialisant ainsi ce
septième art tombé dans le registre de la consommation ! Depuis l'avènement de la culture
officielle, vers le milieu du VIII° siècle, avec la dynastie des Carolingiens,
la culture, en France, n'a cessé d'être au service de propres desseins
monarchiques puis politiques. Elle s'inscrit, désormais, dans une
consommation régulière et quasi quotidienne de produits issus de thèmes
culturels médiatisés. S'étant considérablement multipliée, pour le
bienfait de tous, la culture inclue de vastes domaines, comme la
musique, la littérature, l'art, la religion, la politique et le sport... pour
n'en citer que quelques uns. Ses origines culturelles étant tombées en
désuétude, la culture s'est paradoxalement réduite avec l'amenuisement de
l'enseignement qui ne dispense plus le savoir originel de la culture... La culture de cette nouvelle
culture se définit par une attitude systématique en faveur de tout comportement
lié à de la créativité ! Reconnu comme un acte culturel, la créativité est prise
au sens le plus large, puisque le foot est considéré comme de la culture. Il est
aisé de saisir la subtilité de cette démocratisation... culturelle qui répond à
une demande exhaustive... de... culture ! Quant à la culture qui appartient à une
identité propre à chaque civilisation, elle est de plus en plus absente, qui de
l'éducation, qui de l'instruction ! Les manuels scolaires la survolent à travers
des programmes réducteurs de conscience ! Elle ne repose point sur une espèce
d'acquisivité qui tend à une assimilation de concepts institutionnels aux
fondements historiques ! Non ! C'est une ouverture d'esprit qui mesure à l'aune
du savoir la connaissance de l'humanité pour en extraire sa quintessence ! D'où
la vulgarité de nos civilisations contemporaines livrées aux barbarismes
culturels que nous subissons indolemment ! N'étant toujours pas l'apanage des classes
sociales favorisées qui cultivent le paraître à outrance, la Culture, celle qui
demande des efforts répétés d'intellectualisme, au sens cartésien du terme,
s'entend !, revêt la configuration la plus affinée qui soit ; en ce sens qu'elle
ne peut souffrir d'imperfection dans sa conception ! Elle ne s'acquière point
par la négociation de biens matériels, elle réside bel et bien dans cette
compréhension de la beauté spirituelle qui est en elle !
Mythe et raison.
Distinguer le vrai du faux ou raisonner. Tel est le principe
par lequel le discernement opère pour différencier deux concepts antagonistes.
Dans la politique, puisque là est le sujet qui nous intéresse, la raison sert la
vérité qui répond positivement aux questions que le lectorat se pose et dont il
entend résoudre les problèmes par les réponses, évidemment, positives qu'il
obtiendra, ou du moins qu'il espère obtenir ! L'exemple le plus significatif qui dans
l'histoire de la pensée a permis de réfléchir sur sa définition, est
"l'allégorie de la caverne" de Platon. Le monde visible en est donc perçu tel
quel, sans en imaginer la possibilité qu'il pût en exister un autre... et donc
de concevoir le monde autrement qu'il nous apparait devant les yeux. Il est
évident que l'intérêt des dictatures qu'elles fussent du prolétariat ou bien
d'une élite extrémiste, se sont efforcées de maintenir les peuples dans la
vision de leur conception sociale des idées ! Tant que les moyens de diffusion
de l'information étaient tenus par les pouvoirs, les esclaves de la caverne ne
doutaient pas qu'il pût exister ailleurs une autre forme de vie meilleure que la
leur ! Désolé pour les communistes, mais l'URSS stalinienne ne fut pas un
exemple de liberté populaire vouée à épanouir les masses libérées par un pseudo
progrès ! Il n'en fut pas mieux sous d'autres régimes, en Europe notamment dont
nous connaissons les conséquences sur une population décimée uniquement pour sa
religion ! La liberté qui advint au fil des conquêtes
sociales et des révolutions populaires, bourgeoises et paysannes a traduit la
volonté des peuples de s'autodéterminer en exprimant paradoxalement le désir de
l'individualité libérale ! C'est cette forme de société que nous adoptons dans
un système de dépendance qui nous crée des besoins pléthoriques. Ayant accédé à
l'épanouissement personnel moyennant l'utilisations des produits disponibles
dans ce système, nous sommes responsables de notre choix qui découle du
"raisonnement" que nous avons opéré en amont de notre décision. L'état actuel des choses, c'est-à-dire de la
situation générale de notre condition, nous révèle que notre façon de raisonner
n'a pas donné raison à la réalité qui s'éclaire à la lumière de la vérité ! Deux acceptions qui donneraient à l'homme
toute l'intégrité de sa raison d'être : vérité et connaissance ! Ces deux
valeurs qui ne furent presque jamais appliquées, si tant est qu'elles fussent
capable de l'être, ont mythifié la raison en la dotant de pouvoir de décision
absolue. Jean Canal 10/03/2010
Il fallait en finir avec les femmes et leur dire enfin la vérité.
On ne pouvait plus leur mentir et tricher avec leur sensibilité. Le
temps de la révélation était venue. Formulés sous forme de confession, les
aveux devaient évoquer les nombreuses fautes commises à l'encontre
de toutes celles qui ne devaient plus subir les animosités
hormonales des hommes ! Et surtout, il fallait arrêter de
croire qu'elles étaient notre propriété, à nous, les hommes ! Leur
faire part de nos infidélités, ne serait-ce que celles que nous
désirerions commettre en permanence avec elles, d'ailleurs, était
déjà une espèce d'aveu. Ainsi, la relation de couple s'en porterait
mieux, même si les hommes devaient perdre de leur superbe.
Cependant, la tâche n'était pas facile. Connues pour être très
susceptibles et versatiles, elles seraient enclines à réfuter toutes
sortes de vérité les concernant. Il fallait présenter les idées
autrement en prenant garde de ne pas provoquer une rupture sèche.
Sous forme de supplique, un mea culpa semblerait le mieux adapté à
ce genre de situation :
"Mon amour, j'ai une révélation à te faire qui risque de provoquer
en toi une humeur désagréable."
-Je t'écoute ! Parle ! Pour une fois que tu as quelque chose à dire
d'intéressant !"
-Eh bien ! Je t'ai trompé avec ton amie de toujours !"
-C'est tout ?!"
-Ben oui !"
-Bon, excuse-moi, mais tu as retardé mon rendez-vous avec ton ami
Jean qui m'attend au café, chaque lundi matin. Après nous allons
chez lui, et nous passons l'après-midi au lit ! Tu vois mon amour,
il n' y a pas de mal à çà... Et n'oublie pas, mon amour, c'est toi
que j'aime...
-Ah bon ! Tu me rassures ! Dernier jour de
novembre JC.
Adorno souligna l'originalité du compositeur dans la création. La neuvième
symphonie ne semble-t-elle pas être une plainte lancinante qui révèle la douleur
immense de l'être déchu des sentiments d'Amour qu'il portait à la belle Alma ?
Ces dernières minutes qui durent dans l'adagio de souffrance du compositeur lui
annoncent la fin de sa vie sentimentale. Gustave Malher est devenu le
virtuose de la tragédie romanesque, dans le monde sentimental de l'Amour. Comme
il s'écarta du monde, lui aussi, disant en quelque sorte adieu à ses
contemporains, chez lesquels il ne trouva jamais écho à ses aspirations
poétiques. De symphonie en symphonie cet être hors du commun semble se mouvoir
dans un espace circonscrit à sa solitude : nourriture à la fois spirituelle,
intellectuelle et dans ce cas présent musicale. C'est de là que naît le génie : du
silence profond qui, montant des abysses de l'âme vouée à la passion, inspire la
création. L'écriture
musicale ou bien littéraire demande des sacrifices à la vie que leurs auteurs consentent
volontiers, comme s'ils convolaient en épousailles avec un être parfait en
plénitude, reflétant l'image de soi-même ! Il faut savoir renoncer aux égarements de l'âme distraite par les
fantômes présents en son esprit ; Malher se retira de la société qui lui devint
soudainement insipide et sans valeur ! (à écouter : Ich
bin der Welt abhanden gekommen). Il dit adieu au monde, sans regret,
ni remords, comme s'il eût été invité à séjourner auprès des Dieux grecs de
l'Olympe. Jean Canal 24/05/2011.
Quelque part en la
profonde Ariège pyrénéenne.
"L'eau et les rêves" de Gaston
Bachelard. Le philosophe est assis derrière son bureau, chez lui,
dans un appartement modeste de la capitale parisienne. Légèrement
atteint de surdité, il fait répéter les mots à son interlocuteur. Sa longue barbe
blanche semble couler comme une rivière. Ses cheveux hirsutes lui
confèrent les aspects du penseur livré au processus du temps. Il a le visage de
l'intelligence intellectuelle qui caractérise les êtres ayant reçu
la félicité de l'esprit et la grandeur de l'âme. Nous sommes
dans les années cinquante, moribondes. Il n'enseigne plus, a écrit la
plupart de ses livres et se prépare à entrer dans la postérité. Un
reportage lui est consacré, avant qu'il ne disparaisse. Le journaliste qui l'interroge,
lui demande s'il faut l'appeler "maître"? "Non, non, c'est
fini", lui répond l'illustre philosophe qui s'est attaché
durant toute sa vie à étudier les relations existantes
entre les éléments naturels et l'être. Les ouvrages d'étude de
la psychanalyse qui sont signés par le maître, s'insinuent au
plus profond des remous sensoriels de la nature humaine. On
songe à Mahler, un autre grand élu de la composition
symphonique, lequel s'imprégna de la nature pour créer.
Là, où d'aucuns y percevraient
une banale atmosphère de montagne épurée, ancrée dans ses ressources
originelles, recouvrant ainsi ses propres beautés naturelles,
d'autres, enclins à une vision transcendant le présent, au-delà des
concepts stéréotypés de l'analyse hégélienne et surtout très loin des turpitudes contemporaines, y
ressentent une profonde sensation de relation avec l'imaginaire dont
ils extraient la force créatrice ! Toute la puissance de cette
interprétation repose sur les éléments qui composent l'entité de
l'être, lesquels produisent l'inspiration nécessaire à la
composition, à la création et l'imagination ; qu'elle soit poétique ou musicale, ou bien versée dans
une toute autre forme d'art. Ici, seul le
violoncelle conviendrait pour une telle occurrence... princière et
magistrale en une mélancolie spirituelle... s'approchant du Spleen
baudelairien.
Jean Canal 19 septembre 2011.
"Elle est debout sur mes
paupières."
Paul Eluard.
Photo : Jean Canal.
Nature/Culture :
deux éléments fondamentaux pour préserver
la raison du déséquilibre causé par les sociétés ! Avec l'âge classique de la philosophie, au
demeurant l'étude de la littérature et des Sciences Humaines,
dans le contexte Universitaire, la raison, au sens profond du
terme, se nourrit essentiellement de ces deux éléments qui lui
permettent de comparer de façon manichéenne les parties
antinomiques de la pensée. C'est ce qu'on appelle, plus
communément, la remise en question des idées prévalant sur
l'ordre du jour ! Le jugement intellectuel, un tant soi peu
critique dans son analyse, révèle le dysfonctionnement des
réactions qui composent la rationalité de la pensée. Que ce fût dans l'Art, pris au sens
large, ou bien au cœur des Lettres, incluant la philosophie
(bien que cette dernière
fût rattachée plus au raisonnement mathématique),
le raisonnement échappe toujours à l'ensemble de la communauté
quand elle est dirigée par une seule entité -l'exemple
politique en est le plus significatif. Il incarne l'esprit de
coercition entre les belligérants des idées politiques opposées
qui fournissent la matière à la pensée. L'observation effectuée
au sein même des populations actives, issues de tous milieux
sociaux, avec ou sans culture, est intéressante en ce sens, car
elle révèle la tare prédominante qui les maintient dans un état
intentionnel du Pouvoir. L'absence de raisonnement individuel,
complètement détaché d'intérêt communautaire, l'incapacité de
déduction personnelle relative à un vecteur de données, tout
cela atteste d'un malaise global des communautés vouées à
adopter l'esprit général de ce raisonnement privé de son essence
même. La ressource cruciale qui peut encore apporter un tantinet
de lucidité dans un monde complètement sclérosé, réside toujours
dans ces références élémentaires de l'individualisme positif
dont Mounier fit preuve, en développant paradoxalement un Esprit
planétaire.
Jean Canal réflexion au cœur de
la Nature...revue et corrigé.
"Je veux vivre une histoire d'amour,
plutôt que me retrouver dans un lit avec quelqu'un qui ne
m'apporterait que du sexe, explique X. Les hommes, je connais !
Je veux du vrai, du pur, du beau !"
Elles espèrent tout de même rencontrer
l'âme sœur, l'homme qui enfin les rendrait heureuses ; car le
bonheur reste ce à quoi elles aspirent le plus.
C'est fréquent, chez ces femmes émancipées
qui n'ont plus rien à attendre des hommes qui ne soient déjà
connus d'elles. Dans le fond, la société ayant accentué la
désolation des relations, ces femmes aspirent à rencontrer un
seul amour où les sentiments primeraient sur des sensations
éphémères. Néanmoins, très autonomes et indépendantes, elles
cultivent une ambivalence sentimentale qui déstabilise
psychologiquement leur équilibre. C'est le mal de ce début de
siècle ; et pendant cette perte de temps, les années passent
inéluctablement et elles vieillissent. Conscientes du mal
irréversible qui amenuise leur beauté, elles éprouvent un
ressenti profond d'échec que la vie leur révèle, au fil des
expériences infructueuses de leur sexualité épanouie. Jean
Canal, réflexion sur une rencontre féminine. Revu le 21/09/2011.
Le pathétique
en amour.
Les femmes sont des curiosités esthétiques. Des
êtres enclins à la versatilité, voire imprévisibles
dans leur comportement indécis ! Elles présentent
toutes les caractéristiques recherchées par la
masculinité qui ne peut en déterminer le caractère !
Ne sachant exprimer leur sensibilité, les femmes
sont indifférentes à la douleur des hommes ! Aussi
abrupte qu'elle pourrait paraître cette affirmation
ne se veut pas provocante, mais, hélas ! réaliste en
certitude... Ce qui ne leur enlève rien à l'amour
qu'elles savent prodiguer, à la mesure de leur
propension sentimentale. Ces êtres étranges qui
expriment leur amour sans en donner de raison
signifiée, raison que seul le cœur connaît, sont
"réglés" sur l'intuition, subodorant le
spécimen à apprivoiser. Elles présentent même des
aspects curieux... intéressants d'ailleurs pour
l'homme, ainsi avantagé : phénomène qu'il serait
vain d'essayer de comprendre. Elles sont le plus
souvent animées par une intériorité variante qui les
incite à prendre des décisions inattendues pour les
hommes ! On en a vu être en prise avec des
spéculations imaginatives informulées dans leur
désir d'amour. Complètement différentes des hommes,
elles les veulent auprès d'elles comme une curiosité
esthétique...
Jean Canal 6 juin 2011. (photographie : Eve Arnold ;
Moscou, 1966. Divorce. Détail de la photo recadrée).
Lodève.
Presselibre.fr a tenu le pavé dans la ville de Lodève à
l'occasion du quatorzième festival de poésies : lecture arabe au cloître.
.
Puis arriva Adeline Yzac,
au Cloître, pour une lecture à la chandelle. Pour ceux qui
aiment la Littérature avec une majuscule au milieu des phrases,
eh bien Adeline Yzac leur livrera une écriture qui n'a sa
comparaison que chez Balzac et un tantinet chez Proust ! C'est
vous dire si la lecture des quelques pages qu'elle fit le soir
du lundi 18 juillet, dès 21 heures, fut une révélation pour ceux
qui croyaient que la Littérature fut moribonde ; Adeline se tint
à son chevet, la préservant de sa défunte finalité...
Prison.
La ville d'Avignon s'est portée
acquéreur de son patrimoine carcéral ! Ancienne Maison d'Arrêt
située rue Bannasterie, la prison Sainte Anne notoirement connue des avignonnais, pour son
histoire tristement liée au Palais des Papes, (elle est adossée au jardin
du Palais) va être transformé en hôtel étoilé pour une clientèle
en manque de sensations fortes. Le Festival sera l'opportunité
de descendre dans cette villégiature haut de gamme, réhabilitée
dans sa forme ; car le fond demeure intact ! Et lorsque l'on
sait que des condamnés à morts furent exécutés en cet
endroit-même...
Payer le prix fort pour passer une nuit en
cellule..., cela ne s'était jamais encore vu ! Mais que
ne ferait-on pas pour goutter au saveur du crime !
Jean Canal 28 juillet 2011.
Le off
du OFF.
En 1967,
Jean Vilar
rappelait l'importance que le Festival restât
populaire. A l'époque il n'était subventionné que par la ville
d'Avignon. Plus de quarante ans après cette allocution à un
journaliste officiel, le Festival d'Avignon se produit en une
infime partie dans la rue, devenant le off du OFF ; ce dernier
étant officialisé par la fréquentation qu'il suscite. Il arrive
quelquefois que des représentations scéniques, données à même le
parvis du Palais des Papes, dépassent la majesté de l'édifice et
confinent à l'art esthétique des amphithéâtres de l'antiquité
(Sophocle, Eschyle et Euripide) ; ainsi, le théâtre traditionnel ne
soupçonne pas la richesse qui se donne en opulence, au-devant de
ses portes IN-OFF. C'est le cas de la Compagnie Utervision
(Utervision Compagnie Japan) qui présenta une œuvre peu commune
dans le répertoire festivalier officiel.
Durant trente minutes, le souffle vous est
retenu en haleine par l'intensité de cette pièce jouée en un
seul acte, entrecoupée de phases successives historiques,
inscrites dans l'après Hiroshima-Nagasaki, et cela dans un
contexte de réalité contemporaine, décors oblige. Sensualité et
amour étant au rendez-vous, on s'émeut alors pour un Japon,
encore meurtri..
Elina Sagi, actrice, et Jean Canal: Photo
presselibre.fr
Photo Jean Canal : Utervision Compagnie.
Le Festival d'Avignon touche à sa fin, les
festivaliers et les artistes quittent les scènes, laissant
derrière eux, les uns autant que les autres, des impressions de
regrets, voire de nostalgie suscités par les moments magiques du
théâtre. "L'Homme de paille" est l'un de ces
spectacles contés que les enfants et les adultes n'oublieront
pas de sitôt. La richesse dans la représentation scénique reste,
nonobstant, cette innovation que l'on ne trouve que dans la
création ! Les auteurs revoyant des œuvres majeures dans le
répertoire classique, en corrigeant la mise en scène, présentent souvent
des adaptations médiocres qui leur garantissent un public versé
dans la curiosité esthétique. Ainsi, au gré de nos
déambulations, nous avons rencontré les mécènes des planches qui
incarnent des figures emblématiques de la pensée, tels Pascal,
Montesquieu, Rousseau, voltaire etc. Ce serait faire fi des idées qui appartiennent à leurs
auteurs. L'art de la scène s'affuble parfois d'oripeaux pour
attirer le chaland dans son antre fantastique ; puisque le
théâtre revêt des aspects mystérieux que les acteurs, bons ou
mauvais, valorisent afin d'encenser la réalité.
In
principum verbam erat
aurions-nous pu intituler cette pièce
de théâtre engagé qui n'en n'est pas une d'ailleurs.
Fragments d'un Temps bientôt révolu
est son titre ! Elle ne se jouait pas mais se déroulait à
l'Espace Saint Martial. C'est une espèce de pamphlet social : un
pavé révolutionnaire tombé dans l'eau volontairement, ayant
éclaboussé les passants élégamment vêtus... On imagine la
réplique :
"Mince alors, vous ne pouvez pas faire attention, non !?"
"Non, justement. Il ne faut plus faire attention à tout !"
Cette mise en scène qui nous prend à partie directement, sans
ambages, frappe par son réalisme contemporain, incisif, taillant
dans l'actualité des parts de responsabilité à chacun, allant
même jusqu'à interpeller le spectateur pour qu'il s'explique
enfin sur son activité quotidienne dans la société, sa
collaboration à un système qui l'asservit. Il faut qu'il rende
des comptes à tout le monde et surtout à lui-même ! S'il le peut
! Mais non rien ! Pas de réplique. Pas de réaction en chaîne ou
d'admonestations vitupérées contre ceux qu'il considère être
coupables. Le pire c'est qu'il en fait partie. Et il le sait ! En évoquant tous les thèmes qui incombent
aux citoyens et donc à eux-mêmes, toutes obédiences politiques
incluses, dirions-nous, pour rester dans le sujet, ces acteurs
passent en revue l'actualité, engagement idéaliste y compris,
sans apporter de solution aux problèmes de fond ; car le
problème c'est Nous ! Jean Canal
Quel regard portent-elles sur l'homme ? La beauté selon Plotin est cette référence
indéniable par laquelle le cœur s'émeut. Elle est sublimée par
l'esthétique qui l'habille et la revêtit de superficiel, dans la
mesure où est éphémère le corps, les couleurs et les formes qui
le composent, lui conférant ainsi cette splendide allure tant
convoitée par les hommes enclins à l'avidité charnelle. Une
autre beauté pourtant existe, imperceptible pour ceux qui,
aveuglés par l'esthétisme épuré, voient au-delà de la
configuration corporelle de la femme ; laquelle étant située
au-dessus de toutes celles qui sont sensées incarner la beauté
évoquée, se pose comme l'unique.
Celle plus précisément qui n'est visible
que par les sens de l'âme, ne se révèle que tardivement, avec
suffisamment de recul sur les êtres qui furent la primeur des
sentiments d'un amour chaste. Cette beauté, évoquée par Plotin,
découle d'un naturel dont les êtres normalement constitués sont
hélas privés, voués à se recomposer indéfiniment avec des
artifices péremptoires. "Voyage dans le
sublime" (extrait) Jean Canal 14 juin 2011.
Les lignes dans l'espace temporel.
Quel sens donner à l'art dans sa perspective géométrique présente en
toutes œuvres, que ce soit de la plasticité des modèles
modernes issus du Contemporain ou bien de cette forme figée par les
courants classiques inscrits dans les successives époques qui l'ont
sanctionné, en éprouvant des méthodes révolutionnaires, (Duchamp),
ou bien relevant du génie (Picasso) -il s'agit de l'Art ? Son
expression est toujours sujette à caution, dirions-nous, en ce sens,
notamment, que sa qualité repose sur l'appartenance à une valeur
propre à l'artiste, véhiculée à travers une intuition toute
personnelle en formulant bien souvent dans l'abstraction de la
composition organique de son chef-d'œuvre, si tant est qu'il en fût
reconnu comme tel, sa définition ! L'application de traits
géométriques élaborés dans l'espace circonscrit sur une surface
donnée répond-t-elle aux limites de l'exploitation de la composition
qui confine elle-même aux capacités d'exigences de l'inspiration ?
Et si l'artiste achève son travail à un moment donné quand il
considère l'œuvre terminée, satisfait-il entièrement cette volonté
de dépeindre un thème qui restera éternellement informel dans sa
finalité, mais fini pour l'art ? !
Au même titre que l'écriture sa consœur, les limites se manifestent
à un moment donné de la création dont l'artiste (ici pris au sens
large) a besoin pour mettre en œuvre son dessein. Il faut en finir
avec la création qui eut une fin échelonnée sur sept jours, comme le
précise la Genèse. A l'instar de celui qui se veut le père de toute
chose, à son image près, l'artiste est-il le reflet de lui-même ou
l'incarnation de l'autre : celui qui lui insuffle son œuvre
magistrale dans ce fait de passer le seuil de la postérité ! Jean Canal, "Réflexion spontanée sur le dessin
composé." 09/07/2011.
Les Artistes. Mi-artisans, par l'application d'une méthode ayant recours à la
fabrication, mi-artistes par l'inspiration qui insuffle au travail la forme
qu'il prendra, les artistes néo postmodernes mènent une lutte infinie avec les
matières issues de la société of consommation par laquelle ils
reconnaissent leur paternité. S'essayant dans des styles où la maîtrise leur
échappe, ils procèdent à des applications le plus souvent infantiles qui
traduisent une psychose personnelle en manque d'assouvissement. La recherche
constante de créations nouvelles les conduit vers cette maïeutique de l'art qui
ne fait que confiner à l'absolu ; presque toujours inachevée, l'œuvre extraite
de cette créativité tend à révéler l'impossibilité pour l'artiste à exprimer son
devenir dans le présent ! Salvator Daly eût juger avec sévérité judicieuse nos
contemporains ! Jean Canal de la critique d'un artiste. 24 mars 2010
Il semblerait que la recherche de la matière touchât à sa fin
! Les supports formés de rebus transformés et simplement travaillés à même
l'état brut, se sont eux aussi banalisés ; ils furent exploités à volonté pour
traduire l'inspiration de l'artiste, lui-même en devenir par rapport à la
matière devenant sienne. C'est le support qui aurait une grande ascendance sur
l'œuvre, du moins dans cet art redevenu premier ; puisque expliqué de façon
brute et présenté comme tel ! Il ne suffit plus de voir et de tenter d'en
déduire quelque chose de créé ; mais y déceler la part intrinsèque qui donne à
l'artiste toute son autorité pour transformer tout ce qu'il va toucher en œuvre
d'art ! Et s'arroger le droit, au nom d'une certaine
postérité, du titre conféré par la création pure. jean
Canal 18/03/10
Photo Jean Canal : Abattoirs Toulouse, printemps de septembre 2010.
De la critique dans l'art. La critique n'a pas pour objet de détruire une œuvre et son
auteur, comme d'aucuns, plus à même de faire dans la gratuité, se délectent en
comparaisons subjectives de l'art. Il est vrai, néanmoins, que l'art, pris dans
son entité, admet des normes ; non pas celles fixées par les mécènes (car elles
sont indispensables pour la survie de l'artiste), mais celles issues de
l'inspiration que le génie insuffle à un instant opportun où la révélation
confine à la vérité et, évidemment, à la beauté. Je ne citerai pas ici, dans ce
fragment de phrase, l'allusion que Plotin fit dans un texte qui traite de façon
très exhaustive, de ce sujet ; car, je te le dis lecteur, je ne partage pas les
secrets que l'antiquité me confia pour une transmission sélective... Donc, pour
revenir à ce qui nous préoccupe, loin des miasmes de basses souches dans les
quels se complait l'engeance des ivrognes de l'âme, l'art, tracé dans les lignes
platoniciennes de cette beauté universelle, se définit tout simplement par
lui-même, par sa réalité, par son existence et la symbiose qu'il fait avec le
monde extérieur des éléments. Il se suffit à lui-même et n'a donc pas besoin de
critique qui ne ferait que encenser sa réalisation. C'est en ce sens que
Kandisky séduit, lorsqu'il dissèque le concept de l'art ! Jean Canal 16 mars 2010
La culture design. C'est avéré ! La culture et le design se mêlent et se confondent
harmonieusement autant, si ce n'est mieux, que la Rhétorique et la Sophistique,
que dans le vocabulaire des dirigeants politiques, et, notamment, de ceux qui
nous dirigent! L'art du beau, révélé à travers l'œuvre contemporaine des
exposants de déballages artistiques, se fond dans la forme que les nouveaux
concepteurs valorisent ! Cette nouvelle tendance qui naquit avec Marcel Duchamp, snobe
l'application platonicienne de l'art qui cultive le beau dans l'espace
géométrique ! Vendue à plusieurs millions d'euros, une œuvre reposant sur la
seule idée de l'artiste l'emporte haut la main, chez les nouveaux riches du
matérialisme avant-gardiste ! Cette nouvelle forme conceptuelle de l'art
s'inscrit dans l'esprit général de toute une certaine société qui converge vers
un point de vue résultant de l'interprétation de la culture. Mi artisan, mi artiste le nouveau concepteur de cet art se
cherche plutôt qu'il ne trouve !
Critique générale sur la dévalorisation du
concept de présentation de l'art. Nous pouvons d'ores et déjà parler d'immobilisme dans l'art
conceptuel qui confine à la fin de son application ! Héritier d'Arman, de
Pommereulle et les autres, cet art inscrit dans la contemporanéité au sens
présent, ne parvient plus à innover dans sa présentation ; c'est le manque de
concept qui le rend inerte dans son expression morte, au titre des natures
photographiques qui se cristallisent dans les galeries. Hélas ! une nature morte
évoque une vie en mouvement : lumières, ombres, reliefs, perspectives composent
l'œuvre pour lui restituer son entité première, celle qui incita l'artiste à la
sacraliser dans son fait ! Pensée du soir, Jean Canal 15/03/2010
presselibre.fr appartient à une filiation de la
presse internationale, basée aux Etats-Unis. Cette société par
notre travail assidu et remarqué, nous garantit une liberté
d'action dans les médias. Nous remercions particulièrement B.
Gachon, résidant aux USA, pour cette opportunité.jcpresse.
Chaque année, nous l'attendons toute
l'année. Il existe plusieurs façons d'aborder le 1er
Festival
international du Photojournalisme qui se déroule à Perpignan.
Soit vous vous déplacez avec un œil amateur attiré par la beauté
des images, soit vous portez
un regard critique sur l'actualité traitée par l'image,
en cherchant à comprendre le travail réalisé par chaque
photographe. Cette année, le lien avec
"La Valise Mexicaine" des Rencontres d'Arles
est indissociable des conjonctures sociales qui ont marqué 2011.
Des révoltes arabes, en traversant les manifestations des
peuples européens
"indignés", les sujets photographiques n'ont
pas tari l'inspiration des professionnels de l'image. Quels
"Regards" portent-ils sur des sociétés
qui subissent de plein fouet le résultat d'un système
économico-politique ne correspondant plus aux aspirations des
peuples, qu'ils fussent occidentaux ou bien d'ailleurs ! Pour
cette année, presselibre.fr n'a pas déposé une demande
d'accréditation pour officialiser sa venue. C'est à titre
d'anonymat que nous opérerons au cœur du photojournalisme,
préférant une certaine dissidence, afin de préserver une
intégrité. Jean canal 23 août 2011.
Bertrand Gaudillère
a présenté ses photographies au Couvent
des Minîmes où elles sont exposées parmi tant d'autres,
professionnels des agences mondialement connues.
Orientant son choix de reportage sur les centres de rétention,
le photographe-reporter a souligné les difficultés rencontrées
pour exécuter un travail en profondeur, au cœur de ce problème,
tout simplement parce qu'il ne possède pas de carte de presse.
C'est en soi un handicape pour investir l'actualité de façon
journalistique et médiatique, plus exactement.
Les autorité sont très procédurière, lorsqu'il s'agit de
s'immiscer dans leur profession, d'autant moins quand il est
question d'investir les conditions des personnes mise en
rétention.
"Et pourquoi ne réalisez-vous pas de reportage sur les prisons
?" demande une dame, assistant au colloque tenu par le
photographe, trônant devant ses clichés. Toujours le même
problème : les autorisations ne sont pas forcément libellées à
tous. Certains critères de confidentialité semblent prévaloir
dans cette fonction particulière. La photographie de prison !
D'aucuns l'on fait ! Depardon en fut un des initiateurs. Mais a
quoi cela sert-il réellement à vouloir montrer l'envers du
décors, si un pouvoir applique une politique répressive admise
démocratiquement ?!
Miniature de droite : Bertrand Gaudillère au
centre, en public.
David Simon Martret est un photographe de Barcelone. Ce Catalan
né en 1984 expose son travail dans la salle "Théodore Monod",
Place Rigaud. Le thème en l'honneur
www.davidsimonphoto.com
: LENINAKAN. Un regard porté sur les pays de l'Est de l'Europe,
encore ensevelis sous les décombres des conflits.
Critique artistique sur le festival Off
d'Aurillac. La saison 2011 ne fut pas au rendez-vous des
grandes initiatives artistiques, comme 2010 et d'autres années fort
antérieures à celles-ci. La Place des Carmes n'a pas soulevé
l'enthousiasme de la foule venue en grand nombre assister à la
représentation du jeudi 18 août qui s'est résumée à un déballage
d'ustensiles cassables, livrés à la furie d'un comédien peu crédible
dans son exercice de style scénique. Beaucoup de bruit et de casse
pour rien ! Heureusement que la musique a sauvé la fin.
La Place de la Paix n'a pas fait mieux que
l'année dernière, quand bien même le thème en était différent et
d'autant plus louable. Un manque d'inspiration général semble mettre
en difficulté les troupes à la recherche d'originalité ; car c'est
bien de cela dont il est question : se distinguer pour ne pas faire
et refaire ce que le spectacle de rue a déjà montré ! Les exercices
de cirque en trapèze ont cependant conquis le public qui en
redemandait, à chaque séance. C'est vrai que la critique est facile
d'autant plus quand on sait que l'art est effectivement difficile...
Jean Canal 24 août 2011.
Toy Touly Joi Ils sont nombreux à prendre la route, à avoir rompu
des liens familiaux et en avoir aussi conserver quelques uns.
S'étant créés une nouvelle famille, reconstituée à partir de valeurs
personnelles partagées en communautés itinérantes, ils se
caractérisent par les départs vers des lieux inconnus, où de
nouvelles rencontres leur insufflent le goût de vivre dans une
société qui les rejette ! Entre alcool, drogues douces et dures, ils
se frayent un chemin dans un monde qu'ils refusent tel que la
société leur présente. Ils sont jeunes, rêveurs et quelque peu
blessés, au for intérieur de leur âme ! Filles, garçons qui
deviendront des humains sans âge, préservés de la détérioration du
temps, ils vivent leur vie, celle qu'ils ont choisie, entre Amour et
Liberté. Et Jean Canal de leur dire, Moi, je vous aime. Photos Jean Canal. Aurillac août 2011.
L'art Contemporain c'est
également à Rennes qu'il se critique, intellectuellement. Une
nouvelle capitale de cette culture qui ne trouve, en réalité, que
très peu de critique constructive par elle même.
L'Atelier de peinture.
Dotée d'un sens artistique critique dans la mesure où Elle
connut les sensations des voyages et séjours à l'étranger :
Etats-Unis, San Francisco, Afrique, Russie, Espagne et Amérique du
Sud, "Sensa", dont le niveau intellectuel lui permet de parler cinq
langues, est une exception féminine en soi ; puisque elle revendique
la Liberté absolue dans la vie qu'elle mène : "La Liberté tu la
prends, tu n'attends pas qu'on te la donne !" dit-elle à tout
contrevenant à cette prérogative ; que cela soit dans sa vie intime
ou bien publique. A suivre dans ses pérégrinations créatrices.
Jean Canal 11 août
2011.
Au cœur d'un Orient mystique.
Oud, Tabla, Violoncelle et Chant
de l'âme incarné dans une danse spirituelle où la féminité recouvre
toute son origine.
Cyliam : chant et danse ;
Coen Engelhard : violoncelle ;
Lakhdar Hanou : oud ;
Debajyoti Sanyal : tabla.
Pour les néophytes qui recherchent la
voix sacrée de la paix intérieure, ils la trouveront en assistant au
rituel musical de el'Aîma. C'était envoutant de voir la femme enfin
redevenue l'emblème sublime de l'amour.
Contact :
www.coenengelhard.eu
Le populisme débattu sur le parvis du Rectorat, à Montpellier.
De gauche à droite : Alain-Gérard Slama, Guy Hermet,
Myriam Revault, Jean Birnbaum du Monde et Emmanuel Laurentin de
France Culture avec Clémentine Autain, Annie Colloyard,
Benjamin Lancar. Le débat eut lieu entre deux groupes d'idées,
dirions-nous, Droite-Gauche. La diffusion se fera sur France
Culture du 30/07 au 27/08.
Adorno et la "Théorie esthétique."
Essayer de
disputer des œuvres d'Adorno c'est prendre des
risques d'interpréter les réflexions du maître, de
façon erronée, en sorte que l'on risque de ne pas
saisir et pourquoi pas comprendre ce que ce génie
veut insuffler à la raison. Je me risquerai donc
dans une dispute littéraire à travers laquelle je
trouverai ce que je cherche depuis toujours : la
connaissance !
« D’emblée,
il faut bien concéder que s’il existe un domaine où la
connaissance progresse par strates, c’est bien
l’esthétique ». Cette phrase tirée de son ouvrage
précité en amont de ce paragraphe, jette la réflexion
dans l'abime de la pensée : la mienne ! Sortie de son
contexte, dirait un professeur de philosophie dérogeant
au savoir qu'il enseigne, comme il en existe tant dans
le monde de l'enseignement, on ne peut donner une
signification propre à cette assertion ! C'est tout le
propre de la philosophie : repenser ce qui l'est déjà ;
remettre en doute tout ce qui est énoncé comme étant
relativement vrai et reçu comme tel ! Bref ! A mon
niveau qui se situe dans la sphère de la curiosité
esthétique, je me contenterai d'interpréter ce que
Adorno à infirmer dans un domaine qui est particulier à
son savoir ! Pour ma part,
lorsque l'on évoque "l'esthétique", mon esprit se
remémore les grecs anciens, Platon plus particulièrement
qui en abusait avec outrance, jusques au "Banquet" que
vous avez tous lu, bien sûr !
Il s'agit,
cependant, de l'art chez Adorno. Cela tombe bien, l'art
me plaît ! Et la suite du récit le confirme :
« toute
compréhension d’œuvre est essentiellement un processus.
»
Transposant
l'esthétique artistique d'Adorno à celui de la femme, je
rentre dans un contexte qui va me falloir adapter à la
comparaison esthétique de l'œuvre que je vais faire.
Adorno explique
que l'art doit être disséquer par la compréhension avant
d'être dévoré par les yeux. C'est tout le contraire qui
s'applique à la femme qui attire par son esthétisme,
fût-il d'un ordre mineur dans la beauté sensée être
diffusée. Selon le maître, l'art exige une analyse pour
attester de son authenticité. En est-il de même pour la
femme dont l'esthétisme égare souvent de l'essentiel
demeurant en elle. Que cela ne prive pas l'œil de la
beauté esthétique qui, toute relative soit-elle, joue
une part importante dans le relationnel de l'amour.
L'œuvre belle
cacherait-elle une laideur insoupçonnée ? Oui !
dirais-je. Celle de la personnalité caractérisée par
laquelle l'entité de l'être s'affirme. C'est ici que
Plotin entre en lice pour faire l'éloge d'une autre
beauté, singulière qui ne correspond point à celle que
Adorno s'évertue de démontrer, comme étant le propre de
l'esthétisme. Plotin remonte
(anabainein)
vers le cœur de l'âme, dirais-je, afin d'y découvrir la
vraie beauté ! Est-elle chassée de tout esthétisme ou
alors est-ce l'esthétisme de l'âme qui lui revêt les
aspects de sa singulière et véritable beauté ? Je ne me
risquerai point à répondre, mais seulement à me
positionner vers la seule réponse qui puisse y avoir...
Jean Canal
réflexion pour moi-même ; nuit du 1er juin 2011.
L'art Contemporain
c'est également à Rennes qu'il se critique, intellectuellement.
Une nouvelle capitale de cette culture qui ne trouve, en
réalité, que très peu de critique constructive par elle même.
Les
Anciens et les Modernes.
Empreints d'une mentalité encore
plus ancienne que celle de leurs aïeux et moins
adaptée à l'héritage culturel qu'ils n'ont pas pu
leur laisser faute de ne pas l'avoir pérennisé, les
Modernes semblent figés dans leur attitude
contemporaine d'adoption... Guères enclins à
cultiver un idéal de vie qui épouserait la raison
pure (comme eût dit Kant), ils s'enferment dans une
conception irréaliste de l'événement factuel !
Regroupés autour d'idées primaires, propres au
balbutiement de la raison encore immature et en
phase conceptuelle, les Modernes contournent les
problèmes que la société leur présente en répartie à leurs doléances. Se
garantissant d'une suprématie quelconque formulée
par des arguments très convaincants, les Modernes
mettent en valeur une certaine idée de l'existence
toute relative à leur état social par lequel ils
font prévaloir leurs statuts ! Très nombreux en
comparaison des Anciens qui ne persistent que par la
pensée majestueuse d'idées fondatrices, ils se sont
finalement imposés au cœur des sociétés humaines, en
persuadant leurs semblables de suivre leur exemple
qui dans la conception de vie qu'ils défendent a
fait ses preuves.
Jean Canal 6
juin 2011.
Livres anciens. Livres modernes. C'était l'échoppe de Jean Caut, rue du Taur, à Toulouse. Le
vieux monsieur, libraire de profession, avait vendue en 2002 sa
boutique à une acheteur qui désirait reprendre la boutique en
l'état, en perdurant la tradition de l'ancien propriétaire qui
était là depuis plus de cinquante ans ! A l'intérieur, il y
avait des livres à n'en plus finir qui tapissaient les murs
jusqu'au plafond. Au centre un seul étal sur lequel étaient
disposés des ouvrages prestigieux par leurs contenus mais rares
par leur datation. Tous les thèmes relatifs à la grande
littérature, plus particulièrement ancienne, comprenant les
auteurs grecs et latins figuraient chez Monsieur Jean Caut. Les
étudiants s'y référençaient en y consultant quelques vieux
manuscrits mis gracieusement à leur disposition, le temps de
l'étude. Discussions, points de vue et opinions relevant de
l'érudition faisaient le bonheur de ces quelques curieux en
quête de savoir et connaissance. Il y avait Ousset, décédé dans
les années deux mille, lequel tenait, toujours rue du Taur, "La
Bible d'Or." Ce personnage d'exception vous conseillait toujours
judicieusement, lorsque vous cherchiez un livre et vous
conseillait même de ne pas l'acheter neuf, il vous le trouverait
d'occasion !
A l'emplacement de la première échoppe, il y a désormais un
marchand de fringues modernes ; la seconde est restée telle
qu'elle fut, mais sans personne pour la gérer...
Jean Canal, souvenir de Toulouse. 16 juillet 2011.
Autour d'une culture de sélection dont le fondement
tend à éveiller l'esprit, aiguiser les sens et développer la
réflexion, au cœur d'une société qui décharge le citoyen de ses
responsabilités de jugement ! Pour y parvenir et pour la parfaire
reste l'initiative personnelle qui permet d'opter pour le choix
judicieux en essayent de répondre le plus savamment possible aux
aspirations de chacun, dans ce domaine. Bien évidemment, toutes les
cultures sont enrichissantes, dans la mesure où elles puisent leurs
inspirations dans des phénomènes relatifs aux fondements, non pas
seulement de la société, mais de l'être ! car c'est bel est bien lui
qui est constamment interpellé pour émettre un avis, lui même puisé
dans les forces de réflexions que le jugement intellectuel,
s'entend, suscite devant une réaction. A quoi, en effet, devrait
servir la culture si ce n'est à véhiculer des idées capables
d'apporter des réponses aux problèmes humains ! Son agrément lui
confère d'autant plus cette tâche, qu'elle doit l'assumer avec une
certaine réserve sur le pouvoir qu'elle détient, au grand dam de la
politique ! Jean Canal 4/06/2011.