Presselibre.fr" Notre rôle n'est pas d'être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie." Albert Londres

        D'une connotation à vocation critique, notre ligne éditoriale se veut rigoureusement orientée vers une impartialité dans l'information qu'elle dissèque afin de lui restituer sa part de vérité ; y parvenir est un défit que nous nous lançons au quotidien. Jean Canal.              Albert Londres représente le mentor du journalisme d'investigation et le premier du genre à être mort pour la cause du journalisme.

Média Indépendant    samedi 04 février 2012 10:48   

 

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L'épistolier.                              

la NRF, un siècle de littéRature

Il connut au lycée Lakanal de Sceaux Alain Fournier, qui écriraLe Grand Meaulnes. Ils resteront amis, échangeront une abondante correspondance, et Jacques Rivière épousera même la sœur d'Alain Fournier. Rivière obtient sa licence de lettres à Bordeaux, passe son agrégation de philosophie et présente une thèse sur la Théodicée de Fénelon à Paris. Il commence des correspondances suivies avec des gens de lettre qu'il admire, Maurice Barrès, André Gide et Paul Claudel. C'est sous l'influence de ce dernier qu'il reviendra au catholicisme en 1913. Dès 1912, il devient secrétaire de rédaction à la NRF. En 1918, alors sous les drapeaux, il est fait prisonnier, tente de s'évader du camp de Königsbrück, et est transféré à celui de Hülsberg. De cette expérience il écrira l'Allemand,  essais sur les souvenirs d'un prisonnier de guerre. 

En 1919, il ressuscite la NRF et en prend la direction, pour publier des auteurs de renom tels que Jean Giraudoux, Marcel Proust, François Mauriac ou Paul Valéry. A l'instar de feu son ami Alain Fournier, il n'écrira qu'un seul roman, qui ne rencontrera cependant pas le succès du Grand Meaulnes : Aimée, petit roman psychologique sans relief, paraîtra en 1922. Il est emporté par la fièvre typhoïde le 14 février 1925. Ses Correspondances seront publiées à titre posthume.

La NRF a cent ans. C’est une longévité rare pour une revue littéraire. Aussi singuliers sont la notoriété, le rayonnement et l’audience qui furent les siens dès les premiers temps de sa publication et durant tout le siècle. Quel était donc le projet de ses six cofondateurs et de leur insaisissable chef de file, André Gide, pour que cette aventure se prolongeât si durablement ? S’appuyait-il sur une doctrine ? S’agissait-il de faire école, d’élever une bannière ? Assurément non. Car ici, la littérature a tous les droits. Rien ne lui est opposable. Ni la religion ni la politique, ni les mœurs ni la morale, ni la tradition ni la mode. La parole de l’écrivain y est libre, jamais soumise. Peu importe qu’elle soit considérée comme un don ou un effort, une aptitude ou une discipline, l’effet d’une grâce ou d’une règle conventuelle librement choisie. Seuls comptent l’intensité d’écriture et son pouvoir de révélation, cette singularité dans l’ordre de la connaissance et du discours qu’on lui accorde, au-delà de toute doctrine et « préoccupation » qui la limiterait. Que l’on vienne à mettre en cause cette autonomie, et c’est tout l’édifice qui s’effondre. « Sans prévention d’école ni de parti », telle fut La NRF : « Un lieu d’asile, imprenable, ménagé pour le seul talent, le seul génie, s’il veut bien se montrer. » (Jacques Rivière, 1922)

 

"Les salauds sont sincères aujourd'hui, alors, demande Edwy plenel à JLG ?! "Aujourd'hui, ils sont véritablement des salauds. Ils ne pensent pas mal. Ils sont sincères, répond le cinéaste. Les trois quarts des hommes politiques sont sincères dans leurs saloperies". Le cinéaste le plus à gauche, dans la bourgeoisie, fait une espèce de mea culpa public, en présentant son nouveau film "reportage" : "Socialisme" qui sera diffusé au festival de Cannes, et qui est téléchargeable sur le net, pour la modique somme de 7euros. Médiapart est à l'initiative de ce scoop médiatique qui pour une fois s'inscrit dans une démarche de culture.  Godard nous dit que "aujourd'hui les salauds sont sincères... Aujourd'hui on devrait fusiller des tas de gens y a aucun état qui... qui ose le faire. Sans procès". Godard reste atypique parmi le lot de cinéastes qui s'efforce de réaliser "un premier film" ; la production est énorme ! Les moyens techniques ayant considérablement évolué, ils donnent à la créativité l'occasion de s'exprimer : courts métrages et moyens métrages abondent, que ce soit sur le net, où sur des chaînes de télévision, comme Arte, où régulièrement les nouveaux producteurs essaient de présenter leurs œuvres ; parfois remarquables ! Par rapport aux années cinquante et soixante où JLG se distingua singulièrement, le cinéma ne vit-il pas un "second souffle", dans cette "vague nouvelle" ? Jean Canal : retour sur JLG, 17 mai 2010.


Le Printemps de Septembre 2011.

Ciam/Fabrique culturelle : Université Toulouse le Mirail.

 

 

 

 

L'exception culturelle de l'art Contemporain, c'est Lui : Louis Baguenault

 

Printemps Septembre 2011 à Toulouse

 

 

 

Critiques du printemps de septembre 2010 par Jean Canal.

 

 

 

Reportage réalisé au CIAM.

 

 

 

L'exposition de Saint-Girons.

 

 

 

Un regard différent porté sur l'art en localité. Midi-Pyrénées se distingue également  des mégapoles exhaustives en œuvres artistiques plastiques. La ville de Saint-Girons, en Ariège, exprime une volonté de présenter, chaque deux ans, des œuvres artistiques dans un domaine relatif à la création contemporaine. Exprimées sous formes différentes, allant de la photographie, en passant par le déballage, la sculpture et la peinture, cette saison printanière fut à la hauteur des humbles prétentions des artistes présents. Contact : http://anouslescoulisses.free.fr/tracemain/index.htm Jean Canal.

Symbolique du travail, les "bleus" sont exposés au vent incarnant des années de labeur. Travail Stéphanie Andreas.

 

 

 

Saint-Girons la nouvelle capitale de l'art plastique en Ariège

Du 15 au 20 avril, chaque deux ans, une exposition collective est organisée au Parc des Expositions. Trente plasticiens se réunissent pour présenter des œuvres uniques. Créée par l'Association "A Nous les Coulisses", cette manifestation vieille déjà de dix ans, en est à sa sixième édition. Saint-Girons par sa capacité d'accueil et son atmosphère conviviale loin des miasmes des villes, sera-t-elle au rendez-vous de l'art pour le XXI° siècle ?

Quels pouvoirs les élus exercent-ils sur la promotion culturelle dans une ville, la diffusion des œuvres artistiques et le statut  attribué à leurs auteurs ? Selon l'organisation d'une telle manifestation, les retombées économiques pour la ville en favorisent la reconduite. Un critère cependant reste fondamental dans la présentation des œuvres : son emplacement ! Facteur de réussite, le lieu joue un rôle prépondérant dans la pérennité d'une culture locale qui finit par être le vecteur socio-économique valorisant une ville dans son identité !   

Jean Canal 17 avril 2011. En direct du salon.

 

 

 

 

 

A la recherche de formes nouvelles qui vieillissent celles n'étant plus d'actualité ; ce serait la définition de l'art conceptuel que l'on peut voir dans les galeries contemporaines. Point s'en faut, nonobstant ! Sous une espèce de régénérescence, la conception de cet art peut être plus vieux que les œuvres très présentes des maîtres du siècle dernier, suscités en amont de cette analyse. C'est Basquiat qui en soit échappe aux écoles initiatrices ; il marque l'art conceptuel de réalisations spectaculaires par un fond très expressif d'où émane la singularité -puisque le copier collé chez les artistes est le propre de l'absence artistique ! Basquiat, lui, c'est l'Andy Warhol et le Marcel Duchamp de son époque ; car le siècle à lui seul admet des courants différents autant qu'il a procréé d'artistes. JC.

Dans une moindre mesure, les artistes pullulent et abondent dans le monde de l'art ; souvent ils ne représentent rien d'ordinaire qui puisse apporter une nouveauté dans ce qui fut évoqué en la matière. Néanmoins, la liberté d'expression leur donne l'illusion d'exister auprès des grands qui leur portent ombrage... dans une perspective de postérité... JC

 

 

La modernité dépassée.

 « La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable », nous dit Charles Baudelaire.

A) Le courant esthétique formaliste développé par Greengerg s'affubla de l'identité "Modernism" pour traduire une réalisation plastique qui convoite plus l'actuel et le contemporain que cette propension à la césure entre le passé et le présent. Supplantée par la création maitresse de l'artiste talentueux qui a transcendé l'espace temps circonscrit dans la forme conceptuelle de l'art, la modernité s'est éteinte avec les préceptes de l'écriture rimbaldienne (la lettre dite du voyant) qui fit avorter les courants surréaliste, dadaïste puis cubiste dans leur tentative d'exprimer cette modernité dont il s'attribuèrent la paternité, à titre d'avant gardes. Hormis Marcel Duchamp qui ressentit le besoin ineffable de recomposer l'espace au moyen d'éléments matériels, puisés dans les rebus de la société de consommation de l'époque, les quelques soubresauts expressionnistes ne firent qu'ébaucher le désir d'émancipation de l'art ! La phrase poétique d'Arthur Rimbaud : "Il faut être absolument moderne" sur laquelle ont glosé les exégètes de l'art, ne trouve aucune interprétation concrète de la signification de la modernité en son temps !

Elle existait déjà au temps des classiques avec "la querelle des Anciens et des Modernes" qui étaient considérés comme des néo écrivains s'étant écartés de l'ornière traditionnelle de la pratique de l'art quelque peu académique !

 Déjà, le moyen âge l'avait citée (modernitas) en préambule de la révélation de découvertes n'appartenant plus au passé (antiquitas), sans pour cela comprendre le sens du mot qui soudainement surgissait d'un vocabulaire inachevé dans sa lexicographie. Certains signes annonciateurs du changement qui encourait durant des époques strictement différentes traduisirent ce mouvement mal défini dans l'esprit ; puisque d'aucuns attribuent l'arrivée de la modernité à la fin de la période de l'Humanisme d'Erasme, de Budé et D'Etienne Dolé et tant d'autres à la Renaissance italienne éclose, en la faisant correspondre soit à la fin de l'empire d'Occident avec la prise de Constantinople par les Turcs en 1453, soit en pleine Révolution française de 1789, quand les Lumières éclairèrent le peuple d'une faible lueur de savoir et connaissance apportant ainsi un semblant de "renouveau" dans l'existence même.

Un signe cependant pourrait être révélateur de la définition de la modernité ; celui de l'anormalité dans la création. C'est ce que les artistes toute tendance confondue se sont évertués de réaliser de façon naturelle, sans chercher à le produire mais dirons-nous poussés par un désir ou une volonté d'accoucher (la maïeutique de Socrate) de leur art en gestation, et cela que ce fût à travers l'écriture, la peinture, la sculpture et aujourd'hui l'art conceptuel ou bien dit contemporain. Les œuvres ayant succédé aux œuvres, il y a pléthore dans la production artisanale qui submerge les lieux d'expositions tant convoitées par des artistes non accomplis dans un art en permanente évolution et qui souvent les dépasse. C'est ce critère, semble-t-il,  qui caractériserait le plus la notion de modernité : le progrès aidant à la réalisation de cette composition de matières organiques dans une forme toute singulière qui serait le fruit de l'aspiration de l'artiste.

Les questions récurrentes qui reviennent dans l'esprit des spectateurs initiés posent le véritable problème de la signification de l'œuvre, si tant est qu'elle dût en avoir. Présenté comme l'accomplissement d'une recherche intellectuelle et rarement spirituelle qui peut néanmoins être le résultat de la spontanéité, ce travail de recherche fondamental pose les principes d'une nouvelle expression avant-gardiste par rapport au passé qui, déjà, se détache de cette notion moderne. Chaque époque, en effet, tenta de se situer dans la modernité par rapport à une autre époque ayant elle-même essayé de s'inscrire dans une quelconque modernité péremptoire dans son application.

B) La citation de Kandinsky dans son traité est à relativiser dans un contexte, ici détaché de la définition faite par l'auteur qui revient régulièrement sur une espèce d'éthique de l'artiste vis-à-vis de l'art qu'il s'assigne ; éthique et non procédé unique moralisant le travail de composition : "Tous les procédés sont sacrés s'ils sont intérieurement nécessaires. Tous les procédés sont péchés, s'ils ne sont pas justifiés par la nécessité intérieure." 

  "Chaque 'centre d'art' voit vivre des milliers et des milliers d'artistes de ce genre dont la plupart ne cherchent qu'une nouvelle manière et fabriquent sans enthousiasme, le cœur froid et l'âme endormie, des millions d'œuvres d'art."    Kandinsky (Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier).

C'est en partant des lectures de cet ouvrage que nous essayerons d'élaborer notre point de vue, critiquable. Nous ne pouvons pas faire abstraction de la réflexion pertinente de Kandinsky qui prélude en quelque sorte à l'art nouveau que nous connaissons en lui permettant de se situer par rapport aux exigences, sans lesquelles il ne peut prétendre à exister. La représentation égocentrique de l'art plus précisément conceptuel atteste de la volonté de signifier une existence propre de son identité matérialisée par l'objet lui-même, illustrant et incarnant la personnalité de chacun (c'est là, la force de l'art) ! L'a proximité ou ce que l'on devrait appeler l'a peu près ne convient pas aux ébauches attendues pour la réalisation de cet art moderne ; puisque c'est de lui dont il est question ! les risques qu'il encourt par une pratique aléatoire de sa conception reposeraient sur l'expression du moi transcendé en un universel tronqué de sa partie fondamentale que l'esprit insuffle à l'inspiration créatrice ! C'est pour nous et semble-t-il pour le maître une notion indispensable sans laquelle il ne peut y avoir d'art ! Les pastiches conçus sous des formes éclectiques évoquant une certaine sensibilité humaine ne sont pas tous au rendez-vous du talent ; pour ne pas dire génie ! Le choix de "montrer" un travail artistique qui plus est plastique ne doit en aucun cas épouser l'idée du consensus avec le matérialisme dont l'artiste tire les matériaux indispensable à son œuvre. L'essence même de son œuvre doit puiser ses ressources dans les sensation auxquelles Kandinsky fait si judicieusement référence, en parlant du spirituel et de la sensorialité.

Jean Canal réflexion sur l'art contemporain.

 


 

    Le printemps de Toulouse : un moment exceptionnel de la rencontre de l'art placé en situation conceptuelle par rapport à la contemporanéité des œuvres qui s'inscrivent dans une sensibilité dépassant les schèmes de la modernité, aujourd'hui surannée. JC.

Salle des Illustres, Toulouse 19H 30, 24 septembre, inauguration de l'édition 2010 du Printemps de Septembre, enprésence de Mme Marie-Thérèse Perrin, Présidente-directrice du Printemps, Pierre Cohen, Député-maire de Toulouse, Martin Malvy, Président de la Région Midi-Pyrénées, Eric Mangion, Directeur National d'art contemporain et Isabelle Gaudefroy, Programmiste des Sociétés nomades. Photo presselibre.fr

Le printemps de septembre.

Critique et construction artistique.

(1) En direct de Toulouse. La confrontation vient d'être faite aux Abattoirs, en nocturne, hier soir jusqu'à minuit ; ce musée d'art contemporain offre un espace suffisamment vaste pour déambuler de pièces  investies par des "œuvres" relevant plus du génie que du talent ; c'est tout le paradoxe de ce mélange raisonné d'objets travaillés, disposés sciemment en une orientation spatiale calculée afin de leur assigner le sens qui attestera de leur signification dans la contemporanéité qui, ne l'oublions pas, tout en faisant partie du présent, ouvre les portes du futur de l'art !  

(2) Le mouvement dans la forme. Il existe, cependant, une espèce de relation entre la matière inerte, froide et inexpressive et l'artiste qui lui insuffle toute son inspiration dans le dessein de lui donner vie. C'est par cette relation que l'artiste transmet à l'œuvre toute son entité dont les "séquelles" remontent souvent jusqu'aux traces d'une période de vie non vécue, et inexprimée qui donne naissance à cette révélation très subjective d'un travail fort élaboré (pourquoi pas !). Le fait que rien ne soit laissé au hasard qui n'aura plus sa part naïve du destin, atteste avant tout de la présence intellectuelle dans les conceptions.

(3) Du style dans l'expression. "Pourquoi pas !?" serait la phrase clef qui donnerait la matière à réflexion pour les plus dubitatifs sur cette manière de présenter les idées mises en forme. Il est vrai que la recherche conceptuelle peut aboutir sur des modèles inconnus d'un nouvel art encore insoupçonné : celui-ci précisément ! C'est d'ailleurs le propre du Contemporain, à savoir d'appartenir à une époque, en l'occurrence la sienne. Ce style donc semble en tout a priori émaner de stéréotypes infantiles, naïfs et ludiques.  Leurs concepteurs reflètent, tous, l'essence de leurs œuvres ; c'est ainsi le signe de reconnaissance qui révèle l'identité de chaque artiste ; quand bien même ce dernier se targuerait de ne point y avoir inséré la partie égocentrique la plus significative de lui-même ! Il est livré nûment à sa personnalité dévoilée par les éléments qui la décomposent !

(4) Question d'initiation. Peut-on aborder le sujet sans convier la notion de l'espace à s'inviter à la conception que les artistes quelque peu "confectionnés eux-mêmes" s'efforcent d'exprimer de façon compréhensible. C'est vrai que l'esprit de raison préside à ces déballages et expositions très démonstratives et intrigantes à la fois, selon la volonté de leurs auteurs, guères éloignés de leur travail. On en revient aux prémisses de l'initiation à l'art premier transfiguré au XXI° siècle ; mais, évidemment, avec une perception directe des sensations mises en exergue presque nûment, de sorte que le "spectateur" doivent rechercher le significatif de ce labeur !   25 septembre 2010 Jean CAnal.


Critique d'art.   Arte Photos Arte Photos Le Théâtre Turner  Les comptes rendus des festivals

presselibre.fr a rencontré  Carole Al Farah journaliste photographe  syrienne, venue à Visa pour l'Image pour enrichir son expérience professionnelle de rencontres fructueuses. Cette jeune reporters s'exprime dans un français impeccable. Elle a évoqué son travail en Syrie auprès des enfants atteints d'un cancer ; les photographies issues de ce reportage saisissent les  enfants dans leur maladie et montrent les ravages irréversibles provoqués par ce mal.  Photo Jean Canal Copyright.

 

 


Cinéma. Cinéma ! On ne pouvait pas ne pas en parler : "L'illusionniste" est sorti le 16 juin sur les grands écrans. S'il y a un film animé qui est absolument à voir par tous les petits et tous les grands, c'est bien ce chef d'œuvre de Sylvain Chomet qui nous avait séduits avec "les triplettes de Belleville". Réalisé sur un scénario inachevé de Jacques Tati, cette construction de scénario en images colorées reste fidèle à l'esprit de l'auteur de "Jour de fête". Tati est honoré cette année à la Cinémathèque française. Jean Canal

Le philosophe qui dérange. Onfray est là ; il existe plus que les autres, en ce sens qu'il exprime intelligemment sa pensée dans une société où la  liberté de dire et d'écrire est hélas autorisée. Hormis son ouvrage sur Freud qui fait et fera polémique toute l'année, il aborde les sujets de la société de façon désagréable pour les personnes concernées, comme cette vidéo nous l'indique. Pour l'avoir personnellement lu, il ne rentre pas dans l'héritage philosophique que j'affectionne particulièrement, mais il mérite la place qu'il occupe, parce qu'il remet en question la pensée généraliste et ainsi répond positivement au concept de la philosophie Nietzschéenne. Le travail du philosophe contemporain est-il celui qui fut à l'origine de la réflexion et "de dénuder les chimères" ? Le pire est qu'il n'a pas tort ! Jean Canal 9 juin. d'autres médias plus conventionnels ! L'essentiel est d'exister au-delà de la circonvolution géographique de ceux à qui vous serrez les mains, régulièrement, comme par mimétisme civique que le bon usage de l'hypocrisie vous oblige de pratiquer ! Jean Canal, même jour, mêmes heurs...

 

 

 


Le pluralisme culturel. Soit une manière de reconnaitre l'existence de cultures différentes. Dans cette innovation qui aura le prestige de se manifester à Paris, sous la présidence française de l'Europe, les cultures, notamment européennes, c'est-à-dire plus particulièrement occidentale et orientale, puisque l'Europe s'étend au-delà de sa configuration ethnique et religieuse, viendront se confondre et espérons-le se mélanger, conformément à l'esprit européen qui en est à l'origine ! Paris, donc, anciennement connu comme capitale des arts, et sentant qu'au fil du temps la culture devenue précisément élitiste avait écarté de grands artistes de son entourage, Paris, donc, tente de regagner sa prime place, au temps où l'art déco se mêlait au cubisme des poètes surréalistes, pour ne citer aucune référence !  Comme le jugement intellectuel porté sur une œuvre ne peut en aucun cas juger de sa valeur immédiate, excepté lorsque l'on se réfère à l'analyse hégélienne qui consiste à démontrer qu'il existe autre chose de plus profond dans l'œuvre que son auteur n'a pas conçu..., il est prudent, alors, de recevoir ce nouvel art, avec circonspection afin de lui donner la place qu'il mérite au présent ; étant donné que seule la postérité sauvegardera de l'oubli l'art culturel ! En ce qui concerne la production artistique qui englobe tous les arts, elle s'inscrit évidemment dans une perspective de reconnaissance individuelle qui tend à revendiquer une identité culturelle à travers une création quelconque ayant le mérite d'exister ! Quand on pense à Maxime Duchamp qui fut à l'origine de cet art conceptuel tant exploité de nos jours, on se doit par respect d'abord et par ignorance ensuite, de recevoir la création comme un acte d'expression unique ! C'est sans doute pour cette raison qu'il faut accepter ces nouvelles conceptions artistiques, en les préservant de jugements hâtifs, puisque la postérité aura raison de leur devenir ! Mais au  fait, et c'est là que porte tout l'intérêt de la création, la postérité n'intéresse pas forcément ceux qui y voient, dans cet art, une source de revenus pas forcément artistiques...


 L'Art de la vulgarité !  La provocation !     "Chaque 'centre d'art' voit vivre des milliers et des milliers d'artistes de ce genre dont la plupart ne cherchent qu'une nouvelle manière et fabriquent sans enthousiasme, le cœur froid et l'âme endormie, des millions d'œuvres d'art."     Kandinsky (Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier). Quand l'art disparaît de sa propre destinée, il lui reste encore une aspiration à continuer la création dont dépend sa continuité. 

                                                                                                                                                                                    "L'art doit à nouveau régner en maître dans nos musées", phrase prononcée à l'occasion de l'inauguration d'une exposition contemporaine au musée du XXI ° siècle à Rome, ce dimanche, faisant allusion à la prévalence de l'art sur l'artiste. "Le Maxxi", tel est son nom, se veut avangardiste d'un art à venir. Un immense squelette allongé à l'entrée du musée incarne la mortalité de l'être et de l'art qui doit renaître de ses cendres. L'opportunité nous est offerte de nous interroger sur cette notion devenue disparate selon l'évocation que chaque artiste en fait ! La création indéniablement liée à l'œuvre se voudrait issue des complexités de l'esprit lui-même imprégné de culture ; à son propre insu parfois, puisque l'application la plus spontanée dans l'expression donna, au cours des siècles, non seulement les chefs d'œuvre que nous connaissons, mais également permit la naissance de courants artistiques traversant les époques pour triompher dans la postérité ! C'est peut-être ce critère qui aujourd'hui ne prévaut plus dans la créativité : celui de perdurer au-delà du concept lui-même ! Un désir de spontanéité de la forme semble l'emporter sur la réflexion du fond ; ce qui ne dévalorise point l'entité de la création, mais la situe plutôt dans un tout autre registre de l'art : l'inter textualité des matières organiques utilisées, les support interactifs, la part importante de la technologie, le son et la lumière en parfaite adéquation avec l'image en mouvement perpétuel, illustrant des thèmes à vocation essentiellement plasticienne. La place du corps virtuel est omniprésente ; le créateur en fait son mentors par lequel il dissimule sa personne pour que cette dernière puisse franchir les limites de l'entendement, libérée ainsi des contraintes pluridisciplinaires de l'éthique moralisatrice ! Il faut s'en pénétrer pour en comprendre les sens ! Et ce n'est qu'après cette initiation que l'on confine à l'œuvre qu'elle soit muette, figurative ou expressive, en ayant parfois l'impression que quelque chose nous échappe. Les nouvelles formes d'esthétisme incarnées par un corps physique en mouvement invoquent une espèce de supplique à la contemporanéité, comme si elle la suppliait de la voir, de l'entendre et de l'écouter. D'ailleurs le terme "d'art contemporain" ne s'affuble-t-il pas de ses oripeaux communs ?, en ce sens que presque toutes ces manifestations contemplatives relatent des scènes actuelles, voire factuelles tirées à vif d'une société exsangue de son histoire culturelle en constante mutation ! La culture artistique n'a plus de fonctionnalité définie de manière à pouvoir lui attribuer un courant ! Se risquerait-on à dire qu'il y a pléthore en la matière !, sans encourir les critiques consensuelles qui allégueraient la légitimité de l'expression ! Il est très difficile de relativiser des critères de référence dans l'option de sélections qui adopteraient une création en lui conférant le titre "d'œuvre !" Les créateurs-artistes s'en offusqueraient quand on sait combien ils sont sensibles à la critique. S'étant très éloigné des maîtres fondateurs de l'art ayant pourtant été courtisé, ce mouvement générationnel se meut dans des espaces qui lui incombent une utilisation proportionnelle des limites géométriques circonscrites à la propension créative. La démesure de la conceptualité permet de valoriser l'œuvre et de révéler au public sa partie  intrinsèque que l'espace valorise. La visite impromptue faite à Mix'Art Myrys, ce samedi 29 mai, à Toulouse, sur le site intitulé "Corpus Média" permit de constater que le mouvement artistique qui fut à l'origine de ce collectif fondé en 1995, s'est maintenu, cahin-caha, dans le respect de sa tradition de la conceptualisation de l'art permettant une interaction à l'échelle humaine au cœur même de la société : un vaste ensemble de conceptions très variées dans la sphère artistique permet de développer une interaction. L'essentiel paraît reposer dans la seule préoccupation de libérer l'expression d'une retenue soumise à un quelconque jugement de valeur, dans un univers social très aseptisé et pratiquant une censure imperceptible ! Cet idéal traduit l'effort considérable effectué au cours de ces quinze années pour pouvoir durée dans le temps. De l'ancienne usine à chaussure, "Myrys" située à saint-Cyprien, où l'Association avait élu domicile, à l'emplacement actuel, sis 12 rue Ferdinand Lassale, c'est tout une épopée de Mix'Art Myrys qui relate une histoire peut commune de gens, issus de tous milieux sociaux, se battant artistiquement pour préserver cette identité.   Jean CAnal 30 mai 2010. Copyright "Corpus Média".


Sur les traces de Louis Stevenson.  Après avoir traversé Anduze, village gardois flanqué au pied des collines de caillasses, où un somptueux temple marque l'appartenance de cette terre à l'Eglise réformée, la route tortueuse sillonnant le long du gardon, commence déjà à indiquer le territoire austère des Cévennes. Jean Canal 21 avril 2010.   (photo JC. Légende : tombes protestantes dans les champs.) LIre la suite.


Camille Claudel à 20 ansTrente ans de vie dont une partie passée chez les religieuses, une autre à vivre pleinement et l'autre enfermée ! C'est elle qui se révéla au monde de la littérature, puisque le destin lui  réserva une place de choix. Etudiée en terminale et à l'université, elle s'inscrit dans les incontournables lectures de gens cultivés ! Au même titre que Camille Claudel, (portrait de gauche) elle suscite une attention particulière attendrissante face à l'existence de deux femmes qui n'eurent cesse de crier leur volonté de Vivre libre !

Photo représentant Camille Claudel, à l'âge de vingt ans. Trente années d'internement avec l'acquiescement de son frère, Paul dont la notoriété littéraire et politique ne purent être entachées par la présence de sa sœur au génie gênant la carrière du frère !  JC

Sur le perron de l'hôtel de l'Univers à Aden en Abyssinie, Rimbaud est assis à droite, près de la femme (photo de groupe). À gauche, le portrait tiré d'un agrandissement.

 

La voici la mystérieuse photographie d'Arthur Rimbaud, retrouvée par hasard, dans une brocante, en 2008, par deux passionnés, collectionneurs. Est-ce réellement lui ? Nous sommes à Aden, vers les années 1880, Rimbaud fait du marchandage en café, or, ivoire et peaux. Le poëte désabusé des Lettres mène une vie ordinaire, vouant son existence à errer et se fatiguer dans des contrées inexplorées et dangereuses. C'est peut-être bien lui, assis à droite, au côté de cette charmante femme.

Réponse d'un lecteur :"'J'ai bien reçu la photo de M Rimbaud et je vous en remercie. La femme assise à sa gauche, tout le monde l'a reconnue, est Louise de Mallarmé, et les trois personnes à sa droite ne sont ni MM Illg, Soleillé et Tian, comme on l'a dit à tord, mais le grand écrivain André de Mallarmé, son frère et son secrétaire. Derrière, on les reconnait à leurs moustaches si caractéristiques, Georges Verlaine et Pierre de Lautréamont, juste avant qu'ils ne disparaissent dans leur tragique expédition, dans les Hauts de Seine. Il y a longtemps qu'on cherchait des preuves du passage d'André de Mallarmé à Aden, et cette photo nous le confirme. C'est là, en effet, qu'il a écrit ces deux grands chef d'œuvre "L'âme en peine", puis "Les sanglots longs", où ce grand aristocrate se penche avec bonhommie sur la douleur des indigènes. Quant à ce Rimbaud (ou Raimbaud?), puisque vous me le demandez, je crois que son prénom était Paul, qu'il vendait des fusils aux sauvages, et qu'il s'était réfugié ici parce qu'il aurait blessé un peintre spécialiste de tournesols, et ce pour lui voler ces pots de peintures! Bien à vous."

Hélas ! c'est bel et bien la photographie où figure Arthur Rimbaud, à la place indiquée. Nous sommes à Aden, au Yémen, vers les années 1880 ; Rimbaud est en errance continue à la recherche du temps ou du moins à sa conquête ; mais il s'agit du temps poétique, non pas le temps des mortels. Après son échec de Chypre, il se dirige vers l'Egypte où il rencontre encore des gens qui vont l'aider pour continuer son cheminement jusqu'à Aden où il s'établira, dans une maison de café. Puis, continuellement animé par une instabilité constante, il traverse l'Océan indien pour Zella, un port des côtes de Somalies. Là, il préparera une caravane pour Harar, le Choa de l'Abyssinie. Pourquoi cette déception, alors que les rimbaldiens, comme on les appelle, dans le milieu littéraire, devraient se réjouir de retrouver des traces de son passage à l'hôtel de l'Univers, à Aden. Parce que tout simplement, ceux sont des rimbaldiens ! L'intérêt de Rimbaud, à ce niveau là, ne mérite pas que l'on s'y attarde trop, puisque son exploitation posthume est sans fin !                                                  JC 17/04/10


 

Les Artistes. Mi-artisans, par l'application d'une méthode ayant recours à la fabrication, mi-artistes par l'inspiration qui insuffle au travail la forme qu'il prendra, les artistes néo postmodernes mènent une lutte infinie avec les matières issues de la société of consommation par laquelle ils reconnaissent leur paternité. S'essayant dans des styles où la maîtrise leur échappe, ils procèdent à des applications le plus souvent infantiles qui traduisent une psychose personnelle en manque d'assouvissement. La recherche constante de créations nouvelles les conduit vers cette maïeutique de l'art qui ne fait que confiner à l'absolu ; presque toujours inachevée, l'œuvre extraite de cette créativité tend à révéler l'impossibilité pour l'artiste à exprimer son devenir dans le présent ! Salvator Daly eût juger avec sévérité judicieuse nos contemporains ! Jean Canal de la critique d'un artiste. 24 mars 2010

Il semblerait que la recherche de la matière touchât à sa fin ! Les supports formés de rebus transformés et simplement travaillés à même l'état brut, se sont eux aussi banalisés ; ils furent exploités à volonté pour traduire l'inspiration de l'artiste, lui-même en devenir par rapport à la matière devenant sienne. C'est le support qui aurait une grande ascendance sur l'œuvre, du moins dans cet art redevenu premier ; puisque expliqué de façon brute et présenté comme tel ! Il ne suffit plus de voir et de tenter d'en déduire quelque chose de créé ; mais y déceler la part intrinsèque qui donne à l'artiste toute son autorité pour transformer tout ce qu'il va toucher en œuvre d'art !  Et s'arroger le droit, au nom d'une certaine postérité, du titre conféré par la création pure. jean Canal 18/03/10

De la critique dans l'art. La critique n'a pas pour objet de détruire une œuvre et son auteur, comme d'aucuns, plus à même de faire dans la gratuité, se délectent en comparaisons subjectives de l'art. Il est vrai, néanmoins, que l'art, pris dans son entité, admet des normes ; non pas celles fixées par les mécènes (car elles sont indispensables pour la survie de l'artiste), mais celles issues de l'inspiration que le génie insuffle à un instant opportun où la révélation confine à la vérité et, évidemment, à la beauté. Je ne citerai pas ici, dans ce fragment de phrase, l'allusion que Plotin fit dans un texte qui traite de façon très exhaustive, de ce sujet ; car, je te le dis lecteur, je ne partage pas les secrets que l'antiquité me confia pour une transmission sélective... Donc, pour revenir à ce qui nous préoccupe, loin des miasmes de basses souches dans les quels se complait l'engeance des ivrognes de l'âme, l'art, tracé dans les lignes platoniciennes de cette beauté universelle, se définit tout simplement par lui-même, par sa réalité, par son existence et la symbiose qu'il fait avec le monde extérieur des éléments. Il se suffit à lui-même et n'a donc pas besoin de critique qui ne ferait que encenser sa réalisation. C'est en ce sens que Kandisky séduit, lorsqu'il dissèque le concept de l'art !  Jean Canal 16 mars 2010 

La culture design. C'est avéré ! La culture et le design se mêlent et se confondent harmonieusement autant, si ce n'est mieux, que la Rhétorique et la Sophistique, que dans le vocabulaire des dirigeants politiques, et, notamment, de ceux qui nous dirigent! L'art du beau, révélé à travers l'œuvre contemporaine des exposants de déballages artistiques, se fond dans la forme que les nouveaux concepteurs  valorisent ! Cette nouvelle tendance qui naquit avec Marcel Duchamp, snobe l'application platonicienne de l'art qui cultive le beau dans l'espace géométrique ! Vendue à plusieurs millions d'euros, une œuvre reposant sur la seule idée de l'artiste l'emporte haut la main, chez les nouveaux riches du matérialisme  avant-gardiste ! Cette nouvelle forme conceptuelle de l'art s'inscrit dans l'esprit général de toute une certaine société qui converge vers un point de vue résultant de l'interprétation de la culture. Mi artisan, mi artiste le nouveau concepteur de cet art se cherche plutôt qu'il ne trouve !

Critique générale sur la dévalorisation du concept de présentation de l'art. Nous pouvons d'ores et déjà parler d'immobilisme dans l'art conceptuel qui confine à la fin de son application ! Héritier d'Arman, de Pommereulle et les autres, cet art inscrit dans la contemporanéité au sens présent, ne parvient plus à innover dans sa présentation ; c'est le manque de concept qui le rend inerte dans son expression morte, au titre des natures photographiques qui se cristallisent dans les galeries. Hélas ! une nature morte évoque une vie en mouvement : lumières, ombres, reliefs, perspectives composent l'œuvre pour lui restituer son entité première, celle qui incita l'artiste à la sacraliser dans son fait !  Pensée du soir, Jean Canal 15/03/2010


La culture de la culture. Au même titre qu'un simple billet de spectacle, la culture à un prix qui est fixé selon des critères d'excellence que le mécénat accrédite en les finançant. Pour statuer sur un thème culturel, il faut qu'il en soit doté ! C'est sur cette référence que la culture se fonde pour octroyer son titre au sujet qui y répond ! Le cinématographe qui n'est pas en reste produit du film à sensation grand public, industrialisant ainsi ce septième art tombé dans le registre de la consommation ! Depuis l'avènement de la culture officielle, vers le milieu du VIII° siècle, avec la dynastie des Carolingiens, la culture, en France, n'a cessé d'être au service de propres desseins monarchiques puis politiques. Elle s'inscrit, désormais, dans une consommation régulière et quasi quotidienne de produits issus de thèmes culturels médiatisés. S'étant considérablement multipliée, pour le bienfait de tous, la culture inclue de vastes domaines, comme la musique, la littérature, l'art, la religion, la politique et le sport... pour n'en citer que quelques uns. Ses origines culturelles étant tombées en désuétude, la culture s'est paradoxalement réduite avec l'amenuisement de l'enseignement qui ne dispense plus le savoir originel de la culture... La  culture de cette nouvelle culture se définit par une attitude systématique en faveur de tout comportement lié à de la créativité ! Reconnu comme un acte culturel, la créativité est prise au sens le plus large, puisque le foot est considéré comme de la culture. Il est aisé de saisir la subtilité de cette démocratisation... culturelle qui répond à une demande exhaustive... de... culture ! Quant à la culture qui appartient à une identité propre à chaque civilisation, elle est de plus en plus absente, qui de l'éducation, qui de l'instruction ! Les manuels scolaires la survolent à travers des programmes réducteurs de conscience ! Elle ne repose point sur une espèce d'acquisivité qui tend à une assimilation de concepts institutionnels aux fondements historiques ! Non ! C'est une ouverture d'esprit qui mesure à l'aune du savoir la connaissance de l'humanité pour en extraire sa quintessence ! D'où la vulgarité de nos civilisations contemporaines livrées aux barbarismes culturels que nous subissons indolemment ! N'étant toujours pas l'apanage des classes sociales favorisées qui cultivent le paraître à outrance, la Culture, celle qui demande des efforts répétés d'intellectualisme, au sens cartésien du terme, s'entend !, revêt la configuration la plus affinée qui soit ; en ce sens qu'elle ne peut souffrir d'imperfection dans sa conception ! Elle ne s'acquière point par la négociation de biens matériels, elle réside bel et bien dans cette compréhension de la beauté spirituelle qui est en elle !


 Mythe et raison. Distinguer le vrai du faux ou raisonner. Tel est le principe par lequel le discernement opère pour différencier deux concepts antagonistes. Dans la politique, puisque là est le sujet qui nous intéresse, la raison sert la vérité qui répond positivement aux questions que le lectorat se pose et dont il entend résoudre les problèmes par les réponses, évidemment, positives qu'il obtiendra, ou du moins qu'il espère obtenir ! L'exemple le plus significatif qui dans l'histoire de la pensée a permis de réfléchir sur sa définition, est "l'allégorie de la caverne" de Platon. Le monde visible en est donc perçu tel quel, sans en imaginer la possibilité qu'il pût en exister un autre... et donc de concevoir le monde autrement qu'il nous apparait devant les yeux. Il est évident que l'intérêt des dictatures qu'elles fussent du prolétariat ou bien d'une élite extrémiste, se sont efforcées de maintenir les peuples dans la vision de leur conception sociale des idées ! Tant que les moyens de diffusion de l'information étaient tenus par les pouvoirs, les esclaves de la caverne ne doutaient pas qu'il pût exister ailleurs une autre forme de vie meilleure que la leur ! Désolé pour les communistes, mais l'URSS stalinienne ne fut pas un exemple de liberté populaire vouée à épanouir les masses libérées par un pseudo progrès ! Il n'en fut pas mieux sous d'autres régimes, en Europe notamment dont nous connaissons les conséquences sur une population décimée uniquement pour sa religion ! La liberté qui advint au fil des conquêtes sociales et des révolutions populaires, bourgeoises et paysannes a traduit la volonté des peuples de s'autodéterminer en exprimant paradoxalement le désir de l'individualité libérale ! C'est cette forme de société que nous adoptons dans un système de dépendance qui nous crée des besoins pléthoriques. Ayant accédé à l'épanouissement personnel moyennant l'utilisations des produits disponibles dans ce système, nous sommes responsables  de notre choix qui découle du "raisonnement" que nous avons opéré en amont de notre décision.  L'état actuel des choses, c'est-à-dire de la situation générale de notre condition, nous révèle que notre façon de raisonner n'a pas donné raison à la réalité qui s'éclaire à la lumière de la vérité ! Deux acceptions qui donneraient à l'homme toute l'intégrité de sa raison d'être : vérité et connaissance ! Ces deux valeurs qui ne furent presque jamais appliquées, si tant est qu'elles fussent capable de l'être, ont mythifié la raison en la dotant de pouvoir de décision absolue. Jean Canal 10/03/2010

Il fallait en finir avec les femmes et leur dire enfin la vérité. On ne pouvait plus leur mentir et tricher avec leur sensibilité. Le temps de la révélation était venue. Formulés sous forme de confession, les aveux devaient évoquer les nombreuses fautes commises à l'encontre de toutes celles qui ne devaient plus subir les animosités hormonales des hommes !  Et surtout, il fallait arrêter de croire qu'elles étaient notre propriété, à nous, les hommes ! Leur faire part de nos infidélités, ne serait-ce que celles que nous désirerions commettre en permanence avec elles, d'ailleurs, était déjà une espèce d'aveu. Ainsi, la relation de couple s'en porterait mieux, même si les hommes devaient perdre de leur superbe. Cependant, la tâche n'était pas facile. Connues pour être très susceptibles et versatiles, elles seraient enclines à réfuter toutes sortes de vérité les concernant. Il fallait présenter les idées autrement en prenant garde de ne pas provoquer une rupture sèche. Sous forme de supplique, un mea culpa semblerait le mieux adapté à ce genre de situation :

"Mon amour, j'ai une révélation à te faire qui risque de provoquer en toi une humeur désagréable."

-Je t'écoute ! Parle ! Pour une fois que tu as quelque chose à dire d'intéressant !"

-Eh bien ! Je t'ai trompé avec ton amie de toujours !"

-C'est tout ?!"

-Ben oui !"

-Bon, excuse-moi, mais tu as retardé mon rendez-vous avec ton ami Jean qui m'attend au café, chaque lundi matin. Après nous allons chez lui, et nous passons l'après-midi au lit ! Tu vois mon amour, il n' y a pas de mal à çà... Et n'oublie pas, mon amour, c'est toi que j'aime...

-Ah bon ! Tu me rassures !  Dernier jour de novembre JC. 

 

 

 

     

Lettres à une jeune Inconnue.

 

L'épistolier.


Gustave Malher et Alma

Adorno souligna l'originalité du compositeur dans la création. La neuvième symphonie ne semble-t-elle pas être une plainte lancinante qui révèle la douleur immense de l'être déchu des sentiments d'Amour qu'il portait à la belle Alma ? Ces dernières minutes qui durent dans l'adagio de souffrance du compositeur lui annoncent la fin de sa vie sentimentale. Gustave Malher est devenu le virtuose de la tragédie romanesque, dans le monde sentimental de l'Amour. Comme il s'écarta du monde, lui aussi, disant en quelque sorte adieu à ses contemporains, chez lesquels il ne trouva jamais écho à ses aspirations poétiques. De symphonie en symphonie cet être hors du commun semble se mouvoir dans un espace circonscrit à sa solitude : nourriture à la fois spirituelle, intellectuelle et dans ce cas présent musicale. C'est de là que naît le génie : du silence profond qui, montant des abysses de l'âme vouée à la passion, inspire la création. L'écriture musicale ou bien littéraire demande des sacrifices à la vie que leurs auteurs consentent volontiers, comme s'ils convolaient en épousailles avec un être parfait en plénitude, reflétant l'image de soi-même ! Il faut savoir renoncer aux égarements de l'âme distraite par les fantômes présents en son esprit ; Malher se retira de la société qui lui devint soudainement  insipide et sans valeur ! (à écouter : Ich bin der Welt abhanden gekommen). Il dit adieu au monde, sans regret, ni remords, comme s'il eût été invité à séjourner auprès des Dieux grecs de l'Olympe. Jean Canal 24/05/2011.


Quelque part en la profonde Ariège pyrénéenne.

 

 

"L'eau et les rêves" de Gaston Bachelard. Le philosophe est assis derrière son bureau, chez lui, dans un appartement modeste de la capitale parisienne. Légèrement atteint de surdité, il fait répéter les mots à son interlocuteur. Sa longue barbe blanche semble couler comme une rivière. Ses cheveux hirsutes lui confèrent les aspects du penseur livré au processus du temps. Il a le visage de l'intelligence intellectuelle qui caractérise les êtres ayant reçu la félicité de l'esprit et la grandeur de l'âme. Nous sommes dans les années cinquante, moribondes. Il n'enseigne plus, a écrit la plupart de ses livres et se prépare à entrer dans la postérité. Un reportage lui est consacré, avant qu'il ne disparaisse. Le journaliste qui l'interroge, lui demande s'il faut l'appeler "maître"? "Non, non, c'est fini", lui répond l'illustre philosophe qui s'est attaché durant toute sa vie à étudier les relations  existantes entre les éléments naturels et l'être. Les ouvrages d'étude de la psychanalyse qui sont signés par le maître, s'insinuent au plus profond des remous sensoriels de la nature humaine. On songe à Mahler, un autre grand élu de la composition symphonique, lequel s'imprégna de la nature pour créer.

 

 Là, où d'aucuns y percevraient une banale atmosphère de montagne épurée, ancrée dans ses ressources originelles, recouvrant ainsi ses propres beautés naturelles, d'autres, enclins à une vision transcendant le présent, au-delà des concepts stéréotypés de l'analyse hégélienne et surtout très loin des turpitudes contemporaines, y ressentent une profonde sensation de relation avec l'imaginaire dont ils extraient la force créatrice ! Toute la puissance de cette interprétation repose sur les éléments qui composent l'entité de l'être, lesquels produisent l'inspiration nécessaire à la composition, à la création et l'imagination ; qu'elle soit poétique ou musicale, ou bien versée dans une toute autre forme d'art. Ici, seul le violoncelle conviendrait pour une telle occurrence... princière et magistrale en une mélancolie spirituelle... s'approchant du Spleen baudelairien. Jean Canal 19 septembre 2011.

 

 

"Elle est debout sur mes paupières."

 

                                                     Paul Eluard.

Photo : Jean Canal.    

 

Nature/Culture : deux éléments fondamentaux pour préserver la raison du déséquilibre causé par les sociétés ! Avec l'âge classique de la philosophie, au demeurant l'étude de la littérature et des Sciences Humaines, dans le contexte Universitaire, la raison, au sens profond du terme, se nourrit essentiellement de ces deux éléments qui lui permettent de comparer de façon manichéenne les parties antinomiques de la pensée. C'est ce qu'on appelle, plus communément, la remise en question des idées prévalant sur l'ordre du jour ! Le jugement intellectuel, un tant soi peu critique dans son analyse, révèle le dysfonctionnement des réactions qui composent la rationalité de la pensée. Que ce fût dans l'Art, pris au sens large, ou bien au cœur des Lettres, incluant la philosophie (bien que cette dernière fût rattachée plus au raisonnement mathématique), le raisonnement échappe toujours à l'ensemble de la communauté quand elle est dirigée par une seule entité -l'exemple politique en est le plus significatif. Il incarne l'esprit de coercition entre les belligérants des idées politiques opposées qui fournissent la matière à la pensée. L'observation effectuée au sein même des populations actives, issues de tous milieux sociaux, avec ou sans culture, est intéressante en ce sens, car elle révèle la tare prédominante qui les maintient dans un état intentionnel du Pouvoir. L'absence de raisonnement individuel, complètement détaché d'intérêt communautaire, l'incapacité de déduction personnelle relative à un vecteur de données, tout cela atteste d'un malaise global des communautés vouées à adopter l'esprit général de ce raisonnement privé de son essence même. La ressource cruciale qui peut encore apporter un tantinet de lucidité dans un monde complètement sclérosé, réside toujours dans ces références élémentaires de l'individualisme positif dont Mounier fit preuve, en développant paradoxalement un Esprit planétaire. 

 

Jean Canal réflexion au cœur de la Nature...revue et corrigé.

 

 

 

Les femmes seules sont-elles abandonnées des hommes ? Désirant obtenir une complète indépendance, elles se sont volontairement séparées de cette entité qui constitue leur moitié : l'homme ! Ces femmes proches de la quarantaine et parfois plus qui vivent seules avec ou sans enfant sont elles réellement heureuses ? La réponse est sans appel : Non ! Quand bien même afficheraient-elles une superbe à l'encontre de la masculinité, elles souffrent, dans les profondeurs de leur intimité ; car le bonheur habite leur imaginaire. Elles y ont cru et se laissent docilement convaincre qu'il existe toujours, quelque part. L'être en parfaite adéquation avec les sensibilités féminines végète bien à l'endroit où elle ne l'attendent pas ; c'est toute la difficulté des rencontres : tomber sur la personne qui serait à même de me comprendre, m'aimer et surtout être présent quand j'ai besoin de Lui !

 

"Je veux vivre une histoire d'amour, plutôt que me retrouver dans un lit avec quelqu'un qui ne m'apporterait que du sexe, explique X. Les hommes, je connais ! Je veux du vrai, du pur, du beau !"

 

Elles espèrent tout de même rencontrer l'âme sœur, l'homme qui enfin les rendrait heureuses ; car le bonheur reste ce à quoi elles aspirent le plus.

 

C'est fréquent, chez ces femmes émancipées qui n'ont plus rien à attendre des hommes qui ne soient déjà connus d'elles. Dans le fond, la société ayant accentué la désolation des relations, ces femmes aspirent à rencontrer un  seul amour où les sentiments primeraient sur des sensations éphémères. Néanmoins, très autonomes et indépendantes, elles cultivent une ambivalence sentimentale qui déstabilise psychologiquement leur équilibre. C'est le mal de ce début de siècle ; et pendant cette perte de temps, les années passent inéluctablement et elles vieillissent. Conscientes du mal irréversible qui amenuise leur beauté, elles éprouvent un ressenti profond d'échec que la vie leur révèle, au fil des expériences infructueuses de leur sexualité épanouie. Jean Canal, réflexion sur une rencontre féminine. Revu le 21/09/2011.

 

 

 

 

Le pathétique en amour. Les femmes sont des curiosités esthétiques. Des êtres enclins à la versatilité, voire imprévisibles dans leur comportement indécis ! Elles présentent toutes les caractéristiques recherchées par la masculinité qui ne peut en déterminer le caractère ! Ne sachant exprimer leur sensibilité, les femmes sont indifférentes à la douleur des hommes ! Aussi abrupte qu'elle pourrait paraître cette affirmation ne se veut pas provocante, mais, hélas ! réaliste en certitude... Ce qui ne leur enlève rien à l'amour qu'elles savent prodiguer, à la mesure de leur propension sentimentale. Ces êtres étranges qui expriment leur amour sans en donner de raison signifiée, raison que seul le cœur connaît, sont "réglés" sur l'intuition, subodorant le spécimen à apprivoiser. Elles présentent même des aspects curieux... intéressants d'ailleurs pour l'homme, ainsi avantagé : phénomène qu'il serait vain d'essayer de comprendre. Elles sont le plus souvent animées par une intériorité variante qui les incite à prendre des décisions inattendues pour les hommes ! On en a vu être en prise avec des spéculations imaginatives informulées dans leur désir d'amour. Complètement différentes des hommes, elles les veulent auprès d'elles comme une curiosité esthétique... Jean Canal 6 juin 2011. (photographie : Eve Arnold ; Moscou, 1966. Divorce. Détail de la photo recadrée).      

Lodève. Presselibre.fr a tenu le pavé dans la ville de Lodève à l'occasion du quatorzième festival de poésies :  lecture arabe au cloître.

 

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Puis arriva Adeline Yzac, au Cloître, pour une lecture à la chandelle. Pour ceux qui aiment la Littérature avec une majuscule au milieu des phrases, eh bien Adeline Yzac leur livrera une écriture qui n'a sa comparaison que chez Balzac et un tantinet chez Proust ! C'est vous dire si la lecture des quelques pages qu'elle fit le soir du lundi 18 juillet, dès 21 heures, fut une révélation pour ceux qui croyaient que la Littérature fut moribonde ; Adeline se tint à son chevet, la préservant de sa défunte finalité...

 

 

Prison. La ville  d'Avignon s'est portée acquéreur de son patrimoine carcéral ! Ancienne Maison d'Arrêt située rue Bannasterie, la prison Sainte Anne notoirement connue des avignonnais, pour son histoire tristement liée au Palais des Papes, (elle est adossée au jardin du Palais) va être transformé en hôtel étoilé pour une clientèle en manque de sensations fortes.  Le Festival sera l'opportunité de descendre dans cette villégiature haut de gamme, réhabilitée dans sa forme ; car le fond demeure intact ! Et lorsque l'on sait que des condamnés à morts furent exécutés en cet endroit-même...

 

Payer le prix fort pour passer une nuit en cellule..., cela ne s'était jamais encore vu ! Mais que ne ferait-on pas pour goutter au saveur du crime ! Jean Canal 28 juillet 2011.

 

 

 

 

 

Le off du OFF.

 

 

En 1967,  Jean Vilar rappelait l'importance que le Festival restât populaire. A l'époque il n'était subventionné que par la ville d'Avignon. Plus de quarante ans après cette allocution à un journaliste officiel, le Festival d'Avignon se produit en une infime partie dans la rue, devenant le off du OFF ; ce dernier étant officialisé par la fréquentation qu'il suscite. Il arrive quelquefois que des représentations scéniques, données à même le parvis du Palais des Papes, dépassent la majesté de l'édifice et confinent à l'art esthétique des amphithéâtres de l'antiquité (Sophocle, Eschyle et Euripide) ;  ainsi, le théâtre traditionnel ne soupçonne pas la richesse qui se donne en opulence, au-devant de ses portes IN-OFF. C'est le cas de la Compagnie Utervision (Utervision Compagnie Japan) qui présenta une œuvre peu commune dans le répertoire festivalier officiel.

 

Durant trente minutes, le souffle vous est retenu en haleine par l'intensité de cette pièce jouée en un seul acte, entrecoupée de phases successives historiques, inscrites dans l'après Hiroshima-Nagasaki, et cela dans un contexte de réalité contemporaine, décors oblige. Sensualité et amour étant au rendez-vous, on s'émeut alors pour un Japon, encore meurtri..

 

Elina Sagi, actrice, et Jean Canal: Photo presselibre.fr                                                         Photo Jean Canal : Utervision Compagnie.

 

                                                                                       Contact :  http://www.mediasoken.jp

 

 

 

 

 

Le Festival d'Avignon touche à sa fin, les festivaliers et les artistes quittent les scènes, laissant derrière eux, les uns autant que les autres, des impressions de regrets, voire de nostalgie suscités par les moments magiques du théâtre. "L'Homme de paille" est l'un de ces spectacles contés que les enfants et les adultes n'oublieront pas de sitôt. La richesse dans la représentation scénique reste, nonobstant, cette innovation que l'on ne trouve que dans la création ! Les auteurs revoyant des œuvres majeures dans le répertoire classique, en corrigeant la mise en scène, présentent souvent des adaptations médiocres qui leur garantissent un public versé dans la curiosité esthétique. Ainsi, au gré de nos déambulations, nous avons rencontré les mécènes des planches qui incarnent des figures emblématiques de la pensée, tels Pascal, Montesquieu, Rousseau, voltaire etc. Ce serait faire fi des idées qui appartiennent à leurs auteurs. L'art de la scène s'affuble parfois d'oripeaux pour attirer le chaland dans son antre fantastique ; puisque le théâtre revêt des aspects mystérieux que les acteurs, bons ou mauvais, valorisent afin d'encenser la réalité. 

 

 

 

 

In principum verbam erat aurions-nous pu intituler cette pièce de théâtre engagé qui n'en n'est pas une d'ailleurs. Fragments d'un Temps bientôt révolu est son titre ! Elle ne se jouait pas mais se déroulait à l'Espace Saint Martial. C'est une espèce de pamphlet social : un pavé révolutionnaire tombé dans l'eau volontairement, ayant éclaboussé les passants élégamment vêtus... On imagine la réplique :

 

"Mince alors, vous ne pouvez pas faire attention, non !?"

 

"Non, justement. Il ne faut plus faire attention à tout !"

 

Cette mise en scène qui nous prend à partie directement, sans ambages, frappe par son réalisme contemporain, incisif, taillant dans l'actualité des parts de responsabilité à chacun, allant même jusqu'à interpeller le spectateur pour qu'il s'explique enfin sur son activité quotidienne dans la société, sa collaboration à un système qui l'asservit. Il faut qu'il rende des comptes à tout le monde et surtout à lui-même ! S'il le peut ! Mais non rien ! Pas de réplique. Pas de réaction en chaîne ou d'admonestations vitupérées contre ceux qu'il considère être coupables. Le pire c'est qu'il en fait partie. Et il le sait ! En évoquant tous les thèmes qui incombent aux citoyens et donc à eux-mêmes, toutes obédiences politiques incluses, dirions-nous, pour rester dans le sujet, ces acteurs passent en revue l'actualité, engagement idéaliste y compris, sans apporter de solution aux problèmes de fond ; car le problème c'est Nous !  Jean Canal

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Les Femmes dans l'amour.

 

 

Quel regard portent-elles sur l'homme ? La beauté selon Plotin est cette référence indéniable par laquelle le cœur s'émeut. Elle est sublimée par l'esthétique qui l'habille et la revêtit de superficiel, dans la mesure où est éphémère le corps, les couleurs et les formes qui le composent, lui conférant ainsi cette splendide allure tant convoitée par les hommes enclins à l'avidité charnelle. Une autre beauté pourtant existe, imperceptible pour ceux qui, aveuglés par l'esthétisme épuré, voient au-delà de la configuration corporelle de la femme ; laquelle étant située au-dessus de toutes celles qui sont sensées incarner la beauté évoquée, se pose comme l'unique.

 

Celle plus précisément qui n'est visible que par les sens de l'âme, ne se révèle que tardivement, avec suffisamment de recul sur les êtres qui furent la primeur des sentiments d'un amour chaste. Cette beauté, évoquée par Plotin, découle d'un naturel dont les êtres normalement constitués sont hélas privés, voués à se recomposer indéfiniment avec des artifices péremptoires. "Voyage dans le sublime" (extrait) Jean Canal  14 juin 2011.   

 

 

 

 

 

 Rennes ville critique d'art.

 

 

 

 

Photos : Jean Canal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les lignes dans l'espace temporel. Quel sens donner à l'art dans sa perspective géométrique présente en  toutes œuvres, que ce soit  de la plasticité des modèles modernes issus du Contemporain ou bien de cette forme figée par les courants classiques inscrits dans les successives époques qui l'ont sanctionné, en éprouvant des méthodes révolutionnaires, (Duchamp), ou bien relevant du génie (Picasso) -il s'agit de l'Art ? Son expression est toujours sujette à caution, dirions-nous, en ce sens, notamment, que sa qualité repose sur l'appartenance à une valeur propre à l'artiste, véhiculée à travers une intuition toute personnelle en formulant bien souvent dans l'abstraction de la composition organique de son chef-d'œuvre, si tant est qu'il en fût reconnu comme tel, sa définition ! L'application de traits géométriques élaborés dans l'espace circonscrit sur une surface donnée répond-t-elle aux limites de l'exploitation de la composition qui confine elle-même aux capacités d'exigences de l'inspiration ? Et si l'artiste achève son travail à un moment donné quand il considère l'œuvre terminée, satisfait-il entièrement cette volonté de dépeindre un thème qui restera éternellement informel dans sa finalité, mais fini pour l'art ? !

 

Au même titre que l'écriture sa consœur, les limites se manifestent à un moment donné de la création dont l'artiste (ici pris au sens large) a besoin pour mettre en œuvre son dessein. Il faut en finir avec la création qui eut une fin échelonnée sur sept jours, comme le précise la Genèse. A l'instar de celui qui se veut le père de toute chose, à son image près, l'artiste est-il le reflet de lui-même ou l'incarnation de l'autre : celui qui lui insuffle son œuvre magistrale dans ce fait de passer le seuil de la postérité !    Jean Canal, "Réflexion spontanée sur le dessin composé." 09/07/2011.

 

 

Photos Jean Canal.

 

 


 

 

 

La modernité dépassée.

Les Artistes. Mi-artisans, par l'application d'une méthode ayant recours à la fabrication, mi-artistes par l'inspiration qui insuffle au travail la forme qu'il prendra, les artistes néo postmodernes mènent une lutte infinie avec les matières issues de la société of consommation par laquelle ils reconnaissent leur paternité. S'essayant dans des styles où la maîtrise leur échappe, ils procèdent à des applications le plus souvent infantiles qui traduisent une psychose personnelle en manque d'assouvissement. La recherche constante de créations nouvelles les conduit vers cette maïeutique de l'art qui ne fait que confiner à l'absolu ; presque toujours inachevée, l'œuvre extraite de cette créativité tend à révéler l'impossibilité pour l'artiste à exprimer son devenir dans le présent ! Salvator Daly eût juger avec sévérité judicieuse nos contemporains ! Jean Canal de la critique d'un artiste. 24 mars 2010

Il semblerait que la recherche de la matière touchât à sa fin ! Les supports formés de rebus transformés et simplement travaillés à même l'état brut, se sont eux aussi banalisés ; ils furent exploités à volonté pour traduire l'inspiration de l'artiste, lui-même en devenir par rapport à la matière devenant sienne. C'est le support qui aurait une grande ascendance sur l'œuvre, du moins dans cet art redevenu premier ; puisque expliqué de façon brute et présenté comme tel ! Il ne suffit plus de voir et de tenter d'en déduire quelque chose de créé ; mais y déceler la part intrinsèque qui donne à l'artiste toute son autorité pour transformer tout ce qu'il va toucher en œuvre d'art !  Et s'arroger le droit, au nom d'une certaine postérité, du titre conféré par la création pure. jean Canal 18/03/10

Photo Jean Canal : Abattoirs Toulouse, printemps de septembre 2010.

De la critique dans l'art. La critique n'a pas pour objet de détruire une œuvre et son auteur, comme d'aucuns, plus à même de faire dans la gratuité, se délectent en comparaisons subjectives de l'art. Il est vrai, néanmoins, que l'art, pris dans son entité, admet des normes ; non pas celles fixées par les mécènes (car elles sont indispensables pour la survie de l'artiste), mais celles issues de l'inspiration que le génie insuffle à un instant opportun où la révélation confine à la vérité et, évidemment, à la beauté. Je ne citerai pas ici, dans ce fragment de phrase, l'allusion que Plotin fit dans un texte qui traite de façon très exhaustive, de ce sujet ; car, je te le dis lecteur, je ne partage pas les secrets que l'antiquité me confia pour une transmission sélective... Donc, pour revenir à ce qui nous préoccupe, loin des miasmes de basses souches dans les quels se complait l'engeance des ivrognes de l'âme, l'art, tracé dans les lignes platoniciennes de cette beauté universelle, se définit tout simplement par lui-même, par sa réalité, par son existence et la symbiose qu'il fait avec le monde extérieur des éléments. Il se suffit à lui-même et n'a donc pas besoin de critique qui ne ferait que encenser sa réalisation. C'est en ce sens que Kandisky séduit, lorsqu'il dissèque le concept de l'art !  Jean Canal 16 mars 2010 

La culture design. C'est avéré ! La culture et le design se mêlent et se confondent harmonieusement autant, si ce n'est mieux, que la Rhétorique et la Sophistique, que dans le vocabulaire des dirigeants politiques, et, notamment, de ceux qui nous dirigent! L'art du beau, révélé à travers l'œuvre contemporaine des exposants de déballages artistiques, se fond dans la forme que les nouveaux concepteurs  valorisent ! Cette nouvelle tendance qui naquit avec Marcel Duchamp, snobe l'application platonicienne de l'art qui cultive le beau dans l'espace géométrique ! Vendue à plusieurs millions d'euros, une œuvre reposant sur la seule idée de l'artiste l'emporte haut la main, chez les nouveaux riches du matérialisme  avant-gardiste ! Cette nouvelle forme conceptuelle de l'art s'inscrit dans l'esprit général de toute une certaine société qui converge vers un point de vue résultant de l'interprétation de la culture. Mi artisan, mi artiste le nouveau concepteur de cet art se cherche plutôt qu'il ne trouve !

Critique générale sur la dévalorisation du concept de présentation de l'art. Nous pouvons d'ores et déjà parler d'immobilisme dans l'art conceptuel qui confine à la fin de son application ! Héritier d'Arman, de Pommereulle et les autres, cet art inscrit dans la contemporanéité au sens présent, ne parvient plus à innover dans sa présentation ; c'est le manque de concept qui le rend inerte dans son expression morte, au titre des natures photographiques qui se cristallisent dans les galeries. Hélas ! une nature morte évoque une vie en mouvement : lumières, ombres, reliefs, perspectives composent l'œuvre pour lui restituer son entité première, celle qui incita l'artiste à la sacraliser dans son fait !  Pensée du soir, Jean Canal 15/03/2010

 


 

mise à jour le : 04 février 2012

 

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Photos Jean CAnal 29/08/2011.

 

L'événement-reportage de l'année .

C'est le reportage événementiel international

du photojournalisme à Perpignan.

 

 

Manifestation photographique incontournable pour les photographes qu'ils soient professionnels ou bien amateurs confirmés.

 

 

 

 

 

 

 

 

Festival International du Photojournalisme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Lauréats de Visa :

 

 

Shiho Fukada

Yuri Kozyrev

Olivier Jobard

Catalina Martin Chico

 

 

 

Chaque année, nous l'attendons toute l'année. Il existe plusieurs façons d'aborder le 1er Festival international du Photojournalisme qui se déroule à Perpignan. Soit vous vous déplacez avec un œil amateur attiré par la beauté des images, soit vous portez un regard critique sur l'actualité traitée par l'image, en cherchant à comprendre le travail réalisé par chaque photographe. Cette année, le lien avec "La Valise Mexicaine" des Rencontres d'Arles est indissociable des conjonctures sociales qui ont marqué 2011. Des révoltes arabes, en traversant les manifestations des peuples européens "indignés", les sujets photographiques n'ont pas tari l'inspiration des professionnels de l'image. Quels "Regards" portent-ils sur des sociétés qui subissent de plein fouet le résultat d'un système économico-politique ne correspondant plus aux aspirations des peuples, qu'ils fussent occidentaux ou bien d'ailleurs ! Pour cette année, presselibre.fr n'a pas déposé une demande d'accréditation pour officialiser sa venue. C'est à titre d'anonymat que nous opérerons au cœur du photojournalisme, préférant une certaine dissidence, afin de préserver une intégrité.      Jean canal 23 août 2011.

 

 

 

 

Visa : Les rencontres.

 

 

Bertrand Gaudillère a présenté ses photographies au Couvent des Minîmes où elles sont exposées parmi tant d'autres, professionnels des agences mondialement connues.

 

Orientant son choix de reportage sur les centres de rétention, le photographe-reporter a souligné les difficultés rencontrées pour exécuter un travail en profondeur, au cœur de ce problème, tout simplement parce qu'il ne possède pas de carte de presse. C'est en soi un handicape pour investir l'actualité de façon journalistique et médiatique, plus exactement.

 

Les autorité sont très procédurière, lorsqu'il s'agit de s'immiscer dans leur profession, d'autant moins quand il est question d'investir les conditions des personnes mise en rétention.

 

"Et pourquoi ne réalisez-vous pas de reportage sur les prisons ?" demande une dame, assistant au colloque tenu par le photographe, trônant devant ses clichés. Toujours le même problème : les autorisations ne sont pas forcément libellées à tous. Certains critères de confidentialité semblent prévaloir dans cette fonction particulière. La photographie de prison ! D'aucuns l'on fait ! Depardon en fut un des initiateurs. Mais a quoi cela sert-il réellement à vouloir montrer l'envers du décors, si un pouvoir applique une politique répressive admise démocratiquement ?!

 

Miniature de droite : Bertrand Gaudillère au centre, en public.

 

 

 

 

David Simon Martret est un photographe de Barcelone. Ce Catalan né en 1984 expose son travail dans la salle "Théodore Monod", Place Rigaud. Le thème en l'honneur www.davidsimonphoto.com : LENINAKAN. Un regard porté sur les pays de l'Est de l'Europe, encore ensevelis sous les décombres des conflits.

 

Jean CAnal 3/09/2011.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Aurillac en spectacle.

 

 

 

 

http://www.cie-joliemome.org/

 

 

 

 

Le Festival en image.

 

 

 

 

 

La Compagnie Jolie Môme en photographie.

 

 

 

 

 


 

 

 

Critique artistique sur le festival Off d'Aurillac. La saison 2011 ne fut pas au rendez-vous des grandes initiatives artistiques, comme 2010 et d'autres années fort antérieures à celles-ci. La Place des Carmes n'a pas soulevé l'enthousiasme de la foule venue en grand nombre assister à la représentation du jeudi 18 août qui s'est résumée à un déballage d'ustensiles cassables, livrés à la furie d'un comédien peu crédible dans son exercice de style scénique. Beaucoup de bruit et de casse pour rien ! Heureusement que la musique a sauvé la fin.

 

La Place de la Paix n'a pas fait mieux que l'année dernière, quand bien même le thème en était différent et d'autant plus louable. Un manque d'inspiration général semble mettre en difficulté les troupes à la recherche d'originalité ; car c'est bien de cela dont il est question : se distinguer pour ne pas faire et refaire ce que le spectacle de rue a déjà montré ! Les exercices de cirque en trapèze ont cependant conquis le public qui en redemandait, à chaque séance. C'est vrai que la critique est facile d'autant plus quand on sait que l'art est effectivement difficile...                                                                                         Jean Canal 24 août 2011.   

 

 

 

 

 

 

Toy Touly Joi Ils sont nombreux à prendre la route, à avoir rompu des liens familiaux et en avoir aussi conserver quelques uns. S'étant créés une nouvelle famille, reconstituée à partir de valeurs personnelles partagées en communautés itinérantes, ils se caractérisent par les départs vers des lieux inconnus, où de nouvelles rencontres leur insufflent le goût de vivre dans une société qui les rejette ! Entre alcool, drogues douces et dures, ils se frayent un chemin dans un monde qu'ils refusent tel que la société leur présente. Ils sont jeunes, rêveurs et quelque peu blessés, au for intérieur de leur âme ! Filles, garçons qui deviendront des humains sans âge, préservés de la détérioration du temps, ils vivent leur vie, celle qu'ils ont choisie, entre Amour et Liberté. Et Jean Canal de leur dire, Moi, je vous aime. Photos Jean Canal. Aurillac  août 2011.

 

 

 

 

 

 

 

Rennes capitale de la critique d’art

L'art Contemporain c'est également à Rennes qu'il se  critique, intellectuellement. Une nouvelle capitale de cette culture qui ne trouve, en réalité, que très peu de critique constructive par elle même.

           

 


 

L'Atelier de peinture.

 

Dotée d'un sens artistique critique dans la mesure où Elle connut les sensations des voyages et séjours à l'étranger : Etats-Unis, San Francisco, Afrique, Russie, Espagne et Amérique du Sud, "Sensa", dont le niveau intellectuel lui permet de parler cinq langues, est une exception féminine en soi ; puisque elle revendique la Liberté absolue dans la vie qu'elle mène : "La Liberté tu la prends, tu n'attends pas qu'on te la donne !" dit-elle à tout contrevenant à cette prérogative ; que cela soit dans sa vie intime ou bien publique. A suivre dans ses pérégrinations créatrices. Jean Canal 11 août 2011.

 

 

 

 

 

Au cœur d'un Orient mystique.

 

 

Oud, Tabla, Violoncelle et Chant de l'âme incarné dans une danse spirituelle où la féminité recouvre toute son origine.

 

Cyliam : chant et danse ;

 

Coen Engelhard : violoncelle ;

 

Lakhdar Hanou : oud ;

 

Debajyoti Sanyal : tabla.

 

 

Pour les néophytes qui recherchent la voix sacrée de la paix intérieure, ils la trouveront en assistant au rituel musical de el'Aîma. C'était envoutant de voir la femme enfin redevenue l'emblème sublime de l'amour.  Contact : www.coenengelhard.eu

 

 

Photo Jean Canal. Dimanche 7 août 2011.

                                             

 

 

 

 

                                   Hommage à Jean Vilar en Avignon.

Avignon Deux soucis sur lesquels Jean Vilar insistait : préserver l'esprit de création et respecter l'idéologie populaire. 1967, Avignon.

Que reste-t-il aujourd'hui de cet état d'esprit ? Après avoir, comme presque chaque année, arpenté les rues et ruelles d'Avignon, sans oublier les places publiques et les parvis d'églises nombreuses en cette ville, le constat est clair : la Culture théâtrale est bien au rendez-vous ; mais à quel prix !

 

 

 

                                            

 

Arles photo Capa : la Valise mexicaine.

Arles Gerda était assise face à la machine à écrire, en train de rédiger l'article de presse que la revue "Regard", pour laquelle nous travaillions, attendait.

 

 

Nous étions en 1937 à ValenceLa guerre d'Espagne n'en finissait pas de comptabiliser les victimes civiles : les Espagnols s'entretuaient, avec la complicité du fascisme italien, de la participation nazie et le refus de la France de rentrer dans le conflit..

 

"D'après une idée survenue à la suite de la visite au musée à Arles, de l'exposition photographique consacrée à Capa :"La Valise Mexicaine."

 

Jean Canal.

 

 

 

 

                                                                      

presselibre.fr en reportage à Montpellier.

 

Le populisme débattu sur le parvis du Rectorat, à Montpellier. De gauche à droite : Alain-Gérard Slama, Guy Hermet,  Myriam Revault, Jean Birnbaum du Monde et Emmanuel Laurentin de France Culture avec  Clémentine Autain, Annie Colloyard, Benjamin Lancar. Le débat eut lieu entre deux groupes d'idées, dirions-nous, Droite-Gauche. La diffusion se fera sur France Culture du 30/07 au 27/08.                                                                                                       

 

 

                                       

 

                                                                         "De Fanon au Printemps arabe." Colloque autour de la Révolution arabe traitée en filigrane de  cette rencontre mémorable où Le directeur de Médiapart, éminent journaliste de l'investigation fut invité, à titre d'écrivain. Toujours alerte dans la réplique, Edwy Plenel a défendu, non sans mal, la Liberté d'expression bafouée dans le monde. Une interlocutrice osa poser une question sur l'opinion publique diabolisant les palestiniens agresseurs constants d'Israël ! La réponse fut sans commune mesure. En relatant l'état de la situation, en se référant aux incidents internationaux de l'histoire, Edwy Plenel a rappelé, de façon tacite, qu'il existe des palestiniens et des israéliens qui aspirent à partager cette vie commune, sur une terre meurtrie.  Nous reviendrons sur cette intervention filmée qui sera en ligne, incessamment sous peu. Jean Canal 20 juillet 2011.

 

 

 

 

 

 

Photographies Jean Canal©  juillet 2011.

 

 

 

Adorno et la "Théorie esthétique." Essayer de disputer des œuvres d'Adorno c'est prendre des risques d'interpréter les réflexions du maître, de façon erronée, en sorte que l'on risque de ne pas saisir et pourquoi pas comprendre ce que ce génie veut insuffler à la raison. Je me risquerai donc dans une dispute littéraire à travers laquelle je trouverai ce que je cherche depuis toujours : la connaissance !

« D’emblée, il faut bien concéder que s’il existe un domaine où la connaissance progresse par strates, c’est bien l’esthétique ». Cette phrase tirée de son ouvrage précité en amont de ce paragraphe, jette la réflexion dans l'abime de la pensée : la mienne ! Sortie de son contexte, dirait un professeur de philosophie dérogeant au savoir qu'il enseigne, comme il en existe tant dans le monde de l'enseignement, on ne peut donner une signification propre à cette assertion ! C'est tout le propre de la philosophie : repenser ce qui l'est déjà ; remettre en doute tout ce qui est énoncé comme étant relativement vrai et reçu comme tel ! Bref ! A mon niveau qui se situe dans la sphère de la curiosité esthétique, je me contenterai d'interpréter ce que Adorno à infirmer dans un domaine qui est particulier à son savoir ! Pour ma part, lorsque l'on évoque "l'esthétique", mon esprit se remémore les grecs anciens, Platon plus particulièrement qui en abusait avec outrance, jusques au "Banquet" que vous avez tous lu, bien sûr !
Il s'agit, cependant, de l'art chez Adorno. Cela tombe bien, l'art me plaît ! Et la suite du récit le confirme : « toute compréhension d’œuvre est essentiellement un processus. »
Transposant l'esthétique artistique d'Adorno à celui de la femme, je rentre dans un contexte qui va me falloir adapter à la comparaison esthétique de l'œuvre que je vais faire.
Adorno explique que l'art doit être disséquer par la compréhension avant d'être dévoré par les yeux. C'est tout le contraire qui s'applique à la femme qui attire par son esthétisme, fût-il d'un ordre mineur dans la beauté sensée être diffusée. Selon le maître, l'art exige une analyse pour attester de son authenticité. En est-il de même pour la femme dont l'esthétisme égare souvent de l'essentiel demeurant en elle. Que cela ne prive pas l'œil de la beauté esthétique qui, toute relative soit-elle, joue une part importante dans le relationnel de l'amour.
L'œuvre belle cacherait-elle une laideur insoupçonnée ? Oui ! dirais-je. Celle de la personnalité caractérisée par laquelle l'entité de l'être s'affirme. C'est ici que Plotin entre en lice pour faire l'éloge d'une autre beauté, singulière qui ne correspond point à celle que Adorno s'évertue de démontrer, comme étant le propre de l'esthétisme. Plotin remonte (anabainein) vers le cœur de l'âme, dirais-je, afin d'y découvrir la vraie beauté ! Est-elle chassée de tout esthétisme ou alors est-ce l'esthétisme de l'âme qui lui revêt les aspects de sa singulière et véritable beauté ? Je ne me risquerai point à répondre, mais seulement à me positionner vers la seule réponse qui puisse y avoir... 
Jean Canal réflexion pour moi-même ; nuit du 1er juin 2011.
 
Les citations sont tirées de l'ouvrage en titre.

Littérature : Maurice Nadeau. Dernier éditeur d'après guerre, dès 1945, Fondateur de la revue des "Lettres Nouvelles" et aujourd'hui, Directeur de "La Quinzaine littéraire", Maurice Nadeau lit encore les manuscrits de ses futurs auteurs. Il a fêté ses cent ans, le 21 mai de la présente année. De Pérec à Houellebecq, il sauva de la postérité des auteurs refusés chez les plus grandes Maisons d'Edition de l'époque. Particularité : la pugnacité ! Cette figure emblématique de l'édition française côtoya Breton et les grands noms de la littérature. Ancien trotskiste, militant situé à gauche et acteur du mouvement surréalisme, il collectionne les souvenirs comme cette anecdote, concernant René Char :  "Il s'est toujours pris pour quelqu'un, lui." De Becket à Queneau, auprès de ses contemporains, il mena une vie agrémentée par ces insolites relations d'auteurs qui incarnent toujours la mémoire de la littérature de son temps. Rédacteur à Combat, où Camus et Sartre prirent un engagement journalistique, Nadeau est encore l'emblème vivant des Lettres ! Hommage lui soit rendu en mémoire de ses auteurs. Jean canal.

Rennes capitale de la critique d’art

L'art Contemporain c'est également à Rennes qu'il se  critique, intellectuellement. Une nouvelle capitale de cette culture qui ne trouve, en réalité, que très peu de critique constructive par elle même.

Les Anciens et les Modernes. Empreints d'une mentalité encore plus ancienne que celle de leurs aïeux et moins adaptée à l'héritage culturel qu'ils n'ont pas pu leur laisser faute de ne pas l'avoir pérennisé, les Modernes semblent figés dans leur attitude contemporaine d'adoption... Guères enclins à cultiver un idéal de vie qui épouserait la raison pure (comme eût dit Kant), ils s'enferment dans une conception irréaliste de l'événement factuel ! Regroupés autour d'idées primaires, propres au balbutiement de la raison encore immature et en phase conceptuelle, les Modernes contournent les problèmes que la société leur présente en répartie à leurs doléances. Se garantissant d'une suprématie quelconque formulée par des arguments très convaincants, les Modernes mettent en valeur une certaine idée de l'existence toute relative à leur état social par lequel ils font prévaloir leurs statuts ! Très nombreux en comparaison des Anciens qui ne persistent que par la pensée majestueuse d'idées fondatrices, ils se sont finalement imposés au cœur des sociétés humaines, en persuadant leurs semblables de suivre leur exemple qui dans la conception de vie qu'ils défendent a fait ses preuves.  Jean Canal 6 juin 2011.

 

 

"La librairie du Chat" 13 juillet 2011. Hors Comminges. Photo Jean Canal©

 

 

 

 

Livres anciens. Livres modernes. C'était l'échoppe de Jean Caut, rue du Taur, à Toulouse. Le vieux monsieur, libraire de profession, avait vendue en 2002 sa boutique à une acheteur qui désirait reprendre la boutique en l'état, en perdurant la tradition de l'ancien propriétaire qui était là depuis plus de cinquante ans ! A l'intérieur, il y avait des livres à n'en plus finir qui tapissaient les murs jusqu'au plafond. Au centre un seul étal sur lequel étaient disposés des ouvrages prestigieux par leurs contenus mais rares par leur datation. Tous les thèmes relatifs à la grande littérature, plus particulièrement ancienne, comprenant les auteurs grecs et latins figuraient chez Monsieur Jean Caut. Les étudiants s'y référençaient en y consultant quelques vieux manuscrits mis gracieusement à leur disposition, le temps de l'étude. Discussions, points de vue et opinions relevant de l'érudition faisaient le bonheur de ces quelques curieux en quête de savoir et connaissance. Il y avait Ousset, décédé dans les années deux mille, lequel tenait, toujours rue du Taur, "La Bible d'Or." Ce personnage d'exception vous conseillait toujours judicieusement, lorsque vous cherchiez un livre et vous conseillait même de ne pas l'acheter neuf, il vous le trouverait d'occasion !

 

A l'emplacement de la première échoppe, il y a désormais un marchand de fringues modernes ; la seconde est restée telle qu'elle fut, mais sans personne pour la gérer... 

 

 

 

Jean Canal, souvenir de Toulouse. 16 juillet 2011.

 

 

Photos Jean Canal : 13 juillet 2011, hors Comminges. "Pluie et livres"©

 

 

Artisans d'art.       "Symposium"   

 

 

 

Autour d'une culture de sélection dont le fondement tend à éveiller l'esprit, aiguiser les sens et développer la réflexion, au cœur d'une société qui décharge le citoyen de ses responsabilités de jugement ! Pour y parvenir et pour la parfaire reste l'initiative personnelle qui permet d'opter pour le choix judicieux en essayent de répondre le plus savamment possible aux aspirations de chacun, dans ce domaine. Bien évidemment, toutes les cultures sont enrichissantes, dans la mesure où elles puisent leurs inspirations dans des phénomènes relatifs aux fondements, non pas seulement de la société, mais de l'être ! car c'est bel est bien lui qui est constamment interpellé pour émettre un avis, lui même puisé dans les forces de réflexions que le jugement intellectuel, s'entend, suscite devant une réaction. A quoi, en effet, devrait servir la culture si ce n'est à véhiculer des idées capables d'apporter des réponses aux problèmes humains ! Son agrément lui confère d'autant plus cette tâche, qu'elle doit l'assumer avec une certaine réserve sur le pouvoir qu'elle détient, au grand dam de la politique ! Jean Canal 4/06/2011.