HISTORIETTES

By | 14 octobre 2021

Une historiette qui vaut son pesant d'or. Une espèce d'étude sociologique découle d'un comportementalisme digne des scènes théâtrales rencontrées au Festival d'Avignon, au temps où il faisait scène. Restons dans l'esprit de la création, issue d'une pure fiction gendarmesque ! Comme vous n'êtes plus sans le savoir, la gendarmerie cultive la paranoïa en signe d'investigation. On est loin des frasques régulièrement commises par ladite engeance dépendant des institutions auxquelles cette dernière est rattachée, sous l’œil vigilant du préfet de région qui demeure le premier responsable des frasques commises par ses fonctionnaires très originaux dans leur exercices :  « bonjour ! Gendarmerie nationale ! »Près l'asile saint Lysier

Bienvenue chez les Cons

Il est un problème de fond qui se révèle par l'intérêt que des auteurs attachent à un sujet d'actualité. La société en est farcie ! Un vrai fléau social ! Pire qu'un virus : une attitude !  De plus en plus nombreux nous disent les auteurs ; du moins ils attestent de leur présence dans tous les secteurs d'activité. Ni la culture, ni l'instruction ne met a l'abri les cons ! D'aucuns se sont donc interrogés sur ce phénomène qui frappe des personnes ayant des responsabilités importantes dans des professions dont dépendent les populations. Les élus ne sont pas épargnés, pas plus que des secteurs d'activité ancrés au cœur des Institutions ! Des écrits, critiques, livres etc. s'efforcent d'en tirer une conclusion ; en vain. Georges Brassens nous en laisse une chanson. "Quand on est con, on est con, le temps ne fait rien à l'affaire."

ATTENTION ! PIRE QUE LE VIRUS ! ILS ARRIVENT EN MASSE !

 De plus en plus nombreux en France, ils ne sont par forcément identifiables aux premiers contacts. Faites comme Jean Canal, afin de vous protéger. Tenez-les à distance ! Toutes les classes sociales sont impactées, avec ou sans masque, la con-tamination est dévastatrice... Toutes les professions touchées ! La France en véritable danger ! Tenez-vos enfants très éloignés des personnes à risques, comme les parents, par exemple ! Aucun vaccin pour assurer une guérison ; les séquelles sont définitivement ancrées dans le corps...et laissent des marques indélébiles !

Vous avez tous pensé que "tout le monde a son con et que l'on est toujours le con de quelqu'un". Cette formule rassure celui qui la prononce. C'est un individu, jeune, qui me l'a cita, un jour où le comportement notoire d'un autre individu, jouissant d'une effective notoriété acquise de génération en génération en son village, fit preuve de débordements sur le pavé public, croyant posséder un droit inaliénable que ses descendants lui conféraient de fait. "Qu'est-ce qu'il est con ce mec !" constata un troisième individu qui se trouva-là sur des prérogatives particulières, pour justement rendre visite à l'individu désigné. Le troisième individu, retenu par son devoir de réserve, n'était autre qu'un gendarme gradé qui était venu pour me rendre visite et rappeler au "voisin" qu'il n'avait pas répondu aux nombreuses convocations de la gendarmerie. L'adjudant-chef en question sortait de l'ordinaire, puisque, lui, il n'était pas con ! "Faites attention, mon adjudant, il est très con," lui avais-je recommandé, alors qu'il l'aborda en sa demeure. L'adjudant ressortit de sa visite, très remonté contre un con de cette espèce. Et moi, de lui dire à nouveau : "je vous l'avait dit mon adjudant, "il est très con !" C'est ainsi que partout en France, les villages et les villes sont peuplés de ces spécimens contre lesquels un coup de barre à mine sur la gueule ne suffirait pas à modifier leur comportement ! Vous en avez sûrement dans vos quartiers, vos rues, vos bourgs. Il est de bon aloi de les dénoncer, non pas à la gendarmerie qui, selon mes informations, se lasse de ces individus de plus en plus nombreux qui, sous prétexte de renseignements glanés entre cons, perturbent la tranquillité des lieux et des personnes. Jean Canal. 27/08/2021. 11H 35MN. En direct de Foix. Ariège.

Réouverture, aujourd'hui, 19 mai, du Grand Café le Consulat, dont le directeur général, Jean Canal, alias le Grand Patron, actuellement en Vacances sanitaires, vous souhaite un bon café biologique !

Le Café du Consulat, sous les Couverts, a inauguré sa réouverture, après cinq longues années de fermeture. En effet, la peste ayant sévi, durant des années, dans ce Bourg reculé de l'Occitanie, elle décima 98% de la population de ceux qui constituaient la majorité des habitants. Jean Canal, devenu illustre par ses pamphlets et une trentaine d'ouvrages publiés, survécut étrangement à cette hécatombe. Son secret ?! Se tenir loin à l'écart des rats qui grouillaient en permanence (les plus dangereuses étant les femelles). Il a donc repris ses anciennes habitudes de chez Mon Caf et le Florida, à Toulouse, en changeant de décors. Le garçon de café, autrefois connu pour avoir dirigé cet établissement, sombra dans la ruine ! Jean canal qui racheta l'établissement, magnanime de nature, lui offrit une place de premier serveur, en inscrivant sur le frontispice de l'Enseigne, en lettres dorées :

"Cet établissement est désormais strictement interdit aux Cons."

"Dans une démarche uniquement altruiste, fondée sur des intentions entièrement dévolues à la cause féminine qui, si j'en crois les rumeurs du Bourg, souffre d'un manque sexuel vorace, je me mis en tête de leur offrir, dans l'instance de combler ce vide abyssal de sexualité débridée, rarement pratiquée en ces lieux fort reculés de la France profonde, une photographie de mon élogieuse personne, posant pour la postérité littéraire, en autoportrait, me représentant entièrement dévêtu, à savoir nu ! Néanmoins, et les Belles en seront sûrement déçues, je pris soin, afin de ne point encourir les poursuites judiciaires d'usage (au cas où la justice eût relevé une minime atteinte à la pudeur), de masquer la chose ; et pour pallier à ce genre de mœurs dévoyées, je positionnais ma main à l'endroit sacré que ma maman m'avait interdit de montrer aux filles, de crainte qu'elles me le mangeassent !  Néanmoins, ni Facebook et encore moins les autres plates-formes ne veulent accepter ce nu académique digne de l'œuvre symbolique de Phidias ! Donc, point d'orgasme pour l'instant mesdames et...Mesdemoiselles, il faudra vous contenter des nuits incomplètes que vos époux, compagnons et coquins de service tentent péniblement d'assouvir, en vain !"

En Occitanie, Adieu s'interprète également comme Bonjour ! ça va ! Pas trop chaud, au Bourg. Allez à la plage ; c'est à côté. Ou bien une randonnée entre gens de bonnes réputations... Allez ! Salut et à bientôt... Jean Canal ; bien sûr. 12 juillet 2021.

Nous sommes donc en Occitanie ! Une enclave territoriale significative des autochtones qui, en cette région géographique, cultivent l'art de l'héritage moyenâgeux, illustré par des comportements communs à ceux des anciens habitants de la Grotte du Mas D'Azil. La scène se déroule dans un Bourg situé entre Nice au Sud-Est, Bordeaux au Sud-Ouest, Pau et Narbonne aux deux extrémités du Sud de l'Ouest où se trouve Toulouse, couronnée capitale de ladite Occitanie : une singularité qui accentue l'esprit des mentalités pratiquées, ici. Et si vous recherchez ce lieu mystérieux où les habitants se critiquent à longueur de journée, demandez aux riverains de cette belle cité dont la notoriété s'accroît au fur et à mesure que la densité des cons augmente, ils vous recommanderont de ne point s'y rendre : "comment ! Vous voulez aller là-bas ?! En un endroit où même les ours et les loups ont fui les autochtones, tellement ils vivent entre gens de même origine ! Eh bien, courage et je peux d'ores et déjà vous dire adieu ! On dit que la nuit, les femmes arrachent les caleçons des hommes qui s'aventurent hors de chez eux ! "


Balades toulousaines de Jean Canal. La ville avait changé. J'observais sans grande stupéfaction des modifications survenues dans ses infrastructures propres à épouser les nouvelles technologies épurées dans un design aux normes de la brique exhibée en façades reconstituées de béton ; l'ayant parcourue de long en large, ayant franchi à plusieurs reprises les ponts (trois précisément) qui en séparent le centre, aujourd'hui nommé Hyper Centre, sans doute par snobisme, j'arpentais les ruelles dont j'affectionnais les endroits où, jadis et naguère, je fis des rencontres mémorables de telle sorte que mes souvenirs demeuraient intacts, contrairement à ce que cet abruti de flic, substitué en passant anodin, vous a conté, lorsqu'il me demanda son chemin quand je photographiais l'enseigne de la Rotonde, Boulevard de Strasbourg, ce mercredi 24 mars : "Le boulevard d'Arcole, je vous prie ? Je suis envoyé par mes supérieurs dont le niveau intellectuel est inexistant, comme vous n'êtes plus sans en douter, afin de savoir si vous connaissez bien Toulouse ; car lors de la surveillance accrue que nous avons mis en place à votre encontre (contrairement aux lois qui peuvent traduire cette racaille, derechef, devant les tribunaux), avec les services en question, quelques ratés de la profession que nous utilisons pour ce genre de travail de basse souche, nous perdîmes votre trace dans le quartier contigu au Jardin des plantes..." Je répondis, quelque peu hésitant sur la réponse à donner, d'autant plus que tout le monde sait, désormais, que j'adore les Cons et les Connes ! Et toute l'Europe sait que la France est bien achalandée, en ce particularisme sociétal ! "Vous voyez les Allées Lafayette ? Vous les remontez jusqu'à Tadjourah, là vous prenez un boutre et vous allez jusqu'à Moka, et vous me ramenez un paquet de 100 kilos de café!"

A voir absolument, tout corps de métier con-fondu de ladite profession sous-entendue : Adieu les Cons ! de Dupontel, un pot...

A chaque rendez-vous avec ma ville, je la redécouvrais comme un touriste qui semble découvrir une architecture. Un jour, puisque je vous parle de cette architecture médiévale, dès que la vue s'élargie devant la basilique Saint-Sernin, et au balbutiement du printemps quand les fragrances déploient leur senteurs primesautières des tilleuls, je rencontrai un enseignant de philosophie qui me posa une question dont je compris le sens quelques années beaucoup plus tard : "pourquoi, les gens d'ici, ne ressemblent-ils pas à l'architecture de cette belle ville ?" Nous étions en 1996, je vivais alors Rue du Sénéchal avec des filles de la rue et d'ailleurs qui venaient chez moi, comme dans la Maison bleue (avez-vous connu celle du bord de Garonne où l'on pouvait boire un verre). Je n'avais, à l'époque que l'embarras de l'ennui, lorsque celui-ci ne pousse pas à l'oisiveté grecque ; c'est-à-dire qui tend à instruire dans un océan de culture ! Le long des Quais, je revoyais distinctement ces personnes avec lesquelles j'avais partagé un brin d'existence. La rue Gambetta qui mène à Ombre Blanche, bien sûr : havre de littérature. La rue des Blanchets où un café musical s'animait le soir, orchestré par des musicos que les étudiants écoutaient le verre à la main à même la rue. Mon Caf fut mon point de repère, quand bien même je pris quelques thés au Sherpa encore en activité, voire au Bol-bu. 

Toulouse, malgré les gouvernances qui se sont accaparées la notoriété de cette capitale occitane dont la philosophie fut de toujours accueillir les exilés philosophiques, s'accroche à son passé, inéluctablement ancré dans l'histoire du Sud Ouest dont mes aïeux sont tous originaires. Et d'écrire, à nouveau, que, ici, je suis chez Moi ! Merde aux Cons ! Merde aux Connes !  Rassurez-vous, les individus concernés savent qui ils sont. Les gens se connaissent parfaitement ! Ils ont cette capacité fonctionnelle d'agir toujours en connaissance de cause : il n'y a pas d'innocent ! Tout ce qu'ils font repose sur des intentions certes malveillantes, voire malhonnêtes qui ne les exonèrent jamais des responsabilités qui les incombent ! Quand on prend des risques, il faut en assumer les conséquences. Jean Canal. En direct de Toulouse. 26 mars 2021.   

Sur le banc des réprouvés. L'heure fut livrée à ma pause journalière, toujours accordée de façon irrégulière, au gré de l'envie de l'instant, saisie à brûle pourpoint, selon mon humeur spontanée, je fis halte sur ce banc esseulé, dont la moisissure du bois laissait augurer d'une absence évidente de fréquentation, voire au pis d'entretien de la part des responsables communaux afférés au nettoyage du Bourg, où je gitais toujours. M'étant assis, installé confortablement grâce à un adossement savamment pensé par le réalisateur de l'ouvrage dont le nom ne figurait point sur cette œuvre, certes mineure, mais fort utile en soi, je goûtais aux plaisirs de la chaleur... naturelle du temps ! Le soleil caressait mon visage et réchauffant mon corps, il éveilla soudain une de mes hormones que j'avais intentionnellement condamnée, à la suite d'une renonciation de reprendre les travaux réguliers de Cupidon, là-même où je les avais abandonnés, lorsque Sabine, à une époque devenue lointaine, partageait mes nuits, à Saint-Girons. Laurence, elle, avait complètement disparu de mes pensées occupées désormais à rêvasser en d'autres domaines, quand bien même aurais-je dû préserver, ne fût-ce que par devoir de mémoire, son expérience confirmée dans une pratique sexuelle très spécifique que la plupart des femmes réalisent fort mal, par manque d'enthousiasme... bref ! N'entrons pas dans le vif du sujet, il n'est point à propos dans le présent récit. Un souvenir quelconque, glané à la venvole, en fait, ne peut à lui seul constituer une histoire romanesque dont le thème tournerait autour de l'anatomie féminine, entièrement dévêtue, offrant ses vertus à un spécimen fort en thème ! Observant de façon tout-à-fait anodine, presque sans intérêt sur ce que je voyais, apparu soudainement, venue des fins fonds de l'humanité, un être du sexe apparemment opposé au mien (avec la recrue des transgenres, il faut "être" prudent !), dont les formes étonnamment bien faites, me firent frotter les yeux, de mes points fermés. Aussitôt, reprenant tous mes sens, soudainement éveillés au vu des circonstances, je suivis du regard plaqué sur son corps, cette créature que les Dieux de l'Olympe m'envoyèrent, en signe de renouveau printanier. Nous sommes ici, confrontés à du haut de gamme, en comparaison de ce que nous avait offert, jusqu'à présent la gente féminine, se résumant à de l'usagé, du vieilli prématurément par les kilos qui provoquèrent des embonpoints excessifs, étouffant des cervelles analogues à celles des mouches, voire des fourmis ! La Belle, qui ne se lamentait point d'avoir eu, jadis, ses vingt ans, emmena avec elle mon regard troublé devant ce qui eût pu paraître un mirage. Ce modèle de féminité ne se rencontrait que rarement et si je me souviens bien, jadis, ma vie qui fut un festin (inspiration spontanée d'Arthur Rimbaud, dans une Saison en Enfer), n'eut rencontré pareille cruauté qu'à Toulouse, où une femme de cinquante ans passés avec élégance, faisait tourner les têtes des jeunes-hommes que je fus en un temps où je pouvais me passer de cialis* (ce produit miracle est strictement différent du viagra, mais il est onéreux et s'obtient sur ordonnance) pour obtenir, aujourd'hui, une érection convenablement proportionnée aux longues attentes des Belles, complètement abandonnées de leurs prétendants officiels ! Merci, mon Amour, pour cette visite...du 25 février deux mille vingt-cinq. Jean Canal ; bien sûr. *Commande t'en une boîte, et je suis à Toi, à ta demande...

Maison Commune

« Jeudi, beau soleil sur la région. Températures en hausse. Une journée dégagée de tout nuage, pour la saison. » Le bulletin de la météo, que je suivais irrégulièrement pour ne pas devenir paranoïaque sur les éventuelles intempéries en perspective du chamboulement climatique inéluctable, prévoyait une journée clémente pour une sortie en solitaire. Je quittai donc mes pénates, ce 3 février 2021, avant midi, aux alentours de 11H 10,5MN, d'après le rapport rédigé sur mes allées et venues, par la Maréchaussée qui, effectivement, se manifesta plus tard sur les lieux de ma halte. En fait, ils ne firent que passer en jetant une œillade torve et quelque peu malicieuse, il faut l'avouer, en ma direction. Histoire de rappeler qu'ils représentaient l'autorité du Bourg ; et cela jour et nuit quand bien même, contrairement à Proust qui « longtemps se leva de bonne heure », se coucheraient-ils tôt. Au lieu de s'affairer à des affaires plus sérieuses, le jour (la population collaboratrice avec laquelle la Kommandantur tisse des liens, notamment le Marchand de Cailloux qui anime les hostilité depuis 2015), ils passent leur temps à brûler du carburant ! Au prix où cela coûte au contribuable... ils pourraient se mettre à la pédale, par deux, par prudence !

Bref ! En place, au pied du Christ à qui j'avais piqué la phrase clef de ma philosophie de quartier : « Tous ceux qui ne sont pas avec Moi, sont contre Moi. », je m’apprêtais à procéder à mes ablutions quotidiennes. (je logeais à l'époque, Place du Maréchal Pétain : une reconnaissance par le titre au nom de tous ceux qui avaient lié, ici, des liens étroits avec le nazisme). Le soleil était au zénith et la chaleur s'épandait sur mon galbe éthéré...enclin à un vague à l'âme coutumier, nourrissant mes inspirations journalières, au sein de la littérature. J'avais déployé mon tapis de prière au pied du crucifix qu'une mission du XIX° siècle avait érigé en signe de reconnaissance spirituelle en ce lieu resté pieux, en apparence. Me présentant propre devant le prophète, je m'inclinai devant la croix, placé au pied du majestueux édifice de l’Église.

Quand soudainement, sorti dont on ne sait où, arriva, en ma direction, le boss de la Commune.

-Salut Jeannot ! Me lance-t-il à mi-voix, intentionnellement contenue pour ne pas compromettre son identité, sur un ton familier qui eût pu comprendre que nous élevâmes les brebis ensemble.» En fait, dû à son statut, Il ne voulait pas qu'on le reconnût...

-Tu tombes mal ! Lui répliquai-je, je procède à ma seconde prière du jour.»

-Ah ! On m'a averti de ta sortie pour une balade : un SMS tombé sur mon tactile, marque Apple en 7G, couleur gold. Alors, je me suis dit que ta présence ne pouvant passée inaperçue au Bourg, je voulais saisir l'occasion pour un brin de causette...concernant le Bourg...et les crapules qui foutent un bordel monstre ! »

-Tu es toujours à la tête de la Commune, lui demandai-je, à brûle pourpoint ? »

-Eh ! J'ai été élu, en juillet dernier ! Une occasion rêvée de pérenniser mon immixtion en la politique locale. Un bon plan ! J'ai obtenu un CDD, reconductible si affinité ! Il faut que je fasse gaffe à mes ennemis dissimulés sous les aspects socialistes. J'en ai jusqu'à l'Intérieur du Bureau. »

-C'est la rançon de la gloire. Plus tu auras de notoriété, moins tes vrais amis fidéliseront leur sentiments favorables à ton ascension... »

-Tu crois ? »

-Je crois sous la croix ! Tu peux me faire confiance. »

-Pourtant la Commune ! 1870 ! Thiers qui assassine le peuple ! Louise Michel, la vierge rouge, dévouée à la cause du peuple ! C'est un honneur, pour moi d'y avoir été élu ! Je suis un pur produit d'ici. Ah ! Azinat ! »

-Balivernes ! En politique, il ne suffit point d'avoir raison, il faut convaincre, avec des preuves, pas que des arguments. De plus, ils sont en train de t’entraîner dans leur complot ! Ils y sont tous embourbés ! Sois prudent, Alain ! »

-T'inquiète ! Le patron, c'est moi. Même la Maréchaussée obéit à mes injonctions ! Quant à la Communauté, le premier qui bronche, je le fais aligner ! »

« Allez Salut Jeannot ! Et vive l'Ariège !                   Jean canal. Ce «  février 2021. En direct du Bourg.

MAISON CLAUSE

J'avais rendez-vous dans un établissement d'état pour un cocktail de fin d'année avec le patron de la boîte. Ce dernier avait organisé une collation entre gens de même classe, voulant tenir à l'écart ses subordonnés qui s'étaient distingués tout au long de l'année par des attitudes grotesques, des comportements relevant de la débilité mentale que les médias avaient su exploiter pour accroître leur audience. Le patron me fixa un horaire oscillant entre 11h et 12h 30mn. C'est généralement dans ce laps de temps suffisamment long que les fonctionnaires de l'entreprise s'accordent quotidiennement une pause apéro ! Soucieux d'honorer un rendez-vous de cette importance qui me permettrait de diffuser chez tous les confrères de presselibre.fr et presselibre.info ce genre d'événement très recherché en une période où le cumul des bévues dépasse les normes, je frémissais à l'idée de jouir de la situation. 11h 15mn, je me rends sur les lieux et à ma grande stupéfaction, le rideau de la boutique est tombé ! Je jette une œillade à l'étage, personne dans les bureaux. Inquiet, je sonne au portillon qui permet de filtrer les entrées par une caméra de surveillance. Personne répond ! Je fais le pied de grue sur le trottoir durant une bonne dizaine de minutes. A ce moment-là, une jolie femme s'arrête à ma hauteur et discrètement s'approchant de moi, me lance à brûle pourpoint :

-"combien ?!" Je lui demande : -combien quoi !?" -Eh bien, continue-t-elle, combien une heure passée avec toi au plumard, mon poulet !"

Je compris alors qu'elle me prit pour un de ces fonctionnaires de la Maison devant laquelle je patientais. Répliquant aussitôt, je prends le dessus sur son injonction quelque peu cavalière pour une gonzesse de belle allure dont le nichon et le fessier se conformaient à une harmonie du corps rarement rencontrée en nos ruelles toulousaines -aucune allusion à ce que vous pourriez imaginer- 

-euh..., exprimai-je dépité par cette proposition inopportune en cet instant. Là pour l'instant, je n'ai guère de temps à vous consacrer à cette heure d'une matinée finissante prématurément à mes intentions de réaliser un reportage dans la dite maison ! Ne pourrions-nous pas remettre cette urgence féminine à une heure beaucoup plus tardive dans la nuit ? Mes obligations professionnelles m'empêchent, momentanément, de disposer de mon temps à gré ?

-Non ! Impossible ! J'ai une envie pressante d'assouvir un désir suscité par votre allure, et vous comprenez que ces choses-là ne peuvent se traiter hors situation ! Ca me démange, comprenez-vous..!"

A ce moment-là, le concierge de l'immeuble apparaît, vêtu d'un uniforme flambant neuf, et ouvrant le petit portillon, m'apostrophe véhémentement : "C'est vous qui sonnez depuis un quart d'heure en appuyant sur la sonnette comme un sourd ?!

-Euh... Oui ! J'ai rendez-vous avec le chef d'entreprise pour... M'interrompant, il rétorque sur un ton martial :

- L'entreprise est définitivement fermée !  Le bilan de l'année a été très mauvais et tous les employés ont été licenciés, pour fautes graves !"  Jean Canal 30 Décembre 2020.De l'Ombre aux Lumières