HISTORIETTES

By | 12 juillet 2021

De l'Ombre aux Lumières

Une historiette qui vaut son pesant d'or. Une espèce d'étude sociologique découle d'un comportementalisme digne des scènes théâtrales rencontrées au Festival d'Avignon, au temps où il faisait scène. Restons dans l'esprit de la création, issue d'une pure fiction gendarmesque ! Comme vous n'êtes plus sans le savoir, la gendarmerie cultive la paranoïa en signe d'investigation. On est loin des frasques régulièrement commises par ladite engeance dépendant des institutions auxquelles cette dernière est rattachée, sous l’œil vigilant du préfet de région qui demeure le premier responsable des frasques commises par ses fonctionnaires très originaux dans leur exercices :  « bonjour ! Gendarmerie nationale ! »Près l'asile saint Lysier

Un roman difficile à lire. Le titre est vulgaire, j'en conviens ; mais le con-tenu identifie tous ceux qui sont con-cernés, sans distinction sociale ou/et professionnelle. Vous pouvez être fonctionnaire et être profondément con autant qu'un quidam de village, maire, élus en tout genre, etc. Généralement, ils finissent par se faire une raison... Allez Salut et à bientôt...

Photo réalisée par Jean Canal à Mirepoix, en Ariège, dans les années 90, sans doute après 1994, lors d'un voyage avec sa compagne d'alors, de Toulouse à Monségur, en passant par Lavelanet. A l'époque la bourgade attira l'attention de ce photographe qui photographia les événements qui se déroulèrent Place du Capitole le jour et développait ses négatifs la nuit afin que les tirages sur papiers Ilford soient livrés dans le courant de la journée... Il gagna sa vie en vendant ses oeuvres... Méfiez-vous des faux rapports policiers à son encontre. Ils reposent sur une pure falsification de la vérité qui durant la période courant de 1990 à 1993 embarrassa des institutions ministérielles... Si vous êtes de Mirepoix, Jean Canal vous autorise à copier-coller la photo présentée ci-dessous. La Rédaction de presselibre.fr

Réouverture, aujourd'hui, 19 mai, du Grand Café le Consulat, dont le directeur général, Jean Canal, alias le Grand Patron, actuellement en Vacances sanitaires, vous souhaite un bon café biologique !

Le Café du Consulat, sous les Couverts, a inauguré sa réouverture, après cinq longues années de fermeture. En effet, la peste ayant sévi, durant des années, dans ce Bourg reculé de l'Occitanie, elle décima 98% de la population de ceux qui constituaient la majorité des habitants. Jean Canal, devenu illustre par ses pamphlets et une trentaine d'ouvrages publiés, survécut étrangement à cette hécatombe. Son secret ?! Se tenir loin à l'écart des rats qui grouillaient en permanence (les plus dangereuses étant les femelles). Il a donc repris ses anciennes habitudes de chez Mon Caf et le Florida, à Toulouse, en changeant de décors. Le garçon de café, autrefois connu pour avoir dirigé cet établissement, sombra dans la ruine ! Jean canal qui racheta l'établissement, magnanime de nature, lui offrit une place de premier serveur, en inscrivant sur le frontispice de l'Enseigne, en lettres dorées :

"Cet établissement est désormais strictement interdit aux Cons."

"Dans une démarche uniquement altruiste, fondée sur des intentions entièrement dévolues à la cause féminine qui, si j'en crois les rumeurs du Bourg, souffre d'un manque sexuel vorace, je me mis en tête de leur offrir, dans l'instance de combler ce vide abyssal de sexualité débridée, rarement pratiquée en ces lieux fort reculés de la France profonde, une photographie de mon élogieuse personne, posant pour la postérité littéraire, en autoportrait, me représentant entièrement dévêtu, à savoir nu ! Néanmoins, et les Belles en seront sûrement déçues, je pris soin, afin de ne point encourir les poursuites judiciaires d'usage (au cas où la justice eût relevé une minime atteinte à la pudeur), de masquer la chose ; et pour pallier à ce genre de mœurs dévoyées, je positionnais ma main à l'endroit sacré que ma maman m'avait interdit de montrer aux filles, de crainte qu'elles me le mangeassent !  Néanmoins, ni Facebook et encore moins les autres plates-formes ne veulent accepter ce nu académique digne de l'œuvre symbolique de Phidias ! Donc, point d'orgasme pour l'instant mesdames et...Mesdemoiselles, il faudra vous contenter des nuits incomplètes que vos époux, compagnons et coquins de service tentent péniblement d'assouvir, en vain !"

En Occitanie, Adieu s'interprète également comme Bonjour ! ça va ! Pas trop chaud, au Bourg. Allez à la plage ; c'est à côté. Ou bien une randonnée entre gens de bonnes réputations... Allez ! Salut et à bientôt... Jean Canal ; bien sûr. 12 juillet 2021.

Bienvenue chez les Cons

Nous sommes donc en Occitanie ! Une enclave territoriale significative des autochtones qui, en cette région géographique, cultivent l'art de l'héritage moyenâgeux, illustré par des comportements communs à ceux des anciens habitants de la Grotte du Mas D'Azil. La scène se déroule dans un Bourg situé entre Nice au Sud-Est, Bordeaux au Sud-Ouest, Pau et Narbonne aux deux extrémités du Sud de l'Ouest où se trouve Toulouse, couronnée capitale de ladite Occitanie : une singularité qui accentue l'esprit des mentalités pratiquées, ici. Et si vous recherchez ce lieu mystérieux où les habitants se critiquent à longueur de journée, demandez aux riverains de cette belle cité dont la notoriété s'accroît au fur et à mesure que la densité des cons augmente, ils vous recommanderont de ne point s'y rendre : "comment ! Vous voulez aller là-bas ?! En un endroit où même les ours et les loups ont fui les autochtones, tellement ils vivent entre gens de même origine ! Eh bien, courage et je peux d'ores et déjà vous dire adieu ! On dit que la nuit, les femmes arrachent les caleçons des hommes qui s'aventurent hors de chez eux ! "

"Bonjour, mon cher Monsieur Jean Canal.

-Ha ! Mon brave Garcia ! Quel plaisir, ce jour temps attendu par le gouvernement qui a épuisé ses fonds en distribuant de l'argent à tous ces commerçants en berne ! En cette occasion, mon cher Garcia, n'augmentez surtout pas vos prix, vous passeriez pour un pingre ! Un franc trente le café et un quarante la noisette ; vous fixerez les prix pour les autres boisons non soumises à la législation des tarifs, n'est-ce-pas ?!

-Ha ! Mon très cher Monsieur Canal ! Quel plaisir de vous revoir ! Savez-vous que vous vous fîtes languir de la part de vos nombreux ennemis, voire de tout le monde en général, y compris la Maréchaussée qui, inquiète de votre départ inopiné, se demandait quelles affaires louches vous eussent retenu ailleurs... Je me permets de vous le dire, en vous le susurrant au creux de l'oreille, "Certains de vos ennemis et voisins espéraient ne plus vous revoir..."

-Peccadille, Garcia ! je suis immortel ! Je ne rentrerai que vers la mi ou fin juin de la présente année, s'entend ; si tout se déroule comme prévu. Je vous souhaite bonne reprise et surveillez vos prix ! Maintenez-les au plus bas ! Les citoyens ont été dévastés par cette peste qui n'a pas fini de tuer... 

Bonjour mon brave Garcia ! Veuillez m'excuser auprès de la clientèle du lundi qui se déplace pour me voir et éventuellement toucher une partie de mon corps sain, mais des affaires intellectuelles impérieuses m'appelaient. La Plume est désormais ma partenaire avec laquelle je passe mes nuits (Elle m'épuise). Je n'ai plus guère de temps pour écorcher d'icelle les vomissures locales que les Rats se partagent sous forme d'ersatz. Vous devriez d'ailleurs déverser de la mort aux rats dans les quatre coins de la localité : ces animaux apportent non seulement le choléra mais se reproduisent à une vitesse inquiétante. Entre-nous, mon cher Garcia, vous qui êtes un homme à distinguer de la Plèbe environnante, vous devriez effectuer un net nettoyage dans vos relations... Bref ! Vous savez que la Maréchaussées accentue sa surveillance sur certaines personnes, où plutôt individus susceptibles de commettre des forfaits !

-Je ne m'occupe point des ragots à vrai-dire. Je les entends. Je dissocie le vrai du faux et fais ma propre analyse en synthétisant les sujets afin d'en déduire la vérité !

Bien ! Mon cher Garcia : quelles nouvelles en ce lundi matin ? Vous en savez un peu plus sur les individus concernés ? La rumeur est arrivée jusqu'à chez vous...à ce que m'a révélé mon petit doigt..?! 

-Ne pensez-vous pas, cher Maître, qu'en ayant pris l'initiative d'afficher une telle inscription au haut de la présente structure, vous ferez fuir la clientèle et de ce fait nous aurions beaucoup moins de monde ? Les recettes diminueraient et la pérennité de l'affaire serait fragilisée !, si vous me permettez cette remarque. Quant à la rumeur, elle se porte à merveille : on n'arrête pas de parler de vous, cher Maître ! Même la Maréchaussée est amplement informée de tous vos faits et gestes ; mêmes quand vous ne faites rien, on vous prête des actions héroïques ! Ils savent même que vous allez bientôt redescendre dans le Sud du sud...

-Formidable ! Nous avons bien fait de limiter la clientèle, n'est-ce-pas, mon Cher Garcia ?! Il fallait à tout prix se débarrasser des nuisibles. Le but recherché est atteint ! Allons ! La question ne se pose point ! Ce n'est point la quantité de relations qui compte, mais la qualité de gens que l'on fréquente... Vous me faites songer aux élus qui ont une boulimie de relationnels excessifs autour d'eux, en contractant des affinités intéressées, certes, avec des "pellutes" ! et tout individu aux genres suspects. 

-"Un pellute ?!" Qu'est-ce donc qu'un "Pellute ?! Ceux qui éteignent les feus avec de l'eau, en sont ? J'ai remarqué qu'ils étaient souvent gais ?"

-Un "Pellute" est un néologisme formé pour dépeindre ces individus qui ne rentrent point dans l'organigramme du raisonnement ! Ce qui permet d'avoir un large éventail de genres... Tenez ! Prenez en exemple ces demeurés qui errent sur la Place Maréchal Pétain : certains apparaissent uniformément vêtus, des femmes se couvrent de hardes récupérées dans les poubelles, d'autres trainent péniblement leurs carcasses, la chevelure hirsute délavée et aseptisé au cannabis, en fantasmant sur des rôles attribués selon les complots que la rumeur entretient ! Bref ! Voici la vie des Pellutes ! Je ne vous cache pas, Mon très cher Garcia, que je ne préfère point m'acoquiner avec cette engeance-ci !

-Moi, je n'en suis point, n'est-ce-pas, cher Maître ?

-Voyons Garcia ! Vous êtes dans votre registre, une élite ! Un spécimen à consigner dans les annales du Bourg dont le registre notifiera vos nom et prénom en lettres d'or, sur le modèle de notre Frontispice... Nonobstant cet éloge, permettez-moi de vous faire remarquer que vous êtes sujet à développer un embonpoint légèrement excessif au nouveau du ventre qui semble choir sous votre ceinture ! Il vous faut absolument supprimer les plateaux de fromage et charcuterie !

-Ha ! Merci, mon cher Patron ! Vous permettez que je vous appelle Patron ?!

-Jamais, malheureux ! Le titre relève de la vulgarité populaire, au pis populiste...Vous me confondriez avec la gente autochtone du Bourg dont la réputation gagne toute la région et bientôt la France ! On entend déjà à Toulouse des expressions diffamatoires sur le sujet : "Ha ! On voit que vous ne connaissez pas les habitants du Bourg ?!" entend-on dans les salons littéraires. Avez-vous d'autres informations à me communiquer, cher Garcia ?!

-Oui ! Un problème récurrent, cher Maître, avec Xavier qui ne veut plus rester à l'écart dans les cuisines ! Il prétend que son ancien statut de Premier Magistrat du Bourg, lui confère une place plus honorable que celle qu'il occupe ! Il proteste et refuse de travailler. Il nous menace de suicide !

-Comment ose-t-il parler d'honneur ! Mise-à-pied et au pain sec ! Pas d'indulgence avec le personnel. Pas de pitié pour les éléments belliqueux ! Au cas où les envies de suicides lui reprenaient, fournissez-lui la corde pour se pendre, en chanvre pour des raisons écologiques, bien sûr ; mais qu'il commette cet acte profane, chez lui !

-Il y a aussi Alain dont vous connaissez l'intempérance et la pratique d'une certaine maligne insolence ! Il souhaiterait entrer dans l'établissement à notre service, nous assurant du sérieux dans sa fonction et sa probité. Depuis la fermeture de la communauté, il est sans emploi. Il va à la soupe populaire... Sa femme l'a quitté ! Plus d'argent ! Plus de femme(s). Il se décompose.

-A propos des femmes qui veulent quitter leurs compagnons, si vous m'autorisez cette disgression momentanée. Il faut les accompagner dans leur départ en leur recommandant de ne plus revenir. C'est se garantir une tranquillité éternelle... Placez-le à la vaisselle, en fournissant les gants ! Et je ne veux plus les entendre, tous les deux ! Il faut faire montre d'une certaine rigueur certes, mais les accompagner dans leur malheur en soulageant leurs souffrances. Dieu reconnaît toujours les siens ! Et comme, je siégerai à la Droite du Père, je leur accorderai un court séjour au purgatoire...

-Bien, Maître. Je vous sers également votre Paris-Brest..?

-Bien évidemment, Garcia ! Vous avez quel âge, cette année ?

-J'ai eu 97 ans, hier !

-Ha ! Voilà un âge pour continuer à travailler ! A 100 ans la retraite ! Avez-vous songé, mon brave Garcia, à vos obsèques et les frais occasionnés par les funérailles ?! Le choix du cercueil est très important en cette période. Je ne vous conseillerai pas les bois nobles, vous n'en avez point le titre, ni les manières ; optez pour de l'OSB de chez le droguiste du coin ! Les prix sont attractifs et pour une modique somme, vous réaliserez une œuvre d'art. N'omettez point de soigner l'intérieur : coussins douillets, duvets en plume d'oie et grosse laine pour les hivers froids du pays.

-Non ! J'avoue que c'est un sujet qui me glace un peu et qui déjà me laisse froid, ne serait-ce que d'en parler. Vous pensez que je suis capable de confectionner un tel ouvrage, mon cher Monsieur Canal ?

-Vous avez des capacités évidentes, cher Gracia. Croyez-moi ! On est jamais mieux servi que par soi-même... Il faut songer à tout et prévoir le pire. Dans l'attente d'une mort prochaine, cher Garcia, apportez-moi tout de même mon café noisette et mon Monde diplomatique ! Et que l'on ne me dérange plus !

-Bien, Maître. Euh ! Je voulais une précision sur les Pellutes : Pour les cons ordinaires de la Place, puisque c'est là qu'ils se réunissent, comment dois-je les traiter ?

-Avec grande désinvolture ! Le silence est le plus grand des mépris ! Oubliez-les !


Balades toulousaines de Jean Canal. La ville avait changé. J'observais sans grande stupéfaction des modifications survenues dans ses infrastructures propres à épouser les nouvelles technologies épurées dans un design aux normes de la brique exhibée en façades reconstituées de béton ; l'ayant parcourue de long en large, ayant franchi à plusieurs reprises les ponts (trois précisément) qui en séparent le centre, aujourd'hui nommé Hyper Centre, sans doute par snobisme, j'arpentais les ruelles dont j'affectionnais les endroits où, jadis et naguère, je fis des rencontres mémorables de telle sorte que mes souvenirs demeuraient intacts, contrairement à ce que cet abruti de flic, substitué en passant anodin, vous a conté, lorsqu'il me demanda son chemin quand je photographiais l'enseigne de la Rotonde, Boulevard de Strasbourg, ce mercredi 24 mars : "Le boulevard d'Arcole, je vous prie ? Je suis envoyé par mes supérieurs dont le niveau intellectuel est inexistant, comme vous n'êtes plus sans en douter, afin de savoir si vous connaissez bien Toulouse ; car lors de la surveillance accrue que nous avons mis en place à votre encontre (contrairement aux lois qui peuvent traduire cette racaille, derechef, devant les tribunaux), avec les services en question, quelques ratés de la profession que nous utilisons pour ce genre de travail de basse souche, nous perdîmes votre trace dans le quartier contigu au Jardin des plantes..." Je répondis, quelque peu hésitant sur la réponse à donner, d'autant plus que tout le monde sait, désormais, que j'adore les Cons et les Connes ! Et toute l'Europe sait que la France est bien achalandée, en ce particularisme sociétal ! "Vous voyez les Allées Lafayette ? Vous les remontez jusqu'à Tadjourah, là vous prenez un boutre et vous allez jusqu'à Moka, et vous me ramenez un paquet de 100 kilos de café!"

A voir absolument, tout corps de métier con-fondu de ladite profession sous-entendue : Adieu les Cons ! de Dupontel, un pot...

A chaque rendez-vous avec ma ville, je la redécouvrais comme un touriste qui semble découvrir une architecture. Un jour, puisque je vous parle de cette architecture médiévale, dès que la vue s'élargie devant la basilique Saint-Sernin, et au balbutiement du printemps quand les fragrances déploient leur senteurs primesautières des tilleuls, je rencontrai un enseignant de philosophie qui me posa une question dont je compris le sens quelques années beaucoup plus tard : "pourquoi, les gens d'ici, ne ressemblent-ils pas à l'architecture de cette belle ville ?" Nous étions en 1996, je vivais alors Rue du Sénéchal avec des filles de la rue et d'ailleurs qui venaient chez moi, comme dans la Maison bleue (avez-vous connu celle du bord de Garonne où l'on pouvait boire un verre). Je n'avais, à l'époque que l'embarras de l'ennui, lorsque celui-ci ne pousse pas à l'oisiveté grecque ; c'est-à-dire qui tend à instruire dans un océan de culture ! Le long des Quais, je revoyais distinctement ces personnes avec lesquelles j'avais partagé un brin d'existence. La rue Gambetta qui mène à Ombre Blanche, bien sûr : havre de littérature. La rue des Blanchets où un café musical s'animait le soir, orchestré par des musicos que les étudiants écoutaient le verre à la main à même la rue. Mon Caf fut mon point de repère, quand bien même je pris quelques thés au Sherpa encore en activité, voire au Bol-bu. 

Toulouse, malgré les gouvernances qui se sont accaparées la notoriété de cette capitale occitane dont la philosophie fut de toujours accueillir les exilés philosophiques, s'accroche à son passé, inéluctablement ancré dans l'histoire du Sud Ouest dont mes aïeux sont tous originaires. Et d'écrire, à nouveau, que, ici, je suis chez Moi ! Merde aux Cons ! Merde aux Connes !  Rassurez-vous, les individus concernés savent qui ils sont. Les gens se connaissent parfaitement ! Ils ont cette capacité fonctionnelle d'agir toujours en connaissance de cause : il n'y a pas d'innocent ! Tout ce qu'ils font repose sur des intentions certes malveillantes, voire malhonnêtes qui ne les exonèrent jamais des responsabilités qui les incombent ! Quand on prend des risques, il faut en assumer les conséquences. Jean Canal. En direct de Toulouse. 26 mars 2021.   

Sur le banc des réprouvés. L'heure fut livrée à ma pause journalière, toujours accordée de façon irrégulière, au gré de l'envie de l'instant, saisie à brûle pourpoint, selon mon humeur spontanée, je fis halte sur ce banc esseulé, dont la moisissure du bois laissait augurer d'une absence évidente de fréquentation, voire au pis d'entretien de la part des responsables communaux afférés au nettoyage du Bourg, où je gitais toujours. M'étant assis, installé confortablement grâce à un adossement savamment pensé par le réalisateur de l'ouvrage dont le nom ne figurait point sur cette œuvre, certes mineure, mais fort utile en soi, je goûtais aux plaisirs de la chaleur... naturelle du temps ! Le soleil caressait mon visage et réchauffant mon corps, il éveilla soudain une de mes hormones que j'avais intentionnellement condamnée, à la suite d'une renonciation de reprendre les travaux réguliers de Cupidon, là-même où je les avais abandonnés, lorsque Sabine, à une époque devenue lointaine, partageait mes nuits, à Saint-Girons. Laurence, elle, avait complètement disparu de mes pensées occupées désormais à rêvasser en d'autres domaines, quand bien même aurais-je dû préserver, ne fût-ce que par devoir de mémoire, son expérience confirmée dans une pratique sexuelle très spécifique que la plupart des femmes réalisent fort mal, par manque d'enthousiasme... bref ! N'entrons pas dans le vif du sujet, il n'est point à propos dans le présent récit. Un souvenir quelconque, glané à la venvole, en fait, ne peut à lui seul constituer une histoire romanesque dont le thème tournerait autour de l'anatomie féminine, entièrement dévêtue, offrant ses vertus à un spécimen fort en thème ! Observant de façon tout-à-fait anodine, presque sans intérêt sur ce que je voyais, apparu soudainement, venue des fins fonds de l'humanité, un être du sexe apparemment opposé au mien (avec la recrue des transgenres, il faut "être" prudent !), dont les formes étonnamment bien faites, me firent frotter les yeux, de mes points fermés. Aussitôt, reprenant tous mes sens, soudainement éveillés au vu des circonstances, je suivis du regard plaqué sur son corps, cette créature que les Dieux de l'Olympe m'envoyèrent, en signe de renouveau printanier. Nous sommes ici, confrontés à du haut de gamme, en comparaison de ce que nous avait offert, jusqu'à présent la gente féminine, se résumant à de l'usagé, du vieilli prématurément par les kilos qui provoquèrent des embonpoints excessifs, étouffant des cervelles analogues à celles des mouches, voire des fourmis ! La Belle, qui ne se lamentait point d'avoir eu, jadis, ses vingt ans, emmena avec elle mon regard troublé devant ce qui eût pu paraître un mirage. Ce modèle de féminité ne se rencontrait que rarement et si je me souviens bien, jadis, ma vie qui fut un festin (inspiration spontanée d'Arthur Rimbaud, dans une Saison en Enfer), n'eut rencontré pareille cruauté qu'à Toulouse, où une femme de cinquante ans passés avec élégance, faisait tourner les têtes des jeunes-hommes que je fus en un temps où je pouvais me passer de cialis* (ce produit miracle est strictement différent du viagra, mais il est onéreux et s'obtient sur ordonnance) pour obtenir, aujourd'hui, une érection convenablement proportionnée aux longues attentes des Belles, complètement abandonnées de leurs prétendants officiels ! Merci, mon Amour, pour cette visite...du 25 février deux mille vingt-cinq. Jean Canal ; bien sûr. *Commande t'en une boîte, et je suis à Toi, à ta demande...

Maison Commune

« Jeudi, beau soleil sur la région. Températures en hausse. Une journée dégagée de tout nuage, pour la saison. » Le bulletin de la météo, que je suivais irrégulièrement pour ne pas devenir paranoïaque sur les éventuelles intempéries en perspective du chamboulement climatique inéluctable, prévoyait une journée clémente pour une sortie en solitaire. Je quittai donc mes pénates, ce 3 février 2021, avant midi, aux alentours de 11H 10,5MN, d'après le rapport rédigé sur mes allées et venues, par la Maréchaussée qui, effectivement, se manifesta plus tard sur les lieux de ma halte. En fait, ils ne firent que passer en jetant une œillade torve et quelque peu malicieuse, il faut l'avouer, en ma direction. Histoire de rappeler qu'ils représentaient l'autorité du Bourg ; et cela jour et nuit quand bien même, contrairement à Proust qui « longtemps se leva de bonne heure », se coucheraient-ils tôt. Au lieu de s'affairer à des affaires plus sérieuses, le jour (la population collaboratrice avec laquelle la Kommandantur tisse des liens, notamment le Marchand de Cailloux qui anime les hostilité depuis 2015), ils passent leur temps à brûler du carburant ! Au prix où cela coûte au contribuable... ils pourraient se mettre à la pédale, par deux, par prudence !

Bref ! En place, au pied du Christ à qui j'avais piqué la phrase clef de ma philosophie de quartier : « Tous ceux qui ne sont pas avec Moi, sont contre Moi. », je m’apprêtais à procéder à mes ablutions quotidiennes. (je logeais à l'époque, Place du Maréchal Pétain : une reconnaissance par le titre au nom de tous ceux qui avaient lié, ici, des liens étroits avec le nazisme). Le soleil était au zénith et la chaleur s'épandait sur mon galbe éthéré...enclin à un vague à l'âme coutumier, nourrissant mes inspirations journalières, au sein de la littérature. J'avais déployé mon tapis de prière au pied du crucifix qu'une mission du XIX° siècle avait érigé en signe de reconnaissance spirituelle en ce lieu resté pieux, en apparence. Me présentant propre devant le prophète, je m'inclinai devant la croix, placé au pied du majestueux édifice de l’Église.

Quand soudainement, sorti dont on ne sait où, arriva, en ma direction, le boss de la Commune.

-Salut Jeannot ! Me lance-t-il à mi-voix, intentionnellement contenue pour ne pas compromettre son identité, sur un ton familier qui eût pu comprendre que nous élevâmes les brebis ensemble.» En fait, dû à son statut, Il ne voulait pas qu'on le reconnût...

-Tu tombes mal ! Lui répliquai-je, je procède à ma seconde prière du jour.»

-Ah ! On m'a averti de ta sortie pour une balade : un SMS tombé sur mon tactile, marque Apple en 7G, couleur gold. Alors, je me suis dit que ta présence ne pouvant passée inaperçue au Bourg, je voulais saisir l'occasion pour un brin de causette...concernant le Bourg...et les crapules qui foutent un bordel monstre ! »

-Tu es toujours à la tête de la Commune, lui demandai-je, à brûle pourpoint ? »

-Eh ! J'ai été élu, en juillet dernier ! Une occasion rêvée de pérenniser mon immixtion en la politique locale. Un bon plan ! J'ai obtenu un CDD, reconductible si affinité ! Il faut que je fasse gaffe à mes ennemis dissimulés sous les aspects socialistes. J'en ai jusqu'à l'Intérieur du Bureau. »

-C'est la rançon de la gloire. Plus tu auras de notoriété, moins tes vrais amis fidéliseront leur sentiments favorables à ton ascension... »

-Tu crois ? »

-Je crois sous la croix ! Tu peux me faire confiance. »

-Pourtant la Commune ! 1870 ! Thiers qui assassine le peuple ! Louise Michel, la vierge rouge, dévouée à la cause du peuple ! C'est un honneur, pour moi d'y avoir été élu ! Je suis un pur produit d'ici. Ah ! Azinat ! »

-Balivernes ! En politique, il ne suffit point d'avoir raison, il faut convaincre, avec des preuves, pas que des arguments. De plus, ils sont en train de t’entraîner dans leur complot ! Ils y sont tous embourbés ! Sois prudent, Alain ! »

-T'inquiète ! Le patron, c'est moi. Même la Maréchaussée obéit à mes injonctions ! Quant à la Communauté, le premier qui bronche, je le fais aligner ! »

« Allez Salut Jeannot ! Et vive l'Ariège !                   Jean canal. Ce «  février 2021. En direct du Bourg.

MAISON CLAUSE

J'avais rendez-vous dans un établissement d'état pour un cocktail de fin d'année avec le patron de la boîte. Ce dernier avait organisé une collation entre gens de même classe, voulant tenir à l'écart ses subordonnés qui s'étaient distingués tout au long de l'année par des attitudes grotesques, des comportements relevant de la débilité mentale que les médias avaient su exploiter pour accroître leur audience. Le patron me fixa un horaire oscillant entre 11h et 12h 30mn. C'est généralement dans ce laps de temps suffisamment long que les fonctionnaires de l'entreprise s'accordent quotidiennement une pause apéro ! Soucieux d'honorer un rendez-vous de cette importance qui me permettrait de diffuser chez tous les confrères de presselibre.fr et presselibre.info ce genre d'événement très recherché en une période où le cumul des bévues dépasse les normes, je frémissais à l'idée de jouir de la situation. 11h 15mn, je me rends sur les lieux et à ma grande stupéfaction, le rideau de la boutique est tombé ! Je jette une œillade à l'étage, personne dans les bureaux. Inquiet, je sonne au portillon qui permet de filtrer les entrées par une caméra de surveillance. Personne répond ! Je fais le pied de grue sur le trottoir durant une bonne dizaine de minutes. A ce moment-là, une jolie femme s'arrête à ma hauteur et discrètement s'approchant de moi, me lance à brûle pourpoint :

-"combien ?!" Je lui demande : -combien quoi !?" -Eh bien, continue-t-elle, combien une heure passée avec toi au plumard, mon poulet !"

Je compris alors qu'elle me prit pour un de ces fonctionnaires de la Maison devant laquelle je patientais. Répliquant aussitôt, je prends le dessus sur son injonction quelque peu cavalière pour une gonzesse de belle allure dont le nichon et le fessier se conformaient à une harmonie du corps rarement rencontrée en nos ruelles toulousaines -aucune allusion à ce que vous pourriez imaginer- 

-euh..., exprimai-je dépité par cette proposition inopportune en cet instant. Là pour l'instant, je n'ai guère de temps à vous consacrer à cette heure d'une matinée finissante prématurément à mes intentions de réaliser un reportage dans la dite maison ! Ne pourrions-nous pas remettre cette urgence féminine à une heure beaucoup plus tardive dans la nuit ? Mes obligations professionnelles m'empêchent, momentanément, de disposer de mon temps à gré ?

-Non ! Impossible ! J'ai une envie pressante d'assouvir un désir suscité par votre allure, et vous comprenez que ces choses-là ne peuvent se traiter hors situation ! Ca me démange, comprenez-vous..!"

A ce moment-là, le concierge de l'immeuble apparaît, vêtu d'un uniforme flambant neuf, et ouvrant le petit portillon, m'apostrophe véhémentement : "C'est vous qui sonnez depuis un quart d'heure en appuyant sur la sonnette comme un sourd ?!

-Euh... Oui ! J'ai rendez-vous avec le chef d'entreprise pour... M'interrompant, il rétorque sur un ton martial :

- L'entreprise est définitivement fermée !  Le bilan de l'année a été très mauvais et tous les employés ont été licenciés, pour fautes graves !"  Jean Canal 30 Décembre 2020.