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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est index.jpg.N'oubliez-pas votre rendez-vous à Sète, dés du 29 mai jusqu'au 16 juin pour imageSingulières. Pour ceux et celles qui aiment vraiment la photo, bien sûr, ce passage en cette ville portuaire millénaire ne manquera pas de vous étonner sur ce dont elle est capable de dégager comme synergie artistique. La culture est incluse dans son histoire. Une déambulation à travers la ville, vous fera découvrir l'originalité de cette manifestation qui en est à sa onzième édition. Ici, c'est la photographie documentaire qui est à l'honneur. Nous y serons, étant donné que notre présence est devenue indispensable dans les lieux où la culture se manifeste, afin d'en ramener des images, des reportages et des commentaires qui ne manqueront pas de vous..., comment dirions-nous, vous surprendre ! La Rédaction. 17 mai 2019.

L'art de la critique dans le domaine artistique. 

Un exercice disputé depuis que Denis Diderot formula quelques critiques sur des œuvres picturales exposées pour la présentation en des salons. « L'accordée de Village », critique élogieuse de Denis Diderot, est un tableau de Jean-Baptiste Greuze (1761) qui fut d'une telle description littéraire que les personnages qui le composent entrèrent dans le roman idoine à la scène.

« Jamais nous n'avons eu un plus beau Salon. Presque aucun tableau absolument mauvais ; plus de bons que de médiocres, et un grand nombre d'excellents. » Denis Diderot conclut ainsi sa visite avec un euphémisme et cela après en avoir fait, effectivement, une critique littéraire de laquelle Charles Baudelaire s'inspirera pour critiquer les œuvres choisies d'après une sélection intellectuelle. L'analyse de Diderot est vite faite : il y en a donc quelques uns de moins bons, voire de médiocres en nombre inférieur et quelques uns excellents en nombre supérieur ! Ceux qui relèvent de l'art mineur ne sont point évoqués, laissant la prime place aux meilleurs. Diderot était philosophe, ne l'oublions pas et encyclopédiste ayant contribué à ouvrir le savoir au peuple.

Hegel dans son Esthétique argue autour des antagonismes philosophiques de la critique des œuvres et œuvres elles-mêmes afin d'extraire de ce mécanisme de la pensée une intention fondée dans des réflexions appartenant à une propension de l'esprit enclin à verser dans ce système d'analyse. Le philosophe est complexe dans son exégèse, mais à le mérite de démontrer la raison qui pousse les critiques à formuler des explications construites à partir de paramètres plus scientifiques, en effet, que du domaine littéraire. C'est ce que réfute Charles Baudelaire, lorsqu'il se lance à son tour dans la critique d'art. En tenant compte évidemment de cette analyse, on en arrive à perdre ce que Hegel reconnaît comme fondamental dans la critique à savoir le détachement des paramètres scientifiques imputés au savoir qui détourne l'instinct de son intuition constructive originelle. Charles Baudelaire, malgré le procès d'intention que les historiens lui feront, privilégie l'esprit littéraire imprégné d’envolées lyriques qui ajoutent de la poésie aux œuvres tombant sous sa description.

« Il apparaît clairement que Baudelaire s'intéresse plus à l'expression, à l'âme de l'artiste, qu'aux qualités formelles de sa peinture. Sa critique reste assez littéraire. Si intuitive, si géniale qu'elle soit, elle n'est pas infaillible comme on a trop tendance à le croire.» Constantin Guys, ami de Baudelaire.

Envisager une critique sur une exposition de photographies et, qui pis est, les photos elles-mêmes, prises comme objet d'analyse, relève d'une prétention insolente à l'égard du travail réalisé par son auteur (bannissons, ici, définitivement l'intitulé d'artiste qui ridiculise l'entité représentée). Et pourtant, il le faudra bien pour des raisons de critique autorisée en la matière, n'en déplaise à d'aucuns qui cultiveraient l'art de limiter leur critique à une argumentation convenue dont le schéma  se retrouve un peu partout chez les critiques académiques issues de l'enseignement de cette technique ! Diderot pour revenir à lui, comparait la méthode avec le génie. Je vous laisse en tirer la conclusion qui vous sied au mieux de votre subjectivité, à dessein d'en tirer un profit bénéfique pour l'art...  C'est donc sur ce modèle de critique que nous nous appliquerons de conserver l'esprit de la lettre, en l'imitant au possible de nos facultés intellectuelles qui ne feront que se rapprocher de celles de l'auteur de « Les Fleurs du mal. »        

Jean Canal. Juin 2019. Sète.

IMAGESINGULIÈRES

11E RENDEZ-VOUS DE LA PHOTO DOCUMENTAIRE

29 MAI > 16 JUIN 2019

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BUREAU DU FESTIVAL 
MAISON DE L’IMAGE DOCUMENTAIRE
POINT INFO / BOUTIQUE
17 rue Lacan – 34200 Sète
Tél. : 04 67 18 27 54
Ouvert tous les jours de 10h à 19h

Exposition : VANESSA WINSHIP : 27 JUIN > 27 JUILLET 2019 à la Maison de l'Image documentaire. Sète. Portrait.

NO AGUA, NO VIDA. John TrotterEnfin un reportage digne de ce nom qui démontre les désastres humains causés sur l’exploitation de l’eau du fleuve   Colorado.

Présentation de Vannessa Vinship

Présentation de Adriana Lestido

Printemps des photographes Sète 2019

ERIC COUSIN PHOTOGRAPHE

Nicolas Guyonnet est l’auteur du reportage effectué en Algérie en 2009. La belle algérienne marchand dans les rues d’Oran, en tenue traditionnelle, laissa sans doute présager des événements actuels qui marquent un changement social attendu par la majeure partie de cette jeune population. L’Algérie fut un drame entre deux peuples. Aucun n’en est ressorti intact de stigmatisations indélébiles. Le temps semble avoir raison de la guerre qui meurtrit ce pays. Au cours de deux séjours en Algérie, Nicolas Guyonnet sut saisir des instants d’un quotidien tranquille où les gens de là-bas donnent aux journées une impression de sérénité que confirme l’usage de l’hospitalité légendaire de ce peuple. Le printemps des photographes a retenu sa photo de couverture, comme affiche pour cette 5° rencontre, dans le OFF de imageSinguliéres. Il vous reste jusqu’au 12 juin pour voir son exposition au 8 rue Gabriel Péri, à Sète.