Avignon OFF

 

 

Mohamed Merah à l'affiche à la Manufacture

"Moi, la mort, je l'aime, comme vous aimez la vie, le spectacle qui met en scène les dernières heures du djihadiste toulousain, dont la dernière représentation a eu lieu ce mardi 11 juillet dans le Off du Festival, a suscité de vives réactions d'associations et de proches des victimes. «Les monstres ne tombent pas du ciel, ils sont en nous», explique Mohamed Kacimi, l'auteur de la pièce Moi, la mort, je l'aime, comme vous aimez la vie, jouée à Avignon jusqu'à ce 11 juillet. Trois ans après le massacre par Mohamed Merah de sept personnes*, avant d'être neutralisé par le Raid qui assiégeait son appartement, l'écrivain algérien revient sur ce douloureux épisode. Avec une question: «Pourquoi notre société, qui fait désormais peu cas de l'humain, engendre-t-elle aujourd'hui de pareilles monstruosités?» C'est moins cette réflexion que la façon dont elle est mise en scène qui semble soulever la polémique. Des proches de victimes accusent en effet la pièce de vouloir excuser le djihadiste." Le Figaro culture. Lire la suite de l'article. «Ne pas traiter ces questions au théâtre, c'est faire la politique de l'autruche» Pascal Keiser, directeur de La Manufacture; *"sept personnes" cite le Figaro culture dans son article. Les enfants sont-ils considérés comme des personnes, demande la rédaction de presselibre.fr ? Ce qui signifierait que effectivement, ces enfants sont coupables d'être ce qu'ils sont et leur responsabilité est donc entière !

La page des critiques théâtrales.

LA DAME D'AVIGNON


UN THÉÂTRE PROVOCANT

On se demandait, en arrivant ici, pour quelle raison il y a un déploiement de force de sécurité important en Avignon : gendarmerie et CRS occupent, aux côtés de leurs collègues de la Nationale et de la Police Municipale, le pavé qu'ils arpentent, nonchalamment, toute la journée, jusqu'à tard dans la nuit ! La polémique n'a pas tardé à créer une controverse sur la Liberté d'expression. L'affaire Merah mis en scène et présentée jusqu'à une date arrêtée en un certain théâtre qui en revendique son droit inaliénable ; l'affaire Merah ouvre le débat sur les limites de la culture quand celle-ci s'épanche sur le sort du meurtrier ! Avec le haut débit de séries policières diffusées sur le petit écran ajoutées à l'exploitation des faits divers qui passionnent un public abruti par un lavage de cervelle constant, on comprend que la société se nourrit elle-même de sordide qui de la virtualité passe, hélas ! à la réalité ! Avide de sang les monstres que nous créons, puisque nous sommes tous responsables, sont les futurs tueurs sociétaux qui ne manquent pas d'inspiration...            Jean Canal. Revu et corrigé le 21 juillet 2017. Toujours en direct d'Avignon.

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Marcel Le GuillouxA Mon Bar, Rue Matheron Avignon Festival 

DON JUAN THÉÂTRE DES 2 GALERIES

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FLAMENCO : au Chêne Noir

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Confidences dans le boudoir

Lecteur au

Photos et reportages d'Avignon

FESTIVAL D’AVIGNON 2017 du 6 juillet 2017 au 30 juillet 2017. Parc des expositions, 20 Rue du Portail Boquier, 84000 Avignon, France Festival d’Avignon. Tél : 04 90 14 14 14. www.festival-avignon.comAvignon Off. Du 7 au 30 juillet 2017. www.avignonleoff.com
La Terrasse, le journal critique des métiers des arts et spectacles gère la critique théâtrale en Avignon. Sa distribution gratuite sur le pave de la cité des Papes permet de se faire une idée des spectacles à voir, absolument. nous conseillons évidemment sa lecture.. Cette année, trois cents représentations on été retenues par le média qui a affiné une sélection pertinente pour le public.
presselibre.fr au Festival International de Théâtre d'Avignon, conformément à l'esprit de Jean Vilar qui voulait ouvrir les portes du TNP(fondé par Firmin Gémier en 1920) à tous les horizons culturels. A l'instar de Molières, il avait suscité l'engouement d'aller jouer sur les routes, parce que la culture devait aller vers les gens. Quoique les critiques en eussent dit, sous les signes ostentatoires de l'exploitation marchande de l'art théâtral, qui effectivement existe en Avignon, Avignon demeure, nonobstant cette envergure, la référence internationale du théâtre.  Le coût de la production pour les compagnies les plus affaiblies dans leur budget peut handicaper les représentations : les acteurs s'investissent entièrement durant un mois à promouvoir leurs spectacles, moyennant des interventions quotidiennes sur le pavé en distribuant des flyers et excipant un brin de leur scène dans la rue. Un effort qui demande un capital d'énergie qui ne peut souffrir de carence, lors des représentations publiques ! Le regard que nous portons sur le théâtre est celui de l'enfant qui découvre à chaque fois une merveille et qui remarquera naïvement que le lacé de la chaussure de l'acteur est défait, que la chemise à un trou sous le bras, qu'un acteur semble moins à l'aise dans un rôle et que la diction a des consonances anormales dans un texte tronqué dans sa composition. C'est ce que nous percevons à presselibre.fr, non pas pour mettre au pilori les acteurs et le responsable de la mise en scène, mais pour relever le fond distant de la forme en restituant à chaque partie sa part scénique. On peut assister à un spectacle remarquablement joué, sans pour cela ressentir aucune sensation de création enrichissant le théâtre lui-même. La question de cette année sera de savoir jusqu'où peut aller le théâtre dans sa création, en osant évoquer les attentas, les tueries, les guerres et toutes ses formes de racismes, de xénophobies et d’antisémitisme auxquels nous assistons passivement, comme si nous n'étions point concernés. Puisque la Terrasse l'écrit dans ses lignes éditoriales, en rappelant que le théâtre est "le miroir de la société." De quel miroir s'agit-il ? Celui de Jean Cocteau dans Orphée ou bien le miroir qui s'oriente vers "le théâtre élitaire" d'Antoine Vitez ? "Cachez donc cette horreur que nous ne voulons voir !" Jean Canal. à suivre à Avignon 2017.

Les polémiques du Festival OFF

La ManufactureDeux polémiques ont cependant sanctionné ce festival 2017, dans le programme du OFF particulièrement dans le principe fondamental de la liberté d'expression que nous défendons avec une plume sans pitié pour ceux qui tentent de l'amputer de ses facultés descriptives, ont jeté le discrédit sur les auteurs et les compagnies de théâtre qui ont eu le courage de les diffuser. On peut et c'est le devoir de tout citoyen de le faire savoir, ne pas être d'accord avec le thème exploité sur un fait de société criminel, mais on ne peut, hélas ! réserver son jugement de valeur en le resituant toujours dans un contexte très relatif à des conjonctures qui l'ont favorisé  ; sans en cautionner néanmoins le fond ! Notre liberté d'expression est donc remise encore en cause par ceux qui ne peuvent souffrir qu'elle s'exprime en son nom ! La meilleure manière de s'opposer à une production théâtrale est de ne pas aller la voir, de ne pas en parler et/ou de n'en écrire aucune ligne... Jean Canal. 17 juillet 2017. Avignon.