FESTIVAL D’AVIGNON

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PROGRAMMATION 2018

L'été 68 et nous. Rencontres autour du mois de juillet 1968 à Avignon, avec Denis Guénoun, Émeline Jouve et Nathalie Cabrera. une journée consacrée à cet événement, à la maison Jean Vilar. Document d'archive juillet 1968 à Avignon.

NOUS SOMMES A AVIGNON

L'ARTICLE DE LA REVUE DES DEUX MONDES par 

Revue des Deux Mondes – En 70 ans d’existence, le Festival d’Avignon a reçu tous les grands noms du spectacle vivant. Quel est le plus grand apport de ce festival ?

Olivier Py – Le Festival d’Avignon a contribué à faire émerger deux idées fondamentales. La première est la décentralisation, avec cette idée que le théâtre n’est pas que pour les Parisiens. L’idée même de décentralisation au sens politique a d’abord été inventée par des gens de théâtre. Cette décentralisation théâtrale a pour corollaire la mise en place d’un projet « national en région », formule que Jean Vilar a été l’un des premiers à utiliser.

« Avignon a permis d’inventer un projet à la fois esthétique et politique, différent du théâtre bourgeois et parisien. »

Quand il émet cette idée, qui semble être un oxymore, en 1947, on ne comprend pas immédiatement ce que cela veut dire. L’autre idée essentielle portée par le Festival est celle de la démocratisation culturelle. Le théâtre n’est pas que pour les riches. Aujourd’hui, ces deux idées sont encore agissantes dans l’organisation de ce rendez-vous.

Revue des Deux Mondes – Dans l’histoire du Festival d’Avignon, quel moment reste selon vous le plus marquant ?

Olivier Py – Je retiens surtout une succession d’artistes qui ont fait le Festival. Cela a d’abord été Jean Vilar évidemment, puis Maurice Béjart, Ariane Mnouchkine, Pina Bausch… Ces grands noms sont tous passés par le Festival et ont été révélés par lui. Il leur a permis d’inventer un projet à la fois esthétique et politique, différent du théâtre bourgeois et parisien.

À titre plus personnel, je suis très attaché à mon premier Festival d’Avignon en 1985, qui m’a permis de rencontrer Antoine Vitez et Peter Brook. L’édition de 1995 est aussi importante à mes yeux, puisque c’est celle de mon premier spectacle programmé au Festival, la Servante, une représentation de 24 heures, en boucle toute la semaine. Cette aventure mobilisait une troupe d’une trentaine d’acteurs de ma génération. Cela a été un des moments-clés de mon existence.

Revue des Deux Mondes – En 2005, Régis Debray avait tiré un pamphlet de sa visite au festival, intitulé Sur le pont d’Avignon. Il y dressait le constat d’une « rupture du contrat » entre le festival et son public. Ce contrat est-il rétabli aujourd’hui ?

Olivier Py – J’invite Régis Debray à revenir au Festival d’Avignon. Il constatera que, sur ce plan, celui du théâtre populaire, l’événement est, me semble-t-il, irréprochable. À condition de faire la différence entre théâtre populaire et théâtre populiste !

Revue des Deux Mondes – Rendre le théâtre accessible au plus grand nombre est donc une bataille aujourd’hui gagnée pour Avignon ?

Olivier Py – Non c’est une bataille pour demain ! La démocratisation de la culture est toujours une bataille car organiser la rencontre entre les artistes et le peuple est ce qui fera la différence. C’est pour cette raison que nous allons jouer dans les écoles, les lycées, les banlieues, les prisons, les centres de formation… Toute cette aventure du théâtre populaire sera encore le défi de demain, et il y a d’ailleurs une belle relève pour cela : des gens comme Chloé Dabert ou Thomas Jolly sont de cette génération et ont envie de relever ce défi.

Revue des Deux Mondes – Thomas Jolly justement, et d’autres jeunes metteurs en scène, expriment une vision différente de la décentralisation théâtrale et du rôle des institutions. « Le service public, je l’ai en intraveineuse… Mais il faut le réinventer complètement », a déclaré Thomas Jolly. Que vous inspire cette réflexion ?

Olivier Py – Je ne pense pas qu’il faille « réinventer ». C’est un mot malheureux. Il faut plutôt « adapter », c’est-à-dire dialoguer avec le présent. Il y a dix ans, nous n’aurions pas présenté le genre comme thématique du Festival d’Avignon, car le sujet n’était pas aussi central qu’aujourd’hui dans la société.

« Comme ils ne sont pas très cultivés eux-mêmes, les responsables politiques pensent que cela n’intéresse pas le peuple. Ce faisant, ils méprisent à la fois le peuple et la culture. »

Mais surtout, il faut sensibiliser et former les politiques et les élus pour tenter de leur faire comprendre que c’est par la culture que nous changerons notre société. Il faut sortir des logiques financières stériles, du lobbying, du quantitatif, et tenter de revenir à plus de sens. Plutôt que de réinventer, il faut se battre pour que cette idée simple et ancienne de la rencontre de la culture et du plus grand nombre se concrétise.

Revue des Deux Mondes – Y a-t-il un abandon du terrain théâtral par la puissance publique ?

Olivier Py – Non, mais de la culture en général ! Comme ils ne sont pas très cultivés eux-mêmes, les responsables politiques pensent que cela n’intéresse pas le peuple. Ce faisant, ils méprisent à la fois le peuple et la culture.

Revue des Deux Mondes – Le in est-il toujours la locomotive du off à Avignon ?

Olivier Py – Oui et cela se démontre chaque année. Il n’y a pas de difficulté aujourd’hui entre le in et le off. Quand le Festival d’Avignon s’arrête, le off s’arrête aussi. Les jours où le off se poursuit après la clôture du festival d’Avignon sont souvent des jours durant lesquels il y a peu de public. Mais je crois qu’il faut plutôt parler des off au pluriel. Car cela peut aller du théâtre le plus commercial et le plus vulgaire, pour lequel je n’ai aucun appétit, à du travail honnête et des spectacles issus du théâtre public, et pour lesquels j’ai une réelle solidarité.

Cette année, ce qui nous intéresse c'est toujours le théâtre mais plus précisément ce qui se dit à Avignon sur Avignon, ce qui s'y fait, s'y produit hors les planches. La foule est toujours aussi compacte et importante dans les rues et ruelles où les rencontres révèlent combien ce lieu devient l'endroit incontournable du théâtre. Le village du Off évolue dans le domaine médias. Toutes les conférences sont désormais enregistrées ; alors qu'elles ne l'étaient pas l'an dernier. Un intérêt donc d'archiver ces rencontres artistiques et qui intellectuellement apprennent sur Avignon Festival. Jean Canal. 16/7/2018.

Le Baladin du monde occidental Archipel Théâtre

LE MONSIEUR DE LA PHOTOGRAPHIE. Guy Delahaye. Pris en photo par Jean Canal dans son atelier. Compagnon de Dieuzaide, il exposa au Chateau d'Eau, à Toulouse, entre autres des nombreuses reconnaissances culturelles qui lui ont rendu hommage. A rendre visite au 76, rue de la Bonneterie, à Avignon.


Cours Jean Vilar. Juillet 68 à Avignon.

Scène publique du Off. Rencontres des femmes autour de l'idée de la femme dans la société patriarcale...

Rencontre des femmes sur des questions de femmes. Les rencontres du OFF font le plein, chaque jour, puisque le programme des échanges intellectuels concernant les problèmes artistiques y sont autant évoqués que des questions d'environnement social touchant à l'éthique ! Comment, en 2018, la femme est-elle perçue par la gente masculine ? Toujours aussi mâle ! Le débat sur ce vaste sujet inextricable a quelque peu durci les relations homme/femme, quand bien même les corrections des genres eussent-elles modifié les institutions, le fond de l'antinomie qui sépare l'homme et la femme est intact ! Le Féminisme en a conscience et manifeste son désaccord avec des comportements machistes toujours présents dans tous les secteurs, police y compris ; puisque la directrice de la police d'Avignon était présente à cette rencontre du 10 juillet, pour nous conter quelques anecdotes croustillantes. Jean Canal. 11 juillet 2018.   Enregistrement de la Rencontre ci-joint.



AVIGNON, le direct. Qu'est-ce qui fait monter sur les planches des centaines d'acteurs en ce lieu devenu la référence internationale du théâtre ? Depuis la passation des pouvoirs d'organisation par Jean Vilar, quand la presse titrait que "le flambeau lui brûlait les mains", fin soixante, les festivals, celui du IN et du OFF ont fini par se compléter pour la complaisance du public, toujours aussi curieux de découvrir des nouveautés. Le théâtre contemporain, comme il a été écrit sur cet éditorial, occupe une large place dans sa dénomination qui tend à présenter la théâtralité de la société avec force caricature modernisant les traits des événements ; c'est une manière habille de reproduire une certaine réalité qui quelquefois peut échapper à ce public. Qui est-il, ce public fidèle à ce rendez-vous historique ? (Jean Canal rencontra le Festival pour la première fois en 1979...). Plusieurs générations s'y sont succédé, avec des goûts différents, certes. La contemporanéité, elle, a cependant toujours du mal à s'exprimer conformément à l'idée que les metteurs en scène se font de son entité ! Marcelino Martin Valiente, lui, en a saisi la profondeur dans laquelle il entraîne le public avec lui, jusqu'au fond du gouffre abyssal de la société actuelle. La Rédaction.

JEDEN DE MARCELINO MARTIN VALIENTE

Jeden à la SCIERIE. L'Article de la Rédaction

Interview de l'auteur de Jeden, après sa représentation théâtrale, le 11 juillet 2018, à la Scierie.

L'art est dans la rue. 2018 est riche en spectacle théâtral contemporain, comme nous avons pu le constater sur place. Les compagnies sont toujours présentes avec autant de détermination à défendre leur programmation ; et c'est un critère de référence pour la pérennité du festival OFF. Les pièces contemporaines, contrairement à l'idée que s'en font les artistes, d'un point de vue général, sont rares, dans l'exploitation qui est faite d'auteurs classiques mis au goût personnel de metteurs en scène, inscrits dans un esprit de modernité. La contemporanéité reposerait, selon certaines valeurs d'interprétation de la réalité actuelle, sur une transposition, en l'occurrence théâtrale, d'un événement inscrit dans un acte sociétal appartenant à l'époque même qui est vécue ! Point ! Libre à l'auteur d'en investir le thème de manière à restituer une anecdote intègrement réaliste sous les aspects, évidemment, théâtraux. C'est toute la magie du théâtre, et notamment de celui d'Avignon. C'est ce que Marcelino Martin Valiente réussit avec forte psychologie moyennant une spécificité qui lui est propre de sorte à investir entièrement le public, pantois, devenant complice de son histoire scénique. A voir et à ressentir au plus profond de vôtre âme. C'est joué à LASCIRIE où Olivier Py a élu domicile pour sa pièce , "Pur présent." 

Jean Canal. 10 juillet 2018.

Le programme du festival Off 2018 est arrivé. 1538 spectacles pour cette année 2018. 133 lieux accueilleront des artistes dont certains sont à l'affiche. Plus de mille pièces seront jouées dont la majorité dans le répertoire de compositions .contemporaines et une centaine issue du classique toujours interprété en ce haut lieu du théâtre traditionnel. Molières, Racine, Marivaux, Hugo, Camus, Ionesco, Feydeau, Tchekhov, Shakespeare, etc. C'est toute l'originalité de ce festival : offrir une palette de pièces à la préférence de chacun. On fait son choix selon ses goûts ! Les têtes d'affiche n'attirent pas tout le monde ; quand bien même combleraient-elles les salles durant le festival. Les succès découlent souvent de la notoriété des artistes et rares sont ceux qui en sont couronnés hors registre de la programmation sélective. L'usage veut que les habitués instaurent un style de représentations qui attire les mêmes spectateurs, chaque année. On vient ici pour découvrir et/ou revoir un classique, en espérant qu'il soit dans le texte ! Corneille se raréfie comme Sophocle, Eschyle, Aristophane dont l'intérêt diminue face à une culture orientée vers la novation relative à l'actualité. Aurons-nous cette année une pièce sur le terrorisme ? La Politique ? Le racisme ? Le viol ? Les atteintes portées aux femmes ? Bref, les sujets ne manquent pas et la polémique les attend paisiblement. Jean Canal. 27 juin 2018.

LA MANUFACTURE présente son programme. La Lettre d'information de la Manufacture.

 

 

Mohamed Merah à l'affiche à la Manufacture

"Moi, la mort, je l'aime, comme vous aimez la vie, le spectacle qui met en scène les dernières heures du djihadiste toulousain, dont la dernière représentation a eu lieu ce mardi 11 juillet dans le Off du Festival, a suscité de vives réactions d'associations et de proches des victimes. «Les monstres ne tombent pas du ciel, ils sont en nous», explique Mohamed Kacimi, l'auteur de la pièce Moi, la mort, je l'aime, comme vous aimez la vie, jouée à Avignon jusqu'à ce 11 juillet. Trois ans après le massacre par Mohamed Merah de sept personnes*, avant d'être neutralisé par le Raid qui assiégeait son appartement, l'écrivain algérien revient sur ce douloureux épisode. Avec une question: «Pourquoi notre société, qui fait désormais peu cas de l'humain, engendre-t-elle aujourd'hui de pareilles monstruosités?» C'est moins cette réflexion que la façon dont elle est mise en scène qui semble soulever la polémique. Des proches de victimes accusent en effet la pièce de vouloir excuser le djihadiste." Le Figaro culture. Lire la suite de l'article. «Ne pas traiter ces questions au théâtre, c'est faire la politique de l'autruche» Pascal Keiser, directeur de La Manufacture; *"sept personnes" cite le Figaro culture dans son article. Les enfants sont-ils considérés comme des personnes, demande la rédaction de presselibre.fr ? Ce qui signifierait que effectivement, ces enfants sont coupables d'être ce qu'ils sont et leur responsabilité est donc entière !

La page des critiques théâtrales.

AVIGNON REPORTAGES                  NOUS NE SOMMES PLUS A AVIGNON AU FESTIVAL DE THÉÂTRE DANS LES ARCANES DU OFF ! Vous n'êtes  donc plus conviés, bien sûr, à venir nous rejoindre à Mon Bar, rue Matheron, comme cet abruti qui s'invita sans carton ! Nous crûmes reconnaître toutes les caractéristique d'un mirapicien ou/et d'un Con-Mingeois (habitant du Con-minges : Haute-Garonne), cet après-midi du 18 juillet. Jean Canal ; bien sûr. 28 juillet 2017. La Culture comme valeur en signe de reconnaissance de l'esprit ; Malraux n'était pas très loin de la raison qui siège au cœur de la quête de l'individu dans une société déracinée !  Nous étions à Arles pour les Rencontres de la photographie. Nous sommes à Avignon pour son festival de théâtre. Suivez-nous sur la page dédiée, inscrite au menu. La rédaction.           Le dernier article de Jean canal.

LA DAME D'AVIGNON


UN THÉÂTRE PROVOCANT

On se demandait, en arrivant ici, pour quelle raison il y a un déploiement de force de sécurité important en Avignon : gendarmerie et CRS occupent, aux côtés de leurs collègues de la Nationale et de la Police Municipale, le pavé qu'ils arpentent, nonchalamment, toute la journée, jusqu'à tard dans la nuit ! La polémique n'a pas tardé à créer une controverse sur la Liberté d'expression. L'affaire Merah mis en scène et présentée jusqu'à une date arrêtée en un certain théâtre qui en revendique son droit inaliénable ; l'affaire Merah ouvre le débat sur les limites de la culture quand celle-ci s'épanche sur le sort du meurtrier ! Avec le haut débit de séries policières diffusées sur le petit écran ajoutées à l'exploitation des faits divers qui passionnent un public abruti par un lavage de cervelle constant, on comprend que la société se nourrit elle-même de sordide qui de la virtualité passe, hélas ! à la réalité ! Avide de sang les monstres que nous créons, puisque nous sommes tous responsables, sont les futurs tueurs sociétaux qui ne manquent pas d'inspiration...            Jean Canal. Revu et corrigé le 21 juillet 2017. Toujours en direct d'Avignon.

Retrouvez vos articles en ligne ici

Marcel Le GuillouxA Mon Bar, Rue Matheron Avignon Festival 

DON JUAN THÉÂTRE DES 2 GALERIES

Madame est morte

Confidences sur le trottoir


 Les larmes amères de Petra Von Kant

Théâtre des 2 Galeries

FLAMENCO : au Chêne Noir

LA STRADA : Théâtre Alizé  

CITRONS : Espace ALYA

DECALAGE-TOI

AU SEUIL DE LA VIE

AU PAYS DES DEMONS

HISTOIRE VRAI D'UN PUNK QUI...

SOIS EXOTIQUE COCO

Confidences dans le boudoir

Lecteur au

Photos et reportages d'Avignon

FESTIVAL D’AVIGNON 2017 du 6 juillet 2017 au 30 juillet 2017. Parc des expositions, 20 Rue du Portail Boquier, 84000 Avignon, France Festival d’Avignon. Tél : 04 90 14 14 14. www.festival-avignon.comAvignon Off. Du 7 au 30 juillet 2017. www.avignonleoff.com
La Terrasse, le journal critique des métiers des arts et spectacles gère la critique théâtrale en Avignon. Sa distribution gratuite sur le pave de la cité des Papes permet de se faire une idée des spectacles à voir, absolument. nous conseillons évidemment sa lecture.. Cette année, trois cents représentations on été retenues par le média qui a affiné une sélection pertinente pour le public.
presselibre.fr au Festival International de Théâtre d'Avignon, conformément à l'esprit de Jean Vilar qui voulait ouvrir les portes du TNP(fondé par Firmin Gémier en 1920) à tous les horizons culturels. A l'instar de Molières, il avait suscité l'engouement d'aller jouer sur les routes, parce que la culture devait aller vers les gens. Quoique les critiques en eussent dit, sous les signes ostentatoires de l'exploitation marchande de l'art théâtral, qui effectivement existe en Avignon, Avignon demeure, nonobstant cette envergure, la référence internationale du théâtre.  Le coût de la production pour les compagnies les plus affaiblies dans leur budget peut handicaper les représentations : les acteurs s'investissent entièrement durant un mois à promouvoir leurs spectacles, moyennant des interventions quotidiennes sur le pavé en distribuant des flyers et excipant un brin de leur scène dans la rue. Un effort qui demande un capital d'énergie qui ne peut souffrir de carence, lors des représentations publiques ! Le regard que nous portons sur le théâtre est celui de l'enfant qui découvre à chaque fois une merveille et qui remarquera naïvement que le lacé de la chaussure de l'acteur est défait, que la chemise à un trou sous le bras, qu'un acteur semble moins à l'aise dans un rôle et que la diction a des consonances anormales dans un texte tronqué dans sa composition. C'est ce que nous percevons à presselibre.fr, non pas pour mettre au pilori les acteurs et le responsable de la mise en scène, mais pour relever le fond distant de la forme en restituant à chaque partie sa part scénique. On peut assister à un spectacle remarquablement joué, sans pour cela ressentir aucune sensation de création enrichissant le théâtre lui-même. La question de cette année sera de savoir jusqu'où peut aller le théâtre dans sa création, en osant évoquer les attentas, les tueries, les guerres et toutes ses formes de racismes, de xénophobies et d’antisémitisme auxquels nous assistons passivement, comme si nous n'étions point concernés. Puisque la Terrasse l'écrit dans ses lignes éditoriales, en rappelant que le théâtre est "le miroir de la société." De quel miroir s'agit-il ? Celui de Jean Cocteau dans Orphée ou bien le miroir qui s'oriente vers "le théâtre élitaire" d'Antoine Vitez ? "Cachez donc cette horreur que nous ne voulons voir !" Jean Canal. à suivre à Avignon 2017.

Les polémiques du Festival OFF

La ManufactureDeux polémiques ont cependant sanctionné ce festival 2017, dans le programme du OFF particulièrement dans le principe fondamental de la liberté d'expression que nous défendons avec une plume sans pitié pour ceux qui tentent de l'amputer de ses facultés descriptives, ont jeté le discrédit sur les auteurs et les compagnies de théâtre qui ont eu le courage de les diffuser. On peut et c'est le devoir de tout citoyen de le faire savoir, ne pas être d'accord avec le thème exploité sur un fait de société criminel, mais on ne peut, hélas ! réserver son jugement de valeur en le resituant toujours dans un contexte très relatif à des conjonctures qui l'ont favorisé  ; sans en cautionner néanmoins le fond ! Notre liberté d'expression est donc remise encore en cause par ceux qui ne peuvent souffrir qu'elle s'exprime en son nom ! La meilleure manière de s'opposer à une production théâtrale est de ne pas aller la voir, de ne pas en parler et/ou de n'en écrire aucune ligne... Jean Canal. 17 juillet 2017. Avignon.