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LUMA : ICINOUSSOMMESARLES2021

COMMUNIQUE DE PRESSE RENCONTRE D'ARLES. «Nous sommes très heureux d’avoir réussi à construire l’édition 2021, en préservant à la fois la qualité, la diversité et l’ampleur de la programmation artistique, pour les artistes, les acteurs de la photographie, le public et en premier lieu les arlésiens et l’ensemble du territoire. Proposer une programmation très internationale en période de crise sanitaire a été un vrai défi et nous saluons le soutien et l’engagement des artistes et commissaires d’exposition, ainsi que tous nos partenaires publics et privés que nous remercions ici pour leur confiance. Nous tenons à remercier toutes les équipes du festival qui ont œuvré avec une énergie, un engagement sans faille et une force d’imagination et de proposition incroyable dans ce contexte compliqué. Cette semaine de festival telle ‘’une renaissance’’ a permis de renouer avec l’ADN des Rencontres, où se tissent tant de liens à travers les 35 expositions, les multiples débats animés, rencontres et nuits photographiques. Le plaisir de se retrouver est perceptible dans les rues d’Arles et nous nous en réjouissons en vous souhaitant de belles rencontres jusqu’au 26 septembre. »  Christoph Wiesner, directeur des rencontres d’Arles, et Aurélie de Lanlay, directrice adjointe. CHIFFRES CLÉS DE LA SEMAINE D'OUVERTURE 14 000 visiteurs  35 expositions au programme officiel auxquelles s’ajoutent les 10 expositions du Grand Arles Express. 61 commissaires  200 artistes  55 événements publics : tables rondes, rencontres, visites publiques en présence des artistes et des commissaires, signatures de livres...

 

Rétrospective des Photographies des Rencontres d'Arles, réalisées par Jean Canal.

Une rencontre qui se passe de commentaire, pour une fois, inutile mais pas sans intérêt devant cette gigantesque exposition de plusieurs photographes primés, retenus pour la singularité de leur thématique esthétisant cette réalisation dissociable dans le design qu'elles représentent toutes ! Le lieu s'y prête merveilleusement bien. Paradoxalement, on y découvre un angle élargi, ouvert dans un espace consensualisant un travail de recherche placide : le désert de Judée vu par Ilanit Illouz interpelle et interroge sur nos capacités à modifier l'espace dans lequel notre présence dégage comme une menace pour tout ce que nous touchons. C'est à l'église des Frères Prêcheurs (un pass sanitaire est désormais exigé). Jean Canal. 25 juillet 2021. En direct de Arles.

La Nouvelle Vague. Abbaye de Montmajour : 10H-19H. Photo Jean Canal tirée de celle qui annonce l'expo. Lorsque Sam Stourdzé prend l'initiative de réaliser une thématique, la réussite est au rendez-vous. D'ailleurs les photos semblent avoir réjoui et contenté les visiteurs, nombreux ce 4 juillet, à l'Abbaye. On a toujours plaisirs à "revoir" la Nouvelle Vague, découpée en images photographiques qui relatent la filmographie de l'époque ? Son auteur qui nous a quittés cette année, Raymond Cauchetier, fut bien situé pour que ses clichés nous fussent restitués en archive. Un régal, sans nostalgie, puisque la postérité a définitivement archivé ce mouvement du cinéma qui voulut faire un pied-de-nez au cinéma de papa ! On songerait volontiers aux surréalistes du XIX° siècle qui eurent du mal à présenter leurs peintures et surtout les faire accepter des spécialistes eux-mêmes ! Godard en est-il le maître dans son genre, de cette nouvelle Vague, décriée d'abord puis aimée ensuite. "A bout de souffle", en restera l'icone cinématographique... Merci à Sam et à Raymond pour cette exposition.  Jean Canal. Arles 4 juillet 2021.  RAYMOND CAUCHETIER/NOUVELLE VAGUE

L'esthétique modelé selon les paramètres photographiques. Les prises de vue sont époustouflantes de beauté plastique. La culture contemporaine se devine à chaque modèle qui en travestit les formes : l'art s'invite à la pose. Les couleurs en fidélisent les origines reconnues, ici, comme symboles de distinction naturelle : le corps redevient maître de soi, à tel point que l'humiliation nous étreint subrepticement, lorsque ces "images" nous apparaissent dès les portes de Sainte-Anne franchies (une visite au paradis terrestre !) ! Il en ressort une espèce de sensation peu commune, lorsque les corps nous confrontent à la réalité humaine ! Des visages qui défient l'apesanteur du temps et révèlent une force soudainement libérée par l'expression adoptée pour un cliché remarquablement évocateur. Une profondeur de l'âme humaine sourd de l'enveloppe corporelle qui l'emprisonne et le libelle ici à la contemporanéité ! Les couleurs se sont mises en place selon des codes de reconnaissance culturelle, adoptée selon une identité pudibonde. Aucune forme d'apparat dans cette mise en scène photographique digne des studios photos en vogue. L'essentiel repose sur l'humain qui a lui seul suffit à révéler cette identité perdue ou/et soudainement épurée dans son expression naturelle. Le regard semble s'ouvrir à la liberté d'expression des peuples valorisant, avec une humilité, une entité plus que singulière, jamais évoquée jusqu'alors, en première place. Le titre l'affirme par sa nouvelle forme ! A voir, revoir, sans lassitude aucune, comme un tableau disséminé dans l'esprit créatif de l'art ! Jean Canal. 4 juillet 2021.

Sabine Weiss : Chapelle du Museon Arlaten

Sabine Weiss. Chapelle du Museon : 10h-18HLes coups de cœur de cette saison photographique. La rétrospective sur le travail de Sabine Weiss, dont les photos retraçant sa vie de photographe sont exposées à la Chapelle du Museon, met en lumière cette personnalité qui fit ses débuts après-guerre. Les documents exposés non seulement ajoutent à son œuvre, mais lui confère effectivement toute la valeur que lui reconnurent ses confrères, notamment Doisneau. Ayant couvert plusieurs magasines dont Life, la photographe confirmée par ses pairs, se fit une place au sein de ceux qui devinrent par la suite ses collègues et amis. Des photos de l'étranger jusqu'à la banlieue parisienne, l’œil qui lui insuffla ses prises de vue garda toujours les mêmes manières de cadrage et de tons. Une sensibilité qui opère en profondeur, avec la beauté de l'instantané qui capte le réel. Jean Canal. Arles 4 juillet 2021. P-S : Le journal Le Monde lui a consacré un article élogieux et hagiographique qui vient de paraître en exclusivité en hors série. Trouvez-le, vous en apprendrez beaucoup plus sur l'intimité de la photographe âgée donc de 96 ans...

Neuf de A à Z ! 4 Espace Van Gogh

Photo Jean Canal
A cette exposition très intellectualisée pour des circonstances évidentes, il vous faudra on ne peut plus de culture que d'accoutumé ; ne vous contentez point de pérorer sur des auteurs survolés, lors de leur rencontre cinématographique ou/et littéraire, en des revues glanées de-ci, de-là, sur les Quais parisiens, parce que c'est de là-bas dont il est question ! Sartre y est vu, Paulhan évoqué et des photographes illustres montrés ; jugez plutôt : Brassaï, Doisneau, Cartier-Bresson, Robert Frank. "On" aurait pu intituler en second titre, en italique et en caractère 10 (afin que les Critiques acerbes et à l'affut d'une coquille glissée en ce thème, puissent se jeter sur leur proie de presse) : une vie une œuvre : Robert Delpire et Neuf ! Des documents sont présentés dans leur authenticité indiscutable, venant étayer les revues exposées que complètent des lettres émouvantes de singularité ; ainsi que quelques photos des auteurs évoqués. Enclos en une pièce agencée sur sa longueur, l'expo tapisse les murs, et dépose sur des tables ses archives ! Un temps suffisamment long permettra de venir à bout de cette réussite que l'on ne découvre qu'à Arles, lors des Rencontres. Cette visite vous incitera à poursuivre au-delà de cette manifestation des recherches sur la toile où apparaîtra l'historique de ce retour dans les années cinquante. Lien relatif à l'auteur. Jean Canal. 6 juillet 2021.

Orient-Express & Cie

Photo Jean Canal. Un voyage d'une heure environ pour parcourir l'Europe de Paris jusqu'à Constantinople. C'est le temps qu'il vous faudra consacrer à cette exposition exceptionnellement exhaustive dans ses tenants et aboutissants. Tenue correcte exigée de préférence, cultivé et pratiquant au moins deux langues, tels sont les critères de références qu'il faut posséder pour emprunter le mythique train créé au XIX° siècle. Tout y est expliqué, défini avec moult détails sur les filaires commerciales que ce train produisit dans cette chaines d'artisans à son service. A voir donc.

Il est des photographes qui se contentent de capter la réalité, fût-ce-telle désolante, pathétique et parfois souriante. Elle a réussi sans soucis de reconnaissance artistique. Elle voulait témoigner de son temps, en enfermant son époque dans son 6X6.

Les Rencontres d'Arles confinées !

Il va falloir se faire une raison, Frank ! Ton œuvre monumentale implanté en un site déjà connu par les arlésiens, notamment le monde ouvrier qui a, durant des décennies, œuvré en ces ateliers reconstitués sous les aspects artistiques, ton chef d'œuvre ne t'appartient déjà plus, comme ce fut le cas avec la Maison du Fada, à Marseille. Le Corbusier lui-même abdiqua devant la force populaire qui s'accapara le bâtiment. Et depuis, l'intitulé prédomine dans son appellation. Les arlésiens et tant d'autres qui n'ont cure des formes chics, l'appellent déjà la Tour. Une réussite sans précédent dans tes ouvrages qui deviennent la propriété de ceux qui les on adoptés, définitivement. Bien sûr, la Critique ne manquera pas d'en extraire un devoir de rédaction, fondé sur les lignes géométriques confondues dans l'espace, Des proportions répondant avec exactitudes aux règles d'une géométrie rationnelle, conforme aux exigences du monument, voire même une présence spirituelle de l'art ! Soit ! mais le site tout entier sera dévolu à l'usage de ceux qui en feront au fil des années leur propriété personnelle.... Et les Alpilles de se refléter dans ces miroirs, ajoutent une magnificence à l'art qui s'en inspire. Jean Canal. Mai 2021. Arles.

2020 : une année sans photo ! C'est l'occasion de revisiter les auteurs historiques de la photographie. Personnellement Albert Kahn a marqué le monde de l'image réalisée avec les premiers autochromes de 1908 à 1031. Un mécène soucieux* de témoigner de son siècle et plus précisément de son époque en collectant des photographies du monde entier, moyennant la formation d'une foule de photographes travaillant pour lui. Il existe un musée, située là-même où il vécut à Boulogne Billencourt et un jardin merveilleux, agrémenté d'arbres transplantés des Vosges, de fleurs et espèces florifères exotiques qui n'ont pas leur pareil ailleurs. Photographies en pauses longues, statiques où le flou révèle les mouvements vivants des êtres animés par les activités du quotidien, personnalités historiques de pays perdus où le sol ne fut point encore foulé par l'occidental, Albert Khan nourrit la photo d'une archive inestimable, unique et émouvante, encore intacte aujourd'hui. Plaques de verres répertoriées par thèmes où les premières couleurs fidèles sont couchées par le collodion traduisant les difficultés à pratiquer une photo dont la complexe technologie exige une aptitude hautement performante pour en extraire la beauté de ce que la sensibilité révèle à l'oeil !  Albert Kahn un modèle qui ne fut, lui, plus reproduit depuis sa disparition. *Maja Hoffmann applique le même esprit avec le pharaonique projet culturel incarné par LUMA à Arles. Jean Canal. 1er mai 2020.

Né à Paris en 1973, Sam Stourdzé a fait ses armes dans la photo après un passage par l’université de Berkeley (Californie). En 1996, il organise les expositions de photos des Rendez-vous de l’histoire de Blois, avant de diriger la collection « Beaux livres » des éditions Léo Scheer. Il impulse par la suite quelques expositions autour du cinéma, comme « Charlie Chaplin », en 2005 au Jeu de Paume, à Paris, puis, quatre ans plus tard, « Fellini, la Grande Parade » à la Cinémathèque française et, enfin, « Paparazzi », cosignée avec Clément Chéroux au Centre Pompidou Metz. En 2010, il prend les commandes du Musée de l’Elysée, à Lausanne, avant de rejoindre en 2014 Les Rencontres d’Arles. A la demande de Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, il travaille sur une institution de photographie qui sera installée à Lille. En 2017 enfin, Françoise Nyssen, alors ministre de la culture, lui confie une mission de conservation et de valorisation des fonds photographiques patrimoniaux.

Deux missions Malgré la tension générée par la progression du coronavirus, qui a provoqué l’annulation, le 5 mars, du rendez-vous rituel des Jeudis de la Villa Médicis, et provoquera peut-être la fermeture de l’institution pour des raisons sanitaires, Sam Stourdzé arrivera dans une maison globalement bien tenue et pacifiée. Technicien efficace et humble, Stéphane Gaillard a su apaiser l’ambiance après le mandat de Muriel Mayette-Holtz, accusée par certains pensionnaires d’humilier le personnel et de négliger les créateurs en instaurant un système de cour. Le directeur par intérim a géré le concours de recrutement des pensionnaires, relancé le festival de musique contemporaine Controtempo, lancé des Rencontres littéraires, qui doivent se tenir en mai, et organisé une exposition sur le thème des moulages en plâtre, apprécié du public romain.

A la tête de la Villa Médicis, Sam Stourdzé devra jongler entre les deux missions, celle insufflée par Colbert au moment de la création de l’Académie de France à Rome, à savoir offrir un cadre propice à la création à une vingtaine de pensionnaires choisis chaque année, et celle donnée en 1970 par André Malraux, ouvrir ce bastion français sur la ville grâce à une programmation de qualité. Il devra aussi satisfaire les injonctions de l’Elysée, à savoir veiller à une diversité sociale et culturelle et ouvrir davantage la Villa sur la jeunesse, et plus encore sur l’Europe, notamment par le biais de partenariats avec d’autres lieux de résidence européens. La Rue de Valois aimerait pour sa part mettre en place un programme d’accompagnement à long terme des pensionnaires, « pour que la Villa ne soit pas juste une parenthèse enchantée ». Par 

19° festival européen de la photo de nus Arles 2019

2012 inauguration de la Tower'Frank Gerhy

Les talents retenus par la Rédaction Le nu en Arles par Jean Canal

Article de la rédaction presselibre.fr Photos de nus Arles 2019 Maréva DruilheArticle de la Rédaction presselibre.fr Fred Perrier au 19° du Nu de Arles
Article de la Rédaction presselibre.fr Photo de nus Arles 2019. Mikelle Stanbridge.Article de la Rédaction presselibre.fr Pascale Lander. Jean Canal. Arles 2019.

ARLES 2017. Communiqué de presse La Revue Esprit consacre un article sur les expositions photographiques des Rencontres d'Arles 2017. 1 point de vue parisien pour une province européenne devenant chaque année un peu plus internationale
L'ouverture officielle aura lieu en 2020, tellement ce projet pharaonique exige de la minutie dans son élévation. Une architecture à la hauteur des ambitions artistiques que Maja Hoffman, Mécène émérite de cette extraordinaire revalorisation du patrimoine arlésien, a voulu à la mesure de la passion que la nouvelle Dame de Arles porte à la Culture photographique dans l'art qui lui est consacré. Il fallait que ce siècle commençant fût estampillé d'une œuvre magistrale pour signifier que les rives du Rhône irriguent la culture pérennisée par une architecture ostentatoire ! Parc et jardin ajoutent à ce lieu d'expositions qui ne peut qu'enrichir qui la cité antique, qui les rencontres de la photographie internationale d'Arles. Jean Canal. 10 décembre 2018. photographie Jean Canal.

RENCONTRES D'ARLES 2018.

La photographie témoigne de la réalité qu'elle soit artistique dans sa conception ou/et médiatique à travers des reportages. En présentant Picture Industry, par Walead Beshty, Luma ne se contente plus de mettre en place une exposition artistique, mais ouvre son centre culturel à l'exégèse de la photographique informationnelle présentée sous des angles différents. Ne vous méprenez point sur l'agencement de l'exposition. Elle suit un organigramme fondée effectivement sur une chronologie correspondant aux successives étapes de l'industrialisation du travail, à travers l'image de l'homme et la femme, incarnant le monde ouvrier.

Une histoire provisoire de l'image technique donc, sanctionnée dès 1844 par des films et reportages journalistiques de la presse écrite jusqu'à nos jours, 2018. Soit du début de l'industrialisation jusqu'à son effondrement en Occident.

Des documents apposés à des photographies empruntées aux différents protagonistes de cette impressionnante aventure humaine du travail, témoignent de cette évolution industrielle au cœur d'un système capitaliste chassant toute idée d'humanisme. Un parallèle avec le cinéma qui porta à l'écran la vie et mœurs de l'existence industrielle ajoute à cette exposition exceptionnelle en son genre par sa mise en oeuvre artistique présentée chronologiquement, regorgeant ainsi d'informations mémorielles. Jean Canal. Arles 13 octobre 2018. Luma.

LESPHOTOS2018DARLESICI

Conférence de clôture du dimanche 8 juillet : un compte rendu de situation sera publié, une fois que les éléments de l'information sur le sujet seront collectés. La Rédaction. L'enregistrement de la conférence ci-dessous. 

Prouesse architecturale dépossédant le temps de son espace! Ici, on défie les lois de la mesure : LUMA pour que l'avenir soit au présent. Photo Jean Canal. Parc des Activités. Rencontres d'Arles 2018.    Cliquez sur l'image d'autres se succèdent...

Picture Industry. Jusqu'au 6 janvier 2019.

Les Forges, Parc des Ateliers.

-Raymond Depardon, DEPARDON USA 1968-1999 ESPACE VAN GOHG

Avec ce photographe issu de la paysannerie, le regard s'immobilise de photo en photo, d'époque en époque, d'événement en événement. Raymond Depardon, que nous avions déjà rencontré à Toulouse, au cinéma ABC, pour la présentation d'un de ses longs métrages (Profils Paysans), les photographies se passent amplement de commentaire. Les légendes qui pourraient illustrer ses photos sont incluent dans la photo elle-même qui révèle des informations sur le contexte ! Il suffit de regarder sous tous les angles, du premier au dernier plan, sans omettre le cadrage qui enveloppe toujours des perspectives recoupant le thème minutieusement composé ! Existe même des superpositions (une espèce de surimpression) d'images qui se manifestent en un seul cliché... De surcroît, son travail est impeccablement tiré sur baryté, contrasté, en prenant soin de révéler les nuances de noir et de gris, accentuant le blanc qui fait ressortir, vous l'aurez compris, les tons noirs de ces ( ses) chefs d'oeuvre. Avec Depardon on est jamais déçu. Jean Canal. 6/7 juillet 2018. Au cours de la semaine professionnelle des Rencontres d'Arles.

-Robert Frank, Sidelines ESPACE VAN GOGH

C'est un regard strictement personnel qui ne tient compte d'aucun avis critique qui s'ensuivra sur son travail : Robert Frank ! On aime ou on aime pas ! Est-ce le photographe qui fait sa photo ou bien le contraire ? "Que pensez-vous de mes photos," demandera un stagiaire, un étudiant de l'ESAV de Toulouse ou de l'ETPA de la même ville, à un professionnel dont la notoriété n'est plus à faire et le talent assuré. Laissez-moi vous conter cette histoire qui remonte à une vingtaine d'année. Un de ces étudiants, fraîchement émoulu des écoles préparatoires en cet exercice "technique", fit remarquer à une amie que j'avais photographiée avec mon T90, optique 85, ouverture à 1,2 (un caillou pour l'époque) que "le photographe qui avait fait cette photo avait omis de passer au massicot les marges trop larges qui bordaient sur une seule partie de la photo, ce portrait." Il convainc donc, avec son titre honorifique d'étudiant en énième année de pratique que son savoir aurait raison de cette bévue évidente. Il trancha les débords de papier baryté qui enjolivaient le portrait sur les parties donnant une perspective étendue de l'image. La belle, qui fut aussi ma maîtresse, me demanda, plus tard en présence de ce jeune-homme en gestation artistique : "Jean, est-ce qu'il fallait supprimer les marges blanches de la photo ?" "En supprimant ce que j'ai cru laisser pour valoriser mon portrait, tu as définitivement et irréversiblement détruit tout mon travail !"  La photographie est très subjective ; quel que soit le travail réalisé, reportage de guerre, photos d'art, etc.  Jean Canal. 7 juillet 2018.

MEDIA/ PRESSE OFFICIELLE/RADIO/ REPORTAGES. LES RENCONTRES D'ARLES 2018

La Rédaction de presselibre.fr était dans l'expectative d'écouter France Culture, une radio que Jean Canal écoute depuis 1984, après avoir laissé lâchement tombé France Inter, c'est cette dernière qui suppléa à l'absence de l'émission attendue, ce vendredi 6 juillet. En cette fin de semaine professionnelle, en forme de clôture sise à Croisière, le lieu devenant emblématique pour les Rencontres où se confondent les genres, à savoir artistes, photographes, professionnels des Rencontres et médias, c'est Sam Stourdzé qui eut les phrases, propres à la synergie que le Directeur des Rencontres déploie chaque années avec force : "Bienvenue dans le XXI° siècle." Allusion à la fusion avec la ville de Lille pour épandre la photographie au-delà des limites d'Arles, la terre mère des Rencontres ! L'implantation de l'Institution arlésienne sur les terres reculées des Hauts de France, avec l'assentiment de Martine Aubry, présente à la conférence, et la promesse tenue de Xavier Bertrand, Président de la région en question, permettra de favoriser la culture de la photographie dont 115 Millions d'euros seront alloués pour ce projet. Jean Canal. Le 6 juillet 2018. Croisière. Arles.

LUMA : Un village dans la ville d'Arles. On ne fera pas mieux d'ici longtemps ! Il faut y être pour le constater. Une infrastructure qui répond aux exigences de la photographie, mais également à la contemporanéité artistique présente et à venir. Une réalisation architecturale qui défie l'époque et s'ouvre vers le XXI° siècle de manière épistémologique, comme l'aurait sans doute relevé Sam Stourdzé. Jean Canal. En direct de Arles.

FRANK GEHRY 

Dernière photo du complexe LUMA, prise le 06/07/2018. La Rédaction.

Photo presselibre.fr

Des nouvelles de LUMA. Arles ces 14/15 octobre 2017

On ne peut que ressentir de la sympathie à l'égard de cet architecte pour qui l'on éprouve de la tendresse envers ses œuvres.  Jean Canal. Luma. 21 octobre 2017.  LIRE LA SUITE.   Reportez-vous à la page culture

SUITE DE LA PREMIÈRE PAGE. Lorsque l'on apprend combien son honnêteté fut disputée par ses adversaires, le regard amusé que l'on porte sur son travail en révèle les intentions nobles ! Jean Prouvé a recherché durant sa carrière à mettre l'utile au service de l'agréable, sans fioriture, mais tout en préservant l'esthétisme de sa falsification matérielle afin de ne pas complaire aux impondérables urbains ! Jean prouvé répond à la simplicité de l'architecture en travaillant des matériaux standardisés adaptés aux besoins élémentaires de l'habitat : comment faire du beau en exploitant des éléments appartenant au patrimoine de la construction, serait l'adéquation de son architecture définitivement entrée dans le registre des réalisations internationales. La fondation LUMA, dans son vaste espace lu consacre une exposition relative à son travail à partir de constructions mises en place en cette rare occasion (voir photos). La rencontre audiovisuelle avec cet architecte crée un lien intimiste qui ajoute à notre culture. Votre regard changera après l'avoir rencontré.

UN REGARD TRANSVERSAL SUR L'OEUVRE DE JEAN PROUVÉ, l'architecte des jours meilleurs

Jusqu'au printemps 2018. Les douze pièces de  réalisations architecturales démontables sont visibles actuellement au Parc des Ateliers. Ouverte ce 20 octobre, l'exposition a mis l'accent sur la novation de cet événement organisé avec la collaboration de la Galerie Patrick Seguin.  Datant de 1939 à 1969, ces bâtiments démontables inspirent l'idée conceptuelle de l'architecte, à savoir construire utile au moindre coût : maisons fonctionnelles. C'est un grand hommage rendu à ce génie de l'architecture qui rencontra de nombreux déboires au cours de sa vie professionnelle. Justice est rendue à un être sensible à l'art nouveau de l'architecture inscrite dans une forme de contemporanéité. Jean Canal. Dimanche 22 octobre 2017. Arles.
LUMA. Un travail colossal qui s'achève dans la précision de sa mise en place : aménagement de parking sur dalles de béton lavé, réfection des abords du canal sous forme de jardins développés en espaces verts, voie piétonne aérée, etc. Un chef-d'oeuvre européen se dessine chaque jour. Merci Maja Hoffmann. Photos la Rédaction. A livrer fin 2018 selon le calendrier des travaux qui programme les différents chantiers de la fondation LUMA. Pharaonique par son étendue dans un espace essentiellement exploité pour la culture de la photographie, entre autres, ce projet d'aménagement de nouvelles structures architecturales interroge sur sa finalité. La profondeur de champ ne se diaphragme pas pour en évaluer sa netteté, tellement un regard au grand angle suffit amplement à en démontrer sa grandeur ! L'imposant monument qui surplombe les autres édifices, qu'ils soient restaurés d'après de vieux bâtiments existant ou bien construits dans le cadre de rénovation de l'espace, celui qui semble superviser l'ensemble, se présente déjà sous plusieurs facettes reflétant une certaine idée du symbolisme contemporain. La Rédaction. En direct d'Arles. Samedi/dimanche 14/15 octobre 2017. 

*On ne peut dissocier le travail de Marie Bovo de celui de la DATAR dont la mission réside précisément dans la photographie du patrimoine naturel (ce qu'il en reste -à moins d'être atteint de cécité passagère, "on" aura constaté que la colonisation des campagnes par l'urbanisme est une réalité, triste certes, mais inscrite dans un processus de développement social...). L'art de synthèse évoqué par la DATAR et recherché par ses photographes soucieux de la précision, donc, se confronte à la difficulté de rester fidèle à la réalité. De là, des photographies en pose longue seront pratiquées pour obtenir des résultats qui ne demeurent pas moins époustouflants.

Marie Bovo et son voyage extraordinaire russe, seule en Chambre : Stances

Marie Bovo ! Époustouflante Marie Bovo ! De plus, elle était l'invitée des Rencontres organisées, par Le Point, au Collège Mistral, ce jeudi 6 juillet, à 18 heures. La photographe, qui travaille dans la DATAR*, un collectif de photographes qui opèrent de préférence la nuit, quand tous les chats sont gris, et qui de surcroît vit à Marseille, la ville du MUCEM, s'est baladée en Russie dans les endroits les plus insolites que ce pays très contrasté admet dans toutes ses régions -forêts, bois, steppes : sur les trace de Tarkosky, encore 1 génie du Septième art ( voir Roublev avant Solaris). Rassurez-vous, elle voyagea en train. Elle avait installé sa chambre photographique dans le compartiment de l'entrée des voyageurs de sorte à pouvoir prendre un cliché à chaque ouverture des portes. C'est là que l'instant magique se déroule face à un paysage inconnu ! Réglages permanents des décentrements, mesures des lumières ambiantes, évaluation de la perspective ; bref ! un labeur de technicienne devant tenir compte de sa sensibilité qui, ne le perdons jamais de vue, préside à l'art de la photographie, d'autant plus à Arles où l'esthétique dans tous ces paradoxes prévaut sur l'image. A voir, Eglise des Trinitaires. 13. Et si vous voulez vous offrir un "voyage autour de ma chambre." ( Xavier de Maistre 1704). Jean Canal ; bien sûr. 7 juillet 2017.

A voir MASAHISA FUKASE

Sam Stourdzé quitte les Rencontres d'Arles

L'article du monde du mois de mars en fournit les raisons.

C’est la fin d’un très long suspense : après dix-huit mois de rumeurs, d’auditions et de conciliabules, le ministre de la culture, Franck Riester, et le président de la République, Emmanuel Macron, ont choisi de nommer Sam Stourdzé à la tête de la Villa Médicis, à Rome. Directeur depuis 2014 des Rencontres d’Arles, ce spécialiste de la photographie, éclectique, stratège et ambitieux, connaît bien cette institution pour y avoir été pensionnaire en 2007. Il succédera à la fin de l’été à Stéphane Gaillard, qui assurait la direction par intérim depuis le départ de Muriel Mayette-Holtz en septembre 2018. « Le président considère que c’est une nouvelle génération de jeunes talents qu’il faut mettre en avant, précise-t-on à l’Elysée. Le projet de Sam Stourdzé était le plus ancré dans l’Europe. Il saura fédérer des énergies dans un esprit pluridisciplinaire à la Villa Médicis.»

Un souvenir de guerre. En revenant de l'exposition à Arles, au musée consacrant aux curiosités des places de choix, je fus épris d'un amour nouveau... Gerda Taro figurait parmi les photographie de Capa, retrouvées dans "la valise mexicaine." Depuis, je ne la quitte plus...

LA REVUE LUMA DAYS MAI 2018 ICI

RENCONTRES ARLES 2017Liu aurait-elle ce don d'ubiquité qui consiste à se retrouver partout en même temps ? I'm everywere. De nos jours, Twitter, facebook et tous les réseaux sociaux ainsi que les plates formes installées sur le net, répondent instantanément aux images mises en ligne en un clic, quelques secondes après les avoir prises. La technologie de pointe accroît les possibilités de se propulser à la vitesse de la lumière sur toute la planète. L'artiste chinoise à laquelle le prix fut décerné en reconnaissance d'un travail d'imagination inventif dans la création, a recomposé l'histoire événementielle dans les quatre coins du monde. L'artiste s'est insinuée dans des photos auprès d'illustres personnes photographiées en des occasions officielles. Silim Liu prend place à leurs côtés, en adoptant des attitudes propres au contexte. Une simulation toute expérimentale en ce genre, puisque nous connaissions déjà les multiples surimpressions répétées en des scènes identiques, avec la même personne, mais vêtue différemment, afin de créer dans un espace similaire une impression de nombre. Ici, le jeu de rôle est interprété à la perfection. Ce sont tous ces critères que le jury a retenus pour primer l'artiste qui exposera dans son pays, à Xiamen, en Chine, du 24 novembre au 3 janvier 2018. Son site web : jimeiarles.com et facebook.com/jimeiarlesphoto

NOUVEL ESPACE  Monsieur le Directeur des Rencontres d'Arles

Jean Canal photographies

 Les derniers jours de l'argentique avec Jean Canal posant pour une postérité incertaine... A l'époque de l'arrivée du numérique, les conservateurs de la pratique du déclic argentique qui consiste à limiter le nombre de clichés, développant ainsi une acuité très sélective, ces derniers refusaient de trahir leur fidélité à la gélatine. J'en fus ! Puis, la technique prouvant que le résultat pouvait être époustouflant avec un haut de gamme en numérique, j'optai pour la facilité... Le problème demeure intact, cependant, avec les tirages sur baryté disparus de mon travail. Ayant préservé tous mes appareils d'une vente hâtive à des connaisseurs, ils sommeillent dans leurs valises, en espérant que l'envie me revienne de remonter mon labo et dresser mes trépieds pour des prises de vue lentes et minutieuses. Et tous ces négatifs qui ne sont toujours pas classés attendent une élan de volonté pour les faire découvrir au public en numérique... Jean Canal.

La page des Rencontres d'Arles 

 

CULTURE PHOTOGRAPHIQUE

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RENCONTRES ARLES 2017        La Dame D'Arles

MICHAEL WOLF   LA VIE DANS LES VILLES

Camille Moirenc nous présente le Rhône, en la librairie Acte Sud, à Arles, bien sûr. Des photos remplies d’énergie qui dégagent une nature présentée sous ses plus beaux atours, comme on ne voit plus ce fleuve mythique de 812 KM. Photographié des Alpes jusqu’en Camargue, où il se jette, le fleuve dévoile des endroits insoupçonnés de magnificence. Une des plus belles expositions du festival. Photo Jean Canal. Rencontres d’Arles. 3 août 2019.

Caroline Broué s'entretient avec la photographe américaine Susan Meiselas, lauréate du prix Women in Motion aux Rencontres d'Arles 2019. Grande figure du photojournalisme, entrée à l’agence Magnum en 1976, Susan Meiselas a couvert les conflits au Kurdistan, au Nicaragua et au Salvador. Mais passant de la grande histoire à la petite histoire, elle a également publié des séries consacrées à un groupe de strip-teaseuses de fête foraine (Carnival strippers, 1972-1975), une bande d’adolescentes de son quartier de Little Italy (Prince street girls, 1976-1979) ou encore un foyer pour femmes battues, à New York également. Récompensée par le prix Women in Motion 2019 décerné dans le cadre des Rencontres d’Arles, celle qui se définit comme "une femme toujours en mouvement" témoigne ici de plus de quarante années d’une pratique photographique marquée par une très grande liberté.  FRANCE CULTURE

La page de  l'imageSingulières  Critique de l'art Jean Canal

C'est la milliardaire suisse, Maja Hoffman qui finance le projet de ce que les Arlésiens appelle d'ores et déjà « La Tour », contre les recommandations de cette mécène qui finance ce projet. Étendu sur 10 hectares, « la Tour » donc, prédominera de ses 56 mètres de hauteur, les nouveaux Ateliers de création artistique pluridisciplinaire, unissant professeurs et artistes. La Fondation LUMA est un héritage du passé. Depuis 1974 les anciens Ateliers de la SNCF sont reconditionnés en espaces de créations artistiques où la photographie est exposée chaque année, à l'occasion des Rencontres d'Arles. La tour en construction est le phare de ce projet pharaonique. Il en est le cœur où battra la nouvelle cité culturelle des arts. Le budget prévisionnel de ce projet s'élève à 12 700 000 euros HT. Son financement est couvert par l’État et les autorités territoriales de Provence Alpes Côte-d'Azur, la ville d'Arles et la Communauté d'agglomération. Durée des travaux évalués Deux ans ; livraison 2018. L’École Supérieure de Photographie occupera un espace prépondérant en ce sens que seront développés en son sein les moyens technologiques de réaliser des thèmes artistiques, dans le cadre d'expositions. Le numérique étant inclus dans son institution, il fera l'objet d'étude relative aux programmes intellectuels de cette nouvelle institution. Favoriser la production de nouvelles formes pluridisciplinaires est l'objectif visé par les concepteurs de cet immense et audacieux projet. Jean Canal.   A lire l'article d'Etienne Dumont.

Enclos dans un espace saint, dont les perspectives architecturales donnent une impression de grandeur à ces photographies d'immeubles habités, l'exposition de Michael Wolf semble ne connaître aucune frontière dans les limites de la structure urbaine. Jean Canal. Visite à l'église des frères prêcheurs.
Le rendez-vous avec Audray Tautou était fixé aux alentours de 17H 30MN. J'étais, comme d'habitude arrivé une heure à l'avance pour un repérage des lieux. Un imprévu, cependant, vint perturber à peine mon projet :
« police ! Il est à vous ce véhicule ? » « Oui ! Il est à moi ! Je suis mal garé ?! » « Non, mais vous avez laissé la vitre ouverte... » « Vous pensez que ça risque par ici ? ! » Ça risque partout ! » Répondit celui qui avait un accent du nord. Sa collègue de boulot assise à l'avant de la voiture de fonction, ne bronchait pas !
Je traversais la route qui séparait l'Abbaye du parking où maintenant mon véhicule stationnait. J'entrais dans la crypte qui faisait fonction de hall d'accueil. Une fille de l'âge de cristal me tendit le prospectus concernant l'histoire de l'abbaye. « Je viens voir l'expo de Tautou, dis-je. » « Suivez l'escalier qui monte et une fois dans le cloître vous la verrez. »
Étonnant qu'une actrice possède des dons d'artiste ; car ne vous y trompez point, une série de photographies depuis son plus jeune âge mûr, la caricature en des rôles qui lui sont propres ! Audrey n'a rien perdu de son côté adolescent dont elle semble entretenir l'essentiel : celui qui permet de réchapper au monde ambiguë des adultes. Elle se montre et révèle sa personnalité, la plus intime que d'aucuns n'auraient soupçonnée jusqu'à ces images. Le rôle de Narcisse lui convient non pas comme actrice, mais comme personne. Et non pas au sens où elle veut savoir si elle est belle, mais si c'est bien elle que le reflet de l'eau renvoie... Elle a le sens de la démesure sur sa propre personnalité, mondaine ; elle possède suffisamment de sens critiques sur elle-même pour réaliser des écarts avec sa personne, dans la dérision cultivée, ici, intelligemment.
Pour étouffer la critique journalistique qui oserait, à des fins de presse sensationnelle, lui attribuer la valeur que le favoritisme procure dans la profession du cinéma, eh bien, il sera débouter par le talent inné de l'Actrice ! L'abbaye de Montmajour est un lieu qui convient aux deux femmes qui y sont entrées en violant les serments des moines, comme pour y inscrire une nouvelle page de la féminité châtiée de son propre corps. Et le choix du lieu n'est sûrement pas anodin pour Audrey Tautou que je n'ai pas importunée en la croisant à sa propre exposition. Les artistes ont également besoin de se recueillir dans la solitude. Son portrait anthropométrique désole... Jean Canal.
« L'Agent Orange » répandu durant la guerre du Vietnam par l'US Air force sur les forêts, bois et accidentellement sur quelques villages est entré dans toutes les mémoires, y compris celles des Américains opposés à cette guerre qui coûta cher en vies humaines. Le vietcong eut son tribut de guerre en pertes humaines. Les soldats américains en sont revenus meurtris. Le fabricant de ce pesticide mortel quand on l'associe à d'autres composants chimiques est un poison qui s'inscrit dans la durée de sa présence dans les sols, notamment. Les séquelles dues à la malformation, les handicapes en tout genre de dérèglements hormonaux dans l'utérus en sont les conséquences directes, dès l'instant que l'on a été en contact avec les produits miracles ventés par la firme Monsanto qui conçut cette arme de destruction massive . Ceux sont donc des photographies de ce désastre planétaire, à l'échelle urbaine, que nous montre le photographe Mathieu Asselin, sous forme d'inventaire historique, relatant à travers documents et images chocs, parfois insoutenables, cet assassinat collectif ! A voir, tout en fermant les yeux sur certains clichés, au Magasin électrique. N° 24.
Ensuite, nonchalamment, nous nous sommes laissés entraîner par la magie de cette nouvelle structure (LUMA) qui donne à Arles un souffle nouveau dans sa vie de demain ; car les années à venir lui attribueront un titre dont la valeur sera le référent de la photographie contemporaine, ici, en Provence, refuge des concepts modernes à développer en ses murs et espace. Devinez qui nous attendait : Jean Prouvé, l'architecte mythique qui a chassé avec élégance le superflu de la construction ; le père du préfabriqué, c'est lui ! Grande émotion de voir, touché une de ses œuvres : intelligence des lignes épurées, occupation de l'espace à des fins instructives, dans des matériaux de réutilisation, repensés pour valoriser l'architecture : une intelligence rare dans le monde de l'architecture ; un confrère de Le Corbusier dans le genre. Hommage à Monsieur Jean Prouvé.Voir photos.
Nous ne pouvions faire l'impasse sur le surréalisme auquel nous sommes attachés, ne serait-ce que par sa littérature qui vit le jour avec Rimbaud, au demeurant Lautréamont (le grand oublié). Breton en fit un Manifeste ! Les Dadaïstes revendiquèrent la paternité rimbaldienne ! Bref ! De l'art nouveau à l'époque contemporaine, le résultat a permis de développer une épistémologie de genres qui ne s'inscrivent plus dans les courants antérieurs à leur époque. Un aperçu photographique nous montre des clichés des années trente, entre autres du travail dans ce domaine de Jean Dubuffet. Certains de ses modèles reconstitués sont exposés sur la vaste esplanade de LUMA, aménagée pour ces circonstances et agrémentée de pôles de restauration et rafraîchissement en cafétéria.
Cette année donc, une rétrospective sur l'Art Nouveau que nous affectionnons particulièrement, invite à une redécouverte du maître spécialiste de la matière papier-maché, Jean Dubuffet. C'est la photographie, la sienne, bien sûr, qui se présente de façon différente, ici, dans l'espace LUMA, à « l'Atelier des Forges. » N° 21. Tout est question de perception visuelle. Quelques documents d'archives qui lui sont personnels sont exposés, sous vitre, bien sûr. Ils instruisent le profane sur la valeur de l’œuvre en inspectant le parcours de la vie de l'artiste dévoilée en des spécimens d'archives artistiques ! A voir et revoir.
« Je vous écrit d'un pays lointain. » IRAN année 38. C'est l'intitulé du thème en question, celui qui nous offre une vision iranienne portée difficilement pas ses auteurs : 66 photographes iraniens. Composantes d'images, mise en forme ses sujets et regards sur la vie de là-bas, souvent étonnante de réalités et parfois alarmantes de contrastes historiques qui rappellent une cruauté sous les successifs dirigeants de ce pays : la photo des étudiants assassinés (1953), par les milices du Shah est émotionnellement triste !Ce fait de société fut étouffé et préservé des diffusions médiatiques qui, ballonnées, ne firent jamais allusion à ce désastre.                                                            Jean Canal. 3 juillet 2017. Rencontres d 'Arles.
Looking for Lenine. Cloître Saint-Trophime. Niels Ackermann & Sébastien Gobert. La désacralisation du communisme comme thème de ces reportages photographiques et vidéographiques. Au pis, le déboulonnage des bustes et statuts à effigie de Vladimir Ilich Oulianov dit Lénine. Le drame se déroule en Ukraine et prend des allures de fêtes, à chaque suppression des emblèmes statuaires des villes, des places et des villages ! En attendant les nouveaux dieux de l'idéologie politique, c'est l'économie qui dicte ses exigences : renier l'ancienne société pour instaurer un « régime » libéral ! Quel renversement dans l'histoire ! D'abord déraciné de son socle moyennant un cordage sommaire, puis piétiné selon la haine ressentie au chef du soviet, il finira repeint finalement aux couleurs du drapeau ukrainien, en des nuances fantaisistes, dans des positions à l'horizontale autant que verticale. Lénine n'est pas mort pour tout le monde, même en Ukraine... EARLY WORKS . JOEL MEYEROWITS. Une Amérique présentée comme une emblème nationale dont on a, en Europe, accueilli le progrès avec enthousiasme. Les Trente Glorieuses redonnèrent à cette France décomposée, l'élan nouveau de cette modernité tant attendue ! Bref ! Les années 60/70 sont relatées en images partielles des grands instants du pays, mais avec une lecture exhaustive de la vie « simple » de gens presque anodins si, heureusement, ils n'étaient mis en valeur par le photographe. Noir(s) et blanc(s), couleurs fidèles ajoutent aux prises de vue toujours instantanées un chatoiement à cette exposition qui répond précisément à ce que l'on voudrait voir... Les personnages photographiés sont tellement naturels que l'on croirait assister à des poses commandées par son auteur ; il n'en est rien, évidemment ! D'ailleurs, un jeune américain installé dans sa Cadillac prend la pose de lui-même à côté d'un drapeau étoilé immobilisé par l'absence de vent...de révolte. La vie tranquille de l'Amérique heureuse est dévoilée sous les aspects de la Liberté chère à tous les Américains. Plus loin, Meyerowits se retrouve à Paris, la ville des Arts et des Lettres et celles des artistes dont il est partie intrinsèque. Le noir est blanc se mélangent à la couleur afin de restituer une vision strictement personnelle de ce que son auteur considère être la représentation symbolique de la France ! Jean canal. 6 juillet 2017. ARLES.
Cette manifestation prend de l'ampleur par les nouvelles infrastructures développées dans le cadre de LUMA : structures nouvelles qui optimise les capacités technologique de la future photographie expérimentée à Arles. A titre honorifique la ville d'Arles peut s'affubler du titre de "Arles l'Internationale." Sans aucune allusion faite, of course, au Parti communiste soviétique ! Photo Jean Canal. Le village de LUMA.