19° festival européen de la photo de nus Arles 2019

Les talents retenus par la Rédaction Le nu en Arles par Jean Canal

Article de la rédaction presselibre.fr Photos de nus Arles 2019 Maréva DruilheArticle de la Rédaction presselibre.fr Fred Perrier au 19° du Nu de Arles
Article de la Rédaction presselibre.fr Photo de nus Arles 2019. Mikelle Stanbridge. Article de la Rédaction presselibre.fr Pascale Lander. Jean Canal. Arles 2019.

ARLES 2017. Communiqué de presse La Revue Esprit consacre un article sur les expositions photographiques des Rencontres d'Arles 2017. 1 point de vue parisien pour une province européenne devenant chaque année un peu plus internationale
L'ouverture officielle aura lieu en 2020, tellement ce projet pharaonique exige de la minutie dans son élévation. Une architecture à la hauteur des ambitions artistiques que Maja Hoffman, Mécène émérite de cette extraordinaire revalorisation du patrimoine arlésien, a voulu à la mesure de la passion que la nouvelle Dame de Arles porte à la Culture photographique dans l'art qui lui est consacré. Il fallait que ce siècle commençant fût estampillé d'une œuvre magistrale pour signifier que les rives du Rhône irriguent la culture pérennisée par une architecture ostentatoire ! Parc et jardin ajoutent à ce lieu d'expositions qui ne peut qu'enrichir qui la cité antique, qui les rencontres de la photographie internationale d'Arles. Jean Canal. 10 décembre 2018. photographie Jean Canal.

RENCONTRES D'ARLES 2018.

La photographie témoigne de la réalité qu'elle soit artistique dans sa conception ou/et médiatique à travers des reportages. En présentant Picture Industry, par Walead Beshty, Luma ne se contente plus de mettre en place une exposition artistique, mais ouvre son centre culturel à l'exégèse de la photographique informationnelle présentée sous des angles différents. Ne vous méprenez point sur l'agencement de l'exposition. Elle suit un organigramme fondée effectivement sur une chronologie correspondant aux successives étapes de l'industrialisation du travail, à travers l'image de l'homme et la femme, incarnant le monde ouvrier.

Une histoire provisoire de l'image technique donc, sanctionnée dès 1844 par des films et reportages journalistiques de la presse écrite jusqu'à nos jours, 2018. Soit du début de l'industrialisation jusqu'à son effondrement en Occident.

Des documents apposés à des photographies empruntées aux différents protagonistes de cette impressionnante aventure humaine du travail, témoignent de cette évolution industrielle au cœur d'un système capitaliste chassant toute idée d'humanisme. Un parallèle avec le cinéma qui porta à l'écran la vie et mœurs de l'existence industrielle ajoute à cette exposition exceptionnelle en son genre par sa mise en oeuvre artistique présentée chronologiquement, regorgeant ainsi d'informations mémorielles. Jean Canal. Arles 13 octobre 2018. Luma.

LESPHOTOS2018DARLESICI

Conférence de clôture du dimanche 8 juillet : un compte rendu de situation sera publié, une fois que les éléments de l'information sur le sujet seront collectés. La Rédaction. L'enregistrement de la conférence ci-dessous. 

Prouesse architecturale dépossédant le temps de son espace! Ici, on défie les lois de la mesure : LUMA pour que l'avenir soit au présent. Photo Jean Canal. Parc des Activités. Rencontres d'Arles 2018.    Cliquez sur l'image d'autres se succèdent...

Picture Industry. Jusqu'au 6 janvier 2019.

Les Forges, Parc des Ateliers.

-Raymond Depardon, DEPARDON USA 1968-1999 ESPACE VAN GOHG

Avec ce photographe issu de la paysannerie, le regard s'immobilise de photo en photo, d'époque en époque, d'événement en événement. Raymond Depardon, que nous avions déjà rencontré à Toulouse, au cinéma ABC, pour la présentation d'un de ses longs métrages (Profils Paysans), les photographies se passent amplement de commentaire. Les légendes qui pourraient illustrer ses photos sont incluent dans la photo elle-même qui révèle des informations sur le contexte ! Il suffit de regarder sous tous les angles, du premier au dernier plan, sans omettre le cadrage qui enveloppe toujours des perspectives recoupant le thème minutieusement composé ! Existe même des superpositions (une espèce de surimpression) d'images qui se manifestent en un seul cliché... De surcroît, son travail est impeccablement tiré sur baryté, contrasté, en prenant soin de révéler les nuances de noir et de gris, accentuant le blanc qui fait ressortir, vous l'aurez compris, les tons noirs de ces ( ses) chefs d'oeuvre. Avec Depardon on est jamais déçu. Jean Canal. 6/7 juillet 2018. Au cours de la semaine professionnelle des Rencontres d'Arles.

-Robert Frank, Sidelines ESPACE VAN GOGH

C'est un regard strictement personnel qui ne tient compte d'aucun avis critique qui s'ensuivra sur son travail : Robert Frank ! On aime ou on aime pas ! Est-ce le photographe qui fait sa photo ou bien le contraire ? "Que pensez-vous de mes photos," demandera un stagiaire, un étudiant de l'ESAV de Toulouse ou de l'ETPA de la même ville, à un professionnel dont la notoriété n'est plus à faire et le talent assuré. Laissez-moi vous conter cette histoire qui remonte à une vingtaine d'année. Un de ces étudiants, fraîchement émoulu des écoles préparatoires en cet exercice "technique", fit remarquer à une amie que j'avais photographiée avec mon T90, optique 85, ouverture à 1,2 (un caillou pour l'époque) que "le photographe qui avait fait cette photo avait omis de passer au massicot les marges trop larges qui bordaient sur une seule partie de la photo, ce portrait." Il convainc donc, avec son titre honorifique d'étudiant en énième année de pratique que son savoir aurait raison de cette bévue évidente. Il trancha les débords de papier baryté qui enjolivaient le portrait sur les parties donnant une perspective étendue de l'image. La belle, qui fut aussi ma maîtresse, me demanda, plus tard en présence de ce jeune-homme en gestation artistique : "Jean, est-ce qu'il fallait supprimer les marges blanches de la photo ?" "En supprimant ce que j'ai cru laisser pour valoriser mon portrait, tu as définitivement et irréversiblement détruit tout mon travail !"  La photographie est très subjective ; quel que soit le travail réalisé, reportage de guerre, photos d'art, etc.  Jean Canal. 7 juillet 2018.

MEDIA/ PRESSE OFFICIELLE/RADIO/ REPORTAGES. LES RENCONTRES D'ARLES 2018

La Rédaction de presselibre.fr était dans l'expectative d'écouter France Culture, une radio que Jean Canal écoute depuis 1984, après avoir laissé lâchement tombé France Inter, c'est cette dernière qui suppléa à l'absence de l'émission attendue, ce vendredi 6 juillet. En cette fin de semaine professionnelle, en forme de clôture sise à Croisière, le lieu devenant emblématique pour les Rencontres où se confondent les genres, à savoir artistes, photographes, professionnels des Rencontres et médias, c'est Sam Stourdzé qui eut les phrases, propres à la synergie que le Directeur des Rencontres déploie chaque années avec force : "Bienvenue dans le XXI° siècle." Allusion à la fusion avec la ville de Lille pour épandre la photographie au-delà des limites d'Arles, la terre mère des Rencontres ! L'implantation de l'Institution arlésienne sur les terres reculées des Hauts de France, avec l'assentiment de Martine Aubry, présente à la conférence, et la promesse tenue de Xavier Bertrand, Président de la région en question, permettra de favoriser la culture de la photographie dont 115 Millions d'euros seront alloués pour ce projet. Jean Canal. Le 6 juillet 2018. Croisière. Arles.

LUMA : Un village dans la ville d'Arles. On ne fera pas mieux d'ici longtemps ! Il faut y être pour le constater. Une infrastructure qui répond aux exigences de la photographie, mais également à la contemporanéité artistique présente et à venir. Une réalisation architecturale qui défie l'époque et s'ouvre vers le XXI° siècle de manière épistémologique, comme l'aurait sans doute relevé Sam Stourdzé. Jean Canal. En direct de Arles.

FRANK GEHRY 

Dernière photo du complexe LUMA, prise le 06/07/2018. La Rédaction.

Photo presselibre.fr

Des nouvelles de LUMA. Arles ces 14/15 octobre 2017

On ne peut que ressentir de la sympathie à l'égard de cet architecte pour qui l'on éprouve de la tendresse envers ses œuvres.  Jean Canal. Luma. 21 octobre 2017.  LIRE LA SUITE.   Reportez-vous à la page culture

SUITE DE LA PREMIÈRE PAGE. Lorsque l'on apprend combien son honnêteté fut disputée par ses adversaires, le regard amusé que l'on porte sur son travail en révèle les intentions nobles ! Jean Prouvé a recherché durant sa carrière à mettre l'utile au service de l'agréable, sans fioriture, mais tout en préservant l'esthétisme de sa falsification matérielle afin de ne pas complaire aux impondérables urbains ! Jean prouvé répond à la simplicité de l'architecture en travaillant des matériaux standardisés adaptés aux besoins élémentaires de l'habitat : comment faire du beau en exploitant des éléments appartenant au patrimoine de la construction, serait l'adéquation de son architecture définitivement entrée dans le registre des réalisations internationales. La fondation LUMA, dans son vaste espace lu consacre une exposition relative à son travail à partir de constructions mises en place en cette rare occasion (voir photos). La rencontre audiovisuelle avec cet architecte crée un lien intimiste qui ajoute à notre culture. Votre regard changera après l'avoir rencontré.

UN REGARD TRANSVERSAL SUR L'OEUVRE DE JEAN PROUVÉ, l'architecte des jours meilleurs

Jusqu'au printemps 2018. Les douze pièces de  réalisations architecturales démontables sont visibles actuellement au Parc des Ateliers. Ouverte ce 20 octobre, l'exposition a mis l'accent sur la novation de cet événement organisé avec la collaboration de la Galerie Patrick Seguin.  Datant de 1939 à 1969, ces bâtiments démontables inspirent l'idée conceptuelle de l'architecte, à savoir construire utile au moindre coût : maisons fonctionnelles. C'est un grand hommage rendu à ce génie de l'architecture qui rencontra de nombreux déboires au cours de sa vie professionnelle. Justice est rendue à un être sensible à l'art nouveau de l'architecture inscrite dans une forme de contemporanéité. Jean Canal. Dimanche 22 octobre 2017. Arles.
LUMA. Un travail colossal qui s'achève dans la précision de sa mise en place : aménagement de parking sur dalles de béton lavé, réfection des abords du canal sous forme de jardins développés en espaces verts, voie piétonne aérée, etc. Un chef-d'oeuvre européen se dessine chaque jour. Merci Maja Hoffmann. Photos la Rédaction. A livrer fin 2018 selon le calendrier des travaux qui programme les différents chantiers de la fondation LUMA. Pharaonique par son étendue dans un espace essentiellement exploité pour la culture de la photographie, entre autres, ce projet d'aménagement de nouvelles structures architecturales interroge sur sa finalité. La profondeur de champ ne se diaphragme pas pour en évaluer sa netteté, tellement un regard au grand angle suffit amplement à en démontrer sa grandeur ! L'imposant monument qui surplombe les autres édifices, qu'ils soient restaurés d'après de vieux bâtiments existant ou bien construits dans le cadre de rénovation de l'espace, celui qui semble superviser l'ensemble, se présente déjà sous plusieurs facettes reflétant une certaine idée du symbolisme contemporain. La Rédaction. En direct d'Arles. Samedi/dimanche 14/15 octobre 2017. 

*On ne peut dissocier le travail de Marie Bovo de celui de la DATAR dont la mission réside précisément dans la photographie du patrimoine naturel (ce qu'il en reste -à moins d'être atteint de cécité passagère, "on" aura constaté que la colonisation des campagnes par l'urbanisme est une réalité, triste certes, mais inscrite dans un processus de développement social...). L'art de synthèse évoqué par la DATAR et recherché par ses photographes soucieux de la précision, donc, se confronte à la difficulté de rester fidèle à la réalité. De là, des photographies en pose longue seront pratiquées pour obtenir des résultats qui ne demeurent pas moins époustouflants.

Marie Bovo et son voyage extraordinaire russe, seule en Chambre : Stances

Marie Bovo ! Époustouflante Marie Bovo ! De plus, elle était l'invitée des Rencontres organisées, par Le Point, au Collège Mistral, ce jeudi 6 juillet, à 18 heures. La photographe, qui travaille dans la DATAR*, un collectif de photographes qui opèrent de préférence la nuit, quand tous les chats sont gris, et qui de surcroît vit à Marseille, la ville du MUCEM, s'est baladée en Russie dans les endroits les plus insolites que ce pays très contrasté admet dans toutes ses régions -forêts, bois, steppes : sur les trace de Tarkosky, encore 1 génie du Septième art ( voir Roublev avant Solaris). Rassurez-vous, elle voyagea en train. Elle avait installé sa chambre photographique dans le compartiment de l'entrée des voyageurs de sorte à pouvoir prendre un cliché à chaque ouverture des portes. C'est là que l'instant magique se déroule face à un paysage inconnu ! Réglages permanents des décentrements, mesures des lumières ambiantes, évaluation de la perspective ; bref ! un labeur de technicienne devant tenir compte de sa sensibilité qui, ne le perdons jamais de vue, préside à l'art de la photographie, d'autant plus à Arles où l'esthétique dans tous ces paradoxes prévaut sur l'image. A voir, Eglise des Trinitaires. 13. Et si vous voulez vous offrir un "voyage autour de ma chambre." ( Xavier de Maistre 1704). Jean Canal ; bien sûr. 7 juillet 2017.

A voir MASAHISA FUKASE

ESPACE  VAN VOGH 2018

RENCONTRES ARLES 2017Liu aurait-elle ce don d'ubiquité qui consiste à se retrouver partout en même temps ? I'm everywere. De nos jours, Twitter, facebook et tous les réseaux sociaux ainsi que les plates formes installées sur le net, répondent instantanément aux images mises en ligne en un clic, quelques secondes après les avoir prises. La technologie de pointe accroît les possibilités de se propulser à la vitesse de la lumière sur toute la planète. L'artiste chinoise à laquelle le prix fut décerné en reconnaissance d'un travail d'imagination inventif dans la création, a recomposé l'histoire événementielle dans les quatre coins du monde. L'artiste s'est insinuée dans des photos auprès d'illustres personnes photographiées en des occasions officielles. Silim Liu prend place à leurs côtés, en adoptant des attitudes propres au contexte. Une simulation toute expérimentale en ce genre, puisque nous connaissions déjà les multiples surimpressions répétées en des scènes identiques, avec la même personne, mais vêtue différemment, afin de créer dans un espace similaire une impression de nombre. Ici, le jeu de rôle est interprété à la perfection. Ce sont tous ces critères que le jury a retenus pour primer l'artiste qui exposera dans son pays, à Xiamen, en Chine, du 24 novembre au 3 janvier 2018. Son site web : jimeiarles.com et facebook.com/jimeiarlesphoto

Un souvenir de guerre. En revenant de l'exposition à Arles, au musée consacrant aux curiosités des places de choix, je fus épris d'un amour nouveau... Gerda Taro figurait parmi les photographie de Capa, retrouvées dans "la valise mexicaine." Depuis, je ne la quitte plus...

LA REVUE LUMA DAYS MAI 2018 ICI

RENCONTRES ARLES 2017        La Dame D'Arles

MICHAEL WOLF   LA VIE DANS LES VILLES

Enclos dans un espace saint, dont les perspectives architecturales donnent une impression de grandeur à ces photographies d'immeubles habités, l'exposition de Michael Wolf semble ne connaître aucune frontière dans les limites de la structure urbaine. Jean Canal. Visite à l'église des frères prêcheurs.
Le rendez-vous avec Audray Tautou était fixé aux alentours de 17H 30MN. J'étais, comme d'habitude arrivé une heure à l'avance pour un repérage des lieux. Un imprévu, cependant, vint perturber à peine mon projet :
« police ! Il est à vous ce véhicule ? » « Oui ! Il est à moi ! Je suis mal garé ?! » « Non, mais vous avez laissé la vitre ouverte... » « Vous pensez que ça risque par ici ? ! » Ça risque partout ! » Répondit celui qui avait un accent du nord. Sa collègue de boulot assise à l'avant de la voiture de fonction, ne bronchait pas !
Je traversais la route qui séparait l'Abbaye du parking où maintenant mon véhicule stationnait. J'entrais dans la crypte qui faisait fonction de hall d'accueil. Une fille de l'âge de cristal me tendit le prospectus concernant l'histoire de l'abbaye. « Je viens voir l'expo de Tautou, dis-je. » « Suivez l'escalier qui monte et une fois dans le cloître vous la verrez. »
Étonnant qu'une actrice possède des dons d'artiste ; car ne vous y trompez point, une série de photographies depuis son plus jeune âge mûr, la caricature en des rôles qui lui sont propres ! Audrey n'a rien perdu de son côté adolescent dont elle semble entretenir l'essentiel : celui qui permet de réchapper au monde ambiguë des adultes. Elle se montre et révèle sa personnalité, la plus intime que d'aucuns n'auraient soupçonnée jusqu'à ces images. Le rôle de Narcisse lui convient non pas comme actrice, mais comme personne. Et non pas au sens où elle veut savoir si elle est belle, mais si c'est bien elle que le reflet de l'eau renvoie... Elle a le sens de la démesure sur sa propre personnalité, mondaine ; elle possède suffisamment de sens critiques sur elle-même pour réaliser des écarts avec sa personne, dans la dérision cultivée, ici, intelligemment.
Pour étouffer la critique journalistique qui oserait, à des fins de presse sensationnelle, lui attribuer la valeur que le favoritisme procure dans la profession du cinéma, eh bien, il sera débouter par le talent inné de l'Actrice ! L'abbaye de Montmajour est un lieu qui convient aux deux femmes qui y sont entrées en violant les serments des moines, comme pour y inscrire une nouvelle page de la féminité châtiée de son propre corps. Et le choix du lieu n'est sûrement pas anodin pour Audrey Tautou que je n'ai pas importunée en la croisant à sa propre exposition. Les artistes ont également besoin de se recueillir dans la solitude. Son portrait anthropométrique désole... Jean Canal.
« L'Agent Orange » répandu durant la guerre du Vietnam par l'US Air force sur les forêts, bois et accidentellement sur quelques villages est entré dans toutes les mémoires, y compris celles des Américains opposés à cette guerre qui coûta cher en vies humaines. Le vietcong eut son tribut de guerre en pertes humaines. Les soldats américains en sont revenus meurtris. Le fabricant de ce pesticide mortel quand on l'associe à d'autres composants chimiques est un poison qui s'inscrit dans la durée de sa présence dans les sols, notamment. Les séquelles dues à la malformation, les handicapes en tout genre de dérèglements hormonaux dans l'utérus en sont les conséquences directes, dès l'instant que l'on a été en contact avec les produits miracles ventés par la firme Monsanto qui conçut cette arme de destruction massive . Ceux sont donc des photographies de ce désastre planétaire, à l'échelle urbaine, que nous montre le photographe Mathieu Asselin, sous forme d'inventaire historique, relatant à travers documents et images chocs, parfois insoutenables, cet assassinat collectif ! A voir, tout en fermant les yeux sur certains clichés, au Magasin électrique. N° 24.
Ensuite, nonchalamment, nous nous sommes laissés entraîner par la magie de cette nouvelle structure (LUMA) qui donne à Arles un souffle nouveau dans sa vie de demain ; car les années à venir lui attribueront un titre dont la valeur sera le référent de la photographie contemporaine, ici, en Provence, refuge des concepts modernes à développer en ses murs et espace. Devinez qui nous attendait : Jean Prouvé, l'architecte mythique qui a chassé avec élégance le superflu de la construction ; le père du préfabriqué, c'est lui ! Grande émotion de voir, touché une de ses œuvres : intelligence des lignes épurées, occupation de l'espace à des fins instructives, dans des matériaux de réutilisation, repensés pour valoriser l'architecture : une intelligence rare dans le monde de l'architecture ; un confrère de Le Corbusier dans le genre. Hommage à Monsieur Jean Prouvé.Voir photos.
Nous ne pouvions faire l'impasse sur le surréalisme auquel nous sommes attachés, ne serait-ce que par sa littérature qui vit le jour avec Rimbaud, au demeurant Lautréamont (le grand oublié). Breton en fit un Manifeste ! Les Dadaïstes revendiquèrent la paternité rimbaldienne ! Bref ! De l'art nouveau à l'époque contemporaine, le résultat a permis de développer une épistémologie de genres qui ne s'inscrivent plus dans les courants antérieurs à leur époque. Un aperçu photographique nous montre des clichés des années trente, entre autres du travail dans ce domaine de Jean Dubuffet. Certains de ses modèles reconstitués sont exposés sur la vaste esplanade de LUMA, aménagée pour ces circonstances et agrémentée de pôles de restauration et rafraîchissement en cafétéria.
Cette année donc, une rétrospective sur l'Art Nouveau que nous affectionnons particulièrement, invite à une redécouverte du maître spécialiste de la matière papier-maché, Jean Dubuffet. C'est la photographie, la sienne, bien sûr, qui se présente de façon différente, ici, dans l'espace LUMA, à « l'Atelier des Forges. » N° 21. Tout est question de perception visuelle. Quelques documents d'archives qui lui sont personnels sont exposés, sous vitre, bien sûr. Ils instruisent le profane sur la valeur de l’œuvre en inspectant le parcours de la vie de l'artiste dévoilée en des spécimens d'archives artistiques ! A voir et revoir.
« Je vous écrit d'un pays lointain. » IRAN année 38. C'est l'intitulé du thème en question, celui qui nous offre une vision iranienne portée difficilement pas ses auteurs : 66 photographes iraniens. Composantes d'images, mise en forme ses sujets et regards sur la vie de là-bas, souvent étonnante de réalités et parfois alarmantes de contrastes historiques qui rappellent une cruauté sous les successifs dirigeants de ce pays : la photo des étudiants assassinés (1953), par les milices du Shah est émotionnellement triste !Ce fait de société fut étouffé et préservé des diffusions médiatiques qui, ballonnées, ne firent jamais allusion à ce désastre.                                                            Jean Canal. 3 juillet 2017. Rencontres d 'Arles.
Looking for Lenine. Cloître Saint-Trophime.
Niels Ackermann & Sébastien Gobert. La désacralisation du communisme comme thème de ces reportages photographiques et vidéographiques. Au pis, le déboulonnage des bustes et statuts à effigie de Vladimir Ilich Oulianov dit Lénine. Le drame se déroule en Ukraine et prend des allures de fêtes, à chaque suppression des emblèmes statuaires des villes, des places et des villages ! En attendant les nouveaux dieux de l'idéologie politique, c'est l'économie qui dicte ses exigences : renier l'ancienne société pour instaurer un « régime » libéral ! Quel renversement dans l'histoire ! D'abord déraciné de son socle moyennant un cordage sommaire, puis piétiné selon la haine ressentie au chef du soviet, il finira repeint finalement aux couleurs du drapeau ukrainien, en des nuances fantaisistes, dans des positions à l'horizontale autant que verticale. Lénine n'est pas mort pour tout le monde, même en Ukraine... EARLY WORKS . JOEL MEYEROWITS. Une Amérique présentée comme une emblème nationale dont on a, en Europe, accueilli le progrès avec enthousiasme. Les Trente Glorieuses redonnèrent à cette France décomposée, l'élan nouveau de cette modernité tant attendue ! Bref ! Les années 60/70 sont relatées en images partielles des grands instants du pays, mais avec une lecture exhaustive de la vie « simple » de gens presque anodins si, heureusement, ils n'étaient mis en valeur par le photographe. Noir(s) et blanc(s), couleurs fidèles ajoutent aux prises de vue toujours instantanées un chatoiement à cette exposition qui répond précisément à ce que l'on voudrait voir... Les personnages photographiés sont tellement naturels que l'on croirait assister à des poses commandées par son auteur ; il n'en est rien, évidemment ! D'ailleurs, un jeune américain installé dans sa Cadillac prend la pose de lui-même à côté d'un drapeau étoilé immobilisé par l'absence de vent...de révolte. La vie tranquille de l'Amérique heureuse est dévoilée sous les aspects de la Liberté chère à tous les Américains. Plus loin, Meyerowits se retrouve à Paris, la ville des Arts et des Lettres et celles des artistes dont il est partie intrinsèque. Le noir est blanc se mélangent à la couleur afin de restituer une vision strictement personnelle de ce que son auteur considère être la représentation symbolique de la France ! Jean canal. 6 juillet 2017. ARLES.
Cette manifestation prend de l'ampleur par les nouvelles infrastructures développées dans le cadre de LUMA : structures nouvelles qui optimise les capacités technologique de la future photographie expérimentée à Arles. A titre honorifique la ville d'Arles peut s'affubler du titre de "Arles l'Internationale." Sans aucune allusion faite, of course, au Parti communiste soviétique ! Photo Jean Canal. Le village de LUMA.

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Projets de culture en Arles

C'est la milliardaire suisse, Maja Hoffman qui finance le projet de ce que les Arlésiens appelle d'ores et déjà « La Tour », contre les recommandations de cette mécène qui finance ce projet. Étendu sur 10 hectares, « la Tour » donc, prédominera de ses 56 mètres de hauteur, les nouveaux Ateliers de création artistique pluridisciplinaire, unissant professeurs et artistes. La Fondation LUMA est un héritage du passé. Depuis 1974 les anciens Ateliers de la SNCF sont reconditionnés en espaces de créations artistiques où la photographie est exposée chaque année, à l'occasion des Rencontres d'Arles. La tour en construction est le phare de ce projet pharaonique. Il en est le cœur où battra la nouvelle cité culturelle des arts. Le budget prévisionnel de ce projet s'élève à 12 700 000 euros HT. Son financement est couvert par l’État et les autorités territoriales de Provence Alpes Côte-d'Azur, la ville d'Arles et la Communauté d'agglomération. Durée des travaux évalués Deux ans ; livraison 2018. L’École Supérieure de Photographie occupera un espace prépondérant en ce sens que seront développés en son sein les moyens technologiques de réaliser des thèmes artistiques, dans le cadre d'expositions. Le numérique étant inclus dans son institution, il fera l'objet d'étude relative aux programmes intellectuels de cette nouvelle institution. Favoriser la production de nouvelles formes pluridisciplinaires est l'objectif visé par les concepteurs de cet immense et audacieux projet. Jean Canal.   A lire l'article d'Etienne Dumont.

Arles en rétrospective

Juillet 2017 à Arles : 40 expositions de photographie

NOUVEL ESPACE

Monsieur le Directeur des Rencontres d'Arles

Jean Canal photographies

 Les derniers jours de l'argentique avec Jean Canal posant pour une postérité incertaine... A l'époque de l'arrivée du numérique, les conservateurs de la pratique du déclic argentique qui consiste à limiter le nombre de clichés, développant ainsi une acuité très sélective, ces derniers refusaient de trahir leur fidélité à la gélatine. J'en fus ! Puis, la technique prouvant que le résultat pouvait être époustouflant avec un haut de gamme en numérique, j'optai pour la facilité... Le problème demeure intact, cependant, avec les tirages sur baryté disparus de mon travail. Ayant préservé tous mes appareils d'une vente hâtive à des connaisseurs, ils sommeillent dans leurs valises, en espérant que l'envie me revienne de remonter mon labo et dresser mes trépieds pour des prises de vue lentes et minutieuses. Et tous ces négatifs qui ne sont toujours pas classés attendent une élan de volonté pour les faire découvrir au public en numérique... Jean Canal.

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