DOSSIERS

By | 5 novembre 2019

Si c'est un militant de l'extrême droite, mouvance Front National (RN), qui a commis l'acte à caractère meurtrier contre la mosquée de Bayonne, alors nous n'avons aucune raison de considérer l'acte comme dangereux ! Un incident mineur donc, provoqué par un malade psychiatrique dont les facultés mentales répondent effectivement aux profils des pseudo-terroristes qui tentent vainement de semer la terreur sur les territoires français et européen. Un fait divers qui a alimenté les gazettes et petits papiers de la presse à sensation exploitant un contexte propice aux investigations intellectuelles de tout ordre !

En effet, la société nous a habitués depuis une trentaine d'années, déjà, à vivre dans une violence banalisée par son quotidien. Dans le genre des incivilités pratiquées impunément au cœur des villes, les communautés se sont constituées en entité socioculturelle à connotation religieuse pour d'aucuns, politico-sociale pour d'autres recréant ainsi les clivages traditionnels conformes aux classes sociales à l'origine des conflits qui animent la société. On a cru, à tort, certes, que le capitalisme allait regrouper des gens de même société dont les valeurs vectoriseraient leurs opinions en une pensée consensuelle, garantissant la liberté individuelle pour tous, dans le cadre démocratique invoqué comme référent occidental ! Que l'argent leur donnerait le pouvoir d'exercer une ascendance sur ceux qui en possédaient moins qu'eux. En fait, une autre valeur insoupçonnée, laquelle prend sa source dans les fondements mêmes de l'origine humaine, a développé un phénomène encore plus dangereux que celui de la délinquance qui est entré dans les règlements des rapports sociaux entre gens différenciés par des critères reposant sur l'appartenance culturelle, religieuse et traditionaliste -la politique étant l'apanage des menteurs, elle ne forme point une communauté, puisque elle se retrouve dans toutes...Jean Canal. 4 novembre 2019.

Donc, en tenant compte des débats public et privé relatifs aux idées qui animent, voire excitent les scènes politico-sociales, au-demeurant culturelles, notre ennemi révélé est l'islam radical qui sous prétexte de religiosité consentie selon les règles républicaines, tant à vouloir imposer la Charia, à plus ou long terme, moyennant une stratégie d'intimidation au cœur des populations laïques, incarnée par un foulard et également une espèce de terreur infantile pratiquée par quelques débiles ! Une soumission insidieusement opérée, en perspective de la fin du christianisme, laquelle asservirait les populations de la France, au pire celles de l'Europe et en finalité celles de tout l'Occident, serait le sujet de tous les murmures populistes qui responsabilisent les musulmans : une stigmatisation fondée selon des principes que le silence accuse ! Bien que l’État Islamique renaisse de ses cendres, à chaque opération militaire occidentale, son avenir ne repose que sur une résolution « finale » qui mettrait définitivement un terme à ce terrorisme ! Dans un contexte où la légitimité de résidence obtenue en France, en conformité aux exigences administratives institutionnelles de ce pays, autorise un droit d'existence, un individu véhicule avec lui sa culture, ses traditions et sa religion. Le cas échéant d'une activité terroriste accentuée par une conjoncture qui est de plus en plus défavorable aux Djihadistes des fronts du Moyen-Orient, une franche majorité de personnes promptes à se radicaliser vers un durcissement des lois viendraient au pouvoir politique, en bonne et due forme, selon l'appel de la souveraineté aux urnes ! Autant signifier un suicide collectif des entités islamistes d'Europe et d'occident, lesquelles auraient mal juger, en l'occurrence, ces vieux européens qui les accueillent, avec magnanimité ! Un scénario qui relève d'un synopsis à la Houellebecque... Entre autres cas de figure, nous avons compris que l'islam radical de France tend à manifester sa présence de manière ostentatoire afin de signifier sa ferme volonté de vivre dans ce pays avec le lot de bagages cultuels qu'il véhicule. Les règles de l'adaptation sont d'ailleurs rarement violées et l'intégration procède du respect scrupuleux de la législation. La démocratie que nous pratiquons donne des droits à tout individu vivant sur le territoire français et elle est exploitée avec mesure... Les risques encourus pour lors reposent plus particulièrement sur les idéologies politiques à venir qui tiendront compte de l'état actuel de la situation française... Jean Canal. 5 novembre 2019.