DOSSIERS

By | 9 juillet 2020

Entamons le débat culturel qui, a priori, souffre d'absence de créativité artistique. Les grandes institutions de la culture étatique, c'est-à-dire celles qui engrangent les plus importants financements issus des impôts (le cinéma des créateurs est le plus lourd budget), Avignon, Aurignac reçoivent des enveloppes dont l'argent permet de pratiquer des tarifs préférentiels pour les spectacles. Tout ce système chapeauté par un responsable culturel, à savoir le Ministre de la Culture, permet, en France, de bénéficier des aides de l'état et donc de l'argent public réutilisé à des fins économiques dont la manne est réinjectée dans la société. On parle de retombée économique lorsqu'un événement se produit dans une ville : le Printemps de Bourges est la principale synergie dans cette ville qui profite de cette manifestation culturelle. Il en est de même sur tout le territoire.

C'est dire si la culture occupe une place prépondérante en France, depuis François 1er. Pas une ville sans musée, sans expositions permanentes comme c'est le cas à Arles, Sète et Perpignan pour ne citer que ceux fréquentés par la Rédaction. Le Mucem la valorise par son architecture qui abrite des expositions toute l'année.

La culture se résume donc à des chiffres comptabilisés dans le cadre d'activités qui lui sont relatives régulièrement ; le statut des intermittents du spectacle permet aux grandes structures culturelles de fonctionner (le théâtre, le cinéma et les festivals emploient la plus importante main d’œuvre).

Retombées économiques assurées avec un pôle culturel qui entretient les commerces, la culture est un vecteur d'emplois indéniable pour les villes.

Luma à Arles rayonne déjà comme un phare qui indique une position socioculturelle inégalée en Europe ! Nous devons ce phénomène à Maja Hoffmann, sa mécène. Jean Canal. 9 juillet 2020.

Les violences policières : une actualité sans cesse renouvelée ?

  • « Mort d’un livreur à Paris : le Défenseur des droits se saisit d’office », Le Monde, le 09/01/2020 :
  • « Violences policières : nouvelle année, nouveau mort », Libération, le 08/01/2020
  • « Un policier mis en examen pour la grave blessure d’un « gilet jaune » à Bordeaux », Le Monde, le 08/01/2020
  • Manifestation du 9 janvier : "Le but était de terroriser", Arrêt sur Images, le 10/01/2020
  • Mort de Rémi Fraisse : non-lieu confirmé pour le gendarme, Le Monde, le 09/01/2020

Sur les pratiques des forces de l'ordre

  • « Allez-y franchement, n’hésitez pas à percuter. Ça fera réfléchir les suivants » : le jour où la doctrine du maintien de l’ordre a basculé, par Yann Bouchez, Samuel Laurent et Nicolas Chapuis, Le Monde, le 07/12/2019
  • « Le débat sur le plaquage ventral relancé après un décès », Le Figaro, le 09/01/2020
  • « Le préfet de Paris libère l’extrême violence policière », Mediapart, le 11/01/2020
  • « Préfecture de police : Lallement fait le fief », Libération, le 29/11/2019
  • « Allo Place Beauvau », l’infographie réalisée par David Dufresne sur Mediapart

Propositions d'analyses

  • « Les violences policières sont le reflet d’un échec », Le Monde, le 11/01/2020
  • « La police peut-elle changer d’éthique ? », Tribune de Stéphane LEMERCIER, publiée dans The Conversation France, le 12/01/2020
  • « Entre l’État et la police, chèque en gris ou chèque en bois ? », par Georges MORÉASLe Monde, 01/11/2019
  • « Combien de morts et de blessés avant de repenser les techniques policières ? », Par William Bourdon, Vincent Brengarth et Arié Alimi, avocats au barreau de Paris, Tribune publiée dans Libération le 13/01/2020

Sur nos invité.e.s

Aline DAILLÈRE, consultante indépendante sur les droits de l’homme, chercheuse sur les questions liées à la police, au maintien de l'ordre et à l'usage de la force, ancienne responsable de programme police/justice/prison à ACAT France.

  • Auteure du Rapport sur les violences policières publié par Acat en 2016

Jean-Michel SCHLOSSER, ancien inspecteur de police devenu sociologue, il est chercheur associé au Cérep (Université de Reims), au Cesdip (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines) et à l'EHESS.

Michel LAVAUD, chef du service d’information et de communication de la police nationale

  • « Violences policières, la réponse de la hiérarchie est-elle suffisante ? », La Croix, le 19/11/2019

Si c'est un militant de l'extrême droite, mouvance Front National (RN), qui a commis l'acte à caractère meurtrier contre la mosquée de Bayonne, alors nous n'avons aucune raison de considérer l'acte comme dangereux ! Un incident mineur donc, provoqué par un malade psychiatrique dont les facultés mentales répondent effectivement aux profils des pseudo-terroristes qui tentent vainement de semer la terreur sur les territoires français et européen. Un fait divers qui a alimenté les gazettes et petits papiers de la presse à sensation exploitant un contexte propice aux investigations intellectuelles de tout ordre !

En effet, la société nous a habitués depuis une trentaine d'années, déjà, à vivre dans une violence banalisée par son quotidien. Dans le genre des incivilités pratiquées impunément au cœur des villes, les communautés se sont constituées en entité socioculturelle à connotation religieuse pour d'aucuns, politico-sociale pour d'autres recréant ainsi les clivages traditionnels conformes aux classes sociales à l'origine des conflits qui animent la société. On a cru, à tort, certes, que le capitalisme allait regrouper des gens de même société dont les valeurs vectoriseraient leurs opinions en une pensée consensuelle, garantissant la liberté individuelle pour tous, dans le cadre démocratique invoqué comme référent occidental ! Que l'argent leur donnerait le pouvoir d'exercer une ascendance sur ceux qui en possédaient moins qu'eux. En fait, une autre valeur insoupçonnée, laquelle prend sa source dans les fondements mêmes de l'origine humaine, a développé un phénomène encore plus dangereux que celui de la délinquance qui est entré dans les règlements des rapports sociaux entre gens différenciés par des critères reposant sur l'appartenance culturelle, religieuse et traditionaliste -la politique étant l'apanage des menteurs, elle ne forme point une communauté, puisque elle se retrouve dans toutes...Jean Canal. 4 novembre 2019.

Donc, en tenant compte des débats public et privé relatifs aux idées qui animent, voire excitent les scènes politico-sociales, au-demeurant culturelles, notre ennemi révélé est l'islam radical qui sous prétexte de religiosité consentie selon les règles républicaines, tant à vouloir imposer la Charia, à plus ou long terme, moyennant une stratégie d'intimidation au cœur des populations laïques, incarnée par un foulard et également une espèce de terreur infantile pratiquée par quelques débiles ! Une soumission insidieusement opérée, en perspective de la fin du christianisme, laquelle asservirait les populations de la France, au pire celles de l'Europe et en finalité celles de tout l'Occident, serait le sujet de tous les murmures populistes qui responsabilisent les musulmans : une stigmatisation fondée selon des principes que le silence accuse ! Bien que l’État Islamique renaisse de ses cendres, à chaque opération militaire occidentale, son avenir ne repose que sur une résolution « finale » qui mettrait définitivement un terme à ce terrorisme ! Dans un contexte où la légitimité de résidence obtenue en France, en conformité aux exigences administratives institutionnelles de ce pays, autorise un droit d'existence, un individu véhicule avec lui sa culture, ses traditions et sa religion. Le cas échéant d'une activité terroriste accentuée par une conjoncture qui est de plus en plus défavorable aux Djihadistes des fronts du Moyen-Orient, une franche majorité de personnes promptes à se radicaliser vers un durcissement des lois viendraient au pouvoir politique, en bonne et due forme, selon l'appel de la souveraineté aux urnes ! Autant signifier un suicide collectif des entités islamistes d'Europe et d'occident, lesquelles auraient mal juger, en l'occurrence, ces vieux européens qui les accueillent, avec magnanimité ! Un scénario qui relève d'un synopsis à la Houellebecque... Entre autres cas de figure, nous avons compris que l'islam radical de France tend à manifester sa présence de manière ostentatoire afin de signifier sa ferme volonté de vivre dans ce pays avec le lot de bagages cultuels qu'il véhicule. Les règles de l'adaptation sont d'ailleurs rarement violées et l'intégration procède du respect scrupuleux de la législation. La démocratie que nous pratiquons donne des droits à tout individu vivant sur le territoire français et elle est exploitée avec mesure... Les risques encourus pour lors reposent plus particulièrement sur les idéologies politiques à venir qui tiendront compte de l'état actuel de la situation française... Jean Canal. 5 novembre 2019.

Le climat en ce début de 2020 se passe de commentaire au vu des relents émanés de la planète, chamboulant un équilibre qui impacte les populations. La cause de l'homme ayant été reconnue par son activité carbone intense et l'exploitation des richesses naturelles, il revient à chacun de procéder à la réduction de pollution, en adoptant un comportement dit responsable ! Les pollueurs payeurs dont nous faisons partie en occident plus particulièrement, à l'origine du développement économique, ne vont pas tous s'affranchir de l'addition que la planète nous présente. Il ne s'agit plus de personnes privilégiés qui passeraient dans les mailles du filet, mais de responsables persuadés de ne pas être concernés par ce phénomène dont ils ne reconnaissent toujours pas l'existence ! Des politiques aux emblématiques systèmes économiques en vigueur reconduits de façon à profiter des nouvelles opportunités terrestres, comme la fonte des glaces libérant un accès à des ressources vierges, l'humain ne semble point intimidé par les catastrophes à venir, attestées par celles qui nous frappent depuis des années déjà ! Il faut être impartial avec ces personnes aux différents pouvoirs qui influent sur notre consommation générale, en incitant les peuples à condamner leur mécanisme sociétal, en ne le cautionnant plus !

En ce début de 2020, aucune perspective pour une amélioration du contexte climatique ne point à l'horizon de la date inscrite dans le calendrier de la climatologie : 2025 ! Fonte active des glaciers, montée des eaux, sécheresses et incendies, désertification du pourtour de la Méditerranée, etc. Doit-on face à ce bilan adopter une attitude pessimiste accentuant le phénomène de désolation déjà visible dans des paysages ravagés par les conséquences actuelles ?! Non ! sinon tous les penseurs qui ont réfléchi à des alternatives n'auraient sans doute pas continué à essayer de convaincre une minorité politique afin de modifier drastiquement la façon de vivre en communauté. Il est tout simplement question de pouvoir appréhender l'avenir proche qui confirmera ce qui fut dit et écrit il y a déjà quarante ans sur ce qui nous arrive aujourd'hui !   Jean Canal. 1er janvier 2020.


Un climat qui signifie son intention de continuer à se modifier conformément aux dérèglements que nous avons provoqués durant la deuxième moitié du XX° siècle, précisément (l'aire industrielle au XIX° siècle). Un bilan qui n'échappe à personne et notamment à ceux qui sont chargés de l'expliquer dans la sphère politico sociale (le GIEC étant inaudible pour le Politique). Les débats tournent tous autour du sujet qui ne connaît aucune alternative susceptible de le réguler dans son évolution. Il y a pourtant des initiatives prises par des groupuscules isolés de communautés humaines qui pratiquent une vie presque en autarcie avec cette cocasse idée de réchapper aux conséquences inéluctables de cette modification mondiale du "paysage" contemporain de nos sociétés. Le piège que le climat nous a tendu se referme sur nous tous, pauvres ou riches en ce sens que la planète ne va pas épargner des régions, des lieux considérés comme bénéficiant de privilèges naturels, réservés aux élus du consumérisme. Les actualités médiatiques n'ont cesse de visualiser des événements catastrophiques dans les quatre coins du globe. Nous sommes désormais dépendant de notre comportement que nous ne pouvons changer dans un système conçu à l'image de ce que nous voulons ! Prisonniers de nos attitudes, la planète nous présente une addition à régler, sans aucun accord de crédit : du cash ! Jean Canal. Bonne chance à tous. Jean Canal. 20 novembre 2019.


Vive le chamboulement climatique ! Heureux soit cette opportunité que la nature nous envoie en signe de grand changement planétaire qui n'épargnera personne ; même les mieux lotis... et même ceux qui se persuaderont d'en réchapper en se réfugiant dans des régions protégées ! La main de l'homme a eu raison de cet équilibre que l'écosystème avait entretenu depuis la nuit des temps. L'homme, dans sa frénésie caractéristique à son tempérament naturel qui consiste à vouloir maîtriser ses semblables et la nature, l'homme a réussi ce que les populations de l'antiquité n'auraient jamais songé à faire : se détruire ! Les alternatives qui s'offrent encore à nous, dédramatisant un scénario fictionnel, reposent sur des gestes simples de décroissance inscrite dans le processus écologique qui répond favorablement à dépolluer la planète ! Cette initiative suffira t-elle à assurer un retour vers un équilibre dans l'écosystème ? Évidemment non ! Mais, il atténuera les désagrément d'une activité polluante toujours en activité sur toute la planète, notamment dans les pays à forte densité urbaine ! Nous sommes pris à notre propre piège... Pour lors, réjouissons-nous de la virtualité du thème exploité par la COP 25 qui joue un rôle crucial dans l'urgence au sein des populations dans l'expectative de recouvrer un climat définitivement disparu ! Ne vous formalisez point avec de faux acquis de conscience cultivés par les politiques et les classes Bobos qui affichent un profil rudimentaire de morale institutionnelle, confortant ainsi l'idée de respectabilité auto citoyenne : il est désormais trop tard pour réguler un système naturel dont le processus est en marche ! L'addition sera payée par tout le monde, y compris les jouisseurs des grands privilèges ! C'est une bonne nouvelle, n'est-ce-pas ?! Jean Canal. 7/8 décembre 2019.