L’Historique

By | 31 janvier 2023

Alceste : "Trahi de toutes parts, accablé d'injustice, / Je vais sortir d'un gouffre où triomphe les vices, / Et chercher sur la terre un endroit écarté / Où d'être homme d'honneur, on ait la liberté." Molière. Le Misanthrope.

L'Universalisme des Lumières ! Qui s'en revendique aujourd’hui ? Valeurs désuètes au regard du progressisme politique des Droites et des valeurs sociales envers celui que la Gauche porte à son avantage ! Ni l'une, ni l'autre politique ne furent capables de conduire ce qui fut à l'origine de la Liberté des peuples ! Pourtant, Voltaire demeure dans la Lumière de la pensée intellectuelle d'un XVIII° siècle, loin, trop loin de notre façon d'appréhender cet héritage historique dans les sociétés sensiblement divisées sur des points notamment religieux qui empêchent l'épanouissement de civilisations disparates sur les cultures. Un héritage exploité par ceux qui veulent en faire un référent dans l'histoire intellectuelle qui donna naissance, effectivement, aux mouvements révolutionnaires s'étant par la suite perpétués dans le monde. Le savoir et la connaissance qui furent à l'origine de l'encyclopédie de Diderot, se sont évanouis au profit d'une nouvelle pensée fondée sur une pluridisciplinarité de la philosophie politique axée, maintenant, sur l'économie ! En fait cet universalisme ne peut exister, conformément à l'idée voltairienne qui reste aujourd'hui une belle utopie que tout le monde caresse sans pouvoir l'appliquer chez soi. Se réclamer des Lumières, revient à cultiver un rêve, certes majestueux, mais suspendu à une idée qui ne parvient pas à s’épanouir dans les divisions sociopolitiques existantes. Jean Canal. 13/01/2023.

La période de la dépression aux États-Unis, lors du Krach boursier de 1929, jeta sur la route des milliers d'Américains dépossédés de leurs biens matériels (Les raisins de la Colère de l'écrivain John Steinbeck, en illustra l'histoire avec ses déboires). Des mères vendirent même leurs propres enfants, tellement le contexte ne leur permettait plus de les nourrir ! Le système ultralibéral de l'Amérique s'écroulait. 2023 immisce une similaire situation à celle des années pauvres de l'Amérique, avec cette différence que la Guerre ne fut pas au rendez-vous de cette paupérisation états-unienne. De plus, un siècle nous sépare. L'atout des sociétés actuelles se caractérise par un système qui garantit un minimum de revenu à chacun, lui permettant de ne pas subir les affres de la famine ! L'Ukraine beaucoup plus soucieuse de se reconstruire rapidement après l'éventuel échec de Vladimir Poutine, ne semble pas du tout intéressée pour intégrer réellement l'Europe, si ce n'est pour se protéger de son Grand frère russe qui convoitera toujours ce territoire ; comme l'histoire l'indique et le rappelle à ceux qui ne comprennent pas que la Mer noire est une opportunité. Par contre, l'Europe devra songer à se reconstituer une fortune sur les dépenses engagées pour sauver une nation en exil. Les États-Unis y ont songé avant même de contribuer à «l'effort de guerre.» Un contexte donc qui ne présage rien de bienveillant pour ces peuples enclos en un espace géographique européen dont les limites débordent sur les terres de l'Ukraine et de la Russie, si l'on se réfère à l'ancien Rideau de Fer soviétique. Ils sont nombreux à avoir écrit et affirmé que nous étions en guerre. Parmi ces prophètes de l'actualité, figurent des personnes que la confiance a définitivement gagné, par leur adresse de jugement. L'année 2023 fut annoncée comme nauséabonde pour le monde libre et ses systèmes capitalistes ! La spéculation, on le sait, à détruit un tissu social que des communautés importantes en Europe tentent de reconstruire sur un modèle idéologique étranger aux origines occidentales. Il est facile de saisir les rouages présents afin d'appréhender le problème majeur des sociétés saturées d'une excroissance démographique, lequel repose désormais dans un vecteur composant une espèce de vivre-ensemble... Surpassée par les crises passées et celles que cet avenir proche prépare, l'Europe pourrait devenir une véritable poudrière pour des ressortissants intégrés dans un espace sociétal libre d'accès ; tout simplement parce que d'importantes franges de populations disparates qui composent ces états, ne supporteraient pas/plus d'être spoliées des biens séculaires, auxquels les Européens se sont attachés de façon incommensurable, depuis des siècles ! Les mouvements d'extrême Droite se multiplient et revendiquent la souveraineté de cette Europe, chacun dans son état et d'après des thèses plus ou moins dangereuses. Tout pourrait se décider sur un coup de « sang », suite à une erreur commise, lors de mauvaises ou trompeuses évaluations des situations contextuelles, vécues malencontreusement dans l'Espace Schengen devenu incontrôlable ! Quelle alternative alors surviendrait à ce phénomène de comportementalisme individuel qui ravage les rapports humains au sein des cités modernes ? Qu'importe que les événements qui arrivent soient meurtriers ! Certains parmi les populations décimées, reconstruiront un nouveau modèle de société, pensée à l'aune du chamboulement climatique qui dictera la future marche vers un avenir plus sûr pour tous ; quand bien même l'incertitude préoccupe gravement les politiques. La Rédaction. 31/1/2023.

Jean-Paul Sartre, soutient la légende gauchiste, alla pisser sur sa tombe située en bord de récifs océaniques, près Saint-Malo. Pour ceux qui s'immiscent dans la littérature, ils reconnaissent d'emblée de qui il est question, ici. Et s'il est cité dans ce chapitre consacré à un autre thème dont l'écrivain ne dépend point, malgré qu'il fut à l'origine de ce qui deviendra par la suite la plus belle aventure culturelle française,  Chateaubriand parla le premier de Delos, et d'Athènes dont il depeignit un paysage historique suscitant les autorités françaises à fonder la Maison de la ville éponyme. "J'ai vu, du haut de l'Acropolis," Son tableau relatant la Grèce antique, celle de Périclès à son apogée intellectuelle, lui confère une place de choix auprès de ses Martyrs. Jean Canal.  5/1/2023.

Notre rêve de paix est définitivement evanoui. Pas une once de réconciliation entre les peuples. Le XXI° siècle n'est donc pas épargné par des conflits meurtriers se déroulant sous nos yeux. La violence sociale est devenue une manière d'expression courante, pratiquée de façon systématique à la moindre contradiction. Il suffit de créer un contexte pour que se manifeste la haine ! Nous avons échoué dans nos ambitions de partages des biens terrestres. L'inquiétude envahit déjà ceux qui n'y croyaient pas. Jean Canal. 27/12/2022.

Voici donc ces quelques bribes éparses détachées de leur place initiale de l’œuvre de Ernest Renan. Qui peut répondre mieux que personne, si ce n'est ce lettré qui créa la controverse sur un thème aujourd'hui resté encore plus d'actualité que sous la III° République ?! Ouvrons sous forme de préambule ce texte à écrire sur cette mythique nation, en se rappelant d'où elle est issue et par quelles circonstances elle naquit, en France, en 1789.
« Le roi de France, qui est, si j'ose le dire, le type idéal d'un cristallisateur séculaire; le roi de France, qui a fait la plus parfaite unité nationale qu'il y ait; le roi de France, vu de trop près, a perdu son prestige; la nation qu'il avait formée l'a maudit, et, aujourd'hui, il n'y a que les esprits cultivés qui sachent ce qu'il valait et ce qu'il a fait. » Ernest Renan.
                           La nation est donc née d'elle-même de son propre agglomérat d'individus disparates, aux cultures et traditions différentes qui se reconnaissent sous un seul emblème patriotique, incarné d'abord par un signe extérieur de valeur nationale, le drapeau. 1789 souffrait d'une identité nationale absente qu'il eût fallu inventer, afin de légitimer, et cela quelque fût le nom, l'existence des différentes ethnies locales du territoire, regroupée et reconnue en une seule force vive. On se souviendra que les langues vernaculaires se parlaient couramment à cette époque dans chaque village et que d'une province à l'autre on ne se comprenait pas forcément ! Il fallu attendre Jules Ferry pour unifier le langage commun avec la pratique de l'école. La nation mit un siècle pour s'affirmer sur toute la France, en ayant tout de même des langues structurelles aux régions, notamment avec l’occitan. Le Breton et le Basque demeurent intacts ; quant aux Corses, ils présentent un cas à part, comme ils le soutiennent véhémentement. La Constitution valorisera ces étrangers à la langue française, en les obligeant à pratiquer une langue nationale qui tiendra lieu de moyens d'expression unique, dans tous les secteurs administratifs, en interdisant à l'école la pratique de ces langues vernaculaires, sécularisées par les us et coutume. C'est ainsi que se fit la nation, non pas par un consensus, mais sous la férule d'une cardinale obligation, souvent imposée avec violence, comme le rappelle Renan.
                     La nation d'aujourd'hui, celle qui se construit encore en s'efforçant de préserver ses conquêtes sociales historiques, ancrées dans la République, Une et Indivisible, se doit impérieusement de prendre en compte les nouveaux paramètres sociaux religieux, hérités de ses conquêtes coloniales françaises du XIX° siècle. Autant les pays autrefois colonisés, non pas avec l'assentiment des peuples autochtones, s'entend, contraints à l'asservissement pour les causes nationales d’antan, parlent le français chez eux, autant ils tiennent à préserver leurs traditions et surtout restés dans le giron de leur religion originelle, l'islam : nouvelle pierre de l'édifice de la nation française ! Le débat d'aujourd'hui converge vers cet épicentre qui tend à s'épandre au-delà des limites autorisées par cet état nation.  
                L'idée de nation avec Ernest Renan fut toute relative à son époque et les problèmes politiques qui s'y prêtaient. On ne peut, effectivement, construire une nation unie, avec des facteurs agissant pour les comptes d'étrangers, hostiles à cette unification nationale. L'Islam ne présentant aucune garantie pour la pérennité des libertés individuelles, cette religion dans son for intrinsèque de ses thèses coraniques n'admet point une République comme état de droit, mais une charia qui s'avère, effectivement, incompatible avec les valeurs de 1793 d'abord et de la République de 1870, ensuite. La fin de la monarchie de juillet, autorise la nouvelle République de prétendre à se libérer, enfin, du joug de l'ancien régime. Avec le départ de Louis Philippe, en 1848, la France connaîtra enfin un balbutiement d'état nation. 
                 Seule la fin hégémonique de la monarchie de juillet en France, mit définitivement un terme à toute tentative de subversion politique à l'état, pris dans son entité de Nation. Par contre, la nation doit garantir à quiconque, en ayant une ferme volonté d'en respecter ses lois, de pouvoir conduite librement une idéologie sous les termes favorables à la Constitution, pratiquer sa religion et une politique ne portant aucune atteinte aux Institutions républicaines. La sauvegarde de la Nation étant le principe des libertés, sous la vigilance de la laïcité permissive ! Cordialement, Jean Canal. 13 novembre 2021. 19H 17mn. Photo de Jean Canal en lecture. presselibre.fr Copyright.

1 JOUR PLUS TARD. Dans une atmosphère viciée d'où émanent des agitations politico-sociales, les Accusateurs publics incitent les foules partisanes du désordre à renverser la République. La simple incitation à annihiler la représentation symbolique de l'épopée napoléonienne, lors des hordes de manifestants en liesse sous l'Arc de Triomphe, atteste déjà d'une intentions de détruire une histoire inamovible dans sa force. On vit avec et part son passé. De nouvelles entités politiques se forment afin de répondre aux instances populaires informelles dans leurs aspirations, pauvrement nourries d'idéalismes conquérants. Un événement est toujours propice à faire preuve de son désaccord politique, sous forme de contrepouvoir. La période de la Commune en est le plus représentatif, dans sa plus belle incarnation du populisme exprimée d'alors. Une espèce de délitement global tend à déstabiliser un équilibre géopolitique, animé de controverses subversives que des états affaiblis par une économie en berne, exploitent insidieusement dans tous les contextes, se prêtant à la critique, et cela à dessein de détruire des années d'histoire d'un pays comme la France. En vain ! «La garde prétorienne» veille aux débordements récupérés par les partis politiques qui tendent à orchestrer une énième révolution impossible !

                    Cette situation qui pourrait paraître banale par sa forme très stéréotypée, fragilise une stabilité sociale, recherchée dans les relations entre états européens, sujets à une émancipation idéologique, comme la Hongrie ou/et la Pologne qui ne furent pas très explicites dans leurs intentions de demeurer dans l'espace Schengen, dès leur adhésion ; seules leurs histoires dévoilèrent leurs véritables passions nationalistes. Les instigateurs de cette insurrection se dissimulent dans des mouvements définis comme ultra, dans leur propension d'aboutir à une scission, libérant ces états paradoxalement annexés par un système économique vacant dont les conséquences seraient désastreuses pour la population. C'est l'image qui apparaît à travers un bilan mitigé sur la réussite de l'unification des peuples, enclins à se disputer les responsabilités de leur histoire : lourd héritage qui en fait spolie la valeur intrinsèque de la nation !

                   Les générations nouvelles doivent-elles en entretenir des contentieux éternels, afin de justifier leur haine latente de culpabilité avérée, déjà reconnue par les historiens. L'entente cordiale entre français et allemand n'incite nullement à débattre sur les atrocités perpétrés au cours de la seconde guerre mondiale, mais plutôt à trouver des alternatives pour avancer main dans la main vers une société unifiée dans la paix (et elles y réussissent parfaitement ; car l'intelligence est au rendez-vous...). L'exemple le plus humble et le mieux significatif fut et reste celui du Japon qui connut à deux reprises l'hécatombe atomique. Le ressentiment que ce pays pourrait exprimer est définitivement ancré dans son histoire, sans heurt, ni haine : un noble exemple de preuve d'humilité envers les coupables, consignés dans les annales du passé, commémoré comme le veut l'usage de la mémoire nationale. Point de culture de la haine ne transparaît de cette période, ni les juifs, ni les français ne cultivent la haine à l'encontre des allemands, avec lesquels les relations se portent comme un charme ; tellement unifiés que les frontières européennes abattues ne forment qu'un seul territoire. Il y a comme une ferme volonté de perpétrer la haine entre des pays qui n'ont plus que la vindicte pour justifier une politique ségrégationniste, pratiquée dans leur pays, empêchant le peuple d'accéder aux libertés : cela traduit une faiblesse, plutôt qu'une grandeur, à jamais disparue de leur histoire.              Jean Canal. 18 octobre 2021.

Avez-vous de bonnes nouvelles du parti politique que l'on appelait, jadis, socialiste ?! L'année 1981 est devenue une anecdote ancrée dans l'Histoire de France et, si l'on doit retenir un événement qui a marqué cette période particulièrement par sa singularité, c'est la réforme de la justice obtenue par le Garde des Sceaux, Robert Badinter qui plaida, en séance plénière à l'Assemblée Nationale, en faveur de l'abolition de la Peine de Mort ! Après une plaidoirie argumentée sur la mémoire de sa profession exercée dans des affaires de crimes de sang, l'avocat dut démontrer que la guillotine ne servira jamais d'exemple pour prévenir les actes odieux perpétrés par des assassins et criminels en tout genre. L'affaire Buffet/Bontems fut évoquée et notamment celle de Patrick Henry qui donna toute la lumière sur l'inanité de la guillotine et l'horreur de son procédé macabre ! Lors du procès à Troyes des deux preneurs d'otage dont l'un avait froidement tué l'infirmière de la prison centrale de Clairvaux, parmi la foule qui criait "à mort Buffet ! A mort Bontems !" se trouvait le futur assassin du petit enfant enlevé pour une rançon (l'assassin était ami de la famille) ! C'est en démontrant que la Peine de Mort n'était point dissuasive, que Badinter la fit abolir le 18 septembre 1981. La Troisième République de Armand Fallières était ainsi vengée de son injustice historique. Une peine de substitution existe en compensation des actes les plus ignobles commis en toute conscience des assassins, criminels, tueurs en série et autres acabits de la sorte : 30 ans incompressibles ! Jean Canal. 30/10/2022.

Les controverses ont l'avantage de répartir la critique en deux pôles de pensées distinctes qui traduisent effectivement un contexte dont les dénouements ne parviennent nullement à s'extraire de la complexité des phénomènes événementiels, à l'origine de ce qui finit par devenir un combat d'idées ! Le clan Putine existe bien comme celui des Etats-Unis dont il serait vain de les représenter par un président qui n'est que de passage ; contrairement à Putine qui instaura une oligarchie ! D'entendre les politiques et écouter les intellectuels (où se placent les journalistes ?), "on" finit par se faire une idée (à moins d'être réellement idiot !) sur les analyses des uns et des autres, piochant dans l'histoire du XX° siècle, en espérant y trouver un référent qui justifierait le parti de chacun ! Il faut quand même reconnaitre une certaine ingérence internationale sur des pays qui sont encore en crise chez eux : Irak, Afghanistan, Syrie, Lybie, des états africains et aujourd'hui l'Europe centrale. L'occidentne peut pas s'exonérer de ses responsabilités à ce déséquilibre mondial ! Jean Canal. 12/03/2022.

Le mot liberté est donc devenu un mot clef qui ouvrirait les portes des manifestations contestataires contre des mesures gouvernementales rejetées par une minorité de la population, si l'on fait le décompte numérique des participants. Après les Gilets jaunes qui ont marqué la société par des actes violents, voici venir un vent d'hivers populaire qui conteste les mesures sanitaires imposées par le politique, tenu comme responsable des interdictions individuelles dues au Covid.  Jean Canal. 11/02/2022.     Pour « La maman et la putain » de Jean eustache qui ressort sur les écrans du cinéma en ce moment, on se souviendra que l'auteur de ce film culte de 1972, à l'apogée de la Nouvelle vague, se suicida en 1981. Lire la suite. Jean Canal... en regardant ce film culte. 24/06/2022.    

La Rafle du Vél d'Hiv: Paris, juillet 1942. Un travail de recherche auprès des archives, comprenant celles de la police française, notamment parisienne. Son auteur, qui fut interviewé sur Public Sénat, Laurent Joly, révèle le comportement d'un commissaire de police nommément cité, lequel mettait du cœur à l'ouvrage à déporter les enfants. Un document, plus qu'un livre. Nombreux sont les ouvrages sur cette période et sur la Rafle du 16 juillet 1942 ; mais ce dernier bénéficie de nouveaux documents qui éclairent sur les arrestations et rafles, durant cette période. Les historiens fouillent régulièrement le passé pour en extraire des vérités cachées dont certaines institutions se passeraient qu'elles fussent mises au jour du profane. Le 16 juillet une commémoration aura lieu ! Elle rappellera le souvenir douloureux du Crime français, le plus ignoble de son histoire ! Un ouvrage à consigner dans vos bibliothèques, à moins d'appartenir au Rassemblement national dont un élu de l'Assemblé nationale fit l'apogée du colonialisme. (sur 7 commissaires de Paris, 5 participèrent : Daniel Girault, Delbrel, Lambeau, Hénin, Galy et 540 inspecteurs ( n'omettons surtout pas de citer le sinistre Inspecteur de police, Pierre Bonny* qui choisit de collaborer avec Le malfrat/SS français : Lafont second de la gestapo française). Soit 2400 policiers mobilisés pour une tâche mémorable dans notre histoire. *C'est cet individu qui plaça la machine à écrire dans le grenier de Seznec afin d'obtenir sa condamnation...  Jean canal. 3 juillet 2022. Un document à lire. Une page documentaire qui traduit cette époque de terreur.

Le débat d'idées. Où en est-il en 2022, lorsque les événements perturbent la quintessence de sa substance rationnelle ? Nous l'avons tous compris, la parole ne préside à aucune situation conflictuelle, quand bien même les arguments démocratiques en seraient le truchement capable de solutionner les problèmes entre les différentes parties qui s'affrontent. Abandonnons l'idée que les idéologies politiques et sociales ont généré au cours du XX° siècle et entrons dans le vif du sujet qui anime les tensions géopolitiques de ce temps. Il y a, en effet, des facteurs inhérents aux problèmes que les civilisations rencontrent, à l'heure actuelle. Sont-elles les conséquences des exactions occidentales répétées à l'encontre de l'Orient ? L'éternel conflit palestinien aurait-il encore une part de responsabilité dans la forme statique adoptée au cours de ces quarante dernières années ?

Tout est fondé sur le développement économique et son exploitation au sein des sociétés encore industrialisées en forte demande de services et biens consuméristes. Cette nouvelle guerre que nous offre la Russie, en toile de fond de crise politique mondiale, devient en fait le théâtre des années de passivité géopolitique au sein d'une Europe désorientée dans ses objectifs insatiables de vouloir regrouper des partenaires commerciaux capables de remplir les impératifs d'accessibilité à l'espace Schengen (la Turquie ne serait pas un loyal partenaire) ! L'Ukraine, grenier à blé de la Russie, nous rappelle l'histoire soviétique, prétend se rapprocher de Schengen, tout en s'éloignant du grand frère russe, non pas sans faire un pied de nez à ce dernier, mais un grand écart suffisant pour définitivement s'en éloigner. Autant le fragiliser quand l'Otan, sur les injonctions des États-Unis, invective à l'encontre de Poutine donné comme dangereux dans des intentions malveillantes. La stabilité planétaire dépend de ce partenaire étranger, ami intime de la Syrie, ennemie des occidentaux !

La Russie se sentant isolée, seule et spoliée de ses valeurs propres à l'étique traditionnelle de sa politique oligarchique, semble ne point convenir aux états qui se sont, en fait, regroupés en une seule formation politique que l'occident cultive depuis le XIX° siècle : le libéralisme ! Là où l'Europe ouvre ses frontières, la Russie durcit les limites de son territoire, allant jusqu'à annexer des bastions de son ancienne tutelle soviétique ! On sent comme un déséquilibre entre deux valeurs incompatibles dans une économie qui pourtant aurait tout intérêt de s'unir, pour réguler du moins les oscillations d'une planète malade de nos conneries. Qu'est-ce qui donc a perturber une atmosphère de cordialité toute relative, s'entend, entre deux continents qui auraient dû s'accorder sur un partage équitable des ressources, dans le cadre des échanges commerciaux fructueux pour toutes les nations ; sauf les États-Unis en récession économique !

De surcroît, il faudra tenir compte de l'alliance russe avec la Syrie qui met en place un processus militaire en faveur des troupes russes. Le recrutement de ces « mercenaires » était programmé. Ne perdons pas de vue que la Chine est déjà en crise avec les États-Unis sur des points économiques. Également retenons que l'économie mondiale souffre d'un manque de ressources précieuses pour la construction d'appareil spatiaux, entre autres de la technologie de pointe gourmande en produits rares. Bref ! Tous les éléments sont réunis pour continuer une guerre mondiale ; d'autan plus que la Russie de Poutine n'a plus le choix ! Jean Canal. 31/03/2022.

LA TRADITION DES LUMIERES. La mise en accusation de l'héritage des Lumières. L'anti judaïsme de Voltaire, en un contexte qui se prêtait fort bien à la défense des idées chrétiennes, sous un régime qui ne reconnaissait aucune autre identité que la sienne. Pourtant, l'affaire calas, c'est ce grand philosophe mais pas que, hélas !, pour les voltairiens... Les épigones de la monarchie reniant les acquis de 1789, remettent donc en cause les valeurs des Lumières. Une tendance anti-Lumières de gauche qui porte atteinte à l'esprit de ce courant politique usé, éculé par l'abus qui fut fait de son emploi désorienté ! Ayant misé aveuglément sur les bienfaits humains du progrès, ce dernier élément de la construction de la modernité sociale, s'avère présenter désormais des carences dans son exploitation. Le constat est non seulement évident, mais atteste d'une orientation opposée à l'idée que Diderot, Condorcet et Consorts avaient, en leur temps, émise dans le dessein noble de libérer les peuples de leur servitude, par l'acquisition du savoir et de la connaissance. Voltaire en retint l'abolition de la liberté pour les Noirs esclavagés (un détail de fond qui ne manque toujours pas de ranimer les esprit belliqueux sur la question éternelle du racisme) ! Un argument en fait qui autorise de déboulonner des statuts, débaptiser des lieux et censurer des textes et images ! Une espèce de retour à une dictature de la pensée s'insinue dans les esprits les moins éclairés, effectivement. Qui sont-ils donc ceux et celles qui revendiquent le droit d'en disputer la paternité ? Quelques penseurs, intellectualisés en circonstance, lesquels reprochent l’obscurantisme des Lumières, ayant intentionnellement plongé le XX° siècle notamment, dans un optimisme progressiste qui s'avère aujourd'hui un échec, au regard d'un libéralisme devenu liberticide. L'aire de la catastrophe écologique, au vu d'une actualité qui se fait en partie l'écho des réels dangers qui guettent les sociétés planétaires, cet aire tire un bilan éblouissant des erreurs industrielles perpétrées au cours de plus d'un demi siècle, et dont les sociétés payent très fort, aujourd'hui, les erreurs d'interprétation. En fait, il faut des responsables, et autant piocher chez ceux qui ont osé, en leur époque, offenser le Roi que le peuple fit guillotiner par ceux qui le furent à leur tour, par ce même peuple ! Les Lumières annoncèrent l'égalité et la liberté pour tous, laissant loisible aux peuples d'en disposer à bon escient. La question qui conclut cet article poserait plutôt le problème de savoir si le peuple fut et est toujours responsable de ses choix électoraux ? Jean Canal. 15 août 2021. 13H 29MN.

Le philosophe conclut-il sur sa thèse, parce qu'il est victime d'un système dont il a décrit avec exactitude l'aboutissement ? La Tradition conservatrice Made in England applique ses principes à ses propres ressortissants britanniques, soupçonnés de trahison ; voire de haute trahison avec Poutine ; et cela parce qu'il contracta quelques affinités en temps de paix ! L'économie et les relations qu'elle prodigue peuvent s'avérer dangereuses, lorsqu'elles dépassent l’entendement des élites non pas intellectuelles, mais politiques. L'intellectuel d référence, c'est lui : John Laughland, philosophe et essayiste. Ce fait divers qui sort de l’orthodoxie générale de la politique britannique à l'encontre de ses sujets, vient de commettre une erreur grossière (c'est à se demander si le fait exprès n'est pas une volonté du nouveau pouvoir représenté par Liz Truss). Un durcissement donc de la gestion intrinsèque à ses institutions, apparaît désormais évident en Angleterre. Il se serait adressé aux individus ne présentant aucun papier légal de droit sur le territoire ; pourtant, ici, le suspect ne présente aucune carence identitaire, aucune anomalie et rien d'attentatoire à la sûreté de l'état qui pût être invoqué en signe d’appréhension à l'encontre de celui qui devait être détenu toute une nuit en garde à vue ! Jugez plutôt de cette affaire par son témoignage, laquelle traduit l'état totalitarisme qui s'est mis en place dans toute l'Europe : « Le 7 octobre 2022, tard dans la soirée, vers 23 h 30, j’ai été détenu à l’aéroport de Gatwick, à Londres, par la police antiterroriste. Je n’ai été libéré que peu avant 1 heure du matin et on m’a pris mon ordinateur. Il ne m’a pas encore été rendu. Mon passeport et tous mes effets personnels – mon portefeuille, mon téléphone, mes clés, tout – m’ont été retirés. On m’a emmené dans une pièce où j’ai été interrogé pendant une heure par deux agents de la police antiterroriste, agissant en vertu des pouvoirs conférés à la police (comme je l’ai appris pour la première fois) par l’annexe 3 de la loi de 2019 sur le contre-terrorisme et la sécurité des frontières. » Jean Canal.12/10/2022.