BILLETS D’HUMEURS

By | 3 septembre 2019

BILLETS D'HUMEURS ARCHIVES

Les brins de causette

Quand l’État islamique aux intitulés divers, parvient à frapper le peuple français par son incidence psychologique, exercée sur les cerveaux malades d'individus endoctrinés par une idéologie vindicative à l'encontre de l'occident...nos enfants meurent sous nos yeux, dans l'impuissance générale !

COLLABORATION 1944. La justice du peuple. Monsieur Roger Farinque écrit en mars 1946, inspiré par le tribunal du peuple de Pamiers : 30 ans plus tard il précisera n'avoir trouvé aucune trace dans les archives des tribunaux qui siégèrent à Pamiers le 24 octobre 1944. Du 19 au 31 août 1944, entre trente et quatre-vingts condamnations à mort. Le chiffre moyen retenu fut 55.

Les archives détruites. Les bouches restèrent closes durant longtemps, jusqu'à leur mort. Phrase de Couton. Fin octobre, les tribunaux du peuple disparaissent.

Lorsque je revins dans cette région, proche de Toulouse, je me rendis au cimetière de Pamiers, en Ariège, pour 'voir' le carré réservé aux « traîtres », là où ils furent ensevelis après leur exécution sommaire pour certain(e)s qui avaient joué un rôle mineur dans cette collaboration toute relative, selon les intérêts que d'aucuns avaient à ce qu'elle le soit ainsi jugée ; c'est-à-dire sans aucune trace administrative : d'où la destruction intentionnelle des archives !

Début des années cinquante, les familles réclament les corps en faisant diligence auprès du gouvernement de l'époque (4° République). La population de Pamiers toujours vindicative sur les traces indélébiles de son passé ombrageux, manifeste contre cette supplique. Les Gardes mobiles sont envoyés pour que les familles récupèrent leurs membres. L'affaire sera close et le temps laissera effacer partiellement l'histoire de la ville de l'Ariège où la collaboration avait élu domicile !

Un survivant, employé de la mairie de ladite ville, ressassant cette période sanglante, précisa qu'il avait assisté à ces procès, jeune à l'époque, mais que jamais il ne ferait le récit de ce qu'il vit et entendit. Il mourut muet comme sa tombe ! Le fait d'en avoir fait allusion suffit à jeter le doute sur les raisons de ces exécutions fondées pour certaines sur des accusations personnelles sujettes à caution. L'histoire de la jeune appaméenne que j'ai essayé de mettre à la plume à travers une Nouvelle, dès mon arrivé en Ariège -je connaissais cette histoire par ma famille ariégeoise originaire de Varilhes-, verse dans le romantisme afin d'édulcorer ce drame tout en pointant du doigt la responsabilité des protagonistes qui se servirent du contexte collaborationniste pour régler des comptes strictement personnels ! Tous les arguments valent de justificatif pour alléguer les actes commis en toute impunité historique ! La récupération des biens notariaux édictés par les administrations légales de cette période attestent de la malhonnêteté des héritiers de ce crime collectif, dans l'intention de récupérer des biens immobiliers pris, de droit, aux bannis de la nation ! Ce ne fut certes pas la première fois que des victimes furent sacrifiées dans la foulée de la condamnation populiste, amalgamant les délits dont le degré fut intentionnellement confondu avec des actes atroces de collaboration innommable ! La Révolution de 1789, sous la terreur fit monter à l’échafaud autant de nobles que d'usuriers sans omettre ceux qui les condamnèrent...

Voilà ! Il serait vain de chercher à comprendre qui est réellement coupable. L'histoire s'endort avec le temps, ne laissant à l'écriture qu'une mémoire romanesque floue, ne pouvant plus distinguer les victimes des coupables... La leçon que nous pourrions retirer des années noires de la France, ne servirait qu'à reproduire, aujourd'hui, ce modèle de terreur qui s'instaure encore dans nos sociétés. Jean Canal. Ariège. 3 septembre 2019.   Liens utiles :Résistance en Ariège La Hille : témoignages de déportation des enfants.

Extrait d'Archives : Un Procureur de la République à Toulouse (d’après un rapport de son substitut) en date du 2 novembre 1945 sur le tribunal populaire de Pamiers (août 1944) :

« La salle d’audience du Tribunal Civil fut réquisitionné mais ne servit que pour la 1ère audience de ce Tribunal, le 18 août.

Mon substitut n’a pu savoir officiellement dans quel local eurent lieu les audiences autres. D’après la rumeur publique, elles auraient eu lieu soit au PC des FFI, soit à la caserne, soit à la prison même.

Ces audiences ont été tenues dans le plus strict huit clos. A la suite de ces audiences, un grand nombre de personnes furent exécutées par fusillade entre le 18 et le 31 août.

A cette date, les détenus de la prison de Pamiers furent transférés à Foix et cette sanglante parodie de justice cessa de fonctionner.

Environ 55 personnes ont été fusillées.

Aucun dossier n’a été établi. Aucune liste officielle n’a été faite, aucun acte de décès n’a été dressé ;Aussi bien est-il impossible de préciser avec exactitude le nombre des victimes de l’insurrection, de définir leur innocence ou le degré de culpabilité.

La circulaire du 8 juin 1945 ne pourrait en l’espèce recevoir aucune application.

Des sévices innombrables ont été faits aux accusés dans les différents lieux de détention et des scènes d’une sauvagerie ont eu lieu soit pendant le transport des condamnés sur les lieux d’exécutions, soit sur les lieux même de l’exécutions »

«Le cours de l'histoire. » C'est l'intitulé de la nouvelle émission de France Culture qui adoube celle d'Emmanuel Laurentin, la référence de l'Histoire sur cette radio publique, avec Jean Lebrun, parti pour des raisons obscures...pour se réfugier à France Inter ! A la première écoute, ce lundi 26 août, à 9H et quelques, « on » est d'emblée interpellé par l'absence totale d'intellectualisme ! En jouant sur des plages musicales de mauvais goût, passées en longueur pour couvrir un maximum de temps de paroles puériles sur le sujet, l'auteur ou plutôt l'acteur de cette distraction radiophonique sur le mur de Berlin abattu en 1989, tente, en vain, de traiter un sujet qui exige on ne peut plus de sérieux, de connaissance et de témoignages ! On s'ennuie et ceux qui y ont trouvé une certaine animation culturelle, doivent impérativement rejoindre France Inter où des professionnels de la radio assurent un travail digne de l'audition ! France Culture s'acculture avec le temps ! Seules « Les Nuits de France Culture », la mémoire de cette radio emblème de la culture générale enrichies par ses archives, nous apporte encore la culture par excellence ! Et encore, si on les avait laisser faire, ils en auraient changé le fameux générique dont me parlaient avec nostalgie des vieilles dames très cultivées... France Culture joue l'ouverture en sélectionnant des nouvelles figures du monde instruit !? Pour lors, il s'agit plutôt de fermeture de la Culture ! « On » tire vers le bas le peu de gens versé dans la culture dite classique et qui furent nourris de Grec ancien, de Latin et de Rhétorique ! Bref ! Une émission en moins dans mon répertoire audio, sans regret puisqu'il me reste encore Philippe Garbit qui gère « la mémoire radiophonique » des nuits de France culture. » Si vous ne l'avez pas compris et que vous considérez que la culture ne sert à rien, eh bien vous serez les premières victimes de sa disparition... Jean Canal ; bien sûr. 26 août 2019.

FRANCE CULTURE anime une émission depuis cette année sur les conjectures du chamboulement climatique qui préoccupent les populations gentrifiées, voire policées, enclines à en subir les modifications sociétales inéluctables. En ont-ils réellement conscience ? A priori, non !, sinon les classes sociales confortablement établies dans un système privilégiant leur mode de vie, auraient pris à bras le corps le consumérisme en s'évertuant de le modifier à la base, pour le bien commun de la société -ce qui n'est pas de leur intérêt ! Or, s'étant persuadées que la Plèbe définie sous les aspects de la popularité glissant vers un sémantisme proportionné au populisme, les classes appartenant au dirigisme idéologique des politiques dominantes dans le système économique actuel, se sont crues à l'abri de l'hécatombe planétaire, soit par leur choix de consommation épurée des parasites synthétiques de la chimie industrielle incluse dans l'alimentaire, soit de l'apparence par laquelle ils croyaient paraître hors d'atteinte par ce grand chamboulement qui se prépare. Ce qui ne fut point le cas, puisque leur inquiétude s'accroît au fur et à mesure que le processus irréversible du changement climatique s'accentue jusques en leur patrimoine, remettant en question leur manière de vie soudainement précarisée, au regard de l'humanité en déclin.

« De cause à effet » est le magasine de l'environnement animé par Aurélie Luneau de 8H à 9H, le samedi, sur la radio culturelle du service public que vous préservez de la corruption intellectuelle, s'entend, qui par vos impôts, qui par votre audience en nette augmentation ! Merci ! Arte, la chaîne audiovisuelle par excellence, régulièrement revient à travers ses reportages sur les désastres de la pollution en tout genre, synthétisant ainsi la situation actuelle de la modification climatique et montrant du doigt les responsables politiques passifs sur ce fait. Là, la corruption surgit de l'évidence en toute légalité en des lieux protégés même par l'ONU, l'Unesco et les Nations Unis ! On se doit de constater que la force de ces organismes est vaine dans le domaine financier.

Des invités sont conviés à venir expliquer ce phénomène qui préoccupe les personnes averties et possédant suffisamment de jugement critique pour avoir compris que la situation actuelle du climat est inquiétante pour un avenir proche, irrémédiablement plus proche que le laissent entendre les orateurs politico-financiers dont le souci est de maintenir leurs actionnaires dans la course effrénée de la spoliation des richesses planétaires !

Sommes-nous concernés par ce dérèglement dont nous pouvons observer directement les effets sur le climat et plus particulièrement sur les personnes ? Oui ! L'accusation est sans appel, hélas pour ceux qui attribueraient, avec un brin de naïveté pardonnable, ce chamboulement à l'évolution des glaciations de la planète, uniquement ; voyant ainsi dans l'activité de l'homme stupide une inhérence naturelle qui l'acquitte de sa responsabilité !

Tout ceci est établi par les scientifiques depuis déjà une trentaine d'années, voire quarante ans pour certains intellectuels crédibles, et officiellement attesté depuis une dizaine d'années par la communauté scientifique tout entière qui n'a eu cesse de lancer des alertes. Récurrentes donc sont les analyses qui viennent ajouter une information nouvelle sur le processus irréversible de ce changement.

Le scepticisme n'a sa place que chez les idiots utiles de l'appareil de désinformation (entretenu par les médias officiels qui minimisent intentionnellement un contexte préjudiciable à la stabilité géopolitique des états ! -autant dire que l'on tentent de nous prendre pour des cons) qui joue le rôle de régulateur des inquiétudes générales auprès des populations concernées par cette question, en vain ! L'inquiétude exprimée sous toutes ses formes serait de savoir comment nous allons nous soustraire à ce phénomène qui nous incombe directement et dont les conséquences auront des effets conflictuels au sein des peuples, lesquels commencent à ostensiblement se plaindre des abus. Quant à l'économie, elles en subit d'ores et déjà les effets avec la saturation des productions industrielles qui étouffent l'atmosphère sociale...

Ce qui devient intéressant c'est que le tout climatique s'attaque désormais au fléau du tourisme dévastateur qui, entre autres des immenses vaisseaux de croisière qui détruisent un écosystème sous-marin et polluent les villes portuaires, ravage les sites à trop haute fréquentation, les plages méditerranéennes et les montagnes où se pratique la gloire de l’excursion. Un abruti, momentanément isolé de sa communauté, intervenant sur France Culture, lors d'une des émissions du samedi, se plaignait effectivement des dégâts causés par le tourisme de masse, en des lieux emblématiques des villes d'art et soulignait tacitement la surpopulation mondiale attentatoire à une stabilité sociale, en général ! « l'idiot » en question, après avoir durant de longues années de privilèges octroyés par son statut de naissance, profiter du système de consommation, jusqu'à en tirer des subsides par sa contribution professionnelle, à outrance, voulait même réduire les voyages en avion, dont il avait su pratiquer l'exercice de façon pléthorique, en hausse et dont le kérosène est préjudiciable à cette atmosphère que nous respirons, de concert.

Bref ! Les cons étant également invités à s'exprimer, nous ne pouvons que constater qu'ils appartiennent de fait aux mouvements des écologiques primaires dont les adhérents font un Mea Culpa tardif en signe de pénitence, sans pour cela réduire définitivement leur impact sociétal sur le climat (de 60% de ces individus infréquentables, le taux de la population est passé à 65% en 2019) 

! La première démarche à effectuer pour améliorer cette vie quotidienne partagée entre habitants de la planète, serait sa propre prise en charge en ayant conscience que la première victime est l'individu lui-même ! L'appartenance à un mouvement quelconque, garantissant la valeur de l'action, n'en justifie nullement l'effet positif éventuellement escompté immédiatement sur la planète. Le temps nous est compté comme un cancer qui s'est déclaré et dont les remèdes ne sont que des palliatifs en attendant la fin ultime de notre propre existence. Jean Canal. 18 août 2019.

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

121 FEMMES TUÉES EN 2018. C’est à la suite du reportage effectué par la rédaction de presselibre.fr, que certaines femmes de notre entourage, nous ont sollicités pour élargir la spécificité de cette information, en la relayant aux féminicides survenus cette année 2019.

Le dossier de Libération

MESSAGE. Et si nous changions d'itinéraire afin d'essayer de s'écarter encore une fois de ces sentiers rebattus que plus personne ne veut emprunter de crainte de rencontrer trop de monde sur sa route. Non pas celle de Kérouac, elle est trop édulcorée, sans terrain accidenté et toute tracée -on la pressent et en devine les étapes ? Lire la suite.

La mort : une banalité de la vie. C'est la démographie qui régule les flux humains jusqu'à en répartir les taux de mortalité, dans l'échelle de l'existence. La mort, quand elle n'est pas due à une interruption inattendue de la vie, accidents, assassinats ou meurtres, répond à la perpétration qu'elle génère au sein des sociétés, en affligeant tristement les personnes directement affectées par ce drame. Néanmoins, au fil des années, ce phénomène naturel a su se banaliser confronté aux événements internationaux de conflits, de terrorismes et des guerres perpétrées avec l’assentiment des nations qui ont été impliquées dans la dispute des intérêts économiques en jeu. Ramenée au minima de la partie sociale qui la touche, la mort est plus sensible, au regard que le public lui porte, moyennant « l'animation » médiatique qui en est faite, intentionnellement... Nous nous en sommes distancés suffisamment de sorte à ne plus en porter le deuil, quand il s'agit de populations étrangères à la nôtre, d'autant plus quand les obédiences religieuses en sont les principales responsables. Les morts de Daech, ceux des catastrophes naturelles incluses ne nous touchent que si nos attaches sont fermement lié à des entités comparables aux leurs, comme la religion, la culture et l'histoire ! Les milliers de migrants qui ont péri en méditerranée ont-ils subrepticement coupé l'appétit des spectateurs affamés d'actualités à caractère sensationnel ?! Sommes-nous réellement affectés par les massacres d'africains, imputés aux terroristes islamistes qui continuent à perpétrer la terreur dans des états africains corrompus ? Ou sera-ce notre propre mort qui d'ores et déjà nous inquiète ?

La mort relativisée par les victimes ne touche que les individus parents au fait qui relate cet état naturel des choses, systématiquement classé dans la rubrique des faits-divers. C'est ainsi que l'on se sent plus proche des morts qui nous semblent proches de nous. 6 avril 2019.

C'est comme si vous me disiez que ce soir, à la clarté de votre lampe de chevet, vous décideriez de lire « l'Oraison funèbre » de Bossuet, prélat de Louis XIV ; qui pis est si vous êtes d'obédience religieuse protestante ! C'est donc d'un écrivain que plus personne ne lit et qui connut ses grandes heures de gloires par ses articles journalistiques et ses livres regorgeant d'insolence incisive, dont je vais vous parler à travers quelques tableaux peints de personnages controversés, intellectuellement. Couronné du prix Goncourt en son temps, plébiscité puis raillé, il laissa sa littérature intacte des opinions qui la construisirent, à dessein qu'elle soit consultée par des gens curieux de nature  ! Voici comment un écrivain, pamphlétaire de surcroît, loin des critiques putrides de ce XXI° siècle fétide, dépeignit avec sentimentalité évidente un qui ne fut pas des siens, œuvrant au cours du XIX° siècle, puisque lui-même chevaucha aussi sur le XX°, en en regrettant le premier qu'il considéra comme culturellement accompli (les deux guerres mondiales auraient-elles pourri l'esprit des intellectuels ou donnèrent-elles plus de force à leur émancipation idéologique?) - « L'opium des intellectuels » de Raymond Aron en confirme la raison ! Sous sa plume descriptive, l'incision du portrait met au jour des traits en profondeur de hautes personnalités de la pensée dont celui qui interpella de façon plus intimement sa réflexion. Il fit le portrait d'un qui devait devenir le père d'une idéologie toujours contestée aujourd'hui et, cependant, adoptée maladroitement par quelques uns..., faute d'un contexte inapproprié. Non ! Ce n'est pas celle à laquelle vous pensez, sans y croire ! Bien sûr, l'incidence des lectures faites en amont de sa construction intellectuelle compte dans le développement de ses idées, comme en chacun qui cultive la littérature en sons sens épistémologique. Lui, on en parle au Collège, l'étudie au Lycée et le découvre à l'université dans les sciences sociales. Il passe à travers des grands thèmes de l'étude licencieuse que l'on lui devrait, au même titre de l'attention portée à Jean-Jacques Rousseau, par exemple. S'étant entiché d'une idéologie par la force des événements personnels et inaliénables à sa condition, il représente aujourd'hui encore le fondement d'une idéologie politique dévoyée de ses origines intellectuelles qui se sont adaptées à l'air du temps, fragmentées aux intérêts de chaque parti qui en revendique une essence politique. Nourri, entre autres, de Fénelon que l'on ne présente plus, il côtoya les auteurs révolutionnaires en son temps : Marx, pour ne pas le citer !  La société de maintenant a complètement abandonné son idéologie qui, prise au pied de la lettre, sonnerait le glas de nos systèmes sociaux ! C'est plutôt par nostalgie que l'illusion est faite à son sujet, en hommage à celui qui releva des points si particuliers de sa personne et dont un ouvrage majeur nous le rappelle à notre bon et loyal souvenir. Blasphématoire dans ses idées toujours portées à l'encontre du pouvoir politique, il combattit les pouvoirs en place avec pacifisme pour défendre la cause humaine avant tout autre considération sociale encline à favoriser une classe au détriment d'une autre ! En découvrant le personnage, déjà lu, s'entend, on s'affectionne pour son siècle quand la misère enfantée des souffrances sociales, inspirait les théoriciens de la genèse politique : celle qui construira les partis officiels que nous connaissons, ce jour. Et si l'on devait lui attribuer une position sociale, aujourd'hui, il serait du côté des gilets jaunes, mais peut-être pas de celui de Mélanchon ! Bref ! Vain serait de vous dévoiler son patronyme qui fait toujours frémir les chefs d'état ! Bonne lutte, casanière soit-elle... Jean Canal. 2 décembre

Un monde parfait ! A défaut d'ouverture vers l'extérieur, intentionnellement indéfinie dans la sphère géopolitique, les pays d'Afrique en viendront à fermer définitivement leurs portes aux occidentaux ! L'appel économique lancé à l'Europe, à l'Asie (Chine -Algérie, Éthiopie, Djibouti recourent aux chinois) et les pays arabes : Oman a permis de favoriser l'émancipation géopolitique de la région (le port de Djibouti en est la signification évidente avec un point stratégique sur le Golfe d'Aden). L'Afrique s'est donc considérablement occidentalisée avec des immeubles à l'européenne érigés à Massawa, reconstituant ainsi les schémas de nos banlieues et une transformation de l'agglomération éthiopienne redessinée par la Chine ! C'est l'Afrique à l'occidentale qui se profile en filigrane des lieux historiques préservés pour le tourisme, en reproduisant les stéréotypes occidentaux, ne serait-ce que part la technologie de pointe exploitée pour l'émancipation individuelle des civilisations autochtones. Les roses bon-marché se cultivent en Éthiopie qui les envoie en Europe, sans parfum ! Le pire serait le Maroc qui développe son patrimoine moyennant la présence des européens ancrés dans son sol ! L'Algérie a su se protéger, la Tunisie souffre de la carence de sécurité anti-terroriste et les autres états de l'Afrique du Nord ne sont plus sûrs ! Quant à l'Afrique dite noire, les dictateurs en place ont tellement saigné leurs peuples que ceux-ci se tournent, aveuglément, vers l'Europe, le nouvel eldorado occidental ! L'échec est patent. L'Afrique devient un fragment de l'occident. Les bases militaires françaises de Djibouti sont supplantées par l'armée chinoise qui prend place (le néocolonialisme supplante les précédents colonisateurs déboutés du territoire en 1977 ; lesquels aujourd'hui, s'acquittent d'un droit de résidence onéreux, en remerciement de maintenir deux mille hommes de troupe sur l'ancien TFAI ! Jusqu'à Zanzibar qui devient la destination des touristes recherchant non pas la culture, mais les sensations fortes que procurent la fête... Reste Madagascar, me direz-vous, ou bien le Kenya anglais ! Ne me citez point la Casamance ou bien le Sénégal en destination de vacances, les autochtones sont repus des français et consorts ! Il faut recréer l'Afrique, non pas celle de Rimbaud ou de Monfreid, mais celle de Lucy ! Elle existe encore dans les livres... Adieu. Jean Canal. 16 novembre 2018.


La Crise financière de surcroît, serait inéluctable aux comportements spéculatifs de l'ensemble des marchés boursiers. Une force inhérente entraîne un phénomène rédhibitoire vers une évolution économique dépassant la valeur des biens consuméristes, dévalorisés pour la cause. Sa programmation s'échelonnerait aux alentours de 2020 ; c'est-à-dire demain ! Êtes-vous préparés à cette nouvelle épreuve qui risque fort de corroborer les prévisions relevées en filigrane au cœur des politiques actuelles fondées sur un argent virtuel employé comme palliatif aux résolutions financières  impossibles ?! Seul un économiste qui se perdrait en chiffre au même titre que les prévisions météorologiques fort perturbées par un chamboulement devenu, lui, évident, pourrait déduire une conclusion sur l'état actuel de la situation. Elle découle du résultat de la spéculation qui « étouffe » les marchés boursiers acculés à l'impossibilité de répondre favorablement à la demande, étant subrepticement privés d'offre ! Et ce sont ces mêmes chiffres qui font l'objet de discordances en Europe, précisément : des taux à ne pas dépasser sous prétexte de chocs économiques ! Il a fallu, évidemment, glaner quelques informations spécifiques à ce sujet pour en déduire ce qui précède notamment. En puisant dans des ressources intellectuelles appartenant à d'éminents personnages du monde de l'exégèse socio-économique (lesquels ne spéculent point en faveur d'un intérêt servant des causes déloyales, comme c'est fréquemment le cas en politique, plus particulièrement) les analyses sont effarantes et en fait rédhibitoires sur les faits présents tout en laissant dubitatif sur cette vue à court terme d'un contexte irréaliste au regard que l'on lui porterait maintenant. Il est vrai, cependant, que l'équilibre mondial vacille dans ses rapports entre dirigeants cultivant une politique divergente de l'ensemble de la planète, plus préoccupé à apaiser les tensions collatérales des pôles extrêmement conflictuels ; car les guerres ne font plus recette ! Les tendances religieuses de ces dernières années ont révélé une certaine vérité sur les appartenances identitaires territoriales et la conquête utopique des terres perdues, ancrées dans des cultures fondamentalistes où les lois universelles du commerce ne prévalent plus. L’Avènement spectaculaire de nouveaux chefs d'états enclins à nourrir une hostilité économique en se prévalant d'une espèce de protectionnisme aux formes nationalistes, leurre la réalité sociale dont le bilan est catastrophique ! Paradoxalement à la situation actuelle qui entretient une apparence d’apaisement social, en effet, les conjonctures de ces dernières années ont généré une misère relative aux budgets de chaque état, accentuant les clivages de reconnaissances identitaires. Et les guerres ont aggravé ce contexte. Non pas des situations caractérisées par les vagues successives de migrants qui connaîtront le revers de l'intégration communautaire à leur statut, mais la misère sociale des classes petites et moyennes qui subissent de plein fouet une situation économique en dégradé, dévalorisant leur statut. Rien, à ce jour, ne laisse présager que les choses vont empirer de façon considérable dans moins de deux années. Et pourtant, des signes ostentatoires se sont suffisamment manifestés au sein d'états faisant volte-face au système officiellement adopté par des sociétés policées qui désormais aspirent de plus en plus à recouvrer leurs valeurs identitaires considérées en danger, soutiennent-elles... Inutile de comparer ce début de siècle avec celui qui a couru auparavant, le contexte est paradoxalement différent, en ce sens que la technologie permet d'appréhender l'avenir, sans pour cela en modifier sa trajectoire ; sans doute pour des raisons économiques encore inconnues...du grand nombre ! Jean Canal. Une idée de l'économie sociale. 13 novembre 2018.

Eussiez-vous convenu, ne fût-ce par une tacite reconduction de cette approbation ayant d'ores et déjà été faite à mes écrits licencieux, par l'élite mal-pensante ci-après évoquée, que la conversation continue de connaître un succès grandissant chez ceux qui n'ont rien à dire et qui le disent fort bien d'ailleurs ; les acceptant tels qu'ils se présentent, puisque, au même titre que l'offre agissant selon l'importance de la demande, de plus en plus d'imbéciles qui, a priori, paraissent heureux de leur condition, cautionnent ce phénomène linguistique, moyennant le système de diffusion attribué aux médias audiovisuels qui, de manière pléthorique, encensent le factuel avec des envolées hyperboliques étonnantes de connerie. L'important est de saisir au bon moment l'actualité afin d'y extraire les événements susceptibles d'attirer le plus d'attention, en y mettant les formes cependant. L'image animée (ce que les professionnels de la chose, nomment reportages) sélectionnée intentionnellement par les fabricants de marchandises visuelles, montre une réalité, certes, qui reflète le plus souvent une spécificité locale extraite d'un contexte général, considéré par les médias comme un drame social important faisant l'objet de priorité dans l'organigramme rédactionnel, voire un fait historique à consigner dans les annales de la mémoire collective ! En effet, enrichi par des apports consensuels découlant des conjonctures sociales, dans lesquelles sont puisés des événements impérieux, le bavardage de nos contemporains paraphrase l'actualité et lui attribue de facto des commentaires le plus fréquemment inappropriés, détournant intentionnellement l'esprit général populaire de ce qui devrait en constituer son importance. Les dernières études de fond traitant d'un sujet anodin qui pourtant sert à mesurer la capacité intellectuelle de chacun, capable de réagir selon ses propres potentiels acquis ou/et génétiquement hérités selon l'appartenance sociale, attestent de la perte évidente de cette aquisivité (terme obsolète, mais visible encore dans le Littré) fragilisant le taux du Quotient Intellectuel dans les professions, situées les plus en amont de la sphère intellectuelle dirigeante. Emmanuel Todd parle d'absence d'intelligence chez ceux qui développent leur intellect de façon trop exponentielle dans une matière les écartant de l'essentiel... de sorte à se conforter trop d'assurance dans leur savoir qui s'appauvrit par la mauvaise exploitation qui en est faite : il y aurait de plus en plus d'abrutis dans toutes les professions. On sait donc, désormais, de sources fiables qu'il peut y avoir autant d'abrutis dans des professions qui paradoxalement garantissent l'exclusion de cette tare, par le statut qu'elles confèrent à ses disciples, autant que chez des personnes ne présentant aucun critère référencé par cette force dissuasive de l'intelligence moderne. -Une relecture d'Hyppolite Taine serait de bon conseil pour ceux qui l'ont autrefois survolé dédaigneusement ! Traduisant ce phénomène à considérer toutefois comme naturel, la société pensante a considérablement diminuée dans sa globalité, témoignant ainsi de la stagnation de son esprit critique entre gens de bonne naissance, dirions-nous, complaisamment. Les langages captés dans les endroits les plus communs, souvent issus de langues vernaculaires, baignant encore dans une culture ancestrale certes obsolète, relatent l’incompréhension d'un mécanisme sociétal pratiquement impossible à modifier dans ses infrastructures profondes et qui maintient désormais l'état des choses dans une constante situation fléchissante vers l'intérieur d'un système de plus en plus verrouillé. La glose voudrait que la masse se renouvelle par elle-même avec des produits manufacturés à la mesure des besoins imposés en aval de la sélection consumériste opérée inopinément. Le QI n'ayant jamais été une référence dans l'analyse générale de l'intelligence, dont les critères échappent toujours (et c'est une bienfait) aux exégètes des études institutionnelles, il s'est inscrit dans une discipline épistémologique de référence dans un mécanisme de pensée engendrant un avis prépondérant dans les décisions graves pour l'avenir des populations. L'implosion des états assujettissant les peuples à une dictature de la pensée, est un signe qui déclame un problème majeur dans l'évolution individuelle de l'individu ! C'est un sujet délicat à aborder, certes, dans la mesure où la communauté sociale admet, majoritairement, une légitimité dans l'application de normes internationales pour résoudre des problèmes cruciaux à la stabilité planétaire. Quelle que soit l'appartenance sociale de chacun, on ne peut rester indifférent sur des sujets impérieux dont nous sommes dépositaires, ne serait-ce que par la responsabilité qui nous incombe tous ! Jean Canal. Réflexion sur l'état du monde. 28 octobre 2018.

LA CONVERGENCE DES IDÉES. Depuis cette date, celle de la publication de l'ouvrage de Bernanos, l'esprit général d'une civilisation entière a connu quelques perturbations sociales qui ont considérablement détourné les idéaux des peuples ; tout en entretenant un raisonnement qui fait acte sur les années écoulées depuis la rédaction de ces écrits. Philippe Pascot agissant sur les médias en ligne et sur le terrain à titre de conférencier dénonce, à sa manière, avec une maladresse intellectuelle partisane, une société orientée vers l'abrutissement des peuples. Il est certes plus violent dans son analyse en synthétisant le phénomène qui a conduit les masses à subir indolemment la dénaturation du savoir, au détriment du peuple. Son analyse perspicace repose dans l'expérience qui lui permet de critiquer le système social, tout en rappelant que le peuple possède toujours le pouvoir de volonté de changement profond.

« Les imbéciles sont travaillés par l'idée de rédemption. Evidemment si vous interrogez le premier venu d'entre eux, il vous répondra qu'une telle imagination n'a jamais effleuré sa pensée, ou bien qu'il ne sait pas très exactement ce que vous voulez dire. Car un imbécile ne dispose d'aucun instrument mental lui permettant de rentrer en lui-même, il n'explore que la surface de son être. » Georges Bernanos. Les grands cimetières sous la lune. 1937.

Bernanos témoigne en complétant cette sinistre aventure que fut, pour lui, la Guerre d'Espagne, de maints exemples arrachés à la sordide circonstance d'actes de guerre odieux, caractérisés par des exécutions sommaires avec la bénédiction ecclésiastique : femmes, enfants, vieillards tués de sang froid. C'est sous la forme de tableaux surréalistes (Guernica, Picasso) que se révèlent les passages les plus effroyables de ce récit humaniste, aux accents engagés. Dénonçant une simple vérité qui sera vérifiée par la suite, Bernanos s'insurge de la complicité passive de la France et des pays qui ne se sont point mobilisés, quand les nazis et les fascistes italiens (c'est un pléonasme) ont soldé la guerre d'Espagne en hécatombe, sous le regard hagard des européens ! A lire, donc. Histoire de se replonger dans ce qui fut une page noire de notre conflit mondial de la seconde guerre. Comme quoi, on peut encore massacrer des peuples en toute impunité... 19 juin 2018. Jean Canal.

UN MOIS DE MAI IMPARFAIT. Les imprévisions météorologiques surprennent jusques aux dépendants de la manne touristique installés dans des stations balnéaires qui subissent des trombes pluvieuses, pénalisant le commerce par la raréfaction de chalands enclin à consommer ; la plainte lancinante et récurrente des innocents de ce système, semble une complainte qui accompagne le râle des autochtones pris au piège du chamboulement climatique auquel ils ont contribué durant des années ! A défaut de reconnaître sa participation active à la destruction de la planète, « on » cherche des responsables soit dans le gouvernement qui piétine à prendre des mesures économiques, soit dans les impondérables de l'existence qui ne nous prépare pas à ce genre de changements brusques. Le climat, en effet, devenant de plus en plus capricieux, donne un avant goût de ce qui attend une partie importante des pays situés en des espaces géographiques sujets à des températures extrêmes, oscillantes du chaud au froid de manière à perturber l'équilibre biologique de notre espèce, par une météo saisonnière imprévisible ! Évidemment, les efforts individuels pour atténuer ce phénomène ne sont toujours pas visible chez chacun qui triche et joue la carte de l'éthique biologique ; politique y compris !

Laissons, toutefois, l'imagination rejoindre les statistiques scientifiques du GIEC et donnons lui le pouvoir de la fiction que les romans d'anticipation décrivent admirablement ! Dans l'absolu, les pourtours de la Méditerranée deviendront des déserts arides où l'agriculture aura complètement disparu. Les neiges ayant en grande partie fondues et les glaciers asséchés, les montagnes seront dépourvues d'arbres et de ressources naturelles animalières et végétales. Quant aux plaines, là-même où la civilisation avait élu domicile, persuadée de développer des villes gigantesques pour répondre aux besoins des populations accrue par une démographie migratoire importante, elles ont fini par propager des maladies cancérigènes dues à la pollution importante, décimant les personnes les plus vulnérables comme les vieillards et les enfants.

Les caprices du temps vont donc se succéder et perpétrer des désastres tout relatifs aux contextes géographies. Le chaud et le froid vont alterner de manière imprévisible, de sorte à surprendre les civilisations. Un scénario qui vaut tout de même la peine d'être vécu, ne serait-ce pour essayer d'en voir une de ses fins, comme un épisode... Jean Canal. Au mois de mai, écris ce qui te plaît.

                               Pour que Abel Gance entreprît d'écrire un scénario sur ce sujet, de le mettre en scène et de produire Napoléon au cinéma muet en son temps, c'est effectivement que le thème historique présentât un intérêt cinématographique de grande importance ! 1927, c'est l'année de cette production filmée, entre autres, sur les lieux de la nativité de l'aiglon, en Corse, terre divisée par les clans légendaires qui ont, chacun dans son rôle, accepté de prêter leur concours pour incarner les personnages de l'époque.

Le film commence avec ces scènes de collégiens livrés à une bataille de neige. Le tout jeune Bonaparte se distingue déjà par sa stratégie militaire innée ! L'Empereur est donc né ! Il donnera plus tard à la Révolution de 1789 son apogée ! Du Collège de Brienne à la chute de l'empire suite à une coalition européenne armée, le règne de Napoléon Bonaparte n'a pas laissé les historiens indifférents à cette période historique qui ne manque toujours pas de susciter encore des controverses. Napoléon le tyran pour les uns, l'usurpateur pour les autres et abolitionniste pour le peuple ! Tels seraient, encore aujourd'hui, les interprétations faites par ceux qui s'intéressent à ce personnage singulier inscrivant l'Histoire dans une pérennité universelle ! Être bonapartiste revient à endosser l'image d'arriviste ! Quelle odieuse comparaison quand on songe au parcours chaotique de l'empereur qui dut sans cesse lutter pour imposer sa vision de la guerre ! L'Europe fut agenouillée devant la grande armée ! Un chef-d'oeuvre de 5H 30MN à regarder avec lyrisme. Vive l'empereur ! Jean Canal.

Des idéalistes au chevet de l'humanité pour parfaire les sociétés et les modeler à l'image spirituelle du monde. Depuis Diogène dont l'habitation se résumait, dit la légende, à un tonneau, ils ont œuvré pour le salut de la planète. L'histoire universelle ponctue de leur passage les sociétés qui ne semblent avoir préservées de leur philosophie sociale que quelques préceptes matérialisés. L'idéalisme est-il donc compatible avec les conjectures sociales croisées d'aujourd'hui ? La réponse est sans appel et paradoxalement d'actualité : oui ! Un concept abandonné par ceux qui l'avaient exploité, selon la formule consacrée d'Elysée Reclus et le mode existentialisme de Gandhi, la décroissance serait la solution au productivisme évoqué en amont de la modernité industrielle (disparue en France) afin d'équilibrer un consumérisme attentatoire, plus que jamais, à l'hégémonie planétaire. Les écologistes en avaient fait leur cheval de bataille contre le gaspillage polluant du productivisme ! L'environnement en eût été affecté par l'excroissance de cette consommation qui aurait due être réduite à l'essentiel ! Il n'en fut rien ! Les Bosbos, par manque de volonté et d'assiduité, y ont renoncé, ne supportant point la privation dont il ont toujours ignoré les affres... On pourrait même constater que le contraire se développe de façon exponentielle au cœur des villes saturées de pollution en tout genre : même les humains sont devenus une entité polluante... Les quelques idéalistes qui résistent encore à une espèce de dictature de l'esprit, se replient sur eux-mêmes, abandonnant, délibérément, une société vouée à elle-même, dans laquelle, ils ne se reconnaissent plus ! Jean Canal. 19 mai 2018. Hommage à ceux qui rêvaient d'un autre monde. 

L'encyclopédiste. C'est sous ce sobriquet que Denis Diderot se reconnaît dans la littérature,  notamment au fil de sa correspondance avec d'Alembert, son ami. Fructueuse et instructive sur tous les plans, particulièrement sur celui de l'infrastructure de  l'université de l'époque, (nous sommes au XVIII° siècle : celui de Voltaire et Rousseau). Diderot évoque en quelques lignes, lors de ses échanges épistoliers, l'importance de préserver à la langue son apport gréco-latin en apprenant ses deux langues de front. La méthode ainsi appliquée donnera sa puissance descriptive et intuitive à la langue française que plus personne ne parle correctement, même sur France Culture. Le langage politique n'étant pas considéré comme du français parlé, mais plutôt un galimatias circonstanciel répondant à un auditoire atteint de surdité soudaine, il appert une espèce de paradoxe dans cette parodie rédhibitoire des Sermons de Strasbourg comme balbutiement de ce qui fut la langue française, jadis. Jean Canal. 22 mars 2018.

L'apostolat de la thèse journalistique à titre de démonstration intellectuelle au sein des Rédactions officielles de la presse française, tel est l'intitulé de ce chapitre ouvert sur l'actualité médiatique.

Le statut de journaliste s'acquière par le biais de la rédaction qui vous reconnaît comme tel en son sein et de laquelle proviennent vos ressources principales (justificatif à l'appui) et/ou à l'issu des écoles de journalisme qui délivrent des « diplômes ubuesques » selon le niveau d'études obtenues attestant de votre capacité intellectuelle à travailler dans cette branche professionnelle. En vous reconnaissant apte à l'emploi, vous obtiendrez votre carte de presse renouvelable chaque année. Il vous faudra indéniablement vous distinguer d'entre les vôtres de la Rédaction, sans piétiner leur territoire tout en ne ressemblant à aucun. Le style est important, c'est lui qui signera vos écrits toute votre vie (n'en cherchez pas, il est naturel) -évitez d'imiter. Le débordement en des digressions propre aux envolées littéraires est proscrit, il faut se résumer au sujet d'actualité, sans plus ! Évitez le zèle qui consiste à faire croire au lecteur que vous êtes cultivés et instruits, il s'en apercevra très vite ; parce que toutes les classes sociales auront accès à vos articles... Convaincre le petit peuple est facile, les gens cultivés, moins. Les écrits restent et les paroles s'envolent, précisaient déjà les Romains.

Il existe cependant plusieurs presses, vous vous en êtes rendu-compte. Celles qui nous intéressent ici se retrouvent dans le factuel traité au quotidien, le national et l'international, excluant une fausse presse qui gargarise ses lecteurs de reportages à sensations, en exhibant de l'actualité, les faits divers en tout genre, exploitant la vie intime des personnalités mondaines et politiques.

Les journaux papiers demeurent paradoxalement encore lus ; parce qu'ils traitent au quotidien l'évolution des événements. Les hebdos appartiennent à ceux qui veulent en savoir plus sur des sujets précis. Quant aux mensuels, comme le Monde diplomatique, ils font une synthèse sur l'actualité mondiale considérée comme majeure dans l'intérêt que le lectorat attend ! Minutieux dans leur travail, ils se doivent de livrer nûment la vérité sur les événements cruciaux qui se déroulent de part et d'autre de la planète. Et le Diplo réussit adroitement depuis Claude Julien.

Le quotidien local, lui, se nourrit du factuel de région en pratiquant une information nationale obtenu par l'AFP qui fournit 50% de l'info générale de la presse française !

Les rares journalistes qui respectent le code d'honneur qu'ils ont reçu dans le cadre de la déontologie à laquelle ils sont astreints, eux, recherchent toujours les raisons pour lesquelles un fait se produit : ils remontent à la source ! Il n'en faut pas plus que cela pour établir un dossier de presse en bonne et due forme, conforme à l'éthique que la presse se doit de représenter au cœur de la population avant tout.

Si aujourd'hui, la presse n'apparaît plus comme le quatrième pouvoir qui ferait trembler l'état, c'est que quelque part elle a dérogé à son devoir. Mediapart qui se distingue autant que le Canard enchaîné par des révélations insoupçonnées, demeure une nouvelle valeur sûre dans l'information ; quand bien même pouvons-nous critiquer la forme de travail adoptée : pour exemple l'introspection journalistique auprès du Premier Ministre, Philippe Édouard, reçu dans les locaux de la rédaction. Une forme d'inquisition intellectuelle s'éloignant des pratiques de rhétorique de toute évidence ignorées par les inquisiteurs en question. La recherche d'une vérité de polichinelle appauvrit le sens profond de l'enquête politique au détriment qui du journal, qui du lectorat !

L'audiovisuel a tendance à se diversifier selon l'audimat. C'est le spectateur qui fait sa télévision ! C'est pour cette raison que les chaînes de télés françaises produisent 90% d'abrutissement général afin de maintenir une partie de la population dans le marasme intellectuel, culturel et informationnel... La chaîne autrefois culturelle, ARTE, glisse lentement vers la diffusion de feuilletons à connotation thriller, de sorte à capter plus d'audience chez ceux qui ont besoin de divertissement culturel...

A titre purement indicatif, nous citons quelques journalistes nous apparaissant pertinents dans un travail d'intérêt général : Brice Couturier, Natacha Polonie, Aude Lancelin, Claude Askolovitch. Pardon si nous en avons oublié...

C'est un hommage à Séverine, Princesse du journalisme, que nous rendons, en l'occasion d'une rediffusion sur France Culture de la vie et la mort de la première journaliste femme, du XIX° siècle.

Veuillez excuser la rédaction de cet article bâclé, sans style de grand apparat, résumant trop brièvement l'essentiel, mais le sujet valait-il la peine que je le traitasse avec on ne peut plus d'assiduité ?  Jean Canal. 4 février 2018.

 L'évolution vers une République (25 septembre 1792) ne se fit pas sans heurs contradictoires sur l'interprétation qu'il fallait lui donner. 1789 sonna le glas de la monarchie en annonçant la fin de mille cinq cents ans de règne d'obéissance : l'exécution du roi signa la fin d'un ancien régime honni de l'intérieur ! Le peuple avide de vengeance décima ses origines historiques au nom de la liberté. Malgré l'origine aristocratique de la Révolution qui puisa ses sources au cœur de ceux qui en avait écrit les préceptes (Montesquieu, Diderot, Rousseau et Voltaire, etc.), c'est le peuple qui jugera de son avenir dont le tribunal se tint sur l'échafaud !  Le XXI° siècle ne semble plus préoccuper par la démocratie évoquée par Locke de laquelle il fera l'expérience, sous les lumières de Rousseau, Montesquieu et Alexis de Tocqueville plus tard, entre autres de ces penseurs qui ont débattu durant des événements majeurs dans l'histoire des libertés individuelles. Sa pratique fait preuve à chaque instance du pouvoir de son efficacité souveraine pour débattre sur des sujets sociétaux encore d'actualité, lesquels ne trouvent aujourd'hui plus qu'hier de solution satisfaisante pour apaiser les mécontentements constants des populations versatiles et enclines à subir un système adopté souverainement par tous. Les clivages entre classes sociales se sont accentués par l'accaparement de richesses favorables aux uns et au détriment des autres. Les valeurs ne représentent plus celles liées à une éthique, contrairement aux pays moins riches qui parviennent à cultiver une certaine idée de l'existence toute relative à leur condition déplorable. Les recommandations des penseurs antérieurs à notre contemporanéité et inscrits dans les annales intellectuelles de notre histoire des idées ne prévalent plus pour appréhender le monde de façon à se préserver des risques éminents qui encourent. Désormais, la principale préoccupation d'un état est de savoir à quelle place il se situe dans la hiérarchie des conquêtes économiques en vigueur. Il semble indispensable et salutaire pour toute une nation d'être compétitive afin de pouvoir concurrencer un adversaire indéfini ! Et le phénomène est tellement réel que la conviction est le sujet qui anime le politique dans toute sa perspicacité ! Relayé avec un système intellectuel pratiquement indolore qui se développe sous des formes audiovisuelles, ce principe de précaution devient une règle adoptée, en signe de sauvegarde nationale !

                       A l'heure actuelle, nous ne sommes libérés d'aucun joug asservissant toujours notre pensée...elle-même sujette à des variations idéologiques répondant à nos ressentiments collectifs. Le peuple n'a jamais été autant inculte de lui-même, par lui-même et auquel il incombe la responsabilité de son état ! Tout ira dorénavant très vite de sorte à ne s'apercevoir qu'après coup du résultat inattendu de ce que nous avons produit en amont de cet acquiescement tacite relatif à notre volonté de rester au service de la Société ! Une prison à l'air libre, sans barreau aux fenêtres, ni chaîne aux pieds ! Telle est cette société nouvelle qui semble d'ores et déjà convenir à tous. Vous me permettrez de rester en dehors de vos fréquentations et de prétendre au droit à l'indépendance individuelle...

Des conjectures mondiales qui pénalisent des relations internationales au détriment des peuples, agenouillés devant les nouveaux pouvoirs ! La paix devient un mot d'usage courant servant les causes ennoblies par des chefs d'état qui se succèdent tout en demeurant en place. Les exemples les plus frappants, dont un est une nécessite vitale pour l'Algérie, sont ces chefs d'état qui jalousent le pouvoir en refusant l'idée de démocratie, les obligeant à l'abdication ! L'Afrique en regorge et après la décolonisation française, notamment (employons les termes convenant), les dictateurs se sont installés durablement.  Le néocolonialisme favorisant ces entreprises légitimées par des accords financiers contractés dans le cadre de l'exploitation des ressources naturelles, il en ressort un tacite consentement sur les politiques menées et quelquefois soutenues entre les pays d'origine et les états souverains... dans l'économie de marché. C'est une information de polichinelle, bien sûr. Ancrée dans les relations internationales, cette méthode est pratiquée, effectivement, de façon unilatérale sous les aspects du libre échange inclus dans la mondialisation. Les conflits qui ressortent de cette conjoncture devenant mondiale, trouvent leur cause dans l'économie de marché qui ne peut, hélas !, souffrir de sentiments à l'encontre des laissés pour compte pourtant plus nombreux dans ce grand ensemble. Avec les derniers événements survenus au Moyen-Orient et qui perdurent au-delà des espérances de paix alléguée, c'est accentué un ressentiment profond qui creuse l'écart déjà prédominant entre des civilisations enclines à développer leurs propre cultures, cultivées en signes de reconnaissance identitaire, non seulement dans les pays d'origine, mais également dans les pays d'adoption ! Ce repli vers des racines éparses dans la société confronte donc des idées opposées, de sorte à créer un isolationnisme social, en répartissant les communautés ainsi renaissantes d'avec un grand ensemble pluriculturel qui n'en a jamais eu que les apparences. A suivre. Jean Canal. 9 avril 2018.

Vivre en France aujourd'hui relève du parcours du combattant. Nombreux sont les citoyens lambda qui sortent armés ! "J'ai ce qu'il faut", réplique un citoyen banal, a priori, qui confesse "en avoir ras-le-bol de ces djihadistes". Vivre en France n'est plus une sine cure, comme au temps des années soixante-dix, sous Pompidou et Giscard, quand les libertés recouvraient un sens originel ! Le danger serait d'amalgamer 'ceux qui tacitement cautionnent les tueries en série' (en Syrie également) et en tirent un profit social, puis ceux qui aimant ce pays, le respectent en le prenant comme il est ! Jean Canal. 3 avril 2018.

NOUVELLES DU DIPLO. L'Editorial du Diplo de mars par Serge Halimi en première page, inspire quelques réflexions à sa lecture effectuée ce jour. "La Stratégie du choc" comme modèle politique. Réformer l'audiovisuel (la honte de la République : propos de Emmanuel Macron) impose une alternative relative à l'attente de l'audimat qui glissera vers d'autres chaînes plus attractives qui répondent à une sélection très subjective ! Tout le problème réside dans ce choix qui n'appartient qu'à ceux qui font encore la "télé" : les spectateurs. Les émissions grand public, dédiée à la masse populiste, connaissent de grands succès. Il sera difficile de produire du socio culturel pour solliciter les français à s'ouvrir davantage... A la page 21 du mensuel, Claire Lecoeuvre nous démontre la nécessité de manger bio. A travers une explication rationnelle qui révèle les phénomènes dévastateurs de notre société consumériste sur l'environnement ainsi que la bio diversité malade de nos attitudes ! En consommant des produits issus de l'agroalimentaire et d'une agriculture intensive, nous contribuons à la destruction pure et simple de notre environnement. Jean Canal. 15 mars 2018.

11 et 19 mars 2012. Toulouse et Montauban : Mohammed Merah tue 7 personnes. 7 janvier 2015 - Charlie Hebdo: 17 victimes à Paris. 9 janvier 2015 - Prise d'otages à l'Hyper Cacher. 19 avril 2015 - L'attentat manqué de Sid Ahmed Ghlam. 26 juin 2015 - Un patron décapité à Saint-Quentin-Fallavier. 21 août 2015 - Attaque d'un Thalys empêchée par des héros. 13 novembre 2015 - La pire attaque terroriste sur le sol français. 13 juin 2016 - Deux policiers tués dans les Yvelines. 14 Juillet 2016 - Nice visée pendant son feu d'artifice. 26 juillet 2016 - Le prêtre Hamel est assassiné à Saint-Etienne-du-Rouvray. 20 avril 2017 - Un policier est abattu sur les Champs-Élysées. 1er octobre 2017 - Un homme tue deux femmes au couteau à Marseille. Liste non exhaustive, si l'on tient compte des différentes attaques lancées contre les militaires et policiers. 


Depuis 1984, Jean Canal, notre Rédacteur de la publication, écoute France Culture, lit le Monde Diplomatique et se passionne pour les Lettres ; il écoute cette radio le plus souvent la nuit, et également le jour (comment fait-il ? Lui seul le sait !). Les plus belles émissions appartiennent au passé, quand le Panorama de 12 heures sonnait le glas des mauvais éditeurs, des écrivassiers de la littératures et de toute la gente pensante qui occupait la scène médiatique de l'époque. Disparus : Olivier Germain Thomas, Marie-Hélène Frayssié et tant d'autres... France Culture a toujours procédé à un nettoyage des rédacteurs d'émissions prétextant  un vieillissement des thèmes... Patrick Poivre d'Arvor plus particulièrement aimé pour son journal de 20H à la télévision, prit la tête, il y a quelques années de la radio France Culture. Il saisit l'occasion de faire le ménage et de se débarrasser d'éminentes personnes qui, par leur niveau intellectuel, portaient ombrage à sa notoriété vieillissante ! Écrivassier lui-même, trouvant facilement un éditeur par sa notoriété, il n'a jamais rien apporté à la littérature qui ne le retiendra point dans la postérité des Lettres ! Il répudia une figure emblématique de la radio : Francesca Esidori, sans coup férir.  On remarquera pour les plus attentifs que France Culture a radicalement subi des changements de fonds abyssaux : le niveau intellectuel n'est plus au rendez-vous ! Hormis quelques uns qui servent la pensée publique,comme Brice Couturier,  Alain Finkielkraut, et tant d'autres qui n'ont pas besoin d'être cités.

  • Thomas Cluzel,
  • Hubert Huertas, et son billet politique.
  • Philippe Meyer, etc., etc.

Pour Francesca Isidori, éjectée de France-Culture

L'an dernier je publiais sur ce blog France-culture en perte sensible, y exprimais ma tristesse devant l'évolution de la radio qui accompagne (accompagnait !) beaucoup d'entre nous, parmi ceux avec qui nous aimons dialoguer. Dans les rares plages encore audibles de la chaîne se comptait l'excellente émission de Francesca Isidori, Affinités électives, Monsieur Poivre d'Arvor, directeur, a choisi de la supprimer. Une pétition de soutien a été initiée par La Maison des écrivains et de la Littérature, elle rencontre un succès qui n'a pas à surprendre. Je la reporte ici :

Chers amis, Vous connaissez tous le travail de Francesca Isidori. Ayant appris qu’elle était congédiée de France culture, nous avons rédigé cette lettre de soutien que nous vous proposons de signer afin de pouvoir l’adresser plus largement, notamment à la presse, et en premier chef, aux intéressés, la Direction de France culture.Je vous remercie d’avance pour elle, et vous adresse mes sentiments les meilleurs, Sylvie Gouttebaron, Directrice de la Maison des écrivains et de la littérature.

lien vers la pétition → lien vers la pétition → 

Pour Francesca Isidori Nous apprenons avec consternation, voire indignation, que l’émission Affinités électives, produite par Francesca Isidori pour France Culture, ne sera plus programmée à la rentrée. Et on nous informe dans le même temps que Francesca Isidori est congédiée de l’antenne. Le choc, un double choc, est grand. Comment peut-on vouloir supprimer une émission de si grande qualité, qui a permis de faire entendre, dans un questionnement d’une intelligence et d’une finesse rares, des écrivains, des philosophes, des architectes, des cinéastes, … toutes personnalités majeures du monde des arts et de la pensée que Francesca Isidori, par le jeu subtil de son questionnement, invitait à faire résonner leur vérité pour l’enrichissement et le très grand plaisir des auditeurs ? Au-delà de cet intérêt, de la qualité de la sélection de ses invités, c’est aussi une manière, une attitude, une élégance, une voix, disons une justesse dramatique - en somme : un grand métier -, que l’on ne saurait soustraire à notre attente. France Culture, sa direction, en l’occurrence Olivier Poivre d’Arvor, se doit de préserver pour nous, pour le service public, ce style qui fait encore la singularité de la chaîne, singularité reconnue et enviée dans toute l’Europe. Cette même direction, que nous mettons solennellement en cause, se doit de mettre en valeur un timbre que Francesca Isidori incarne au plus haut point. Pourquoi fallait-il l’expulser ?
Nous sommes très fâchés et profondément inquiets, non pas parce que nous ne voulons pas que France Culture évolue, mais parce que nous sentons bien que l’on porte atteinte à la nature même de son action. Les voix que l’on perd sont pour nous autant de langues qui meurent.
Nous désirons donc manifester à Francesca Isidori notre soutien sans réserve et entendons rendre publics toute l’émotion qui est la nôtre et l’état d’alerte dans lequel nous nous trouvons.