BILLETS D’HUMEURS

By | mai 16, 2018
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BILLETS D'HUMEURS ARCHIVES

 

UN MOIS DE MAI IMPARFAIT. Les imprévisions météorologiques surprennent jusques aux dépendants de la manne touristique installés dans des stations balnéaires qui subissent des trombes pluvieuses, pénalisant le commerce par la raréfaction de chalands enclin à consommer ; la plainte lancinante et récurrente des innocents de ce système, semble une complainte qui accompagne le râle des autochtones pris au piège du chamboulement climatique auquel ils ont contribué durant des années ! A défaut de reconnaître sa participation active à la destruction de la planète, « on » cherche des responsables soit dans le gouvernement qui piétine à prendre des mesures économiques, soit dans les impondérables de l'existence qui ne nous prépare pas à ce genre de changements brusques. Le climat, en effet, devenant de plus en plus capricieux, donne un avant goût de ce qui attend une partie importante des pays situés en des espaces géographiques sujets à des températures extrêmes, oscillantes du chaud au froid de manière à perturber l'équilibre biologique de notre espèce, par une météo saisonnière imprévisible ! Évidemment, les efforts individuels pour atténuer ce phénomène ne sont toujours pas visible chez chacun qui triche et joue la carte de l'éthique biologique ; politique y compris !

Laissons, toutefois, l'imagination rejoindre les statistiques scientifiques du GIEC et donnons lui le pouvoir de la fiction que les romans d'anticipation décrivent admirablement ! Dans l'absolu, les pourtours de la Méditerranée deviendront des déserts arides où l'agriculture aura complètement disparu. Les neiges ayant en grande partie fondues et les glaciers asséchés, les montagnes seront dépourvues d'arbres et de ressources naturelles animalières et végétales. Quant aux plaines, là-même où la civilisation avait élu domicile, persuadée de développer des villes gigantesques pour répondre aux besoins des populations accrue par une démographie migratoire importante, elles ont fini par propager des maladies cancérigènes dues à la pollution importante, décimant les personnes les plus vulnérables comme les vieillards et les enfants.

Les caprices du temps vont donc se succéder et perpétrer des désastres tout relatifs aux contextes géographies. Le chaud et le froid vont alterner de manière imprévisible, de sorte à surprendre les civilisations. Un scénario qui vaut tout de même la peine d'être vécu, ne serait-ce pour essayer d'en voir une de ses fins, comme un épisode... Jean Canal. Au mois de mai, écris ce qui te plaît.

Des idéalistes au chevet de l'humanité pour parfaire les sociétés et les modeler à l'image spirituelle du monde. Depuis Diogène dont l'habitation se résumait, dit la légende, à un tonneau, ils ont œuvré pour le salut de la planète. L'histoire universelle ponctue de leur passage les sociétés qui ne semblent avoir préservées de leur philosophie sociale que quelques préceptes matérialisés. L'idéalisme est-il donc compatible avec les conjectures sociales croisées d'aujourd'hui ? La réponse est sans appel et paradoxalement d'actualité : oui ! Un concept abandonné par ceux qui l'avaient exploité, selon la formule consacrée d'Elysée Reclus et le mode existentialisme de Gandhi, la décroissance serait la solution au productivisme évoqué en amont de la modernité industrielle (disparue en France) afin d'équilibrer un consumérisme attentatoire, plus que jamais, à l'hégémonie planétaire. Les écologistes en avaient fait leur cheval de bataille contre le gaspillage polluant du productivisme ! L'environnement en eût été affecté par l'excroissance de cette consommation qui aurait due être réduite à l'essentiel ! Il n'en fut rien ! Les Bosbos, par manque de volonté et d'assiduité, y ont renoncé, ne supportant point la privation dont il ont toujours ignoré les affres... On pourrait même constater que le contraire se développe de façon exponentielle au cœur des villes saturées de pollution en tout genre : même les humains sont devenus une entité polluante... Les quelques idéalistes qui résistent encore à une espèce de dictature de l'esprit, se replient sur eux-mêmes, abandonnant, délibérément, une société vouée à elle-même, dans laquelle, ils ne se reconnaissent plus ! Jean Canal. 19 mai 2018. Hommage à ceux qui rêvaient d'un autre monde. 

L'encyclopédiste. C'est sous ce sobriquet que Denis Diderot se reconnaît dans la littérature,  notamment au fil de sa correspondance avec d'Alembert, son ami. Fructueuse et instructive sur tous les plans, particulièrement sur celui de l'infrastructure de  l'université de l'époque, (nous sommes au XVIII° siècle : celui de Voltaire et Rousseau). Diderot évoque en quelques lignes, lors de ses échanges épistoliers, l'importance de préserver à la langue son apport gréco-latin en apprenant ses deux langues de front. La méthode ainsi appliquée donnera sa puissance descriptive et intuitive à la langue française que plus personne ne parle correctement, même sur France Culture. Le langage politique n'étant pas considéré comme du français parlé, mais plutôt un galimatias circonstanciel répondant à un auditoire atteint de surdité soudaine, il appert une espèce de paradoxe dans cette parodie rédhibitoire des Sermons de Strasbourg comme balbutiement de ce qui fut la langue française, jadis. Jean Canal. 22 mars 2018.

L'apostolat de la thèse journalistique à titre de démonstration intellectuelle au sein des Rédactions officielles de la presse française, tel est l'intitulé de ce chapitre ouvert sur l'actualité médiatique.

Le statut de journaliste s'acquière par le biais de la rédaction qui vous reconnaît comme tel en son sein et de laquelle proviennent vos ressources principales (justificatif à l'appui) et/ou à l'issu des écoles de journalisme qui délivrent des « diplômes ubuesques » selon le niveau d'études obtenues attestant de votre capacité intellectuelle à travailler dans cette branche professionnelle. En vous reconnaissant apte à l'emploi, vous obtiendrez votre carte de presse renouvelable chaque année. Il vous faudra indéniablement vous distinguer d'entre les vôtres de la Rédaction, sans piétiner leur territoire tout en ne ressemblant à aucun. Le style est important, c'est lui qui signera vos écrits toute votre vie (n'en cherchez pas, il est naturel) -évitez d'imiter. Le débordement en des digressions propre aux envolées littéraires est proscrit, il faut se résumer au sujet d'actualité, sans plus ! Évitez le zèle qui consiste à faire croire au lecteur que vous êtes cultivés et instruits, il s'en apercevra très vite ; parce que toutes les classes sociales auront accès à vos articles... Convaincre le petit peuple est facile, les gens cultivés, moins. Les écrits restent et les paroles s'envolent, précisaient déjà les Romains.

Il existe cependant plusieurs presses, vous vous en êtes rendu-compte. Celles qui nous intéressent ici se retrouvent dans le factuel traité au quotidien, le national et l'international, excluant une fausse presse qui gargarise ses lecteurs de reportages à sensations, en exhibant de l'actualité, les faits divers en tout genre, exploitant la vie intime des personnalités mondaines et politiques.

Les journaux papiers demeurent paradoxalement encore lus ; parce qu'ils traitent au quotidien l'évolution des événements. Les hebdos appartiennent à ceux qui veulent en savoir plus sur des sujets précis. Quant aux mensuels, comme le Monde diplomatique, ils font une synthèse sur l'actualité mondiale considérée comme majeure dans l'intérêt que le lectorat attend ! Minutieux dans leur travail, ils se doivent de livrer nûment la vérité sur les événements cruciaux qui se déroulent de part et d'autre de la planète. Et le Diplo réussit adroitement depuis Claude Julien.

Le quotidien local, lui, se nourrit du factuel de région en pratiquant une information nationale obtenu par l'AFP qui fournit 50% de l'info générale de la presse française !

Les rares journalistes qui respectent le code d'honneur qu'ils ont reçu dans le cadre de la déontologie à laquelle ils sont astreints, eux, recherchent toujours les raisons pour lesquelles un fait se produit : ils remontent à la source ! Il n'en faut pas plus que cela pour établir un dossier de presse en bonne et due forme, conforme à l'éthique que la presse se doit de représenter au cœur de la population avant tout.

Si aujourd'hui, la presse n'apparaît plus comme le quatrième pouvoir qui ferait trembler l'état, c'est que quelque part elle a dérogé à son devoir. Mediapart qui se distingue autant que le Canard enchaîné par des révélations insoupçonnées, demeure une nouvelle valeur sûre dans l'information ; quand bien même pouvons-nous critiquer la forme de travail adoptée : pour exemple l'introspection journalistique auprès du Premier Ministre, Philippe Édouard, reçu dans les locaux de la rédaction. Une forme d'inquisition intellectuelle s'éloignant des pratiques de rhétorique de toute évidence ignorées par les inquisiteurs en question. La recherche d'une vérité de polichinelle appauvrit le sens profond de l'enquête politique au détriment qui du journal, qui du lectorat !

L'audiovisuel a tendance à se diversifier selon l'audimat. C'est le spectateur qui fait sa télévision ! C'est pour cette raison que les chaînes de télés françaises produisent 90% d'abrutissement général afin de maintenir une partie de la population dans le marasme intellectuel, culturel et informationnel... La chaîne autrefois culturelle, ARTE, glisse lentement vers la diffusion de feuilletons à connotation thriller, de sorte à capter plus d'audience chez ceux qui ont besoin de divertissement culturel...

A titre purement indicatif, nous citons quelques journalistes nous apparaissant pertinents dans un travail d'intérêt général : Brice Couturier, Natacha Polonie, Aude Lancelin, Claude Askolovitch. Pardon si nous en avons oublié...

C'est un hommage à Séverine, Princesse du journalisme, que nous rendons, en l'occasion d'une rediffusion sur France Culture de la vie et la mort de la première journaliste femme, du XIX° siècle.

Veuillez excuser la rédaction de cet article bâclé, sans style de grand apparat, résumant trop brièvement l'essentiel, mais le sujet valait-il la peine que je le traitasse avec on ne peut plus d'assiduité ?  Jean Canal. 4 février 2018.

 L'évolution vers une République (25 septembre 1792) ne se fit pas sans heurs contradictoires sur l'interprétation qu'il fallait lui donner. 1789 sonna le glas de la monarchie en annonçant la fin de mille cinq cents ans de règne d'obéissance : l'exécution du roi signa la fin d'un ancien régime honni de l'intérieur ! Le peuple avide de vengeance décima ses origines historiques au nom de la liberté. Malgré l'origine aristocratique de la Révolution qui puisa ses sources au cœur de ceux qui en avait écrit les préceptes (Montesquieu, Diderot, Rousseau et Voltaire, etc.), c'est le peuple qui jugera de son avenir dont le tribunal se tint sur l'échafaud !  Le XXI° siècle ne semble plus préoccuper par la démocratie évoquée par Locke de laquelle il fera l'expérience, sous les lumières de Rousseau, Montesquieu et Alexis de Tocqueville plus tard, entre autres de ces penseurs qui ont débattu durant des événements majeurs dans l'histoire des libertés individuelles. Sa pratique fait preuve à chaque instance du pouvoir de son efficacité souveraine pour débattre sur des sujets sociétaux encore d'actualité, lesquels ne trouvent aujourd'hui plus qu'hier de solution satisfaisante pour apaiser les mécontentements constants des populations versatiles et enclines à subir un système adopté souverainement par tous. Les clivages entre classes sociales se sont accentués par l'accaparement de richesses favorables aux uns et au détriment des autres. Les valeurs ne représentent plus celles liées à une éthique, contrairement aux pays moins riches qui parviennent à cultiver une certaine idée de l'existence toute relative à leur condition déplorable. Les recommandations des penseurs antérieurs à notre contemporanéité et inscrits dans les annales intellectuelles de notre histoire des idées ne prévalent plus pour appréhender le monde de façon à se préserver des risques éminents qui encourent. Désormais, la principale préoccupation d'un état est de savoir à quelle place il se situe dans la hiérarchie des conquêtes économiques en vigueur. Il semble indispensable et salutaire pour toute une nation d'être compétitive afin de pouvoir concurrencer un adversaire indéfini ! Et le phénomène est tellement réel que la conviction est le sujet qui anime le politique dans toute sa perspicacité ! Relayé avec un système intellectuel pratiquement indolore qui se développe sous des formes audiovisuelles, ce principe de précaution devient une règle adoptée, en signe de sauvegarde nationale !

                       A l'heure actuelle, nous ne sommes libérés d'aucun joug asservissant toujours notre pensée...elle-même sujette à des variations idéologiques répondant à nos ressentiments collectifs. Le peuple n'a jamais été autant inculte de lui-même, par lui-même et auquel il incombe la responsabilité de son état ! Tout ira dorénavant très vite de sorte à ne s'apercevoir qu'après coup du résultat inattendu de ce que nous avons produit en amont de cet acquiescement tacite relatif à notre volonté de rester au service de la Société ! Une prison à l'air libre, sans barreau aux fenêtres, ni chaîne aux pieds ! Telle est cette société nouvelle qui semble d'ores et déjà convenir à tous. Vous me permettrez de rester en dehors de vos fréquentations et de prétendre au droit à l'indépendance individuelle...

Des conjectures mondiales qui pénalisent des relations internationales au détriment des peuples, agenouillés devant les nouveaux pouvoirs ! La paix devient un mot d'usage courant servant les causes ennoblies par des chefs d'état qui se succèdent tout en demeurant en place. Les exemples les plus frappants, dont un est une nécessite vitale pour l'Algérie, sont ces chefs d'état qui jalousent le pouvoir en refusant l'idée de démocratie, les obligeant à l'abdication ! L'Afrique en regorge et après la décolonisation française, notamment (employons les termes convenant), les dictateurs se sont installés durablement.  Le néocolonialisme favorisant ces entreprises légitimées par des accords financiers contractés dans le cadre de l'exploitation des ressources naturelles, il en ressort un tacite consentement sur les politiques menées et quelquefois soutenues entre les pays d'origine et les états souverains... dans l'économie de marché. C'est une information de polichinelle, bien sûr. Ancrée dans les relations internationales, cette méthode est pratiquée, effectivement, de façon unilatérale sous les aspects du libre échange inclus dans la mondialisation. Les conflits qui ressortent de cette conjoncture devenant mondiale, trouvent leur cause dans l'économie de marché qui ne peut, hélas !, souffrir de sentiments à l'encontre des laissés pour compte pourtant plus nombreux dans ce grand ensemble. Avec les derniers événements survenus au Moyen-Orient et qui perdurent au-delà des espérances de paix alléguée, c'est accentué un ressentiment profond qui creuse l'écart déjà prédominant entre des civilisations enclines à développer leurs propre cultures, cultivées en signes de reconnaissance identitaire, non seulement dans les pays d'origine, mais également dans les pays d'adoption ! Ce repli vers des racines éparses dans la société confronte donc des idées opposées, de sorte à créer un isolationnisme social, en répartissant les communautés ainsi renaissantes d'avec un grand ensemble pluriculturel qui n'en a jamais eu que les apparences. A suivre. Jean Canal. 9 avril 2018.

Vivre en France aujourd'hui relève du parcours du combattant. Nombreux sont les citoyens lambda qui sortent armés ! "J'ai ce qu'il faut", réplique un citoyen banal, a priori, qui confesse "en avoir ras-le-bol de ces djihadistes". Vivre en France n'est plus une sine cure, comme au temps des années soixante-dix, sous Pompidou et Giscard, quand les libertés recouvraient un sens originel ! Le danger serait d'amalgamer 'ceux qui tacitement cautionnent les tueries en série' (en Syrie également) et en tirent un profit social, puis ceux qui aimant ce pays, le respectent en le prenant comme il est ! Jean Canal. 3 avril 2018.

NOUVELLES DU DIPLO. L'Editorial du Diplo de mars par Serge Halimi en première page, inspire quelques réflexions à sa lecture effectuée ce jour. "La Stratégie du choc" comme modèle politique. Réformer l'audiovisuel (la honte de la République : propos de Emmanuel Macron) impose une alternative relative à l'attente de l'audimat qui glissera vers d'autres chaînes plus attractives qui répondent à une sélection très subjective ! Tout le problème réside dans ce choix qui n'appartient qu'à ceux qui font encore la "télé" : les spectateurs. Les émissions grand public, dédiée à la masse populiste, connaissent de grands succès. Il sera difficile de produire du socio culturel pour solliciter les français à s'ouvrir davantage... A la page 21 du mensuel, Claire Lecoeuvre nous démontre la nécessité de manger bio. A travers une explication rationnelle qui révèle les phénomènes dévastateurs de notre société consumériste sur l'environnement ainsi que la bio diversité malade de nos attitudes ! En consommant des produits issus de l'agroalimentaire et d'une agriculture intensive, nous contribuons à la destruction pure et simple de notre environnement. Jean Canal. 15 mars 2018.

11 et 19 mars 2012. Toulouse et Montauban : Mohammed Merah tue 7 personnes. 7 janvier 2015 - Charlie Hebdo: 17 victimes à Paris. 9 janvier 2015 - Prise d'otages à l'Hyper Cacher. 19 avril 2015 - L'attentat manqué de Sid Ahmed Ghlam. 26 juin 2015 - Un patron décapité à Saint-Quentin-Fallavier. 21 août 2015 - Attaque d'un Thalys empêchée par des héros. 13 novembre 2015 - La pire attaque terroriste sur le sol français. 13 juin 2016 - Deux policiers tués dans les Yvelines. 14 Juillet 2016 - Nice visée pendant son feu d'artifice. 26 juillet 2016 - Le prêtre Hamel est assassiné à Saint-Etienne-du-Rouvray. 20 avril 2017 - Un policier est abattu sur les Champs-Élysées. 1er octobre 2017 - Un homme tue deux femmes au couteau à Marseille. Liste non exhaustive, si l'on tient compte des différentes attaques lancées contre les militaires et policiers. 


Depuis 1984, Jean Canal, notre Rédacteur de la publication, écoute France Culture, lit le Monde Diplomatique et se passionne pour les Lettres ; il écoute cette radio le plus souvent la nuit, et également le jour (comment fait-il ? Lui seul le sait !). Les plus belles émissions appartiennent au passé, quand le Panorama de 12 heures sonnait le glas des mauvais éditeurs, des écrivassiers de la littératures et de toute la gente pensante qui occupait la scène médiatique de l'époque. Disparus : Olivier Germain Thomas, Marie-Hélène Frayssié et tant d'autres... France Culture a toujours procédé à un nettoyage des rédacteurs d'émissions prétextant  un vieillissement des thèmes... Patrick Poivre d'Arvor plus particulièrement aimé pour son journal de 20H à la télévision, prit la tête, il y a quelques années de la radio France Culture. Il saisit l'occasion de faire le ménage et de se débarrasser d'éminentes personnes qui, par leur niveau intellectuel, portaient ombrage à sa notoriété vieillissante ! Écrivassier lui-même, trouvant facilement un éditeur par sa notoriété, il n'a jamais rien apporté à la littérature qui ne le retiendra point dans la postérité des Lettres ! Il répudia une figure emblématique de la radio : Francesca Esidori, sans coup férir.  On remarquera pour les plus attentifs que France Culture a radicalement subi des changements de fonds abyssaux : le niveau intellectuel n'est plus au rendez-vous ! Hormis quelques uns qui servent la pensée publique,comme Brice Couturier,  Alain Finkielkraut, et tant d'autres qui n'ont pas besoin d'être cités.

  • Thomas Cluzel,
  • Hubert Huertas, et son billet politique.
  • Philippe Meyer, etc., etc.

Pour Francesca Isidori, éjectée de France-Culture

L'an dernier je publiais sur ce blog France-culture en perte sensible, y exprimais ma tristesse devant l'évolution de la radio qui accompagne (accompagnait !) beaucoup d'entre nous, parmi ceux avec qui nous aimons dialoguer. Dans les rares plages encore audibles de la chaîne se comptait l'excellente émission de Francesca Isidori, Affinités électives, Monsieur Poivre d'Arvor, directeur, a choisi de la supprimer. Une pétition de soutien a été initiée par La Maison des écrivains et de la Littérature, elle rencontre un succès qui n'a pas à surprendre. Je la reporte ici :

Chers amis, Vous connaissez tous le travail de Francesca Isidori. Ayant appris qu’elle était congédiée de France culture, nous avons rédigé cette lettre de soutien que nous vous proposons de signer afin de pouvoir l’adresser plus largement, notamment à la presse, et en premier chef, aux intéressés, la Direction de France culture.Je vous remercie d’avance pour elle, et vous adresse mes sentiments les meilleurs, Sylvie Gouttebaron, Directrice de la Maison des écrivains et de la littérature.

lien vers la pétition → lien vers la pétition → 

Pour Francesca Isidori Nous apprenons avec consternation, voire indignation, que l’émission Affinités électives, produite par Francesca Isidori pour France Culture, ne sera plus programmée à la rentrée. Et on nous informe dans le même temps que Francesca Isidori est congédiée de l’antenne. Le choc, un double choc, est grand. Comment peut-on vouloir supprimer une émission de si grande qualité, qui a permis de faire entendre, dans un questionnement d’une intelligence et d’une finesse rares, des écrivains, des philosophes, des architectes, des cinéastes, … toutes personnalités majeures du monde des arts et de la pensée que Francesca Isidori, par le jeu subtil de son questionnement, invitait à faire résonner leur vérité pour l’enrichissement et le très grand plaisir des auditeurs ? Au-delà de cet intérêt, de la qualité de la sélection de ses invités, c’est aussi une manière, une attitude, une élégance, une voix, disons une justesse dramatique - en somme : un grand métier -, que l’on ne saurait soustraire à notre attente. France Culture, sa direction, en l’occurrence Olivier Poivre d’Arvor, se doit de préserver pour nous, pour le service public, ce style qui fait encore la singularité de la chaîne, singularité reconnue et enviée dans toute l’Europe. Cette même direction, que nous mettons solennellement en cause, se doit de mettre en valeur un timbre que Francesca Isidori incarne au plus haut point. Pourquoi fallait-il l’expulser ?
Nous sommes très fâchés et profondément inquiets, non pas parce que nous ne voulons pas que France Culture évolue, mais parce que nous sentons bien que l’on porte atteinte à la nature même de son action. Les voix que l’on perd sont pour nous autant de langues qui meurent.
Nous désirons donc manifester à Francesca Isidori notre soutien sans réserve et entendons rendre publics toute l’émotion qui est la nôtre et l’état d’alerte dans lequel nous nous trouvons.