BILLETS D’HUMEURS

By | avril 7, 2018

BILLETS D'HUMEURS ARCHIVES 

 

Des conjectures mondiales qui pénalisent des relations internationales au détriment des peuples, agenouillés devant les nouveaux pouvoirs ! La paix devient un mot d'usage courant servant les causes ennoblies par des chefs d'état qui se succèdent tout en demeurant en place. Les exemples les plus frappants, dont un est une nécessite vitale pour l'Algérie, sont ces chefs d'état qui jalousent le pouvoir en refusant l'idée de démocratie, les obligeant à l'abdication ! L'Afrique en regorge et après la décolonisation française, notamment (employons les termes convenant), les dictateurs se sont installés durablement.  Le néocolonialisme favorisant ces entreprises légitimées par des accords financiers contractés dans le cadre de l'exploitation des ressources naturelles, il en ressort un tacite consentement sur les politiques menées et quelquefois soutenues entre les pays d'origine et les états souverains... dans l'économie de marché. C'est une information de polichinelle, bien sûr. Ancrée dans les relations internationales, cette méthode est pratiquée, effectivement, de façon unilatérale sous les aspects du libre échange inclus dans la mondialisation. Les conflits qui ressortent de cette conjoncture devenant mondiale, trouvent leur cause dans l'économie de marché qui ne peut, hélas !, souffrir de sentiments à l'encontre des laissés pour compte pourtant plus nombreux dans ce grand ensemble. Avec les derniers événements survenus au Moyen-Orient et qui perdurent au-delà des espérances de paix alléguée, c'est accentué un ressentiment profond qui creuse l'écart déjà prédominant entre des civilisations enclines à développer leurs propre cultures, cultivées en signes de reconnaissance identitaire, non seulement dans les pays d'origine, mais également dans les pays d'adoption ! Ce repli vers des racines éparses dans la société confronte donc des idées opposées, de sorte à créer un isolationnisme social, en répartissant les communautés ainsi renaissantes d'avec un grand ensemble pluriculturel qui n'en a jamais eu que les apparences. A suivre. Jean Canal. 9 avril 2018.

Vivre en France aujourd'hui relève du parcours du combattant. Nombreux sont les citoyens lambda qui sortent armés ! "J'ai ce qu'il faut", réplique un citoyen banal, a priori, qui confesse "en avoir ras-le-bol de ces djihadistes". Vivre en France n'est plus une sine cure, comme au temps des années soixante-dix, sous Pompidou et Giscard, quand les libertés recouvraient un sens originel ! Le danger serait d'amalgamer 'ceux qui tacitement cautionnent les tueries en série' (en Syrie également) et en tirent un profit social, puis ceux qui aimant ce pays, le respectent en le prenant comme il est ! Jean Canal. 3 avril 2018.

NOUVELLES DU DIPLO. L'Editorial du Diplo de mars par Serge Halimi en première page, inspire quelques réflexions à sa lecture effectuée ce jour. "La Stratégie du choc" comme modèle politique. Réformer l'audiovisuel (la honte de la République : propos de Emmanuel Macron) impose une alternative relative à l'attente de l'audimat qui glissera vers d'autres chaînes plus attractives qui répondent à une sélection très subjective ! Tout le problème réside dans ce choix qui n'appartient qu'à ceux qui font encore la "télé" : les spectateurs. Les émissions grand public, dédiée à la masse populiste, connaissent de grands succès. Il sera difficile de produire du socio culturel pour solliciter les français à s'ouvrir davantage... A la page 21 du mensuel, Claire Lecoeuvre nous démontre la nécessité de manger bio. A travers une explication rationnelle qui révèle les phénomènes dévastateurs de notre société consumériste sur l'environnement ainsi que la bio diversité malade de nos attitudes ! En consommant des produits issus de l'agroalimentaire et d'une agriculture intensive, nous contribuons à la destruction pure et simple de notre environnement. Jean Canal. 15 mars 2018.

11 et 19 mars 2012. Toulouse et Montauban : Mohammed Merah tue 7 personnes. 7 janvier 2015 - Charlie Hebdo: 17 victimes à Paris. 9 janvier 2015 - Prise d'otages à l'Hyper Cacher. 19 avril 2015 - L'attentat manqué de Sid Ahmed Ghlam. 26 juin 2015 - Un patron décapité à Saint-Quentin-Fallavier. 21 août 2015 - Attaque d'un Thalys empêchée par des héros. 13 novembre 2015 - La pire attaque terroriste sur le sol français. 13 juin 2016 - Deux policiers tués dans les Yvelines. 14 Juillet 2016 - Nice visée pendant son feu d'artifice. 26 juillet 2016 - Le prêtre Hamel est assassiné à Saint-Etienne-du-Rouvray. 20 avril 2017 - Un policier est abattu sur les Champs-Élysées. 1er octobre 2017 - Un homme tue deux femmes au couteau à Marseille. Liste non exhaustive, si l'on tient compte des différentes attaques lancées contre les militaires et policiers. 


Depuis 1984, Jean Canal, notre Rédacteur de la publication, écoute France Culture, lit le Monde Diplomatique et se passionne pour les Lettres ; il écoute cette radio le plus souvent la nuit, et également le jour (comment fait-il ? Lui seul le sait !). Les plus belles émissions appartiennent au passé, quand le Panorama de 12 heures sonnait le glas des mauvais éditeurs, des écrivassiers de la littératures et de toute la gente pensante qui occupait la scène médiatique de l'époque. Disparus : Olivier Germain Thomas, Marie-Hélène Frayssié et tant d'autres... France Culture a toujours procédé à un nettoyage des rédacteurs d'émissions prétextant  un vieillissement des thèmes... Patrick Poivre d'Arvor plus particulièrement aimé pour son journal de 20H à la télévision, prit la tête, il y a quelques années de la radio France Culture. Il saisit l'occasion de faire le ménage et de se débarrasser d'éminentes personnes qui, par leur niveau intellectuel, portaient ombrage à sa notoriété vieillissante ! Écrivassier lui-même, trouvant facilement un éditeur par sa notoriété, il n'a jamais rien apporté à la littérature qui ne le retiendra point dans la postérité des Lettres ! Il répudia une figure emblématique de la radio : Francesca Esidori, sans coup férir.  On remarquera pour les plus attentifs que France Culture a radicalement subi des changements de fonds abyssaux : le niveau intellectuel n'est plus au rendez-vous ! Hormis quelques uns qui servent la pensée publique,comme Brice Couturier,  Alain Finkielkraut, et tant d'autres qui n'ont pas besoin d'être cités. 

  • Thomas Cluzel, 
  • Hubert Huertas, et son billet politique.
  • Philippe Meyer, etc., etc.

Pour Francesca Isidori, éjectée de France-Culture

L'an dernier je publiais sur ce blog France-culture en perte sensible, y exprimais ma tristesse devant l'évolution de la radio qui accompagne (accompagnait !) beaucoup d'entre nous, parmi ceux avec qui nous aimons dialoguer. Dans les rares plages encore audibles de la chaîne se comptait l'excellente émission de Francesca Isidori, Affinités électives, Monsieur Poivre d'Arvor, directeur, a choisi de la supprimer. Une pétition de soutien a été initiée par La Maison des écrivains et de la Littérature, elle rencontre un succès qui n'a pas à surprendre. Je la reporte ici :

Chers amis, Vous connaissez tous le travail de Francesca Isidori. Ayant appris qu’elle était congédiée de France culture, nous avons rédigé cette lettre de soutien que nous vous proposons de signer afin de pouvoir l’adresser plus largement, notamment à la presse, et en premier chef, aux intéressés, la Direction de France culture.Je vous remercie d’avance pour elle, et vous adresse mes sentiments les meilleurs, Sylvie Gouttebaron, Directrice de la Maison des écrivains et de la littérature.

lien vers la pétition → lien vers la pétition → 

Pour Francesca Isidori Nous apprenons avec consternation, voire indignation, que l’émission Affinités électives, produite par Francesca Isidori pour France Culture, ne sera plus programmée à la rentrée. Et on nous informe dans le même temps que Francesca Isidori est congédiée de l’antenne. Le choc, un double choc, est grand. Comment peut-on vouloir supprimer une émission de si grande qualité, qui a permis de faire entendre, dans un questionnement d’une intelligence et d’une finesse rares, des écrivains, des philosophes, des architectes, des cinéastes, … toutes personnalités majeures du monde des arts et de la pensée que Francesca Isidori, par le jeu subtil de son questionnement, invitait à faire résonner leur vérité pour l’enrichissement et le très grand plaisir des auditeurs ? Au-delà de cet intérêt, de la qualité de la sélection de ses invités, c’est aussi une manière, une attitude, une élégance, une voix, disons une justesse dramatique - en somme : un grand métier -, que l’on ne saurait soustraire à notre attente. France Culture, sa direction, en l’occurrence Olivier Poivre d’Arvor, se doit de préserver pour nous, pour le service public, ce style qui fait encore la singularité de la chaîne, singularité reconnue et enviée dans toute l’Europe. Cette même direction, que nous mettons solennellement en cause, se doit de mettre en valeur un timbre que Francesca Isidori incarne au plus haut point. Pourquoi fallait-il l’expulser ?
Nous sommes très fâchés et profondément inquiets, non pas parce que nous ne voulons pas que France Culture évolue, mais parce que nous sentons bien que l’on porte atteinte à la nature même de son action. Les voix que l’on perd sont pour nous autant de langues qui meurent.
Nous désirons donc manifester à Francesca Isidori notre soutien sans réserve et entendons rendre publics toute l’émotion qui est la nôtre et l’état d’alerte dans lequel nous nous trouvons.