BILLETS D’HUMEURS

By | juillet 14, 2017

BILLETS D'HUMEURS ARCHIVES   

Depuis 1984, Jean Canal, notre Rédacteur de la publication, écoute France Culture, lit le Monde Diplomatique et se passionne pour les Lettres ; il écoute cette radio le plus souvent la nuit, et également le jour (comment fait-il ? Lui seul le sait !). Les plus belles émissions appartiennent au passé, quand le Panorama de 12 heures sonnait le glas des mauvais éditeurs, des écrivassiers de la littératures et de toute la gente pensante qui occupait la scène médiatique de l'époque. Disparus : Olivier Germain Thomas, Marie-Hélène Frayssié et tant d'autres... France Culture a toujours procédé à un nettoyage des rédacteurs d'émissions prétextant  un vieillissement des thèmes... Patrick Poivre d'Arvor plus particulièrement aimé pour son journal de 20H à la télévision, prit la tête, il y a quelques années de la radio France Culture. Il saisit l'occasion de faire le ménage et de se débarrasser d'éminentes personnes qui, par leur niveau intellectuel, portaient ombrage à sa notoriété vieillissante ! Écrivassier lui-même, trouvant facilement un éditeur par sa notoriété, il n'a jamais rien apporté à la littérature qui ne le retiendra point dans la postérité des Lettres ! Il répudia une figure emblématique de la radio : Francesca Esidori, sans coup férir.  On remarquera pour les plus attentifs que France Culture a radicalement subi des changements de fonds abyssaux : le niveau intellectuel n'est plus au rendez-vous ! Hormis quelques uns qui servent la pensée publique,comme Brice Couturier,  Alain Finkielkraut, et tant d'autres qui n'ont pas besoin d'être cités. 

  • Thomas Cluzel, 
  • Hubert Huertas, et son billet politique.
  • Philippe Meyer, etc., etc.

Pour Francesca Isidori, éjectée de France-Culture

L'an dernier je publiais sur ce blog France-culture en perte sensible, y exprimais ma tristesse devant l'évolution de la radio qui accompagne (accompagnait !) beaucoup d'entre nous, parmi ceux avec qui nous aimons dialoguer. Dans les rares plages encore audibles de la chaîne se comptait l'excellente émission de Francesca Isidori, Affinités électives, Monsieur Poivre d'Arvor, directeur, a choisi de la supprimer. Une pétition de soutien a été initiée par La Maison des écrivains et de la Littérature, elle rencontre un succès qui n'a pas à surprendre. Je la reporte ici :

Chers amis, Vous connaissez tous le travail de Francesca Isidori. Ayant appris qu’elle était congédiée de France culture, nous avons rédigé cette lettre de soutien que nous vous proposons de signer afin de pouvoir l’adresser plus largement, notamment à la presse, et en premier chef, aux intéressés, la Direction de France culture.Je vous remercie d’avance pour elle, et vous adresse mes sentiments les meilleurs, Sylvie Gouttebaron, Directrice de la Maison des écrivains et de la littérature.

lien vers la pétition → lien vers la pétition → 

Pour Francesca Isidori Nous apprenons avec consternation, voire indignation, que l’émission Affinités électives, produite par Francesca Isidori pour France Culture, ne sera plus programmée à la rentrée. Et on nous informe dans le même temps que Francesca Isidori est congédiée de l’antenne. Le choc, un double choc, est grand. Comment peut-on vouloir supprimer une émission de si grande qualité, qui a permis de faire entendre, dans un questionnement d’une intelligence et d’une finesse rares, des écrivains, des philosophes, des architectes, des cinéastes, … toutes personnalités majeures du monde des arts et de la pensée que Francesca Isidori, par le jeu subtil de son questionnement, invitait à faire résonner leur vérité pour l’enrichissement et le très grand plaisir des auditeurs ? Au-delà de cet intérêt, de la qualité de la sélection de ses invités, c’est aussi une manière, une attitude, une élégance, une voix, disons une justesse dramatique - en somme : un grand métier -, que l’on ne saurait soustraire à notre attente. France Culture, sa direction, en l’occurrence Olivier Poivre d’Arvor, se doit de préserver pour nous, pour le service public, ce style qui fait encore la singularité de la chaîne, singularité reconnue et enviée dans toute l’Europe. Cette même direction, que nous mettons solennellement en cause, se doit de mettre en valeur un timbre que Francesca Isidori incarne au plus haut point. Pourquoi fallait-il l’expulser ?
Nous sommes très fâchés et profondément inquiets, non pas parce que nous ne voulons pas que France Culture évolue, mais parce que nous sentons bien que l’on porte atteinte à la nature même de son action. Les voix que l’on perd sont pour nous autant de langues qui meurent.
Nous désirons donc manifester à Francesca Isidori notre soutien sans réserve et entendons rendre publics toute l’émotion qui est la nôtre et l’état d’alerte dans lequel nous nous trouvons.