SILENCE ! J’ÉCRIS !

By | octobre 10, 2017

De nos archives littéraires

Impression de voyage littéraire. Arsa epistola (mots de l'auteur).

De mes dernières lectures, je retins ce sentiment qui me fit rapprocher mon âme de la sienne pour une balade nonchalante ordonnée dans les strates du temps ! Je ne vous y invite point, car vous m'apparaissez infréquentables. Toutefois, mon devoir exige que je vous éclaire avec de nouvelles lectures. Nous sommes ici au Café littéraire virtuel, à défaut de partager une collation de circonstance. Les cons et les connes en sont, évidemment, exclus !

Connu pour sa singularité, lu plus particulièrement des ascètes des Lettres, le personnage dont je vais vous parler, sans jamais le nommer, a néanmoins laissé des témoignages effectivement singuliers qui ajoutent à l'histoire sociale, au sens ou la littérature apporte ce complément d'information inattendu qui enrichit paradoxalement la vie de l'auteur et autant si ce n'est plus celle du lecteur. C'est sa sincérité qui lui a donné ses lettres de noblesses, sa manière d'exposer les faits et de les présenter sans fioriture en les retranscrivant à travers des récits qui détaillèrent l'époque de son siècle, laquelle émeut le lecteur jusqu'aux tréfonds intimes de sa propre vie (celle de l'auteur). Bien que ce ne soit point un contemporain, il fut le premier dans un genre qui, aujourd'hui, est exploité par une jeunesse exprimant ostensiblement ses ressentis, sous les aspects de révoltes édulcorées, formulées sous des couleurs culturelles, comme il le fit lui-même en son temps, de façon complètement différente, bien sûr ; sinon quel intérêt de conter un bref extrait de sa vie mémorable ! Dire que c'est un ami, un compagnon de voyage, au même titre que Paul Louis Courier, eût été prétentieux de ma part ! La reconnaissance que nous lui devons, nous, les lecteurs d'auteurs littéraires, est incommensurable, par rapport à la richesse des biens intellectuels qu'il nous laissa, en signe d'héritage. La postérité lui a concédé une place de choix, parmi les archives de la Bibliothèque Nationale qui préserve ses écrits à l'abri des ravages du temps ! Connaître son nom ne vous apporterait pas grand chose pour une culture qui réside plutôt dans l'histoire sociale de notre pays sous l'ancien régime ! La société actuelle semble vous sied à merveille puisque, en tout a priori, vous vous y complaisez ! Alors vain serait de vous donner son nom, comme si son patronyme vous inciterez à le lire. Le temps qui vous est imparti, vous consacre plutôt à d'autres distractions qui valorisent votre ignorance que vous semblez cultiver, au quotidien. Vous ne m'intéressez pas, hélas ! Et croyez bien que maintes fois, je fis l'effort de vous accorder un tantinet d'attention ; mais l'épuisement vint aussitôt surprendre l'importance apparente que je semblais vous accorder. Je n'oserai donc perturber cette vocation à l'inutile dont vous faite l'éloge chaque fois que vos paroles parviennent péniblement à s'enfuir de votre vocabulaire ubuesque. Bonne continuation, donc. Jean Canal. 2 novembre 2017.

La dernière image de Rimbaud

L'altérité de l'être

RIMBAUD EST MORT et c'est tant mieux ! "Le matin, j'emboîtais le pas vers le centre de la ville, conduit par un itinéraire emprunté depuis trop longtemps pour que je le perdisse de mes vieilles et surannées habitudes. Je savais où il fallait passer pour ne pas s'écarter du décors des ruelles encore intactes ; des rues restées anciennes et des bâtiments tels que je les avais connus. Il était pratiquement impossible de ne pas me souvenir de ce qui avait été vécu en tel lieu !  Le Pont Saint-Pierre franchit par ma famille et tous ces descendants depuis le XIX° siècle (je sais, ce n'est pas si vieux que cela) ; l'ancienne manufacture de tabac transformée en centre d'étude commerciale, où, jadis mes tantes travaillèrent. Le restaurant où papa débuta, Place des Puits clos et où il donna son premier rendez-vous, un matin, à sa jolie future femme dont les yeux bleus ont été hérités par quelques filles de ma famille. La rue de la Colombette où habitait mon oncle, le frère de maman ; tout en haut de la rue, en remontant vers le canal du midi, dans le dernier pas de porte, à gauche. Le cinéma des Nouveautés où j'allais voir quelques films. Le Père Léon où ma grand-mère allait boire son quinquina, le dimanche après sa séance de cinéma, Place Esquirol. La rue Pargaminière où je hélais les filles de l'institut catholique qui se mettaient à la fenêtre pour attendre mon passage, en fin de journée. Toulouse m'était devenu tellement familier que je ne lui trouvais plus rien d'exceptionnel ! La dernière séance de cinéma que j'avais faite en compagnie de maman et de Marie, se déroula au Rex. On y jouait "Les enfants du paradis." C'est vous dire si maman était heureuse que je l'accompagne au cinéma : son cinéma. Quand elle était jeune fille, après la guerre, elle allait danser aux Américains ; descendant de la Lande à bicyclette avec ses copines, les chaussures à talon autour du coup pour pouvoir pédaler... Et maintenant quand je traverse la Place du Capitole, je ne m'y arrête qu'à de grandes occasions ; depuis la disparition de Mon Caf que les toulousains ont fréquenté, je n'ai plus rien à faire en cet endroit, si ce n'est qu'y passer. La rue du Taur où j'ai passé les plus belles années de ma vie avec les étudiantes, a perdu de son authenticité avec la disparition des bouquinistes, de troquets et d'endroits où s'asseoir en rêvassant. Je ne traverse plus la rue du Sénéchal où j'avais élu domicile ; les filles sont parties et mes souvenirs avec elles. Je ne vais plus boire ma noisette rue de la Concorde, au café qui porte son nom et je ne me rends plus le dimanche au marché de Saint-Aubin !  Il me reste désormais les souvenirs pour toute nourriture sentimentale. D'ailleurs, à puiser régulièrement dans cette source intarissable, je suis rassasié de scènes magnifiques, de moments émotifs dans lesquels je revois distinctement des visages qui n'ont rien perdu de la beauté de jadis. 
« Ma vie est passée. » Arthur Rimbaud.                                                                                     Jean canal. à suivre...
 "J'irai sous la terre, et toi, tu marcheras dans le soleil." Lettre de Isabelle Rimbaud à sa mère. 1891. Hôpital de la Conception, Marseille. C'est au chevet de son frère qu'elle recueillit ce témoignage du poète mourant. On y revient encore et toujours d'autant plus quand on est allé sur ses traces, là-bas ; alors que plus d'un quart de siècle s'est enfui à jamais, ne laissant pour toute mémoire celle que les autres nous ont laissée. "Une Saison en Enfer" est le modèle par excellence de l'autobiographie prémonitoire d'Arthur Rimbaud, ayant proprement vécu son destin, inconsciemment. Il faut se reporter plus précisément à son séjour au Harar, ce 13 décembre 1880. C'est ici que commence son histoire en terre inconnue, au milieu des autochtones abyssins, loin de la civilisation occidentale dont la présence fut incarnée par son seul personnage. Rimbaud, ce n'est pas que la poésie. C'est l'oeuvre d'une vie hors du commun conduite par le génie de sa précocité. Rimbaud ne meurt pas. A chaque génération, une jeunesse l'exhume du passé pour une seconde vie.  Avant lui, son maître en quelque sorte d'un point de vue poétique, Charles Baudelaire traça les lois de l'écriture moderne que Lautréamont, alias Isidore Ducasse, compléta en parallèle d'Arthur Rimbaud, ce qui plus tard deviendra l'écriture automatique de la pensée des surréalistes. Depuis la mort physique du poète, les gloses n'ont pas manqué ainsi que les biographies, les thèses et mémoires se sont succédé et se succèdent encore jusqu'à en épuiser le contenu de cette écriture inégalée jusqu'alors. Chacun y est allé de son interprétation : "l'Homme aux semelles de vent" que dessinait de La Haye, son camarade de Collège, a subjugué tous ceux qui l'ont connu et ceux qui le côtoient encore. Rimbaud imprègne l'esprit juvénile ; il le détourne de propensions littéraires probes pour libérer cet esprit indécis afin de l'inviter à suivre un chemin hors des sentiers battus vers un choix de vie inespérée. lettre dite du Voyant qui révéla aux dadaïste puis aux surréalistes une vision nouvelle de la modernité.  Jean Canal.

 

"Le vieux monde tarde à mourir emportant avec lui, dans la sépulture de la postérité, des années de gloires, de conquêtes intellectuelles et de reconnaissance spirituelle. Jean Canal. Lire la suite. La voix de l'étude intellectuelle au service de la collectivité sociale. Le principe du savoir est d'émanciper les êtres afin de les rendre libre et donc conscient de l'identité de l'autre... Jean Canal. La Revue mensuelle des Deux Mondes, fondée en 1829 présente un dossier sur Ernest Renan. Il serait inutile de présenter ce haut personnage de l'intellectualisme français qui a contribué au développement de la pensée collective en traitant des sujets vastes et variés sur des thèmes qui, en son époque, ne connaissaient point de polémiques comme aujourd'hui, avec la religion et sa pratique dévoyée. Jean Canal. Dans les organes de presses de référence qui ne peuvent souffrir d'analyses approximatives qui seraient réalisées à la hâte dans le but de répondre rapidement à l'attente des médias, certains, parmi les plus intellectualisés, comme La Revue des deux mondes, deviennent l'incontournable lecture régulière que les rédacteurs se doivent de consulter afin d'élaborer une éventuelle critique digne du sujet traité en des circonstances conjoncturelles déterminantes pour le pays ; en l'occurrence la France !Lire l'article.         Jean Canal. 24 Juin 2017. Lire la suite de l'article, ici.