SILENCE ! J’ÉCRIS !

By | mars 22, 2018
Spread the love

Je vous écris de vacance...

Au chevet des montagnes cévenoles, dans un village confiné en fin de vallée, traversé par une rivière asséchée en été par les chaleurs oscillantes, le lieu ne connaît guère d'affluence, si ce n'est une manifestation musicale... Les gorges de l'Hérault y coulent un vallon adjacent. Les cultures maraîchères se diversifient avec la culture de l'oignon AOC (Appellation d'Origine Chimique) selon les avis des paysans bio du coin ! Jean Canal. 10 août 2018. Gange, la ville de Fabre d'Olivet, est le lien commercial entre les autres lieux de vie situés dans les montagnes. A suivre...

Ayant changé de département, voulant me rapprocher des montagnes qui se dressent à une cinquantaine de kilomètres où je me trouve actuellement, je fis halte dans un bourg suffisamment connu par les touristes pour l'envahir chaque été pour le plus grand intérêt des commerçants toujours prêts à les accueillir, un demi-sourire forcé aux lèvres. Se trouve alors, au hasard d'une de mes flâneries matinales, un bouquiniste qui possède quelques trésors de lecture que les gens ne fréquentent point, par manque évident de culture ; jetant leur dévolu sur des auteurs contemporains versant dans la littérature populiste. Il s'agit, en effet, de faire la différence entre la cité et la ville quand celles-ci prirent forme dans l'antiquité en tenant compte des vertus fondamentales pour leur fondation ! La cité précédant la ville nous explique son auteur, cette dernière doit répondre à des critères moraux inscrits dans les valeurs pratiquées à cette époque fort reculée, je vous le concède. Evidemment, nous avons non seulement trahi cet état d'esprit, comme il se doit, mais qui pis est, nous ne nous sommes jamais approchés de ces valeurs : tout simplement parce que les nôtres sont basées sur l'économie et le pouvoir politique qui en découle ! A suivre. Merci de me lire. Jean Canal. 7 août 2018.

Je vous ramène quelques livres achetés chez un bouquiniste/libraire dont la boutique est rencognée en un cul-de-sac urbain situé en bord de mer. Ledit avait été bouquiniste à Montolieu, dans l'Aude, le village du livre créé début 1990. C'est en 1994 que j'ai connu cet endroit où plusieurs bouquinistes à l'esprit philanthropique s'étaient installés. On y trouvait facilement tous les classiques et quelques rareté très recherchées des collectionneurs. Pour ma part, je faisais le plein de quelques livres indispensables à mes études de Lettres classiques. Les livres que j'ai trouvés complètent ma bibliothèque dans laquelle figurent mes classiques et quelques originalités relatives aux auteurs que j'ai lus et suivis durant des années. Lui demandant s'ils possédait des auteurs peu lus et que personne ne souhaite aborder, le libraire, un tantinet éclairé, répondit qu'il avait le titre que je réclamait ! Après avoir retourné ses rayons de long en large, il conclut une vente faite il y a longtemps. Je ne pus donc avoir dans les mains cet ouvrage décrié par la critique littéraire qui reprochait à son auteur un passé mouvementé et des idées subversives. Je repartis donc, à défaut d'être comblé par les livres que je ne trouve plus, un Fustel de Coulanges versé dans l'histoire antique.

Ayant dévoré Bernanos, "Les grands cimetières sous la lune", je me suis donc plongé dans la lecture de deux ouvrages dont les auteurs naquirent au XIX° siècle. Bien à Vous. Jean Canal. 5 août 2018.


LA COMMÉMORATION DE LA CRISE IDENTITAIRE DE 68

Y'aurait-il des héritiers qui se revendiqueraient de cette révolution intellectuelle et bourgeoise ? L'exode urbain fut adopté tout de suite après cette mémorable manifestation d'idées : Ardèche, Lozère, Larzac et tout lieu libéré des contraintes sociales reçurent l'errance idéologique des manifestants de cette période. Les libertés revendiquées durant le temps de crise, sont-elles acquises, aujourd'hui ? Non, bien évidemment. Moins qu'hier et plus que demain, les libertés s'amenuisent et deviennent le contrôle de l'état de droit ! Jean Canal. 22 mars 2018.

Jean Canal. A gauche 1971. L'avènement de Pompidou au pouvoir, après le départ du général De Gaulle, ouvrit les premières portes vers les libertés plurielles...toujours limitées ! L'ORTF change de visage et se développe dans des domaines culturels inattendus : la télévision de papa s'étiole et celle qui parle aux jeunes, en les tutoyant, crée des affinités révolutionnaires. POP 2 avec Patrice Blanfancard, permettait de côtoyer la POP musique en direct ! Le cannabis était local et ne s'achetait donc pas ! C'est sous le règne de sa majesté Valérie Giscard d'Esteing, en 1974, alors qu'un journaliste annonçait à la télé :"Pompidou est mort !" que le premier festival de POP musique naîtra, en 1975, à Orange !

Année quinquagénaire : 1968 dans le monde. Un vent de liberté avait soufflé sur Prague en ce printemps de 1968, avivant des idées nouvelles vers un socialisme libéral. Le rideau de fer se referma sur cet air de liberté avec l'entrée des chars soviétiques dans la capitale de la Tchécoslovaquie. Charnière du monde occidental qui cultivait la liberté au pluriel, Prague va émouvoir le monde et actionner le levier de la fin programmée de la dictature du prolétariat instaurée par Staline dont les exactions et les crimes seront révélés lors du prochain congrès qui suivra sa mort. Les soviétiques découvriront alors la face morne de leur empire. Cette atteinte portée à un peuple assigné au pacte de Varsovie, vit le rideau de fer tomber sur ses espoirs : ceux auxquels aspirait son peuple. 1968, c'est aussi le départ du général de Gaulle dont la politique ne convient plus à l'évolution anglo-saxonne de la France. L'influence des Etats-Unis dont on ne peut nier l'omniscience culturelle qui imprègne les français, découvrant la consommation, jouera un rôle majeur dans les libertés sociales qui virent le jour en ce printemps révolutionnaire. C'est l'occasion de se replonger dans les films de la nouvelle vague  avec Godard (la Chinoise) et Jean Eustache (la maman et la putain). Les reportages d'Agnès Varda (Sans toi ni loi) aux States et au Vietnam complètent la gamme "stupéfiante" des films chocs de cette époque (More) marquant ce dernier tiers de siècle chevauchant sur l'ancien monde et le moderne qui se dessine au jour le jour. Jean Canal. 7 janvier 2018. (photo Maton de gauche : Jean Canal en 1971...) L'herbe était une plante naturelle qui poussait en liberté...elle aussi ! Salut ! Héritier direct des hippies de 68, je n'ai pas suivi leurs traces afin de ne point finir encarté dans un parti opposé à mes idées ! Mon nouveau visage marqua une rupture définitive avec ces années "stupéfiantes !"(Photo de droite, Jean Canal 1977. Afrique Orientale.) A suivre.....................................................

Le Couronnement de la Littérature : "Le Buveur de Coquelicots." Jean Canal "Retour d'Exil."

 

 

De nos archives littéraires

Impression de voyage littéraire. Arsa epistola (mots de l'auteur).

De mes dernières lectures, je retins ce sentiment qui me fit rapprocher mon âme de la sienne pour une balade nonchalante ordonnée dans les strates du temps ! Je ne vous y invite point, car vous m'apparaissez infréquentables. Toutefois, mon devoir exige que je vous éclaire avec de nouvelles lectures. Nous sommes ici au Café littéraire virtuel, à défaut de partager une collation de circonstance. Les cons et les connes en sont, évidemment, exclus !

Connu pour sa singularité, lu plus particulièrement des ascètes des Lettres, le personnage dont je vais vous parler, sans jamais le nommer, a néanmoins laissé des témoignages effectivement singuliers qui ajoutent à l'histoire sociale, au sens ou la littérature apporte ce complément d'information inattendu qui enrichit paradoxalement la vie de l'auteur et autant si ce n'est plus celle du lecteur. C'est sa sincérité qui lui a donné ses lettres de noblesses, sa manière d'exposer les faits et de les présenter sans fioriture en les retranscrivant à travers des récits qui détaillèrent l'époque de son siècle, laquelle émeut le lecteur jusqu'aux tréfonds intimes de sa propre vie (celle de l'auteur). Bien que ce ne soit point un contemporain, il fut le premier dans un genre qui, aujourd'hui, est exploité par une jeunesse exprimant ostensiblement ses ressentis, sous les aspects de révoltes édulcorées, formulées sous des couleurs culturelles, comme il le fit lui-même en son temps, de façon complètement différente, bien sûr ; sinon quel intérêt de conter un bref extrait de sa vie mémorable ! Dire que c'est un ami, un compagnon de voyage, au même titre que Paul Louis Courier, eût été prétentieux de ma part ! La reconnaissance que nous lui devons, nous, les lecteurs d'auteurs littéraires, est incommensurable, par rapport à la richesse des biens intellectuels qu'il nous laissa, en signe d'héritage. La postérité lui a concédé une place de choix, parmi les archives de la Bibliothèque Nationale qui préserve ses écrits à l'abri des ravages du temps ! Connaître son nom ne vous apporterait pas grand chose pour une culture qui réside plutôt dans l'histoire sociale de notre pays sous l'ancien régime ! La société actuelle semble vous sied à merveille puisque, en tout a priori, vous vous y complaisez ! Alors vain serait de vous donner son nom, comme si son patronyme vous inciterez à le lire. Le temps qui vous est imparti, vous consacre plutôt à d'autres distractions qui valorisent votre ignorance que vous semblez cultiver, au quotidien. Vous ne m'intéressez pas, hélas ! Et croyez bien que maintes fois, je fis l'effort de vous accorder un tantinet d'attention ; mais l'épuisement vint aussitôt surprendre l'importance apparente que je semblais vous accorder. Je n'oserai donc perturber cette vocation à l'inutile dont vous faite l'éloge chaque fois que vos paroles parviennent péniblement à s'enfuir de votre vocabulaire ubuesque. Bonne continuation, donc. Jean Canal. 2 novembre 2017.

Les femmes épurées dans l'Amour spirituel.

"Et l'amour pour soi-même étant resté seul dans cette grand âme capable d'un amour infini, cet amour propre s'est étendu et débordé dans le vide que l'amour de Dieu a laissé ; et ainsi il s'est aimé tout seul, et toutes choses pour soi, c'est-à-dire infiniment : voilà l'origine de l'amour propre." Pascal, les Pensées.

Voici l'extrait pertinent de Plotin, lequel révèle la beauté de la femme par laquelle se révèle la véritable beauté dont le philosophe donne le nom... Pour ceux qui ne sont pas Hellénistes, même le dictionnaire Grec/français ne viendra pas à bout de la traduction de ce passage. La partie soulignée intentionnellement suffit amplement à apporter le fond de la pensée ci-dessous développée.

Ἥξει γὰρ πρῶτον ἀναβαίνων ἐπὶ τὸν νοῦν κἀκεῖ πάντα εἴσεται καλὰ τὰ εἴδη καὶ φήσει τὸ κάλλος τοῦτο εἶναι, τὰς ἰδέας· πάντα γὰρ ταύταις καλά, τοῖς νοῦ γεννήμασι καὶ οὐσίας. Τὸ δὲ ἐπέκεινα τούτου τὴν τοῦ ἀγαθοῦ λέγομεν φύσιν προβεβλημένον τὸ καλὸν πρὸ αὐτῆς ἔχουσαν. Ὥστε ὁλοσχερεῖ μὲν λόγῳ τὸ πρῶτον καλόν· διαιρῶν δὲ τὰ νοητὰ τὸ μὲν νοητὸν καλὸν τὸν τῶν εἰδῶν φήσει τόπον, τὸ δ´ἀγαθὸν τὸ ἐπέκεινα καὶ πηγὴν καὶ ἀρχὴν τοῦ καλοῦ. Ἢ ἐν τῷ αὐτῷ τἀγαθὸν καὶ καλὸν πρῶτον θήσεται· πλὴν ἐκεῖ τὸ καλόν.

Et l'on peut oser la comparaison avec l'analyse de Kandinsky sur l'art, lorsque le beau doit naître d'un esthétisme intellectuel proche de l'esprit !                                                                                         Jean Canal 14 juin 2011.


Les femmes seules sont-elles abandonnées des hommes ? Désirant obtenir une complète indépendance, elles se sont volontairement séparées de cette entité qui constitue leur moitié : l'homme ! Ces femmes proches de la quarantaine et parfois plus qui vivent seules avec ou sans enfant sont elles réellement heureuses ? La réponse est sans appel : Non ! Quand bien même afficheraient-elles une superbe à l'encontre de la masculinité, elles souffrent, dans les profondeurs de leur intimité ; car le bonheur habite leur imaginaire. Elles y ont cru et se laissent docilement convaincre qu'il existe toujours, quelque part. L'être en parfaite adéquation avec les sensibilités féminines végète bien à l'endroit où elle ne l'attendent pas ; c'est toute la difficulté des rencontres : tomber sur la personne qui serait à même de me comprendre, m'aimer et surtout être présent quand j'ai besoin de Lui !

"Je veux vivre une histoire d'amour, plutôt que me retrouver dans un lit avec quelqu'un qui ne m'apporterait que du sexe, explique X. Les hommes, je connais ! Je veux du vrai, du pur, du beau !"

Elles espèrent tout de même rencontrer l'âme sœur, l'homme qui enfin les rendrait heureuses ; car le bonheur reste ce à quoi elles aspirent le plus.

C'est fréquent, chez ces femmes émancipées qui n'ont plus rien à attendre des hommes qui ne soient déjà connus d'elles. Dans le fond, la société ayant accentué la désolation des relations, ces femmes aspirent à rencontrer un  seul amour où les sentiments primeraient sur des sensations éphémères. Néanmoins, très autonomes et indépendantes, elles cultivent une ambivalence sentimentale qui déstabilise psychologiquement leur équilibre. C'est le mal de ce début de siècle ; et pendant cette perte de temps, les années passent inéluctablement et elles vieillissent. Conscientes du mal irréversible qui amenuise leur beauté, elles éprouvent un ressenti profond d'échec que la vie leur révèle, au fil des expériences infructueuses de leur sexualité épanouie. Jean Canal, réflexion sur une rencontre féminine. Revu le 21/09/2011.

Le pathétique en amour. Les femmes sont des curiosités esthétiques. Des êtres enclins à la versatilité, voire imprévisibles dans leur comportement indécis ! Elles présentent toutes les caractéristiques recherchées par la masculinité qui ne peut en déterminer le caractère ! Ne sachant exprimer leur sensibilité, les femmes sont indifférentes à la douleur des hommes ! Aussi abrupte qu'elle pourrait paraître cette affirmation ne se veut pas provocante, mais, hélas ! réaliste en certitude... Ce qui ne leur enlève rien à l'amour qu'elles savent prodiguer, à la mesure de leur propension sentimentale. Ces êtres étranges qui expriment leur amour sans en donner de raison signifiée, raison que seul le cœur connaît, sont "réglés" sur l'intuition, subodorant le spécimen à apprivoiser. Elles présentent même des aspects curieux... intéressants d'ailleurs pour l'homme, ainsi avantagé : phénomène qu'il serait vain d'essayer de comprendre. Elles sont le plus souvent animées par une intériorité variante qui les incite à prendre des décisions inattendues pour les hommes ! On en a vu être en prise avec des spéculations imaginatives informulées dans leur désir d'amour. Complètement différentes des hommes, elles les veulent auprès d'elles comme une curiosité esthétique... Jean Canal 6 juin 2011.

La dernière image de Rimbaud

L'altérité de l'être

RIMBAUD EST MORT et c'est tant mieux ! "Le matin, j'emboîtais le pas vers le centre de la ville, conduit par un itinéraire emprunté depuis trop longtemps pour que je le perdisse de mes vieilles et surannées habitudes. Je savais où il fallait passer pour ne pas s'écarter du décors des ruelles encore intactes ; des rues restées anciennes et des bâtiments tels que je les avais connus. Il était pratiquement impossible de ne pas me souvenir de ce qui avait été vécu en tel lieu !  Le Pont Saint-Pierre franchit par ma famille et tous ces descendants depuis le XIX° siècle (je sais, ce n'est pas si vieux que cela) ; l'ancienne manufacture de tabac transformée en centre d'étude commerciale, où, jadis mes tantes travaillèrent. Le restaurant où papa débuta, Place des Puits clos et où il donna son premier rendez-vous, un matin, à sa jolie future femme dont les yeux bleus ont été hérités par quelques filles de ma famille. La rue de la Colombette où habitait mon oncle, le frère de maman ; tout en haut de la rue, en remontant vers le canal du midi, dans le dernier pas de porte, à gauche. Le cinéma des Nouveautés où j'allais voir quelques films. Le Père Léon où ma grand-mère allait boire son quinquina, le dimanche après sa séance de cinéma, Place Esquirol. La rue Pargaminière où je hélais les filles de l'institut catholique qui se mettaient à la fenêtre pour attendre mon passage, en fin de journée. Toulouse m'était devenu tellement familier que je ne lui trouvais plus rien d'exceptionnel ! La dernière séance de cinéma que j'avais faite en compagnie de maman et de Marie, se déroula au Rex. On y jouait "Les enfants du paradis." C'est vous dire si maman était heureuse que je l'accompagne au cinéma : son cinéma. Quand elle était jeune fille, après la guerre, elle allait danser aux Américains ; descendant de la Lande à bicyclette avec ses copines, les chaussures à talon autour du coup pour pouvoir pédaler... Et maintenant quand je traverse la Place du Capitole, je ne m'y arrête qu'à de grandes occasions ; depuis la disparition de Mon Caf que les toulousains ont fréquenté, je n'ai plus rien à faire en cet endroit, si ce n'est qu'y passer. La rue du Taur où j'ai passé les plus belles années de ma vie avec les étudiantes, a perdu de son authenticité avec la disparition des bouquinistes, de troquets et d'endroits où s'asseoir en rêvassant. Je ne traverse plus la rue du Sénéchal où j'avais élu domicile ; les filles sont parties et mes souvenirs avec elles. Je ne vais plus boire ma noisette rue de la Concorde, au café qui porte son nom et je ne me rends plus le dimanche au marché de Saint-Aubin !  Il me reste désormais les souvenirs pour toute nourriture sentimentale. D'ailleurs, à puiser régulièrement dans cette source intarissable, je suis rassasié de scènes magnifiques, de moments émotifs dans lesquels je revois distinctement des visages qui n'ont rien perdu de la beauté de jadis. 
« Ma vie est passée. » Arthur Rimbaud.                                                                                     Jean canal. à suivre...
 "J'irai sous la terre, et toi, tu marcheras dans le soleil." Lettre de Isabelle Rimbaud à sa mère. 1891. Hôpital de la Conception, Marseille. C'est au chevet de son frère qu'elle recueillit ce témoignage du poète mourant. On y revient encore et toujours d'autant plus quand on est allé sur ses traces, là-bas ; alors que plus d'un quart de siècle s'est enfui à jamais, ne laissant pour toute mémoire celle que les autres nous ont laissée. "Une Saison en Enfer" est le modèle par excellence de l'autobiographie prémonitoire d'Arthur Rimbaud, ayant proprement vécu son destin, inconsciemment. Il faut se reporter plus précisément à son séjour au Harar, ce 13 décembre 1880. C'est ici que commence son histoire en terre inconnue, au milieu des autochtones abyssins, loin de la civilisation occidentale dont la présence fut incarnée par son seul personnage. Rimbaud, ce n'est pas que la poésie. C'est l'oeuvre d'une vie hors du commun conduite par le génie de sa précocité. Rimbaud ne meurt pas. A chaque génération, une jeunesse l'exhume du passé pour une seconde vie.  Avant lui, son maître en quelque sorte d'un point de vue poétique, Charles Baudelaire traça les lois de l'écriture moderne que Lautréamont, alias Isidore Ducasse, compléta en parallèle d'Arthur Rimbaud, ce qui plus tard deviendra l'écriture automatique de la pensée des surréalistes. Depuis la mort physique du poète, les gloses n'ont pas manqué ainsi que les biographies, les thèses et mémoires se sont succédé et se succèdent encore jusqu'à en épuiser le contenu de cette écriture inégalée jusqu'alors. Chacun y est allé de son interprétation : "l'Homme aux semelles de vent" que dessinait de La Haye, son camarade de Collège, a subjugué tous ceux qui l'ont connu et ceux qui le côtoient encore. Rimbaud imprègne l'esprit juvénile ; il le détourne de propensions littéraires probes pour libérer cet esprit indécis afin de l'inviter à suivre un chemin hors des sentiers battus vers un choix de vie inespérée. lettre dite du Voyant qui révéla aux dadaïste puis aux surréalistes une vision nouvelle de la modernité.  Jean Canal.

 

"Le vieux monde tarde à mourir emportant avec lui, dans la sépulture de la postérité, des années de gloires, de conquêtes intellectuelles et de reconnaissance spirituelle. Jean Canal. Lire la suite. La voix de l'étude intellectuelle au service de la collectivité sociale. Le principe du savoir est d'émanciper les êtres afin de les rendre libre et donc conscient de l'identité de l'autre... Jean Canal. La Revue mensuelle des Deux Mondes, fondée en 1829 présente un dossier sur Ernest Renan. Il serait inutile de présenter ce haut personnage de l'intellectualisme français qui a contribué au développement de la pensée collective en traitant des sujets vastes et variés sur des thèmes qui, en son époque, ne connaissaient point de polémiques comme aujourd'hui, avec la religion et sa pratique dévoyée. Jean Canal. Dans les organes de presses de référence qui ne peuvent souffrir d'analyses approximatives qui seraient réalisées à la hâte dans le but de répondre rapidement à l'attente des médias, certains, parmi les plus intellectualisés, comme La Revue des deux mondes, deviennent l'incontournable lecture régulière que les rédacteurs se doivent de consulter afin d'élaborer une éventuelle critique digne du sujet traité en des circonstances conjoncturelles déterminantes pour le pays ; en l'occurrence la France !Lire l'article.         Jean Canal. 24 Juin 2017. Lire la suite de l'article, ici.